Sujet :

Le PCF à la Libération

Finimore
   Posté le 13-03-2020 à 08:14:23   

Voici pour alimenter le débat, un article de Jean-Luc Sallé, publié le 2e trimestre 1992 dans "Regroupement Communiste -organe central du Regroupement Communiste Unifié" n°30 page 9.

1944-45 : le refus du "double pouvoir

En 1944, à la Libération, 800.000 résistants sont armés. En liaison avec les insurrections locales et régionales, des Comités de Libération exercent les prérogatives du pouvoir, (administration, ravitaillement, police, organisation de la production en rapport avec les besoins. Fait entièrement nouveau, dans les maquis et les campagnes, l'union de combat entre la classe ouvrière et la paysannerie s'est réalisée en de nombreux endroits, notamment dans le sud du pays. Dans les entreprises, les ouvriers créent des Comités de gestion pour contrôler la production. Le PCF jouit d'une autorité, d'un respect général à la mesure de son action prépondérante et déterminante dans le déclenchement et le développement de la lutte armée contre l'occupant nazi et les sbires de Vichy.

Des potentialités révolutionnaires

Une dualité de pouvoir s'installe. La bourgeoisie a peur. Une course poursuite s'engage. De Gaulle, entreprend de rassembler sous sa direction toutes les forces politiques de la bourgeoisie. Il n'hésite pas à intégrer des " résistants Je la dernière heure ", des vichistes tels le sinistre Papon qui défraient encore la chronique aujourd'hui. Il rétablit le corps réactionnaire des préfets qu'il nomme dans chaque département, intimant l'ordre aux Comités de Libération de se soumettre à leur autorité.
Le développement d'une stratégie de double pouvoir (que suppose la "dictature du prolétariat) n'était pas dans la perspective de la direction du PCF, inscrite dans la ligne de Front Populaire. Pourtant de nombreux résistants, se souvenant de la formation politique qu'ils avaient reçue avant 1934 (dix avant) considèrent les Comités de Libération comme des "soviets" (qui signifie "comités" et ne sont pas décidés à remettre à de Gaulle et à la bourgeoisie le pouvoir de fait qu'ils assument dans leurs départements. La direction du PCF mise en place par J.Duclos ne peut les prendre de front. Elle va les écarter au maximum des instances de dirigeantes et les éliminer peu à peu dans une lutte à l'usure. Cette lutte interne se conclut en 1952 avec l'élimination de Marty et Tillon après G.Guingoin et de nombreux autres ' (1).

La ligne réformiste s'impose

De retour d'URSS, M.Thorez se fait le champion de la légalité "républicaine". Il rejette le développement du double pouvoir avec le mot d'ordre: " Un seul Etat, une seule armée, une seule police ". Suite à cette déclaration, la direction du PCF va faire concession sur concession à de Gaulle: dissolution des milices patriotiques, dessaisissement des Comités de Libération réduits au rôle de "soutien du gouvernement"! Ce tournant suscitant un profond mécontentement. M.Thorez va plus loin et dénonce: " Les camarades qui n'ont que le mot Révolution à la bouche après quatre ans Je révolution nationale de Pétain " !!! ("PCF, étapes et problèmes" 1920-22", p.233 - ES.)

