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 unité ouvriers paysans pauvres contre monopoles

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Xuan
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   Posté le 04-02-2016 à 08:35:19   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pas besoin de se prendre le chou pour savoir quel « front », quelle « unité », quelle « gauche », la bourgeoisie désigne elle-même ses ennemis : les grévistes ouvriers condamnés par la justice de classe et les manifestations paysannes.

Une seule voie s'ouvre pour les masses : l'unité de la classe ouvrière et des paysans pauvres contre les monopoles capitalistes.

Les paysans pauvres sont toujours confrontés au racket de la grande distribution et de l'industrie agroalimentaire. Depuis le 21 janvier les manifestations se succèdent parfois violentes, reflétant leur exaspération. Ils répètent qu'il ne veulent pas des "aides" mais être payés au juste prix. Le Foll fait le mort, menace les "excès", et veut faire passer les paysans pauvres sous les fourches caudines de la FNSEA.


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Grandes surfaces. Le préfet met en garde les agriculteurs

Rennes - 01/02/2016 ouest-france



Le préfet a mis en garde les éleveurs qui voudraient faire de la casse dans les grandes surfaces. En cas d'exaction, des interpellations auront lieu.

Une réunion a rassemblé, ce soir, à la préfecture de région à Rennes, une vingtaine de responsables des grandes et moyennes surfaces de Bretagne. « Nous savons que des actions se préparent sur de nouvelles cibles , a expliqué Patrick Strzoda. Les bases logistiques, les enseignes de moyenne et grande distribution, les bâtiments publics. Nous connaissons le montant des dégâts. »

Pas d'impunité

« Les responsables des destructions et des pillages, s’ils ont lieu, seront identifiés et interpellés. Il y aura des suites judiciaires pour casser le sentiment d’impunité » , met en garde le général Renaud, patron de la gendarmerie de Bretagne

Appel aux syndicats agricoles

« Nous ne nions pas la réalité de la crise, enchaîne le préfet. Mais ce n’est pas en cassant tout qu’elle va se résoudre. Il y a des réunions de travail en cours avec l’État et la Région pour trouver une issue." Les responsables de syndicats agricoles sont appelés à siéger dans les groupes de travail qui se réuniront pendant une dizaine de jours.

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La FNSEA syndicat des monopoles agricoles

Ci-dessous l’extrait d’un blog par ailleurs méprisant envers les paysans, mais qui rappelle les intérêts réellement défendus par la FNSEA :

« Parlons-en de la FNSEA. C'est le loup chargé de garder les brebis ! Son grand patron, le ci-devant Belin Xavier – qui vient d'être reçu par François Hollande - est un homme d'affaires aux multiples casquettes. est président du syndicat majoritaire mais aussi : PDG de la société Avril-Sofiprotéol, multinationale aux multiples activités, vice-président du Copa-Cogeca, structure qui rassemble des syndicats et organisations agricoles au niveau européen, particulièrement favorable à la signature du traité TAFTA, président du port de commerce de La Rochelle, deuxième port français pour l’exportation de céréales, propriétaire dans le Loiret d'une exploitation de 500 hectares de blé, orge, colza, tournesol, maïs et pois protéagineux, etc. Quel homme pour s'occuper de tant de choses !
Quant à Sofiprotéol, rebaptisé Avril – ça fait plus printanier ! - c'est un mastodonte de 7 milliards de chiffre d'affaires, qui regroupe plus de 150 sociétés, présent dans 22 pays, notamment au Maghreb. L'objectif de cette pieuvre : assurer un maximum de débouchés à la filière des huiles et des protéines végétales (tournesol, colza, etc.)
Sofiprotéol-Avril, ce sont les huiles Lesieur et Puget, les œufs Mâtines, c'est des porcs, de la volaille, du bétail avec Glon Sanders, n°1 de l'alimentation animale. On la retrouve aussi dans la santé et la génétique animale, dans l'oléochimie (cosmétiques, peintures, mousse polyuréthane), dans les carburants (Diester industrie, n°1 européen du bio-diesel). On la rencontre encore dans le financement de l'agriculture industrielle, dans l'huile de palme, dans les semences, dans les additifs alimentaires, dans... les OGM (par Biogemma), et même dans la presse agricole ! »



Edité le 04-02-2016 à 08:44:58 par Xuan




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   Posté le 06-02-2016 à 11:20:45   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Un article du site Communistes

Les agriculteurs broyés par le capitalisme


3 fév 2016
Une nouvelle baisse des prix agricoles a remis les éleveurs français dans la rue. Tout l’été 2015 a été ponctué de manifestations qui criaient leur détresse face à des cours qui ne couvraient pas leurs frais de production. Deux tables rondes Ministère, FNSEA et CNJA, industriels de la transformation et de la grande distribution - avaient abouti à des engagements de revalorisation du prix du lait (à 340 € la tonne) et du porc (à 1,40 € le kilo) en juillet et octobre. Aujourd hui ces prix se situent respectivement à 300 € et 1,07 € voire moins.

