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Xuan
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   Posté le 29-11-2015 à 09:54:38   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

COP21: les émetteurs occidentaux doivent assumer leurs responsabilités historiques
(COMMENTAIRE)

BEIJING, 29 novembre (Xinhua) -- Bravant la menace terroriste, les dirigeants de près de 150 nations se retrouvent lundi à Paris afin d'essayer de conclure un accord historique pour combattre le changement climatique qui menace la planète.

Parmi les dignitaires attendus à la 21e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21), le président chinois Xi Jinping, dont le pays est le premier émetteur mondial annuel de gaz à effet de serre (GES), devrait attirer toutes les attentions. Dans son discours lors de la cérémonie d'ouverture, il devrait exposer les actions futures de la Chine pour contrer le réchauffement climatique.

Cependant, il doit être clair que bien que la Chine soit un acteur important, elle ne peut pas décider seule du résultat de la COP21. Le succès des négociations dans les prochains jours exige une coordination sans réserve et une contribution de tous les participants, en particulier les pays développés occidentaux.

Même face à la pression du ralentissement économique, la Chine reste fermement engagée dans la lutte contre le changement climatique.

Bien qu'elle soit et demeurera encore un pays en développement pour une certaine période encore, la Chine est un pionnier dans les efforts mondiaux de réduction des GES. Elle a également inclus la modernisation de ses structures industrielles au profit d'une croissance verte dans son 13e Plan quinquennal (2016-2020).

La Chine, partisan dévoué de la coopération internationale, a également signé plusieurs accords bilatéraux sur le climat avec de grands pays émetteurs tels que les Etats-Unis et la France. Lors de sa visite aux Etats-Unis en septembre dernier, M. Xi a promis de créer un fonds de coopération Sud-Sud à hauteur de 20 milliards de yuans (3,1 milliards de dollars) pour aider les pays en développement touchés par le réchauffement climatique.

Par contraste avec la générosité et le dévouement de la Chine, les performances de l'Occident dans l'atténuation des conséquences du changement climatique ont, elles, été plutôt frustrantes jusqu'ici.

Outre ses réticences à offrir des transferts de technologie et à soutenir financièrement les pays vulnérables, l'Occident a semblé obsédé par des questions techniques afin de se soustraire à ses obligations morales, faisant échouer des négociations internationales sur ce sujet.

Le plus exaspérant est qu'outre leur entêtement et leur importunité, certains pays développés en sont même arrivés à désigner du doigt les pays en développement, les accusant de bloquer la conclusion d'un nouveau traité international.

De telles accusations sont une flagrante distorsion de la vérité. Il est injuste que ces émetteurs développés, principaux responsables du réchauffement climatique, exigent des pays en développement d'assumer une égale répartition des obligations alors que celles-ci sont la conséquence de siècles d'émissions en Occident.

Concernant le principe de "responsabilités communes, mais différenciées", les pays développés devraient être conscients que ce principe, fruit d'un consensus largement partagé qui prend en considération le stade de développement et les capacités des pays en développement, doit être maintenu tout au long des négociations.

Cependant, en dépit de toutes les divergences qui subsistent, ce qui est encore réconfortant pour les observateurs est que les pays venant à cette COP21 ont reconnu qu'ils avaient devant eux une occasion trop précieuse pour la laisser s'échapper.

Plus de 150 pays ayant soumis leur contribution prévue déterminée au niveau national (INDC) à la réunion de Paris, le monde affiche ainsi son espoir de parvenir à un traité avec des objectifs et des calendriers contraignants. Il est vivement souhaité que la COP21 puisse déboucher sur un résultat satisfaisant pour toute l'humanité en vue d'assurer un avenir plus durable.


Edité le 17-11-2016 à 11:06:15 par Xuan




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   Posté le 29-11-2015 à 09:57:21   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Changement climatique : le Commonwealth réaffirme les principes des "responsabilités communes et différenciées" pour les résultats de la conférence de Paris


(Xinhua/Jin Yu)

LA VALETTE (Malte), 28 novembre (Xinhua) -- Les dirigeants des Etats membres du Commonwealth, à l'exception d'un, ont réaffirmé samedi les principes des "responsabilités communes et différenciées" ainsi que des "capacités respectives selon les différentes circonstances nationales" pour les résultats de la conférence internationale sur le changement climatique, qui se tiendra à Paris la semaine prochaine.

