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 Union Prolétarienne Marxiste-Léninistes

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Xuan
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   Posté le 04-08-2017 à 20:32:13   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Voici la déclaration fondatrice de l'Union Prolétarienne M-L , organisation créée après la scission de l'OCML VP.

Le forum a déjà publié le communique de cette dernière. Cette déclaration vient d'abord rectifier ses affirmations, dans la perspective d'un bilan approfondi des expériences de construction du parti en France.

La déclaration expose quelques caractéristiques de la situation internationale, nationale, nos axes de travail, notamment l'unité des communistes.

C'est enfin un appel au courant communiste M-L ; nous sommes collectivement intéressé.e.s aux remarques, critiques, commentaires que vous ferez.

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L'Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste
appelle à l'unité des communistes :
construisons le parti révolutionnaire !
- septembre 2016 -

Dans un communiqué de juin 2016, l’OCML-VP a rendu publique l’exclusion d’un groupe important de militant-e-s.

Comment en est-on arrivé là ? Depuis des années, les divergences principales portaient sur :

• Le recul politique de VP dans l'intervention vers la classe ouvrière. Malgré quelques efforts pour s'orienter vers les entreprises, une conception négative et gauchiste nous en éloignait. En insistant unilatéralement sur le réformisme spontané de la classe ouvrière, la direction de VP oubliait son caractère révolutionnaire. Elle décrit une classe ouvrière "le dos au mur", sans jamais apprécier ses avancées en combativité et en conscience,

• En insistant toujours largement sur le réformisme et les défauts du combat de la classe ouvrière, la direction de VP adoptait régulièrement une attitude insatisfaite, hautaine et donneuse de leçons. Comme si la classe ouvrière devait être spontanément révolutionnaire avant même que nous menions le travail politique en son sein. Les incantations sur la révolution ne peuvent remplacer le chemin concret qui doit mener une partie significative de la classe à la conscience communiste. Chemin sur lequel nous devons l'accompagner avec programme, orientation stratégique et tactique à construire,

• La nécessité d’élaborer dès maintenant un plan de construction d’un parti communiste, avec formation solide des militants au marxisme-léninisme, face à la propagande bourgeoise et à l'influence plus insidieuse de la petite bourgeoisie, au sein de la classe ouvrière et parmi nous. Nous nous sommes battus contre la faiblesse du travail théorique dans notre organisation, le peu de prise en mains de l'analyse de l'évolution du capitalisme. Résultat des manques de VP : des oscillations permanentes de la ligne politique, confortées par une attitude suiviste devant les hauts et bas de la lutte de classe,

• La nécessité de contribuer à l'unification des communistes, en excluant le sectarisme et le spontanéisme dans les relations avec d’autres organisations,

• Et face à l’impérialisme mondial, même sectarisme nous empêchant de participer activement au processus de coopération, de clarification et d’unification sur le plan international.

Au dernier congrès (2014), nous avons souligné les lacunes de VP sur ces questions. La direction a caricaturé nos positions dans un document public et a refusé le mouvement de rectification-critique-autocritique que nous avions proposé. Dans un appel (1er janvier 2016), nous avons analysé l’écart entre les prétentions de la direction de VP et sa pratique réelle. Ne voulant pas aborder de front le contenu politique, la direction n’a voulu voir que la discipline d’organisation. Elle nous a exclus sans nous entendre sur le fond, malgré nos demandes, critiques et analyses répétées.

Nous sommes attachés au fonctionnement selon le centralisme démocratique. Plus que la direction de VP qui, depuis longtemps, publiait essentiellement dans l’organisation ce qui confortait ses positions ou n’engageait pas de débat. Cette direction a botté en touche concernant l'essentiel de nos demandes pour développer le débat démocratique sur les contradictions avant, pendant et après le congrès, lui préférant la caricature. Des camarades étaient mis à l’écart. Le centralisme bureaucratique de VP s'est révélé une arme de destruction de l'unité de l'organisation. Entre camarades, c'est la persuasion, l'absence de sectarisme, l'attitude scientifique qui doivent s'imposer. Les mesures administratives, comme l'exclusion, ne s'imposent que contre des ennemis de classe avérés.