La FNSEA avait appelé à rentrer à la ferme après la grande manifestation du 3 Septembre, 1700 tracteurs à Paris forte couverture médiatique, " déclaration d amour " de Valls aux paysans etc. Le président du syndicat, Xavier Beulin, par ailleurs magnat de l’ agro-business avec son groupe Avril-Profitéol avait bien été hué mais tout était rentré dans l ordre. Il ne restait plus qu’à remplir les demandes d’aides diverses.
Les augmentations de prix ont eu la vie brève.

Celle du porc, sitôt signée était contestée par les deux mastodontes du secteur: Bigard (le " Parrain" de la viande) et Cooperl, qui règnent en maîtres sur le secteur, refusaient une augmentation. Celle du lait n’a pas résisté à la fin des quotas en Europe ni à la stratégie chinoise de reconquête de son autosuffisance alimentaire.

Au delà de ces causes assez conjoncturelles, c’est le choix des capitalistes qui est en oeuvre pour atteindre ses objectifs réels : concentration accélérée des exploitations pour une compétitivité accrue générant des profits records aux investisseurs. Les produits agricoles sont devenus des actifs financiers à part entière, des placements parmi d’autres. Que des dizaines de milliers d exploitations soient vouées à la disparition à très court terme, avec toutes les conséquences en termes de destinées humaines, de territoires ruraux dévastés, de disparition énorme d emplois induits est bien le dernier souci de ces vautours. La comparaison avec la disparition programmée de la sidérurgie n’est pas dépourvue de sens.

Quand le Ministre Le Foll constate : "les agriculteurs ont fait d immenses progrès, générant davantage de gains mais ils ont dû distribuer énormément de plus-values alors qu’elles devraient être conservées dans les exploitations " , c’est pour dire qu’il attend des acteurs de la filière " une répartition plus équitable de la valeur entre les maillons " . On imagine bien l’impact sur les actionnaires des industries du machinisme agricole, des produits phytosanitaires, des géants de l’agro-alimentaire ( abattoirs, laiteries, 2ème et 3ème transformation), des banques - pas seulement le Crédit agricole, de la grande distribution, leur sensibilité à de tels arguments.

La situation est dramatique, les exploitants trompés, trahis par leurs dirigeants tout puissants, sont aux dernières extrémités, n ayant même pas touché le premier euro des aides promises l’été dernier ne voient plus d’issue . C’est vrai que dans le système capitaliste, dans l’Union Européenne, il n’y en a pas. Pendant quelques semaines, Salon de l’Agriculture oblige, on va pérorer sur le " verdissement" de l’agriculture, l‘agro- écologie, les circuits courts etc.

Le thème du Salon 2016 n est- il pas " Agriculture et alimentation citoyenne" ? Ce qui serait vraiment " citoyen, ce serait de jeter bas le capitalisme, se réapproprier collectivement les moyens de production et d’échange pour installer en France une agriculture de qualité débarrassée de tous les parasites du capitalisme qui la rongent.

Les luttes doivent continuer mais il est indispensable qu’elles soient orientées contre les vrais responsables.
Communistes s’y emploie.

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   Posté le 06-02-2016 à 11:29:59   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le Point

Haute-Saône : les agriculteurs ciblent des supermarchés


Gravats, fumier et terre ont été déversés devant les quais de déchargement de marchandises de 21 supermarchés répartis sur 11 sites du département.
SOURCE AFP

Publié le 05/02/2016 Le Point.fr


Du fumier devant un magasin, photo d'illustration. © AFP/ DAMIEN MEYER

Des actions de blocage, qui visaient une vingtaine d'enseignes de la grande distribution pour dénoncer la "pression des prix et des charges" qu'ils affirment subir, ont été menées par plusieurs centaines d'agriculteurs de Haut-Saône.
À l'aide de 130 bennes tracteurs, quelques 300 agriculteurs, selon les organisateurs - un chiffre non confirmé par les gendarmes - ont commencé à déverser dès 20 h 30 gravats, fumier et terre devant les entrées et les quais de déchargement de marchandises de 21 supermarchés répartis sur 11 sites du département, en présence de la gendarmerie et de la police.