Dans une déclaration à ce sujet, ils ont insisté sur la nature "ambitieuse, équitable, inclusive, équilibrée, basée sur le droit et durable" des résultats de la prochaine conférence de Paris.

Le Commonwealth qui regroupe 53 Etats pays, soit un tiers de la population mondiale, tient une réunion au sommet biennale de vendredi à dimanche dans la capitale maltaise de La Valette. Il se penche, entre autres, sur le changement climatique dans le contexte des derniers préparatifs pour la conférence de Paris.

50 Etats membres ont soumis à cette occasion leurs Contributions nationalement déterminées prévues pour la nouvelle Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique. Ce qui équivaut à 17% des émissions mondiales de gaz de serre. Plus d'une moitié des Etats membres du Commonwealth sont des pays les moins développés ou des pays en développement petits et insulaires, ils sont vulnérables dans les domaines économique, social et environnemental sous la menace du changement climatique.

Le sommet du Commonwealth a souhaité que la conférence de Paris puisse aboutir aux résultats qui, entre autres, sont :

-- stimuler la croissance économique durable et faciliter le transfert technologique, le partage du savoir-faire et le soutien à la construction des capacités des pays en développement.

-- promouvoir l'usage des énergies renouvelables, propres et à basses émissions.

-- aider les Etats et les communautés vulnérables à construire leurs capacités de résister et de s'adapter aux impacts négatifs du changement climatique, tels que la montée du niveau de mer, la désertification et des climats extrêmes.

-- encourager les ressources publiques et privées à financer des solutions nationales ou internationales au problème du changement climatique.

-- mobiliser les finances publiques transparentes et accessibles des pays développés pour aider les pays en développement.

-- passer en revue périodiquement et régulièrement des progrès collectifs qui s'inscrivent dans les résultats de la conférence de Paris.

Dans la déclaration, les pays développés du Commonwealth ont réaffirmé les engagements à jouer leur rôle pour mobiliser 100 milliards de dollars américains par an en 2020, afin de répondre aux besoins des pays en développement.

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   Posté le 29-11-2015 à 12:41:54   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   



Malgré l'état d'urgence, l'interdiction de manifester et les assignations à résidence: les écologistes sont déterminés à se faire entendre :

"Plus de quatre tonnes" de chaussures ont été collectées depuis une semaine, explique Emma Ruby Sachs, directrice adjointe d'Avaaz, mouvement mondial de mobilisation citoyenne, à l'initiative de l'opération. Ce gigantesque parterre, qui recouvre un bon tiers de la place de la République, est "un monument symbole de la détermination des gens à être écoutés", ajoute Emma Ruby Sachs. La statue au centre de cette place s'est imposée aux Parisiens comme lieu de rassemblement et mémorial spontané après les attentats qui ont endeuillé la capitale le 13 novembre.


extrait de presse : Depuis la mise en place de l'état d'urgence au lendemain des attentats de Paris, les djihadistes ne sont pas les seuls à être visés par les opérations de police.
Alors que la conférence sur le climat (COP21) s'apprête à ouvrir ses portes, 24 militants écologistes ont été assignés à résidence dans toute la France en raison de leur activisme au sein des milieux d'extrême gauche et écologistes.
Parmi elles: un membre de l'équipe juridique de la Coalition Climat21 qui rassemble 130 associations, organisations non-gouvernementales et syndicats.

Ces personnes, qui ont pour certaines été perquisitionnées à leur domicile, ont interdiction de quitter leur ville, à moins d'obtenir une autorisation préfectorale. A l'heure où les rassemblements sont réprimandés par les forces de l'ordre, elles doivent pointer trois fois par jour au commissariat et ont l'obligation de rester à leur domicile de 20 heures à 6 heures, jusqu'au 12 décembre, soit au lendemain de fermeture de la conférence sur le climat.