Nous avons aussi une part de responsabilité dans l'échec de VP. Il faut en faire le bilan pour tirer toutes les leçons. La scission de l'OCML-VP ne nous décourage pas. C'est le point de départ d'une nouvelle démarche : voilà pourquoi nous avons fondé l'Union prolétarienne marxiste-léniniste.

Le capitalisme a fait son temps !

La restauration du capitalisme en URSS puis en Chine a paralysé nombre de militants ouvriers qui n’ont pas compris immédiatement comment la lutte de classes se déroulait sous le socialisme. Certains ont pu se décourager et se réfugier dans des luttes partielles, syndicales, etc. Mais ils ont aussi perdu leurs illusions sur les « demi-mesures » que leur proposent les réformistes et les révisionnistes : rêves d’un capitalisme régulé et démocratisé.

La dure réalité du capitalisme ramène tous les jours les classes exploitées et les militant-e-s à une contestation plus globale du système. Les crises du capitalisme sont profondes et se succèdent, de la guerre économique jusqu'aux affrontements ouverts pour le contrôle des régions de la planète. Au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie, les impérialismes dominants en alliance avec des États réactionnaires et interventionnistes (Turquie, État sioniste, Arabie Saoudite, Qatar) sont concurrencés par de nouveaux (Chine, Inde).

Le capitalisme menace ouvertement l'existence de la vie par une catastrophe écologique. C'est une raison de plus pour mettre fin à ce système, dont certains voudraient nous faire croire qu'il est indépassable.

Le bloc impérialiste de l'Union Européenne est de plus en plus fragilisé par des crises. A l'intérieur, le capitalisme monopoliste impose aux peuples des retours en arrière politiques, économiques et sociaux. A l'extérieur, les pays de l'UE sont impliqués ou à l'origine de guerres et conflits. Les réfugiés de la misère et des guerres peuvent se noyer dans la mer Méditerranée, ou sont tassés dans des centres de rétention. Ces guerres et crises impérialistes resurgissent au cœur de l'Europe par des attentas réactionnaires.

Peut-on imaginer sérieusement que ces attentats commis par des organisations fascistes, au service des rivalités impérialistes, soient sans rapport avec les guerres, les embargos, la déstabilisation de régions entières du monde ? Peut-on croire qu'ils n'aient rien à voir avec le pillage des richesses, le racisme, le soutien à des dictatures ou la destruction des économies traditionnelles menés par l’impérialisme, le nôtre en particulier, interventions dont les victimes se comptent par millions ?

Préparons une alternative socialiste !

Le rejet du capitalisme a pris une dimension mondiale : mineurs du Pérou, prolétariat du textile du Bangladesh et de Haïti, ou encore ouvrier-e-s des nouvelles industries en Chine... La classe ouvrière se renforce sur le plan mondial comme sur le plan national. Elle renoue avec la combativité et la remise en cause du système capitaliste. En Palestine ou au Kurdistan, les peuples résistent courageusement contre le dépeçage de leur terre.

L'exigence d'une vie sociale en accord avec la nature est de plus en plus large. Cette revendication montante se manifeste par des mobilisations à l'échelle internationale, comme l'année dernière contre la COP 21 à Paris. Les conditions matérielles sont réunies pour une alternative socialiste. Les hauts niveaux de productivité, la socialisation croissante des rapports sociaux, les progrès scientifiques et techniques imposés par la course au profit pourraient servir à tout autre chose qu'aux capitalistes.

Par exemple : une fois le pouvoir bourgeois renversé et les capitalistes expropriés, travailler tous, moins et autrement, permettrait de lutter contre la division du travail entre manuel et intellectuel, de réorienter la production vers ce qui est vraiment utile et la protection de la planète, pour qu'enfin les exploité-e-s prennent en main l'organisation de la nouvelle société.