Un faux dilemme

On peut lire dans le même livre: "Le PCF ne voit pas en France une situation Je double pouvoir. Le rapport Je force entre la classe ouvrière et bourgeoisie a été modifié mais n'a pas ete renverse, la preuve en est que les communistes dénoncent "la trahison des trusts". (?!) Or, le "double pouvoir" n'a jamais signifié que la bourgeoisie est déjà battue ! (dans ce cas il n'y a plus double pouvoir). L'utilisation de la dualité est une tactique révolutionnaire à un moment d'équilibre instable entre les classes «le prolétariat n'est pas assez fort pour imposer sa dictature et la bourgeoisie ne peut plus diriger comme avant), tactique qui développera lutte de classe sous toutes ses formes pour arriver progressivement à la conquête de la ' totalité du pouvoir. Systématiquement, pour justifier leur capitulation, les opportunistes avancent le faux dilemme "insurrection ou dissolution des milices".
Il n'était pas question d'insurrection en 1944. L'insurrection est la phase ultime d'un long processus de double pouvoir au cours duquel les forces populaires se donnent les moyens d'éliminer celui de la bourgeoisie. Au lieu de traiter par-dessus leurs têtes avec de Gaulle, il aurait été juste d'exiger que les forces populaires conservent les positions qu'elles avaient gagnées dans leur lutte année héroïque. Il aurait été possible d'obtenir le soutien de larges couches de la population pour appuyer la revendication d'un statut légal, donnant aux Comités de Libération et aux Milices patriotiques un rôle d'administration et de maintien de l'ordre en tant qu'organismes majeurs. Ce qui aurait été obtenu aurait été fonction de la lutte développée sur ce terrain et du rapport des forces qui s'en serait dégagé, créant un maximum de difficultés à la bourgeoisie, marquant les positions de classe, au lieu de l'union sacrée qui a gravement atteint la conscience politique des couches laborieuses. Ces formes d'organisations politico-militaires auraient constitué des points d'appui précieux pour ceux qui au nom des 70.000 fusillés du Parti, voulaient aller plus loin vers une société éliminant le système d'exploitation. Elles auraient servi de points d'appui pour le plein déploiement de la lutte revendicative et contre le "sabotage des trusts", dans un processus associant toutes les formes de luttes et développant la dualité de pouvoir. Le rapport des forces dégagé dans ce combat aurait ensuite permis de définir s'il était possible de pousser l'avantage, comme cela s'est fait en Tchécoslovaquie, ou s'il fallait se replier.
En France, le choix réformiste a mis la classe ouvrière en force d'appoint de la bourgeoisie et aidé à la consolidation de son pouvoir. La bourgeoisie a eu toute latitude pour regrouper ses forces, récupérer les positions perdues, relancer la production et l'exploitation. Le capitalisme et le colonialisme ont été remis en selle. Bien placé pour juger, de Gaulle a apprécié ainsi la politique du PCF: " Dès lors qu'au lieu de la révolution, les communistes prennent pour but la prépondérance dans un régime parlementaire, la société court moins de risques " (de Gaulle, "Mémoires de guerre", t.3 p.119 -L.P.).

Pour sa part, M.Thorez a reconnu en 1947 qu'une autre politique aurait été possible à la Libération: " Dans la conduite de la Résistance la même erreur (qu'au Front Populaire) fut répétée: entente au sommet. Malheureusement nous avons accepté par la suite que le Conseil Nationale de la Résistance au lieu d'être l'émanation des comités de base et de leurs organisations militaires (souligné par nous) soit constitué par la représentation directe de partis et groupements divers comme l'avait été le Front Populaire" ("l'Humanité" 31-10-47). Cette sorte d'autocritique n'a pas empêché la continuation de la course après le PS, ni les pouvoirs spéciaux à Guy Mollet, ni la politique de Programme commun de gouvernement. Dans une démarche identique l'actuelle direction du PCF prétend avoir rejeté la politique de Programme commun tout en affirmant sa volonté de retourner au gouvernement avec le PS!..

Jean-luc Sallé

(1) Cette élimination calomnieuse a été facilitée d'abord par le changement du rapport des forces depuis 1944, et aussi par le lait que les opposants n'étaient pas porteurs d'une véritable ligne alternative, lis ONT critiqué tel ou tel aspect de la politique réformiste sans la mettre en cause globalement.
Plaristes
   Posté le 13-03-2020 à 11:59:17   

Ce qui est fait est fait. il n'y a pas de regret à avoir. On ne refait aps l'histoire des si.. La victoire a été terni mais elle reste une victoire.

Nous avons du subir la non épuration et ses conséquences...

Cependant nous avons eu Croizat Thorez et Marcel Paul à des position ministérielles et la bourgeoisie galèrent toujours après des décennies à défaire ce qu'ils ont fait !