Les gendarmes de Haute-Saône n'ont fait état d'aucun heurt ou incident. Les premières actions ont visé des supermarchés à Vesoul, Port-sur-Saône et Gray, a indiqué Sylvain Crucerey, président de la FDSEA de Haute-Saône. Parmi les magasins visés figuraient des enseignes allemandes Lidl et Aldi, et des magasins de la chaîne belge Colruyt, ont-ils précisé. Les opérations devaient se terminer vers 23 heures.

"Un coût de production trop important"

Des enseignes spécialisées dans la distribution de viande qui "approvisionnent leurs rayons de manière conséquente en viande étrangère, notamment irlandaise" étaient également visés, ont-ils affirmé dans un communiqué. Les manifestants ont choisi de cibler des enseignes "qui refusent d'acheter, ou qui ont déréférencé, des produits régionaux" , ont-ils indiqué.
"On dénonce ce que les grands groupes font subir aux paysans : une pression des prix et des charges extrêmement importante et un coût de production trop important par rapport à nos revenus" , a indiqué Sylvain Crucerey.
Il y a une semaine, les agriculteurs hauts-saônois avaient bloqué la RN19 au niveau de Vesoul. En marge de leur action, ils avaient installé un barrage filtrant et distribué de tracts à la population.


Note Xuan : Sylvain Crucerey est le nouveau président de la FDSEA de la Haute-Saône. Il succède à Thierry Chalmin élu à la tête de la Chambre d'Agriculture de la Haute-Saône.

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   Posté le 09-02-2016 à 11:02:29   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'Etat feint de s'en prendre à la grande distribution mais aucune mesure n'est prise et l'exploitation des paysans se poursuit.

L’ahurissante réunion de Matignon sur la crise agricole

GÉRARD LE PUILL
MARDI, 9 FÉVRIER, 2016
HUMANITE.FR

AFP
Manuel Valls avait convoqué hier à Matignon les représentants de Carrefour, Casino , Système U, Lidl , Auchan et Intermarché pour leur demander de ne pas être trop radins quand ils achètent des produits agricoles transformés aux industriels de l’agro-alimentaire. Mais ils n’ont pris aucun engagement.

Très peu de choses avaient filtré hier midi sur ce qui s’était dit chez le Premier ministre. Ce dernier avait convié les représentants de la grande distribution à venir parler des difficultés de monde paysan en présence du ministre de l’Agriculture et de celui de l’Economie. Alors la négociation annuelle se déroule actuellement entre les entreprises de l’agro-alimentaire et les quatre centrales d’achat de la grande distribution pour discuter des prix des produits qui seront mis en rayon durant douze mois, Manuel Valls a appelé les grandes enseignes à la « responsabilité » pour , a-t-il été rapporté par des indiscrétions « ne pas faire davantage baisser des prix très bas dans les négociations commerciales qui se terminent le 29 février ».

Pour comprendre de quoi il retourne, il faut savoir que les prix obtenus par les enseignes en 2015 pour mettre en rayon des les yaourts, de beurre, le fromage, le saucisson, le jambon et autres produits alimentaires que leurs bradent souvent les fabricants étaient déjà très bas. D’où la demande formulée par Manuel Valls de ne pas trop en rajouter cette année. Il faut savoir, par exemple, que ces dernières années, le principal « argument » de négociation des centrales d’achat face aux salaisonniers et aux laiteries était le suivant : vous percevez un chèque du gouvernement au titre du Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE) sur les salaires inférieurs à 2,5 SMIC. Vous devez partager cette aide gouvernementale avec nous sous forme d’un rabais équivalent à la moitié de cette somme sur les produits que nous allons mettre en rayon cette année. Faute de quoi, nous ne les mettrons pas en rayon. Voilà comment fonctionne la « négociation » sur le référencement des produits alimentaires et autres dans les linéaires des grandes surfaces.

Les représentants des distributeurs ne semblaient pas traumatisés hier en sortant de Matignon. Jacques Creyssel , le délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution a déclaré qu’on avait eu « une vraie discussion » et « une bonne analyse des responsabilités de chacun ». Disant cela, il semblait indiquer que les représentants de la grande distribution avaient convaincu le premier ministre de demander des comptes à la Commission européenne. Ce que Valls a fait en ces termes: «nous avons débloqué des mesures d’urgence depuis le début de la crise, mais la crise est aussi européenne », a-t-il dit, demandant à la Commission « d’activer les pouvoirs dont elle dispose», lesquels, faute de régulation de la production, se limitent à financer du stockage de produits laitiers de viande porcine et bovine pour tenter d’enrayer la chute des cours.