Les crises profondes du capitalisme engendrent un double mouvement. D'un côté, des mouvements de contestation de longue durée et de grève à répétition rejettent la politique d’appauvrissement et de précarisation. La loi travail a été largement rejetée par la population. Le prolétariat en première ligne s'est battu pour ses intérêts de classe. Jeunes et vieux, ouvriers et différentes couches de la petite-bourgeoisie se sont opposés à la politique anti-populaire du gouvernement, aux atteintes à l’environnement, aux mesures répressives contre les migrants, aux « va-t-en guerre » gouvernementaux. Ces luttes ont remarquablement renforcé l'opposition aux dominants et à leurs institutions (police, justice, mass médias) ainsi que la recherche d'une société démocratique et sociale. C'est la tendance principale aujourd'hui.

De l'autre côté, on constate un repli, souvent nationaliste, raciste ou communautaire. La bourgeoisie cherche à renforcer cette tendance pour contrer le mécontentement (médiatisation du FN, islamophobie, …) et écraser davantage les couches les plus opprimées du prolétariat et de la jeunesse populaire.

Les oppositions de classe se traduisent aussi sur le plan de la politique institutionnelle. Les partis de gouvernement qui assuraient, par leur alternance au pouvoir, la gestion du capital financier, perdent l’essentiel de leur influence politique. Aussi imposent-ils leur politique par des méthodes de plus en plus brutales (49-3, arrestations, état d'urgence). Leur discrédit se manifeste entre autres par un fort taux d'abstention à toutes les élections, le parti au pouvoir est le plus souvent sanctionné.

Mais les diverses oppositions anti-capitalistes manquent cruellement de perspectives globales. Le renforcement de la conscience dépend du développement d'un parti, capable de transformer les oppositions partielles en combat global. Le mouvement communiste doit se renforcer et s'unir dans la lutte contre le capitalisme et l'influence de l'anti-communisme. La classe ouvrière a besoin d’un parti révolutionnaire. Œuvrer à sa création est la priorité absolue du moment.

Travaillons au regroupement de l'avant-garde ouvrière

Nous souhaitons coopérer avec tous ceux et celles qui partagent nos positions. Nous refusons l’attitude d’observateurs ou de commentateurs de l'actualité. Nous combattons pied à pied la politique réactionnaire de la bourgeoisie, la duperie et la violence justifiées par les médias, pour ancrer la politique prolétarienne autant dans les combats quotidiens que dans la perspective de la prise du pouvoir.

Nous voulons faire vivre les acquis et leçons tirées des expériences les plus avancées du mouvement ouvrier et communiste comme la Commune de Paris, la révolution d’Octobre en Russie, la révolution chinoise. Les idées dominantes dans la société capitaliste tendent également à se refléter au sein de l'organisation marxiste-léniniste. Aussi faut-il veiller en permanence à sa base prolétarienne. La construction du parti suppose une lutte idéologique offensive contre les déviations de gauche comme de droite, contre le spontanéisme, contre les oscillations petites-bourgeoises. La maîtrise de la méthode dialectique est essentielle dans notre époque mouvementée et complexe pour éviter les erreurs. Il faut sans arrêt confronter la pratique et la théorie.

Notre front principal de lutte se trouve dans les entreprises, dans les syndicats, les plus grandes organisations de masse du prolétariat. Le travail dans les syndicats comme dans tout autre association de défense des exploité-e-s et opprimé-e-s (femmes, chômeurs, jeunes, sans-papiers, mal-logés) est une école de la lutte de classe. Nous militons pour leur transformation en associations de combat, indépendantes de l'influence bourgeoise, dans le respect de leur objectifs propres. Ces organisations sont un moyen élémentaire de politisation pour favoriser le dégagement, la formation et l'organisation d'ouvrier-e-s avancé-e-s.