Il y a un socialisme déjà existant. Et c'est une victoire...
pzorba75
   Posté le 13-03-2020 à 15:06:46   

Finimore a écrit :

un article de Jean-Luc Sallé, publié le 2e trimestre 1992 dans "Regroupement Communiste -organe central du Regroupement Communiste Unifié"

Pour avoir entendu par mon père, et ses camarades résistants tous communistes, beaucoup d'explications sur ce qui s'est passé entre 1939 et 1947, je trouve que JL. Sallé oublie de rappeler que les troupes américaines ont débarqué en Afrique du Nord en 1942 et en Normandie en 1944, et pas seulement pour distribuer des chewing gums aux enfants mais pour rétablir l'ordre économique antérieur au profit des classes dirigeantes précédentes qui avaient fait le mauvais choix tactique avec Pétain. Cette intervention militaire a été accompagnée de bombardements des triages ferroviaires, bastions de la résistance communiste et s'est toujours terminée par la remise du pouvoir allemand (ou pétainiste) aux représentants de l'armée américaine, pas aux genilleux FTP.
De Gaulle était le joker américain, imprévu et non désiré, parfaitement utile pour cisailler toute velléité de lutte de classe et recycler les collaborateurs et les pétainistes avant de dégager pour laisser la place à ceux qui reprendraient le combat pour "Das neue Euriopa", une histoire américaine en Europe qu'Howard Zinn aurait pu écrire.
Plaristes
   Posté le 13-03-2020 à 19:03:27   

Je vous revoit aux protectorat d'amérique du Nord... d'Annie Lacroix Riz. Et la non épuration en France.

Les américains comptaient plus sur des déchets styles Weygand, de Gaulle a acheté la paix aux américains en faisant de la réalpolitik. De Gaulle à sur ce coup là été l'instrument de sa propre chute en 68. Il a blanchit ceux qui ont creusé sa tombe au profit des américains qui préféraient Pétain à de Gaulle...
Ce qui ne l'a pas empêché de flinguait Pucheu car ce dernier léchait le cul des américain trop ouvertement.


Edité le 13-03-2020 à 21:46:57 par Plaristes


pzorba75
   Posté le 13-03-2020 à 20:12:27   

Essaie de te relire avant de poster des phrases pas toujours bien compréhensibles.
Plaristes
   Posté le 13-03-2020 à 21:52:11   

"De Gaulle à sur ce coup là été l'instrument de sa propre chute en 68. Il a blanchit ceux qui ont creusé sa tombe au profit des américains qui préféraient Pétain à de Gaulle... "

En acceptant de faire de la réalpolitik avec les américains après avoir liquidé Pucheu, de Gaulle a mis en place la collaboration qu'il redoutait en pensant la contrôler.
Il ne s'était pas douté que ses positions proches des pays non alignés styles dissuasion tout azimuts allait rallier cette bourgeoisie vichyssoise et collabo (qu'il avait blanchit) au camp de la bourgeoisie américaine.
Il pensait vraiment tromper les américains en jouant leur jeu et blanchir ces "vichysto-résistants" il pensait que ces dernier lui en serait reconnaissant.... Grossière erreur.
pzorba75
   Posté le 14-03-2020 à 06:05:13   

Pour revenir à 1968 et au départ de De Gaulle en 1969, les forces vieillissantes du PCF n'ont pas beaucoup compté dans cette issue, le PCF est sorti durablement affaibli et vieilli face à un regroupement anticommuniste général , des maoïstes prochinois et des trotskistes issus de 1968 aux futurs écologistes européistes à la Cohn-Bendit, tous en ligne pour ramener la politique française dans le giron pro américain, en agitant la menace soviétique, bien mal en point même après Prague 1968.
Les peuples européens ont alors tourné la page de la deuxième guerre mondiale, l'assaut final surviendra vingt ans plus tard avec le succès que l'on sait, l'explosion de l'Union soviétique et l'extension orientale de l'Union européenne. Sans réaction significative des communistes français, pour revenir à leur influence dans le paysage politique.
Plaristes
   Posté le 14-03-2020 à 13:23:26   

Faut dire que les renseignement de l'URSS avait vu les financement des orga trotskard & co par els américains...
Et avait conseillé au PCF de s'écarter.....
marquetalia
   Posté le 14-03-2020 à 19:09:27   

C est du aux accords de Yalta, où Staline abandonna la France au camp impérialiste.
pzorba75
   Posté le 14-03-2020 à 19:22:46   

marquetalia a écrit :

C est du aux accords de Yalta, où Staline abandonna la France au camp impérialiste.