Mais la Commission prépare déjà de nouvelles crises. Elle dispose même du feu vert des pays membres de l’Union européenne -dont la France- pour cela, via les multiples mandats de négociation pour aboutir à des accords de libre échange avec les Etats Unis, les pays du Mercosur et plusieurs pays asiatiques. Avec ,chaque fois , des baisses de tarifs douaniers sur des importations de viande bovine, porcine et de volaille sans oublier l’huile de palme, le riz et bien d’autres produits.

Chaque fois qu’ils disposent de nouveau volumes de produits alimentaires importés de pays tiers, les transformateurs et les distributeurs en profitent pour faire baisser les prix payés aux paysans européens, notamment les producteurs de viande. Sachant cela, la proposition faite par Système U et la FNSEA d’une cagnotte alimentée par une taxe volontaire des grandes surfaces sur la viande pour compenser partiellement les pertes des éleveurs, apparaît bien dérisoire. Plus il y aura des importations faiblement taxées en provenances des pays tiers, plus les transformateurs et les distributeurs auront des armes pour piller les éleveurs en France. Ils le font aussi avec les importations intra-européennes sur des produits comme le lait, la viande bovine et porcine notamment.

Toutes les enseignes étaient présentes à cette réunion de Matignon à l’exception de Leclerc. Il est vrai que Michel Edouard Leclerc avait été l’inspirateur de Nicolas Sarkozy pour l’élaboration de la Loi de modernisation économique (LME) que les parlementaires de droite un voté en 2008 pour donner aux distributeurs le pouvoir de piller les paysans de manière permanente par le vote d’un texte s’inspirant du rapport Attali. Il faut toujours se souvenir de ce rapport remis à Sarkozy par Attali. Surtout lorsque le Figaro de ce 9 février nous dit que, « il y a quelques semaines, Emmanuel Macron avait été beaucoup plus critique que Manuel Valls sur les pratique des acheteurs de la grande distribution lors des négociations » annuelles sur les prix. Des pratiques qui perdurent selon les propos du représentant de l’Association nationale de l’industrie alimentaire qui cite cette année la persistance de « demandes de déflations exorbitantes et irresponsables de la part des quatre grandes centrales d’achat restantes ».

Macron aurait-il donc raison pour une fois ? Oui, à condition d’oublier ceci : le rédacteur final du rapport Attali après discussion en commission de l’automne 2007 au début de l’année 2008 était un jeune banquier encore peu connu dont le nom était Macron Emmanuel.

Voilà aussi pourquoi la réunion du 8 février à Matignon n’aura été qu’un bal masqué de faux-culs dont les paysans, une fois de plus, auront été les cocus !

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   Posté le 09-02-2016 à 17:18:47   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ci-dessous et pour information le point de vue d'un site écologiste sur la crise du lait. Naturellement leur propos se cantonne au monde rural. Si le dictat des industries laitières est clairement établi l'Etat n'est pas présenté comme leur représentant mais "relativement impuissant".

Crise agricole : « La responsabilité des industriels du lait est énorme »

29 janvier 2016 / Entretien avec Elsa Casalegno et Karl Laske

Barrages routiers, manifestations. Depuis quelques jours, les éleveurs producteurs de lait laissent éclater leur colère et leur désarroi. Rien n’a changé depuis la première crise de la filière, en 2009. Pour Elsa Casalegno et Karl Laske, une large part de la responsabilité incombe aux industries laitières, qui orchestrent la restructuration de l’élevage.
Elsa Casalegno, ingénieure agronome de formation, est journaliste à La France agricole et Karl Laske est journaliste d’investigation à Mediapart. Ils publient en février Les Cartels du lait, aux éditions Don Quichotte.
Depuis le 20 janvier, des agriculteurs bretons, mais aussi de la Sarthe, de Charente-Maritime, de Lozère, et d’ailleurs, se mobilisent pour protester contre les cours très bas, inférieurs aux coûts de production, auxquels le porc, le lait et la viande bovine sont achetés par les industriels de la transformation.
« Aujourd’hui, nombre de paysans sont au bord de la faillite, explique Dominique Raulo, de la Confédération paysanne. Ils sont surendettés et les prix du lait sont en chute libre depuis la fin des quotas. »
Une situation dramatique corroborée par les chiffres : d’après l’Institut de l’élevage, un quart des éleveurs dégagera en 2015 un revenu inférieur à 10.000 €. De son côté, l’Institut de veille sanitaire rappelle que la profession enregistre en moyenne un suicide tous les deux jours.

Reporterre – Quel rôle joue la toute puissante industrie laitière dans la crise actuelle ?