Le travail théorique permet de comprendre et de dévoiler les lois inhérentes à la société bourgeoise d’aujourd’hui. Il est indispensable pour la combattre, ce sera une de nos priorités. Le travail théorique est également incontournable pour déterminer pourquoi les communistes, malgré leurs efforts, rencontrent tant d'obstacles à la construction d’un parti. Il faut développer une propagande concrète en lien étroit avec les luttes quotidiennes, et combattre l'anticommunisme afin que le socialisme révolutionnaire redevienne l'objectif de l'action.

Pour l'unité des communistes

• Contre la dispersion du mouvement communiste ! Si nous créons une nouvelle organisation, c’est en souhaitant nous dissoudre dans une forme d'organisation supérieure. Rompre avec l’esprit de petit groupe, de secte, qui freine la construction du Parti. On discute d’égal à égal, entre camarades et organisations.

• Pour résister aux attaques, pour passer de la défensive à l’offensive ! La lutte politique communiste n’est pas une affaire spontanée. Nous avons vu et vécu des mouvements révolutionnaires spontanés (68 en France, plus récemment la Tunisie, l'Egypte) qui n’ont pas abouti. Pour que la révolte aille jusqu'au bout : construisons notre camp, construisons notre parti sur un programme.

• Coopération et unité d’action ! Contre la guerre, l’état de guerre, la réaction sociale et politique. Il faut des actions communes, des débats théoriques et politiques approfondis – en promouvant la polémique selon le principe unité-critique-unité. Nous avons une bonne occasion d’affirmer cette orientation avec le centième anniversaire de la révolution d’octobre 1917.

• Nos intérêts de classe ne se délèguent pas ! Reconstruisons le mouvement communiste dans les entreprises et les quartiers. Rompons avec le parlementarisme bourgeois, obstacle à la reprise en main par le peuple de sa vie et de son avenir.

• Pour l’unité internationale ! L'UPML contribue et participe à toute forme d'organisation de la classe ouvrière (politique, syndicale, associative) et à d’autres formes d’organisations progressistes (femmes, écologistes, migrants, réfugiés). Nous participerons à la construction en France des « amis de l'ICOR » (International Coordination of Revolutionary Parties and Organizations).

Travaillons ensemble ! En apportant son expérience et son énergie, chacun peut trouver sa place pour renforcer le camp du prolétariat, pour la cause commune. Prends contact avec nous !

Envoie tes critiques et commentaires : contact-upml@riseup.net


Edité le 04-08-2017 à 20:33:38 par Xuan




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   Posté le 18-10-2017 à 11:45:52   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

PROLETAIRE DEBOUT !

Bulletin de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste


N°2, automne 2017

La solution n'est pas dans les urnes:
Comment changer de politique vraiment ?


Ils nous déclarent la guerre: Macron, le gouvernement et le Medef veulent plus de précarité, moins de salaires, moins de retraites ; plus de facilités pour licencier, plus de dictature patronale et encore moins de démocratie. Ce serait pour notre bien, pour la relance… On connaît déjà la chanson !

Macron c’est la continuité, en pire ! Tout comme Chirac, Sarko et Hollande, Macron sert ouvertement «les maîtres du monde », les grands groupes capitalistes qui réclame encore « un petit milliard ». Le grand capital en veut toujours plus. Leurs crises c’est justement d’en avoir trop – le capital doit être investi, sinon il ne sert à rien. Pour être « compétitif » ils détruisent alors des entreprises, des emplois, des hommes et des femmes des pays entiers. Pour relancer la machine à profit maximum dans un terrible monde de concurrence internationale. Et c’est nous qui devrions encore et encore payer la note.

Les richesses produites par nous, les marchandises et services utiles, la soif de profit capitaliste les transforme en leur contraire, elles se retournent contre nous : hausse de productivité qui augmente le chômage, détruit le travailleurs et répands la misère. Macron et « son monde » expriment ouvertement leur haine des travailleurs de GM&S et démantèlent le code du travail. Ils mènent la guerre sociale, mais aussi ils font la guerre pour contrôler les marchés, les matières premières en Afrique, au Moyen-Orient,… Le capitalisme à fait son temps, en France comme ailleurs.