Edité le 29-11-2015 à 12:46:57 par Xuan




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   Posté le 29-11-2015 à 12:45:57   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

...Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dimanche en Australie, avant des rassemblements à Londres, Rio ou New York, au troisième jour de marches mondiales pour pour exiger un accord ambitieux des 150 chefs d'Etat qui se réunissent lundi en France pour une conférence cruciale sur le climat.

Depuis vendredi, des dizaines de manifestations sont organisées partout dans le monde pour réclamer des mesures fortes contre le réchauffement climatique et faire pression sur les représentants des 195 pays qui vont se retrouver au Bourget, au nord de Paris, jusqu'au 11 décembre.

Dimanche, 45.000 personnes ont défilé à Sydney (sud-est de l'Australie), 5.000 autres à Adélaïde (sud) tandis qu'un millier de manifestants ont bravé la pluie dans les rues de Séoul et qu'un rassemblement s'est tenu à Delhi.

Londres, Rio de Janeiro, New York ou Mexico devaient reprendre dans la journée le flambeau de cette mobilisation mondiale.

A Paris, les manifestations ont été interdites après les attentats du 13 novembre, et la Coalition climat 21, regroupant 130 organisations, a appelé à former une chaîne humaine dans l'est de la capitale.

"Il n'y a pas de planète B", "Solidarité mondiale", pouvait-on lire dimanche sur des pancarte à Sydney.

"Il n'y a rien de plus important aujourd'hui que de s'attaquer au changement climatique", affirmait Kate Charlesworth, un médecin croisé dans les rues de Sydney. "Dans dix ans, mes enfants me demanderont: +Maman, tu savais+?"

"Ceux qui sont les moins responsables du problème sont pourtant ceux qui les premiers en subissent les effets, et de la façon la plus dure, comme nos soeurs et frères du Pacifique", dénonçait de son côté Judee Adams, une militante de l'ONG Oxfam.

De nombreuses îles du Pacifique risquent d'être purement et simplement rayées de la carte par le réchauffement de la planète, qui s'accompagne déjà d'une élévation du niveau des océans...

La Dépêche

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   Posté le 29-11-2015 à 23:09:22   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Manifestation place de la République


Manifestation très pacifique clairement chargée par la police.
La présentation faite par les TV est crapuleuse.

Commentaire de G. R.


Aujourd'hui dimanche l’état d'urgence rend le jus annoncé celui de la répression policière anti manifestants, anti jeunes anti contestation.

Ta gueule dit élégamment un policier dans le film tourné sur les évènements qui se sont déroulé place de la République cette après midi.
Sur facebook des trois heure des messages arrivaient qui annonçaient des centaines d'arrestations, l'emploie des gaz et les charges policières.

Partagez, partagez montrez ce qui se passe sur le net ils vont encore expliquer que des casseurs sont responsables des débordements. Des jeunes scandent des mots d'ordre état d'urgence état policier vous ne nous empêcherez pas de manifester. C'est bien de cela qu'il est question. Un passant près de la statut devenue lieu de veille et de recueillement lance a la cantonade "il n'y a pas d'argent pour les pauvres mais il y en a pour la police et pour bombarder la Syrie" .
Le reportage est parfait, le caméraman se trouve même par moment derrière la police. Lui et une nué de photographe montre des groupes de CRS qui repèrent ceux qui lancent des mots d'ordres ou qui parlent trop haut , puis ils se précipitent sur eux comme des rapaces sur leur proie pour se saisir d'eux et les entrainer vers les cars ou ils disparaissent, les manifestants calmement s'adressent au journalistes pour qu'ils enregistrent le caractère arbitraire des arrestations.
Le reportage est parfait mais il y a un petit hic, ce ne sont pas des journalistes français qui nous informent mais des russes, les nôtres je les entendu sur la radio tout a l'heure reprennent sans vergogne la version de la police, avec les habituelles violences et leur casseur venus de l'étranger.