Staline avait réussi à maintenir l'Union soviétique et écrasé le militarisme allemand, mais les américains étaient les vrais vainqueurs et ils ont défendu avec les anglais leurs positions militaires et commerciales, aussi bien en Grèce, en Yougoslavie en Italie, en Espagne et en Allemagne, y compris à Berlin, ces états n'étant pas tous des modèles de démocratie mais cela est une autre histoire.
marquetalia
   Posté le 14-03-2020 à 20:05:30   

La Yougoslavie était dans le camp socialiste,mais Tito a rompu les ponts avec Staline pour l "autogestion",un concept anarchosyndicaliste.un numéro de Juillet 1994 de RCU parle du projet de confédération entre Belgrade et les autres pays des Balkans,Grèce comprise.cette ébauche de fédération, à laquelle Moscou était hostile,a capoté après la défaite des maquis communistes en Grèce.


Edité le 14-03-2020 à 22:55:57 par marquetalia


pzorba75
   Posté le 15-03-2020 à 07:12:43   

marquetalia a écrit :

La Yougoslavie était dans le camp socialiste,mais Tito a rompu les ponts avec Staline pour l "autogestion",un concept anarchosyndicaliste.

La Yougoslavie était dans le camp "socialiste" soutenu par les Etats-Unis contre l'Union Soviétique et a toujours pris des positions opposées à celles de l'URSS, ce qui lui valait un grand prestige en Europe occidentale. Il faut souligner que ce régime dit "socialiste" s'est écroulé après une longue guerre civile, montrant l'illusion de ce socialisme autogestionnaire.

Aux historiens de faire l'étude scientifique et détaillée qui balaiera la propagande occidentale et classera Tito, et ses successeurs, parmi les dictateurs européo-compatibles.
Plaristes
   Posté le 15-03-2020 à 15:17:28   

Oui mais c'est que les U.S.A ont récompensée les yougoslaves de leur bons et loyaux services notamment en fabrication d'armement, en les balkanisant.

La NED freedom et la CIA capitalisent énormément sur cette expérience yougoslave....
Plaristes
   Posté le 15-03-2020 à 17:46:43   

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/un-regard-franchement-communiste-sur-lheritage-gaulliste-par-georges-gastaud/


"La mission de classe du gaullisme était aussi de préparer les fusions monopolistes qui, à l’époque, devaient alors encore s’opérer principalement à l’échelle nationale. Bref, la grande bourgeoisie – qui n’a jamais été réellement patriote, ni même gaulliste, et qui ne le sera jamais, sa seule patrie étant son tiroir-caisse – pouvait alors miser conjoncturellement sur un courant bourgeois patriotique légitimé par la « France libre ». Et bien sûr elle était aussi forcée de le faire parce que le courant patronal collabo était sorti discrédité de la défaite commune de Hitler et de Pétain. Et ce fut la mission principale du pouvoir gaullo-pompidolien, entre 1958 et 1974, que de constituer avec l’aide de l’Etat ces géants financiers et industriels nationaux que furent Rhône-Poulenc, la BNP, Péchiney-Ugine-Kulhmann, Schneider-Creusot-Loire, etc."

"Quand Charles de Gaulle décéda brusquement le 9 novembre 1970, René Andrieu, dirigeant communiste et ancien résistant F.T.P.F., écrivit sobrement ceci dans l’éditorial qui devait paraître dans l’Humanité du lendemain : « L’héritage du général de Gaulle n’est pas le nôtre », mais il n’en était pas moins « un grand homme d’État, le plus grand sans doute qui soit sorti des rangs de la bourgeoisie française à notre époque ». Telle est, à rebours de tout manichéisme, la complexité dialectique du jugement que portent les communistes sur l’héritage politique du chef de la France libre, devenu tout à la fois, en mai 1958, le président autocrate de la Ve République… et la « bête noire » de Washington et de certains milieux oligarchiques de l’Hexagone !"