Quelle solution ? Il n'y en a pas dans les urnes ; pas plus dans l’abstention. Les têtes politiciennes changent mais pas la politique. Et le système parlementaire assure la continuité : seuls 17% ont voté pour Macron et sa bande aux législatives!

Se battre pied à pied contre la politique réactionnaire de la bourgeoisie. Les luttes se développent comme celles des GM et S, celles des agents territoriaux, des routiers et des précaires et uberisés (Deliveroo ...).

Du passé apprenons pour l'avenir ! La classe dirigeante capitaliste s’accapare ce que nous produisons. A sa pointe, les grands groupes internationaux qui règnent et « possèdent » toute la société. Il faudra les exproprier. La vraie démocratie collective, celle des prolétaires, ne pourra exister que par la gestion commune et solidaire non pour le profit, mais pour nos besoins. Mais tout cela demande la prise de pouvoir par la classe ouvrière. Les luttes passées pour une société véritablement socialiste – en France, en Russie, en Chine etc. - nous apportent des expériences précieuses. Cette année nous fêtons l’anniversaire de la Révolution d’Octobre 1917 et nous en tirons dans ce bulletin quelques leçons pour le futur.

Organisons-nous dès maintenant dans une opposition révolutionnaire au gouvernement ! Rejetons les illusions parlementaires !

Construisons pas à pas dans les entreprises, dans les quartiers un Parti prolétarien, internationaliste et révolutionnaire. Voilà le programme de l'UPML

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L’UPML participe à l’Union des Cercles communistes (UCC) pour l’unité des marxistes-léninistes dans la lutte pour la fondation d’un nouveau Parti communiste révolutionnaire.
Blog: http://upml.org/; Email : contact-upml@riseup.net
Email UCC : uniccom@tutanota.com; Blog:

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Russie, Octobre 1917:
premières mesures révolutionnaires


La classe dirigeante a toujours plusieurs cartes en main pour assurer ses intérêts. Elle possède les moyens de production et d'échange et peut, très légalement, nous contraindre: menaces de licenciement, harcèlement, … Par l'intermédiaire de l’État qu'elle dirige, elle possède toutes sortes de moyens répressifs et policiers. Mais elle possède aussi des bataillons de journalistes et experts qui nous rabâchent sur toutes les antennes que le seul système possible, c'est celui qui garantit les plus confortables bénéfices à la grande bourgeoisie. Que lutter pour l'émancipation révolutionnaire du prolétariat et de tous les exploité.e.s de la dictature du fric, c'est un « crime ».

En 2017 , l'arme des idées est employée contre la révolution russe. Mais en 1917-1921, ce sont des armées bien réelles que la bourgeoisie mondiale avait expédié contre la première révolution ouvrière victorieuse.
C'est qu'en Octobre 1917 , le sol a tremblé sous les pieds des exploiteurs.
Le IIème congrès des comités (soviets) investit le gouvernement ouvrier et paysan le 26 octobre, issu de l'insurrection. Un appel à une paix juste et démocratique est lancé pour mettre un terme à la boucherie de la Première Guerre mondiale. Cette guerre avait pour seul enjeu le partage entre les grandes puissances de zones d'influence, au détriment des peuples exploités.
Le décret sur la terre abolit la grande propriété. Les terres sont mises à la disposition des comités et organisations paysannes. Les capitalistes sont expropriés et un contrôle ouvrier doit s'exercer sur les entreprises. Ainsi la classe ouvrière doit s'organiser pour assurer directement l'organisation de la production.

