Sujet :

Déclaration URCF départementales

SMT2
   Posté le 01-04-2015 à 14:04:14   

Ici :
http://www.urcf.fr/spip.php?article766
Xuan
   Posté le 01-04-2015 à 22:56:41   

Vous dites que

... " Cela explique l’impossibilité pour le Front de Gauche d’incarner une véritable alternative, puisque sa démarche est d’aménager le capitalisme non de travailler à son renversement. Les illusions semées par Syriza et les engagements non tenus en Grèce démontrent l’imposture du réformisme et de l’opportunisme."

Vous auriez pu ajouter que le Front de Gauche et le parti révisionniste poursuivent la cuisine électorale avec les socialos, et les désistements "républicains", contrairement à la volonté de leur base.
marquetalia
   Posté le 02-04-2015 à 11:30:12   

il ne faut pas se réjouir du déclin du Front de Gauche,qui est un moindre mal que la "droite républicaine"qui va peut etre garder aujourd hui la Lozère à l issue du "troisième tour" http://www.lejdd.fr/Politique/Finalement-la-Lozere-pourrait-rester-a-droite-grace-au-canton-de-Chirac-725700


Edité le 02-04-2015 à 11:31:09 par marquetalia


marquetalia
   Posté le 02-04-2015 à 12:46:00   

finalement,le parti social-démocratie conserve la Lozère.
Xuan
   Posté le 02-04-2015 à 13:36:12   

marquetalia a écrit :

il ne faut pas se réjouir du déclin du Front de Gauche,qui est un moindre mal que la "droite républicaine"qui va peut etre garder aujourd hui la Lozère à l issue du "troisième tour" http://www.lejdd.fr/Politique/Finalement-la-Lozere-pourrait-rester-a-droite-grace-au-canton-de-Chirac-725700


Le Front de Gauche décline parce qu'il maintient son soutient électoral au PS. Donc les masses n'ont aucune sympathie pour ce groupe sans principe et il ne doit s'en prendre qu'à lui-même.

Il faut arrêter avec le Front de Gauche "moindre mal" que le PS, "moindre mal" que l'UMP, "moindre mal" que le FN. Notre rôle n'est pas de décerner des médailles aux bras cassés du réformisme mais de constituer un nouveau parti communiste marquetalia.
C'est un combat, pas une entreprise de charité.
SMT2
   Posté le 02-04-2015 à 21:55:53   

D'accord avec Xuan. On aurait pu rajouter bcp de choses.
C'est une vielle maladie du mvt ouvrier révolutionnaire en France que de se désister pour les socialistes ou les républicains depuis la révolution française. Il a fallu que l'IC intervienne hardiment pour défaire le jeune pcf (non bolchévisé ) de cette maladie.


Le PS est un parti du capital, un parti bourgeois comme le FN. Sans compter qu'il est un des 2 piliers de la dictature du K qui a pris la forme en France de l'alternance UMP/PS.

On peut même dire que le fdg/PCF/oppositionnels (rippolineurs) dans le pcf/ est le principal obstacle à la construction d'un véritable parti communiste en France. Le principal ennemi restant les monopoles et l'oligarchie financière bien sur.


Edité le 02-04-2015 à 21:58:19 par SMT2


DUROC
   Posté le 03-04-2015 à 10:01:21   

Je suis d'accord sur ce point capital avec Xuan et SMT2.
Je vous invite à prendre connaissance du dernier numéro de La Voix des Communistes qui est consultable sur le site du ROCML
marquetalia
   Posté le 03-04-2015 à 21:03:52   

le Front de Gauche ne peut plus collaborer avec le p"s",une caution de Melenchon/Laurent de la loi Macron qui sera prochainement votée entrainerait le départ des militants du FDG et du PCF vers le Npa.
Xuan
   Posté le 04-04-2015 à 22:45:34   

Ci-dessous le communiqué de "communistes" qui s'autoproclame "seul parti révolutionnaire en France" .
Issu du parti révisionniste en 2002, après le congrès de Martigues, il a été dirigé par Rolande Perlican puis par Antonio Sanchez.
On peut trouver leur programme ici.

S'agissant de l'unité des marxistes-léninistes dans un seul parti communiste, chacun d'entre nous est bien conscient qu'il s'agit d'un processus long et complexe et qu'il faut faire preuve de modestie.
Cependant la lutte des classes pourrait l'accélérer de façon imprévue, tant il est vrai que le parti communiste est l'expression de la conscience de classe de l'avant-garde du prolétariat, et non de la volonté de tel ou tel groupe, du PCMLF à ce jour.

Je me garderai donc bien de charrier l'ouvrier de la onzième heure , en me contentant de rappeler que la ligne révisionniste remonte bien avant le congrès de Martigues si on cherche l'origine de l'Union de la Gauche, et que la critique et l'autocritique de la ligne révisionniste sont des conditions fondatrices de ce parti, au même titre que le rejet de la social-démocratie et du social-chauvinisme au congrès de Tours.

Je place ce texte à la suite de la déclaration de l'URCF puisque des démarches ont été entamées entre ces deux organisations.
Nous avons les uns et les autres des points de vue communs sur l'appréciation des partis représentant le capital monopoliste.


__________________


Les résultats de ce 2ème tour montrent le rejet par les électeurs de la politique du gouvernement actuel et l’absence d’une vraie perspective de changement. Plus de 20 millions d’entre eux (50,02%) sur les 40 millions d’inscrits se sont abstenus. 1.700.000 (4,17%) ont voté blanc ou nul.