Ta gueule disait le flic, ta gueule c'est bien de cela qu'il s'agit, ta gueule le licencié, ta gueule le futur retraité mécontent de la réforme de son régime de retraite, ta gueule le manifestant anti loi macron, ta gueule l'écolo anti aéroport, ta gueule le jeune de quartiers qui rouille toute la journée, ta gueule la meuf qui ne veut pas faire de double journée et qui réclame l'égalité des salaires, ta gueule le smicard qui n'a pas été augmenté depuis des années et qui ne peut plus boucler ses fin de mois.

Ils ne veulent qu'une chose rester au pouvoir pour continuer les réformes du patronat et qu'on la boucle ....

Gilbert Remond

Voir photos et tweets ci-dessous :
http://francais.rt.com/international/11259-manifestations-cop21#.VltKz64qs48.email

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   Posté le 30-11-2015 à 09:26:49   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Qui a piétiné les fleurs place de la République ?






des violences inacceptables contre les forces de l'ordre !



Edité le 30-11-2015 à 09:32:09 par Xuan




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marquetalia
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   Posté le 30-11-2015 à 23:12:48   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

quel rapport avec la COP21?

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Xuan
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   Posté le 01-12-2015 à 00:28:39   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

marquetalia a écrit :

quel rapport avec la COP21?

Pour info il s'agissait d'une manifestation écologiste à l'occasion de la COP 21. Cette manifestation pacifiste pour l'essentiel a été interdite et brutalement réprimée par la police.

Quelques réactions hostiles à la présence policière accompagnées de jets de pierres ou de chaussures disséminées précédemment sur la place, ont été présentées comme une profanation de l'hommage aux victimes du terrorisme, destruction des fleurs et des bougies, etc.

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   Posté le 01-12-2015 à 00:29:59   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

COP21: les émetteurs occidentaux doivent assumer leurs responsabilités historiques


Publié le 2015-11-29 à 15:49 french.xinhuanet.com

BEIJING, 29 novembre (Xinhua) -- Bravant la menace terroriste, les dirigeants de près de 150 nations se retrouvent lundi à Paris afin d'essayer de conclure un accord historique pour combattre le changement climatique qui menace la planète.

Parmi les dignitaires attendus à la 21e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21), le président chinois Xi Jinping, dont le pays est le premier émetteur mondial annuel de gaz à effet de serre (GES), devrait attirer toutes les attentions. Dans son discours lors de la cérémonie d'ouverture, il devrait exposer les actions futures de la Chine pour contrer le réchauffement climatique.

Cependant, il doit être clair que bien que la Chine soit un acteur important, elle ne peut pas décider seule du résultat de la COP21. Le succès des négociations dans les prochains jours exige une coordination sans réserve et une contribution de tous les participants, en particulier les pays développés occidentaux.

Même face à la pression du ralentissement économique, la Chine reste fermement engagée dans la lutte contre le changement climatique.

Bien qu'elle soit et demeurera encore un pays en développement pour une certaine période encore, la Chine est un pionnier dans les efforts mondiaux de réduction des GES. Elle a également inclus la modernisation de ses structures industrielles au profit d'une croissance verte dans son 13e Plan quinquennal (2016-2020).

La Chine, partisan dévoué de la coopération internationale, a également signé plusieurs accords bilatéraux sur le climat avec de grands pays émetteurs tels que les Etats-Unis et la France. Lors de sa visite aux Etats-Unis en septembre dernier, M. Xi a promis de créer un fonds de coopération Sud-Sud à hauteur de 20 milliards de yuans (3,1 milliards de dollars) pour aider les pays en développement touchés par le réchauffement climatique.

Par contraste avec la générosité et le dévouement de la Chine, les performances de l'Occident dans l'atténuation des conséquences du changement climatique ont, elles, été plutôt frustrantes jusqu'ici.

Outre ses réticences à offrir des transferts de technologie et à soutenir financièrement les pays vulnérables, l'Occident a semblé obsédé par des questions techniques afin de se soustraire à ses obligations morales, faisant échouer des négociations internationales sur ce sujet.