Une série de mesures révolutionnaires doit assurer l'égalité la plus complète : égalité entre les peuples et nations composant la République soviétique – suppression de tout privilège lié à la naissance – égalité en droit entre femmes et hommes. Mais pas de démocratie sans révolution dans le mode de gouvernement lui-même : l'ensemble du pays doit être dirigé par les comités, les délégués ouvriers et paysans. Ces délégués sont contrôlés et responsables. L'armée ne doit plus être l'affaire d'une caste professionnelle, mais l'organisation des exploité.e.s eux-mêmes pour défendre leur pouvoir.
Rappeler ces mesures révolutionnaires de 1917, c'est aussi réfléchir aux urgences de 2017.

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Pour un monde libéré de l’exploitation et de l’oppression !
Notre organisation, L’Union prolétarienne marxiste-léniniste fait partie des « Amis de l’ICOR ». L’ICOR est une Coordination internationale des Partis et organisations révolutionnaires de 48 organisations membres des 4 continents qui veulent coopérer pour en finir avec la société capitaliste ; avec ses crises, ses guerres et catastrophes.
L’ICOR organise à l’occasion du Centenaire de la Révolution d’Octobre en 2017 un séminaire public international --- plus de 1 000 participants sont attendus du 27 au 29 octobre 2017 en Allemagne.
Six discussions auront lieu :
*Lénine et la formation de l’impérialisme mondial.
* Lénine sur la révolution internationale
*Stratégie et tactique de la révolution d’hier et d’aujourd’hui
*La construction du socialisme dans un seul pays en lien avec la construction d’un mouvement communiste mondial
*Octobre 17, lutte contre l’opportunisme et le sectarisme
*La Révolution est vivante, conclusion sur la lutte de classe révolutionnaire aujourd’hui !
Plus d’infos sur : www.icor.info

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On ne lâche rien ! Face aux attaques de Macron – ordonnances, loi travail XXL, emplois aidés, retraites en baisse… la lutte continue. Qui peut décemment croire qu’il va lâcher par des mouvements de luttes dispersées, par des journées « saute-mouton » ? Toujours les mêmes « réformistes », conciliateurs, collabos, prêts à négocier au plus bas. Et à nous faire patienter pour leurs prochains « jeux électoraux », qui devraient résoudre nos problèmes. On y croit de moins en moins. Alors, on n’a pas le choix. Il faut y aller, converger vers des mouvements d’ensemble et des grèves dures. Ne sommes-nous pas des millions contre la minorité qui possède les millions ? L’avenir ne se fera pas sans nous.
Retrait de toutes les ordonnances ! Défendons nos intérêts contre ceux que défend ce gouvernement bourgeois !
Constituons de larges fronts de résistance et de lutte.


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Un « nouveau mai 68 » cela suffirait-il ? Des outils pour la révolution...


Pour riposter à la politique pour les riches, on entend souvent dire: "Tout le monde devrait descendre dans la rue comme en 68 » .

Mai 68 : 9 millions de travailleurs en grève durant des semaines en France, mais un PCF devenu social-démocrate et des « marxistes léninistes » tantôt sectaires tantôt opportunistes. Malgré la volonté de lutte populaire, le régime politique a survécu et a pu ensuite organiser la régression actuelle.
Des partis solidement implantés dans la classe ouvrière comme le PCF en France ou le PCI en Italie ont discrédité l’idée de Parti parce qu’ils ont abandonné la lutte de classe pour le socialisme en prônant l’union de la gauche avec les partisans du capitalisme comme le PS.

Dans la Russie du début 20ème siècle ou la Chine des années 30, le prolétariat a su trouver son chemin et réussir la révolution parce qu’il avait un Parti . Dans la Russie de 1917, plusieurs Partis ou courants ont proposé différentes orientations au prolétariat en effervescence : les réformistes proposaient la voie parlementaire. Les luttes ouvrières n'étaient pour eux qu'un point d’appui, ils rallièrent le gouvernement bourgeois, les masses continuant à subir famine et guerre. Mais les ouvriers, les paysans et soldats créèrent les « soviets » (comités) pour organiser leur vie. Le Parti des bolcheviques, celui de Lénine, exigea « tout le pouvoir aux soviets ». Il appelait et il organisait les masses à renverser le gouvernement bourgeois, à prendre le pouvoir, à occuper les postes stratégiques. C’est seulement de cette façon qu’un gouvernement ouvrier et paysan sous la direction du Parti a pu voir le jour (voir p. 2).