Ces élections confirment que les multinationales qui dirigent le pays tiennent 3 fers au feu pour gouverner selon leurs besoins. Le PS et ses alliés, l’UMP et les siens, le FN, sont ces 3 variantes. Entre eux la concurrence est rude pour accéder au gouvernement. Avec ces 3 partis politiques et leurs alliés, la situation s’aggravera pour le peuple car le capitalisme en veut toujours plus.

Le Front de gauche, le PCF qui se sont alliés au 2ème tour avec le PS appellent à une « alternative citoyenne et populaire » sans toucher au capitalisme.
Tout montre la nécessité absolue d’un grand parti révolutionnaire à la disposition de la classe ouvrière, des travailleurs et du peuple. Développer ce parti est indispensable pour lutter contre le capitalisme et le vaincre.

Notre parti « COMMUNISTES » est le seul parti révolutionnaire en France. Depuis notre création nous nous développons. Là où nous avons pu présenter des candidats au 1er tour, leurs résultats sont en progression. Tout confirme que nous avançons dans la voie que nous nous sommes fixée : reconstruire un grand parti révolutionnaire dans notre pays. Nous avons entamé un processus d’unification avec l’URCF (Union des Révolutionnaires Communistes de France) pour travailler ensemble à faire grandir ce Parti. La bataille est rude, la lutte de classe est acharnée mais notre ancrage dans la vie politique grandit tous les jours. Notre parti est largement ouvert à toutes celles et ceux qui veulent le changement et qui veulent agir pour l’imposer.

Le 30 mars 2015
Xuan
   Posté le 05-04-2015 à 00:33:57   

Pour info, le dernier n° de "la Voix des Communistes" du ROCML publie plusieurs articles de fond et d'actualité sur le fascisme et sur le Front National (que je ne reproduis pas ici uniquement à cause du format pdf).

Ceci mériterait un débat plus approfondi entre les marxistes-léninistes, et on ne sort pas du sujet sur les départementales en l'abordant ici.

La nature "fasciste ou pas du FN" devrait elle aussi être liée à la situation actuelle, non insurrectionnelle, une situation où le FN se développe pacifiquement pourrait-on dire, ce qui ne lui interdit pas de s'associer au manifestations européennes de néo nazis ou de mussoliniens bon teint.
Il ne faut pas non plus s'en tenir aux déclarations, sinon on admettrait que le FN veut augmenter le SMIC de 200€ et revaloriser les retraites.

Par ailleurs, en reprenant la définition de l'IC rappelée par Dimitrov au 7e congrès, sur la "dictature terroriste ouverte des éléments les plus réactionnaires, les plus chauvins, les plus impérialistes du capital financier" , il faut garder à l'esprit que le fascisme n'est pas cristallisé dans un parti spécifique mais qu'il pourrait être mis en oeuvre indépendamment du FN.
Du reste les mesures de fascisation prises successivement par l'UMP ou le PS l'attestent, également des décisions locales ouvertement racistes ou bien anti syndicales (je pense à l'exclusion de la CGT d'Unions Locales par certaines municipalités).

Si on passe en revue ce qui sépare le CAC 40 des objectifs du FN, le fond du sac réside principalement dans la politique étrangère, et non dans le racisme ou l'anti communisme. La bourgeoisie monopoliste a essentiellement fait un choix atlantiste et la fraction qui penche pour les BRICS est très minoritaire, s'exprimant chez les gaullistes et le FN.
Ce qui ne signifie pas que ce dernier (comme les gaullistes d'ailleurs) soit devenu anti impérialiste. Il s'agit de contradictions entre l'hégémonisme US et le second monde.

Ceci explique peut-être la déclaration de Gattaz à la veille du second tour sur le programme "absurde" du FN, le comparant même au Programme Commun.
Le Medef n'a donc pas besoin de ce parti maintenant, ce que confirme l'absence de département FN, alors que Le Pen parle d'un "malentendu"! L'échange est croquignolet.

Pour apprécier la nécessité du fascisme pour la bourgeoisie, l'absence de parti communiste, la tiédeur syndicale et la faible mobilisation ouvrière dans les luttes de classe à caractère politique (contre la loi Macron par exemple) sont un élément à prendre en compte.
Le discrédit des institutions bourgeoises que manifestent l'abstention majoritaire ou le vote blanc en sont un autre.

Plus matériellement : si la classe ouvrière ne peut pas la renverser, la bourgeoisie n'est plus en mesure de diriger et se trouve prise dans un réseau de contradictions qui la conduisent à une politique de classe de plus en plus agressive et violente.

Le basculement vers la fin de l'hégémonie US remet en cause toutes ses stratégies à l'échelle internationale. En particulier la perte de ses zones d'influence aiguise on la constaté plusieurs fois son bellicisme (mais a-t-elle les moyens de ses ambitions ?).
Les milliards injectés par la BCE sont engloutis par le trou noir des spéculations financières, la production est à court d'investissements et plombe inexorablement la courbe du chômage et des profits industriels, tandis que le CAC 40 est surcoté.
Le système parlementaire bipartisan s'avère un handicap et aboutit à des échanges d'avocats sur fond de scandales financiers à répétition, tandis que le vote majoritaire FN n'obtient aucun poste décisif.
Si l'endettement de la France n'est pas comparable en % à celui de la Grèce, par contre la bourgeoisie se trouve dans une situation de crise et de désaveu populaire sans précédent.

Le danger de fascisation existe donc et nous devons le prendre en compte.
Même si nous ne sommes pas dans la situation de dictature terroriste ouverte, ce que confirme au moins l'existence de ces lignes.


Edité le 05-04-2015 à 00:44:22 par Xuan