Le PRCF fait des rappels sur "les points positifs de la politique étrangère du général" comme on disait à l'époque...


Pour revenir sur le sujet :
"Charles de Gaulle, c’était en effet l’officier épris d’une « certaine idée de la France » qui, en juin 1940, avait su braver sa classe, la grande bourgeoisie massivement ralliée à Pétain, pour appeler les Français encore sous les drapeaux à poursuivre le combat coûte que coûte : ce fut le célèbre appel du 18 juin 1940 sous le chef duquel l’officier rebelle fut bientôt, par contumace, condamné à mort par Vichy. Mais de Gaulle, c’était aussi le grand bourgeois de droite qui, devenu président du Conseil à la Libération, tenta d’entraver la mise en œuvre du programme social du C.N.R. et qui démissionna soudainement pour ne pas avoir à contresigner le paquet de réformes progressistes portées par ses ministres communistes Thorez, Paul, Croizat, Billoux et Casanova : au centre desdites réformes figurait notamment la toute nouvelle Sécurité sociale inspirée du principe communiste « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins »"


Edité le 15-03-2020 à 18:08:54 par Plaristes


Xuan
   Posté le 16-03-2020 à 07:30:52   

Le pouvoir gaulliste était également patronal et franchement anti communiste.
Si on commence à fouiller dans les poubelles du gaullisme ça va fouetter grave.
Je rappelle qu'il avait commencé sa carrière en Pologne, dans la formation des armées blanches, et qu'elle s'est achevée avec les barbouzes du SAC.
Non seulement son héritage n'était pas le notre , mais il était fondamentalement opposé au notre.
Glorifier le rôle patriotique de De Gaulle est une vue unilatérale.

A la Libération la contradiction principale en France s'est transformée. Auparavant elle opposait l'occupant et la nation. Après la Libération elle a opposé la classe ouvrière et le grande bourgeoisie.
C'est une erreur du PCF de n'avoir pas analysé cette transformation et de lancer l'appel à la reconstruction comme si rien n'avait changé.
Les premières grèves provoquées par la bourgeoisie elle-même, et que le PCF ne souhaitait pas, ont bouleversé cette stratégie gravement erronée.

Le PCF avait aussi tenté une fusion avec la SFIO en organisant des comités mixtes. La direction de la SFIO a coupé court à cette tentative. Là encore une erreur opportuniste de la direction du PCF.


Edité le 16-03-2020 à 08:55:49 par Xuan


pzorba75
   Posté le 16-03-2020 à 09:36:24   

En suivant les erreurs de la direction du PCF, je pense qu'il faut partir de 1935 quand les dirigeants communistes ont lancé l'idée d'un front populaire et établi les bases de l'union de la gauche, avec les socialistes de Blum et les radicaux de Daladier. Plus anticommunistes, impossible à trouver.

Les militants unitaires qui avaient fondé la SFIC lors du Congrès de Tours auraient dû faire un deuxième congrès pour rester fermes et déterminés sur les bases de l'Internationale Communiste et rejeter toutes les alliances électorales avec leurs adversaires qui n'ont eu de cesse de lutter contre le modèle communiste, de Blum, Daladier, Mollet, Mitterrand à la clique trotskiste (bien dégénérée) actuelle.
Plaristes
   Posté le 16-03-2020 à 16:15:30   

"Le pouvoir gaulliste était également patronal et franchement anti communiste."

Oui. Car Maurassien de base.. Mais sa politique intérieur comme extérieur était la dissuasion tout azimuts, pour ça qu'il a reconnu la chine communiste ! Il fallait un contre-poids aux U.S.A en utilisant les communistes, et faire contre-poid aux communistes en utilisant les U.S.A...

"Si on commence à fouiller dans les poubelles du gaullisme ça va fouetter grave."

Oui ont sait pour les magouilles immobilières et coloniales.

Concernant le Front populaire et l'anticommunisme de blum et dalladier... Ces dernier avait un anti communisme nettement plus dogmatique que Mr le Maurassien de gaule qui lui avait une notion pragmatique, bien qu'ayant un esprit fixiste, néopositiviste, dogmatique naturalisant.