Réforme ou Révolution ? Aujourd'hui, la classe ouvrière de France manque d'un Parti à elle. Dans les mouvements de résistance spontanée, la classe défend ses intérêts et s'organise. Mais la résistance à elle seule ne peut pas venir à bout de l'exploitation et de l'oppression. La société capitaliste est complexe, violente, mensongère; elle veut diviser et opposer les ouvriers de différents secteurs ou nationalités.

Le Parti révolutionnaire doit regrouper toutes les expériences de lutte de classe entre bourgeois et prolétaires pour aller « jusqu'au bout » dans la lutte pour la libération. Il doit avoir la confiance des ouvriers, former ses dirigeants, guider avec courage.

L’Union Prolétarienne Marxiste-léniniste a été créée comme étape intermédiaire pour déterminer et apprendre ce que doit être un parti de la classe ouvrière, son programme, son organisation interne. Nous travaillons à l'unité des communistes -- pour renforcer notre classe dans la lutte pour la révolution.


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Courrier aux camarades de GM&S en lutte (extraits, voir notre Blog)


Solidaires de votre lutte pour le maintien de vos postes de travail et le maintien de l’emploi…. Votre combat et juste ! Vous vous battez depuis des mois! Parce que ce n’est plus supportable que la soif du profit brise nos vies et nos familles, que nos régions se désertifient.
Vous vous battez pour chaque poste afin que personne ne reste sur le carreau du chômage.
Vous vous battez contre PSA et Renault ! PSA qui récemment a acheté Opel en Allemagne pour 2,2 milliards d’euros et verse d’autres milliards au groupe General Motors. Ces milliards ont été amassés grâce à l’exploitation des ouvriers comme vous ! Et ce groupe n’aurait pas un « petit million » pour continuer à payer votre travail qualifié ??
Contre ces requins, nous opposons la solidarité de classe – plus elle est large, plus nous sommes forts !
Tenez bon ! Vous avez des soutiens en France et au niveau international ! Nos organisations contribuent à relayer l’information sur votre lutte en FRANCE et en EUROPE….Cet été, les camarades allemands d’Opel ont établis des liens avec leurs camarades français de PSA à Sochaux et Mulhouse pour lutter ensemble. La Coordination internationale des ouvriers de l’automobile organise la lutte et la solidarité internationale !

Plus d’informations sur : www.iaar.de
Pour soutenir votre lutte… nous vous transmettons ci-joint un chèque. Salutations militantes, Camarades. Ne lâchez rien !
Les Amis de l’ICOR et L’Union Prolétarienne marxiste-léniniste (UPML)


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L'industrie ou l'emploi ou l'environnement ? Les 3 !


En août, lors du festival des opposants à l'enfouissement des déchets nucléaires à Bure, deux syndicalistes CGT et CFDT ont partagé leur expérience sur la lutte contre la fermeture des hauts fourneaux à Longwy. Ils jettent un regard critique sur une lutte qui n'a pas permis d'empêcher la disparition des emplois, le dépérissement de la vie sociale liée au bassin d'emploi, la dégradation des conditions d'existence. Pour eux, le pire est la perte de repères d'une jeunesse qui n'a plus conscience d'appar-tenir à une même classe, avec ses intérêts propres.
Ils ont fait une auto-critique de leur pratique syndicale sectaire, sur des mots d'ordre réformistes.
La CFDT défendait un « SOS emploi » en général, mais concrètement elle signa seule l'accord fermant des hauts fourneaux et mettant fin à des décennies de traditions et de luttes ouvrières. La CGT influencée par le PCF défendait la « sidérurgie française » avec le souci de maintenir une activité industrielle comme base de la vie sociale. Ce souci de résister au démantèlement du collectif de travail et de la force organisée des travailleurs était juste. Mais le mot d'ordre chauvin de défense de « l'industrie française », niait le caractère capitaliste de cette industrie. Car les vraies frontières ne sont pas celles entre les nations, mais entre les prolétaires de tous les pays et le patronat.
Aujourd'hui la crise du capitalisme est globale. Tous les domaines : l'emploi, l'environnement, la famille, etc. sont en crise. Il n'est plus possible de sauver l'un ou l'autre en espérant que la situation s'améliorera graduellement. Inspirons-nous des expériences ouvrières internationales et définissons nos exigences immédiates* :