Karl Laske – La responsabilité sociale des industriels est énorme. Depuis plusieurs années, ils orientent la filière laitière vers l’exportation. Pour eux, la fin des quotas laitiers en 2015 ouvre la voie à l’exportation. Mais pour conquérir le marché mondial, chinois par exemple, il faut augmenter la production. Et donc restructurer, moderniser les fermes françaises. Ils poussent ainsi les éleveurs à investir – pour agrandir leur troupeau, leurs bâtiments – quitte à s’endetter lourdement. Sauf que depuis avril, le lait coule à flot, son prix est en chute libre... et ces paysans endettés ne peuvent plus faire face. Il est donc urgent de les protéger.

Elsa Casalegno – La crise actuelle provient d’un cumul de plusieurs éléments, les industriels ne sont pas les seuls responsables. Mais avec la fin des quotas laitiers, ce sont eux qui maîtrisent les volumes, et donc ils peuvent influer sur les prix. Le rapport de force sur le terrain n’est pas du tout favorable aux éleveurs.

Dans votre livre, vous parlez de cartel et d’entente illégale entre les industries laitières.

Elsa Casalegno – En France, il y a eu, pendant plusieurs années, le cartel du yaourt. Une dizaine d’entreprises – dont Yoplait ou Lactalis – s’étaient coalisées secrètement. Elles s’entendaient sur le prix de vente des produits à la grande distribution, à la hausse bien entendu. Et en Espagne, une enquête a révélé l’existence d’une autre entente pour titrer les prix du lait des éleveurs vers le bas.

Karl Laske – Ces ententes ont clairement un caractère mafieux. Les industries laitières sont toutes puissantes. En France, 98 % du lait est transformé et la filière de transformation est largement dominée par dix industriels, dont des leaders mondiaux comme Lactalis, Danone, Bel et Savencia (ex-Bongrain). Sans parler de cartel, ils ont tendance à tirer les prix du lait vers le bas. Ce comportement envers les producteurs est extrêmement dangereux. S’ils continuent, nous allons vers une crise sociale sans précédent.

Quel rôle jouent les pouvoirs publics, et en premier lieu le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll ?

Karl Laske – Il est relativement impuissant. À part faire des réunions, avec des impacts très restreints, il n’a rien mis en place. On peut dire qu’il n’a pas saisi l’occasion de remettre le système à plat. Pire, il soutient un discours pro-exportation risqué, au lieu d’encourager un changement de modèle. Et en juillet dernier, il s’est opposé à l’étiquetage nutritionnel des produits alimentaires – sous la pression du lobby laitier – contre l’avis de la ministre de la Santé et des autorités sanitaires. Résultat : ces étiquettes à cinq couleurs qui permettaient de classer les aliments selon leur qualité nutritionnelle sont aujourd’hui éclipsées par un étiquetage inadéquat proposé par le lobby agroalimentaire.

Ce lobbying des industries laitières a-t-il des conséquences pour les consommateurs ?

Karl Laske – L’exemple le plus connu est celui de la propagande publicitaire autour de la consommation de trois produits laitiers par jour. De telles recommandations sont très contestées d’un point de vue nutritionnel. Grosso modo, cette course au productivisme et à l’exportation dans laquelle se sont engagés les industriels pousse à une standardisation des produits laitiers. Par exemple, Lacatlis a cessé de produire depuis 2007 du camembert au lait cru pour passer au lait thermisé ou microfiltré. Officiellement pour des impératifs sanitaires, mais en réalité, ils veulent produire de façon industrielle.

Elsa Casalegno – Il faut sortir de ce système où la production est indexée sur des prix mondiaux. Ça fragilise les éleveurs, ça ne profite pas vraiment aux consommateurs... seules les grandes entreprises agroalimentaires peuvent tirer leur épingle du jeu.

- Propos recueillis par Lorène Lavocat

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   Posté le 19-02-2016 à 18:08:51   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Voler le peuple pour sauver les profits de la grande distribution


Valls défend bec et ongles les profits de la grande distribution. Hors de question de leur prendre un centime.
Alors ce sont les masses qui devront payer la baisse de sept points des cotisations sociales de tous les agriculteurs, ainsi qu'une « année blanche sociale » sur les cotisations sociales

On notera que ceux qui n'en n'ont pas besoin toucheront aussi ce bonus, de sorte que les disparités entre les paysans seront accentuées.




La lutte prolongée des paysans démontre que ceux-ci veulent être payés au juste prix .

Unité ouvriers-paysans contre les monopoles !