Les communistes Français contrairement à ce que disent les anarcho-trotskards ont bâtit une ligne indépendante de moscou.
Ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi...
La stratégie du PCF de l'époque étaient offensive, et exportait le marxisme léninisme aux masses par tous les moyens même les moins orthodoxes.

Mais on pourrait passer des heures à lire de munich a vichy pour essayer de savoir si l'alliance du front populaire à oui ou non reporté l'arrivé du fascisme en France....


Je pense que l'ont ne pose pas la bonne question... La bonne question, c'est : Qu'est-ce qui a fait que ces coups d'état de 34 et 38 ont échoué? C'est la présence d'un partit de classe actif apportant le marxisme léninisme au masse par tous les moyens. Les unitaires allaient voir leur camarades confédérés pour aller discuter avec eux et apporter la contradiction.

Aujourd'hui ont fait preuve d'un sectarisme sans borne, alors que le terme opportunisme chez lénine désigne quelque chose de bien précis...La position léniniste peut se combiné avec une opportunisme bien compris et un peu de situationnisme.
marquetalia
   Posté le 16-03-2020 à 16:58:02   

Je crainds qu avec le Covid 19 on va tous rejoindre Maurice Lionnet....


Edité le 16-03-2020 à 16:58:23 par marquetalia


Finimore
   Posté le 16-03-2020 à 17:27:45   

Oui ben on finira tous par y aller, non ?
marquetalia
   Posté le 16-03-2020 à 19:01:47   

Finimore a écrit :

Oui ben on finira tous par y aller, non ?
oui,mais ce sera plus tôt que prévu.
Xuan
   Posté le 02-08-2020 à 12:51:15   

Ici un article intéressant :

Une interview avec Pierre Villon le 14 décembre 1970 parue dans l'Humanité, "1944 - pourquoi les communistes ne préconisent-il pas l'instauration d'un régime socialiste".

Elle repose en grande partie sur l'argument de "ne pas donner des arguments à la bourgeoisie", et sur la présence des armées alliées.


Edité le 02-08-2020 à 12:53:42 par Xuan


marquetalia
   Posté le 03-08-2020 à 15:06:05   

pzorba75 a écrit :

[citation=marquetalia]La Yougoslavie était dans le camp socialiste,mais Tito a rompu les ponts avec Staline pour l "autogestion",un concept anarchosyndicaliste.

La Yougoslavie était dans le camp "socialiste" soutenu par les Etats-Unis contre l'Union Soviétique et a toujours pris des positions opposées à celles de l'URSS, ce qui lui valait un grand prestige en Europe occidentale. Il faut souligner que ce régime dit "socialiste" s'est écroulé après une longue guerre civile, montrant l'illusion de ce socialisme autogestionnaire.

Aux historiens de faire l'étude scientifique et détaillée qui balaiera la propagande occidentale et classera Tito, et ses successeurs, parmi les dictateurs européo-compatibles.[/citation]la Yougoslavie de Tito était membre des pays non alignés,d ailleurs la Serbie continue d en faire partie,ce qui explique que bon nombre de pays musulmans refusèrent d appuyer les Bosniaques musulmans puis les Albanophones de l Uck lors du depecage la Yougoslavie, "les Slaves du Sud". pendant les guerres yougoslaves,titistes et Tchetniks s allierent contre l envahisseur américain,alors qu ils s affronterent pendant la Seconde guerre mondiale,les Anglo Saxons ayant soutenu ces derniers...


Edité le 03-08-2020 à 19:27:20 par marquetalia


marquetalia
   Posté le 03-08-2020 à 15:09:11   

Tito privilegia les Albanais du Kosovo,au détriment des Serbes,dont le territoire du Kosovo Komlet est le berceau historique.


Edité le 03-08-2020 à 15:10:49 par marquetalia


Xuan
   Posté le 03-08-2020 à 22:57:03   

On parle du PCF à la Libération...je vous invite à lire les justifications de Pierre Villon dans l'Huma, trois posts plus haut.