-Travailler tous et moins !
-Produire des biens utiles et sains, sans épuiser la nature !
-Reconversion des sites industriels polluants avec maintien de tous, fixes et sous-traitants !
-Les pollueurs doivent payer, c’est pas aux ouvriers d’en faire les frais !


Ces exigences permettent de nous unir dans la lutte avec nos camarades prolé-taires de toutes nationalités. Elles permettent de contrer le corporatisme et le chauvinisme qui cherche à s'adapter à ! l'économie capitaliste, ce qui affaiblit le nécessaire rapport de force. Et si le capitalisme est incapable d’accomplir ces exigences, eh bien réfléchissons à une alternative !
C’est dans cet esprit de lutte de classe internationaliste que l'UPML construit son programme révolutionnaire. Contacte-nous pour y participer !

*Un exemple montre le lien entre emploi et protection de l’environnement : le programme révolutionnaire de lutte des mineurs de la Conférence Internationale des Mineurs. Il est sur notre blog :…


Blog: upml.org;
Email : contact-upml@riseup.net

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Qui sommes-nous l'Union prolétarienne marxiste-léniniste (UPML) ?


Une « Union » de communistes Nous voulons contribuer à la construction d’un véritable Parti Communiste qui défend les intérêts du prolétariat. Le prolétariat a besoin de ce parti pour renverser le système d’exploitation capitaliste-impérialiste et bâtir le socialisme.

Une union "Prolétarienne » ! Dans les combats quotidiens, nous travaillons à l’unité de la classe quelques soient les statuts et les nationalités des ou¬vriers et des employés.
Pour satisfaire les besoins de l’humanité et sauver l'environnement naturel, il faut abattre la dictature de la bour¬geoisie et construire une société où le prolétariat domine pour arriver à une société sans classe, sans exploitation, sans oppression.

Une organisation marxiste-léniniste ! Le marxisme-léninisme résume l’expérience du mouvement ouvrier et du mouvement communiste. L’expérience de la révolution d’octobre 1917 en Russie dont nous fêtons le Centenaire cette année a permis un pas en avant à l’humanité. Nous tirons les leçons des expériences positives et négatives du mouvement communiste mondial aujourd’hui pour avancer.

Prolétaires et opprimé(e)s de tous les pays, unissez-vous !



Edité le 18-10-2017 à 13:45:40 par Xuan




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marquetalia a écrit :

Le poids de ce groupuscule est insignifiant,il faut se rapprocher du Prcf qui va voir ses rangs grossir avec le ralliement des marxistes léninistes qui vont quitter le parti de Pierre Laurent,une fois que le Pcf aura change de nom.


La différence entre l'UPML et le PRCF est que ce dernier ne choisit toujours pas entre l'indépendance nationale et la révolution prolétarienne. La signification de cette affiche c'est : CAC40 pas français . C'est une conception absolument fausse qui déplace l'ennemi principal en dehors de notre pays :



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C'est la reprise de la une de l'Huma dimanche du 12 octobre 2017 !

http://oise.pcf.fr/sites/default/files/imagecache/image/20171012-lhumanitedimanche-couv.jpg


Edité le 20-10-2017 à 07:06:44 par Finimore




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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
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   Posté le 19-10-2017 à 17:49:02   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pierre Laurent dans les starting blocks pour la révolution d'octobre. Signera-t-il l'appel de l'UPML ?

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
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