Edité le 19-02-2016 à 18:11:34 par Xuan




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   Posté le 27-02-2016 à 14:56:54   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Face à la colère des paysans, Hollande a déclaré qu'il ne fallait "pas confondre toutes les colères", entre agriculteurs pour certains "au bord de la disparition" et contestation du projet de loi réformant le droit du travail, sur lequel il entend "trouver le bon équilibre".

La bourgeoisie, soit par la voix de ses politiciens soit par celle du cumulard Belin, essaie de détourner la colère des paysans en payant leurs charges avec l’argent du peuple, ou encore en incriminant Bruxelles, au lieu d’imposer aux monopoles un juste prix pour leur production. L’état est ainsi le représentant des monopoles et le premier responsable de la ruine des paysans.

Il est clair aussi que le FN essaie de manipuler les agriculteurs, mais leur intérêt réel est de poursuivre leur combat pour un juste prix et de s’allier à la classe ouvrière.

C’est justement à nous qu’il revient de relier la lutte des paysans modestes contre les monopoles de la distribution et de l’industrie agro-alimentaire, et la lutte des ouvriers et employés contre les monopoles capitalistes dans leur ensemble. Il faut fondre en une seule toutes ces colères légitimes. Il s’agit d’une alliance fondée sur des intérêts de classes unis contre un ennemi commun.





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Sur Histoire et société

La réflexion du jour : un conseil à Hollande pour résoudre la crise de l’agriculture


28
FEB


Outre le fait que le président de la république à la recherche de moyens pour résoudre la crise agricole pourrait utilement remettre en cause la politique des sanctions avec la Russie, il y a comme il l’a souhaité la nécessité de se pencher sur la grande distribution. Suite à la manière dont il a été conspué au salon de l’agriculture Hollande a déclaré :
il faut faire pression sur la grande distribution.

Parfait, mais comment s’y prendre quand le principal patron de la grande distribution, Mulliez a choisi de se réfugier en Belgique pour ne pas payer d’impôts en France?

Devant ce cas, il n’y a qu’une solution la nationalisation sans la moindre indemnisation, le contraire des nationalisations sous Mitterrand…
Vous me direz : est-ce bien légal? Est-il légal de changer le code du travail et de priver les travailleurs de protections acquises par des luttes séculaires…

La légalité dépend de la classe qui l’exerce et au profit de qui… Ainsi un ami me demande : « faut-il nationaliser les superettes? Un autre ami lui répond: »En fait, si on rentre dans les détails (pour répondre à la question de Ben Genty) : il faut nationaliser l’ensemble, mais pas en un bloc.

En fait, les capitalistes ont tout préparé pour que nous ayons moins de travail à faire : il y a deux choses dans la grande distribution : les centrales d’achat et de référencement, qui ont un rôle stratégique dans l’économie, et en particulier dans la crise agricole. Elle peuvent et doivent devenir le rouage clé d’une future planification démocratique. Et il y a les magasins.
La plupart d’entre eux ont vocation à devenir des coopératives, associant ceux qui y travaillent et ceux qui s’y fournissent. » CQFD

Danielle Bleitrach



Qui est Gérard Mulliez, troisième fortune de France et (discret) fondateur d’Auchan ?


A LA UNE / SUD OUEST ÉCO / Publié le 23/02/2015 à 13h03 . Mis à jour le 24/02/2015 à 01h22 par SudOuest.fr


Q ui est Gérard Mulliez, troisième fortune de France et (discret) fondateur d'Auchan ?
La fortune de Gerard Mulliez est estimée entre 20 et 30 millions d’euros © PHOTO
AFP PHILIPPE HUGUEN


À 83 ans, il est allé samedi dire sa façon de penser aux jeunes communistes, en pleine réunion. Portrait de celui qui est à la tête de la famille la plus puissante de France

En s’invitant au conseil départemental des jeunes communistes du Nord, samedi, pour y piquer une petite colère, Gérard Mulliez a fait parler de lui. Et c’est un évènement, car le fondateur du groupe Auchan est un homme aussi discret qu’il est riche : il est à la tête d’une famille dont la fortune s’élève entre 20 et 30 milliards d’euros selon les sources, la troisième de France selon le magazine « Challenges », et même la première d’après « Capital ».

Mais là où Bernard Arnault (LVMH), François Pinault (Kering) ou encore Xavier Niel (Iliade) peuplent régulièrement les colonnes des journaux ou les plateaux de télévision, Gérard Mulliez les fuit. Encore plus lorsqu’un journaliste, Bertrand Gobin, passionné par l’histoire de cette famille considérée comme la plus puissante de France, écrit un livre (« La Face cachée de l’’empire Mulliez », sorti le 13 février dernier) à son sujet.

700 cousins millionnaires grâce à lui

« Je ne souhaite pas qu’’un tel livre soit écrit. Vous n’’êtes pas sans connaître mon souci de discrétion […]. Je m’’oppose catégoriquement à toute reproduction de mon image en couverture », fait-il ainsi savoir à l’auteur. Qui a tout de même réussi à écrire plus de 200 pages sans pouvoir discuter avec le principal intéressé.

Il faut dire que « l’empire Mulliez » et celui qui en est à la tête ont de quoi fasciner. « La frontière entre les affaires de famille et les affaires tout court est très ténue », affirme Bertrand Gobin au « Monde ». « Près de 700 cousins Mulliez sont devenus millionnaires grâce à lui« , ajoute-t-il dans « La Voix du Nord ». Gérard détient tout de même « près de 10 % de l’ensemble des valeurs de titres de la galaxie Mulliez », selon Bertrand Gobin, interviewé par « La Voix du Nord ». Soit 2 à 3 milliards d’euros de valeurs.

Il a ouvert son premier magasin en 1961, à Roubaix

Via l’association familiale Mulliez, qui compte plus de 1000 membres, la fratrie possède des parts dans à peu près tous les secteurs : restauration (Flunch, Pizza Paï), sports (Décathlon), habillement (Kiabi, Pimkie), bricolage (Leroy Merlin, Kiloutou), automobile (Norauto, Feu Vert)… En tout, une cinquantaine d’enseignes. La plus importante reste évidemment le groupe Auchan, avec ses 80 milliards d’euros de chiffres d’affaires, près de 8000 magasins un peu partout dans le monde et 500 000 salariés. Mais une cotation en bourse à laquelle Gérard Mulliez s’est toujours opposé.

Si son parcours scolaire est assez minimaliste – il n’a pas le bac – Gérard Mulliez a tout de même eu la chance de naître en 1931 dans une famille où la fibre entrepreneuriale existe déjà avec Phildar, une société de prêt-à-porter fondée par son père et au sein de laquelle il gravit les échelons jusqu’à en prendre la direction.

Dans le tout premier supermarché qu’il ouvre à Roubaix, en 1961, les premières années sont difficiles. Appelé « Hauts Champs » en raison du lieu où il se trouvait, le magasin est renommé « Auchan » pour apparaître plus haut dans l’annuaire. Puis, sur les conseils d’un certain Édouard Leclerc, celui qui dépasse à peine la trentaine « renforce le libre-service et casse les prix sur le whisky Black & White pour attirer les hommes dans le magasin« , raconte « La Voix du Nord ». La machine est lancée.

Persuadé qu’il vivra jusqu’à 130 ans

Bertrand Gobin décrit les deux visages du fondateur d’Auchan : « D’un côté, une personne empreinte d’altruisme et de générosité, son génie créateur, sa simplicité ou ses traits d’humour. De l’autre, ses colères noires et ses emportements, d’autant plus durs qu’ils ne sont jamais gratuits, étant touché dans l’intime. »

On lui connaît aussi des penchants étonnants pour l’ésotérisme. Un jour, lors de l’inauguration d’un magasin, « subitement, à la manière des hippies de Woodstock […], il invite l’’assistance à ouvrir les bras et à demander que la pluie cesse… » raconte le journaliste au Monde. Il est persuadé qu’il vivra jusqu’à 130 ans et invite les cadres d’Auchan à des séminaires sur l’hypnose.

L’autre côté moins brillant de la famille Mulliez réside dans l’optimisation fiscale qu’elle pratique autant que faire se peut, au point de franchir une limite morale et frontalière en allant résider en Belgique. « À Néchin, la rue de la Reine Astrid a été rebaptisée « rue Mulliez » par les habitants de la commune », illustre Le Monde. Voilà qui ne doit pas plaire aux jeunes communistes du Nord…

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Lire également :
Benoit Boussemart: « la richesse des Mulliez »
Parmi les nombreux liens qu’on trouve sur Internet à son sujet (dont celui de son Blog), celui-ci:
http://www.revue-interrogations.org/Benoit-Boussemart-La-richesse-des


Edité le 28-02-2016 à 12:18:09 par Xuan




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Xuan
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Sur Libération, un article qui décrit la nature de cumulard du patron de la FNSEA :

Xavier Beulin, le céréale-killer de la FNSEA

Par Coralie Schaub — 3 septembre 2015 à 07:04


Souvent présenté comme le «véritable ministre de l'Agriculture», le tout puissant patron du premier syndicat agricole français mobilise ses troupes aujourd'hui à Paris. Mais l'agrobusinessman est loin des préoccupations des petits éleveurs.

Costume impeccable, chaussures fines, Breitling au poignet, «petit pied-à-terre» en Tunisie, Xavier Beulin a la rutilance et le train de vie d’un PDG de multinationale. Et pour cause. A 56 ans, celui qui dirige la FNSEA depuis fin 2010 et que d’aucuns qualifient de «véritable ministre de l’Agriculture» tant il obtient tout ce qu’il veut de François Hollande comme de son précédesseur, est aussi et surtout un redoutable homme d’affaires.

Coiffé de multiples casquettes, l’influent syndicaliste tire en toute discrétion les ficelles de l’agro-industrie française... celle-là même qui entraîne la disparition des agriculteurs. Contrairement à ce qu’il avait promis lors de son accession au sommet de la FNSEA, il a conservé la plupart de ses autres mandats, une bonne dizaine en tout. En plus de quantités de responsabilités dans différentes instances clés du monde agricole, en province, à Paris ou à Bruxelles, il préside toujours le port de commerce de La Rochelle – deuxième port français pour l’exportation de céréales – ou le conseil économique et social régional (CESER) du Centre. Et s’est même emparé, en sus, de celle de l’IPEMED (Institut de prospective économique du monde méditerranéen), un think tank fondé par Jean-Louis Guigou, mari de l’ex-ministre socialiste Elisabeth Guigou.

L'homme qui pesait 7 milliards

Surtout, il est à la tête d’un empire agro-industriel et financier aussi puissant que peu connu du grand public : le géant céréalier Sofiprotéol, récemment rebaptisé Avril pour «symboliser la force du renouveau». Ce mastodonte pèse 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires, regroupe plus de 150 sociétés et se dit présent dans 22 pays, dont – ô surprise – ceux du Maghreb, l’une des terres que l’agriculture tricolore doit absolument conquérir, ne cesse de répéter Beulin. La raison d’être d’Avril-Sofiprotéol, ce «maître caché de l’agriculture française», comme titrait le site Reporterre.net début 2015 ? Assurer un maximum de débouchés à la filière des huiles et protéines végétales (colza, tournesol, pois...).

La holding de Beulin est partout. Dans nos assiettes, avec les huiles Lesieur et Puget ou les œufs Mâtines, marchés qu’elle domine. Dans celle des porcs, de la volaille ou du bétail, avec Glon Sanders, numéro 1 français de l’alimentation animale. Dans la «santé» et la génétique animale. Dans nos moteurs, avec Diester Industrie, champion européen du biodiesel (une vraie «rente de situation», dixit la Cour des comptes en 2012). Dans nos cosmétiques, peintures ou matelas en mousse polyuréthane, puisqu’Avril est aussi leader européen de l’oléochimie. Dans le financement de l’agriculture industrielle. Dans la presse agricole. Dans l’huile de palme, dans les semences ou dans les OGM (avec Biogemma)... N’en jetez plus !

Ruralité en col blanc

Compte tenu de toutes ses activités de col blanc, on a du mal à imaginer Beulin dans un champ. Quand a-t-il le temps de s’occuper de son exploitation de 500 hectares de blé, orge, colza, tournesol, maïs et pois protéagineux, cultivés avec son frère et deux cousins dans le Loiret ? Interrogé par Libération en 2011, le gros céréalier – fait rarissime à la tête de la FNSEA – avait bondi : «J’y vais deux week-ends par mois. Le dernier, j’ai fait dix-sept heures de tracteur ! Et quand je vais à l’étranger, la première chose que je fais, c’est sentir la terre.» Depuis son fauteuil des beaux quartiers parisiens, l'homme au discours bien rodé multiplie les gages de ruralité.

Il ne se départit de son charisme onctueux et ne montre de signes d’agacement que lorsqu’on lui parle des dégâts environnementaux et sociaux causés par l’agriculture industrielle, son modèle absolu. Il est mort, le sol, il ne produit plus que sous perfusion, alarment des agronomes. Une fuite en avant, dopée à la pétrochimie, dont les agriculteurs sont les premières victimes. «Des clichés !». Bien.

Reste une question : comment peut-on prétendre défendre les éleveurs quand son propre intérêt vise à faire grandir les exploitations pour leur vendre toujours plus de tourteaux de colza ? Plus un troupeau grandit, moins il est facile de faire pâturer les vaches, plus c’est juteux pour le fournisseur Avril. L’herbe, gratuite, n’est bonne que pour les comptes des éleveurs. Vous avez dit conflits d’intérêts ? Beulin s’en moque. Plus c’est gros, plus ça passe...

Coralie Schaub

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