Le plus exaspérant est qu'outre leur entêtement et leur importunité, certains pays développés en sont même arrivés à désigner du doigt les pays en développement, les accusant de bloquer la conclusion d'un nouveau traité international.

De telles accusations sont une flagrante distorsion de la vérité. Il est injuste que ces émetteurs développés, principaux responsables du réchauffement climatique, exigent des pays en développement d'assumer une égale répartition des obligations alors que celles-ci sont la conséquence de siècles d'émissions en Occident.

Concernant le principe de "responsabilités communes, mais différenciées", les pays développés devraient être conscients que ce principe, fruit d'un consensus largement partagé qui prend en considération le stade de développement et les capacités des pays en développement, doit être maintenu tout au long des négociations.

Cependant, en dépit de toutes les divergences qui subsistent, ce qui est encore réconfortant pour les observateurs est que les pays venant à cette COP21 ont reconnu qu'ils avaient devant eux une occasion trop précieuse pour la laisser s'échapper.

Plus de 150 pays ayant soumis leur contribution prévue déterminée au niveau national (INDC) à la réunion de Paris, le monde affiche ainsi son espoir de parvenir à un traité avec des objectifs et des calendriers contraignants. Il est vivement souhaité que la COP21 puisse déboucher sur un résultat satisfaisant pour toute l'humanité en vue d'assurer un avenir plus durable.

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   Posté le 01-12-2015 à 09:43:57   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Communiqué des personnels du collège Henri Barbusse (Saint-Denis)


"Libération des personnes arrêtées lors de la manifestation de dimanche
Nous, personnel enseignant du collège Henri Barbusse (Saint-Denis), réclamons la libération des personnes placées en garde à vue après leur arrestation lors de la manifestation interdite de dimanche. Parmi ces personnes se trouve un de nos camarades et collègue de l'établissement.

La manifestation était interdite au nom de l'état d'urgence, pour des raisons de sécurité. Pourtant, les manifestations commerciales drainant autant de monde ne sont pas interdites. Cette interdiction n'était donc pas légitime. L'état d'urgence est un prétexte pour réduire les libertés publiques, individuelles et syndicales et faire taire les voix critiquant la politique du gouvernement.

Ce soir, alors qu'une collègue s'inquiétait du sort de notre camarade au commissariat où il est gardé, des policiers lui ont répondu qu'il ne serait « pas près de sortir », ayant fait des choses « très graves » et rajoutant que les victimes du Bataclan n'étaient pas les bonnes, que d'autres auraient dû mourir à leur place. De tels propos sont scandaleux et révèlent, s'il en était besoin, les dangers que font courir à la démocratie l'état d'urgence et l'arbitraire policier."

Pour information.

8 de Saint-Denis d'arrêtés. 4 NPA et 4 Alternative libertaire. 317 gardes à vue en tout. une cinquantaine de Blackblocks (Itv) au contact des CRS (Voir nombreuses vidéos).
Certains relâchés. D'autres pas de nouvelles...
College Barbusse en grève : professeur arrêté...


Voici mon témoignage

Bonjour,

J'ai été relâchée vers 1 heure du matin du commissariat de Bobigny en rapport avec mes problèmes de santé.
Il y a eu 112 garde à vue seulement sur ce commissariat. Les policiers ne savaient pas où nous mettre.
C'est une véritable rafle, je ne vois pas comment qualifier ce qui s'est passé.

Notre objectif était de protester et dénoncer l'état d'urgence, les interdictions de manifester et les restrictions des
libertés démocratiques élémentaires ... le tout très "pacifiquement"

Nous avons manifesté autour de la place, de toute façon toutes les issues étaient bloquées par des cordons de policiers.
Nous avons été bloqué place de la République à partir de 15 H 30 nous étions plusieurs centaines coincés contre le mur, entourés de plusieurs rangées
de CRS et de gardes mobiles. Jusqu'à 18 H, donc pendant plus de deux heures. Je tiens à préciser qu'il n'y avait nullement la volonté
de s'en prendre aux forces de l'ordre, pas de bagarre, pas d'empoignades, etc

Nous avons été retenus ainsi et les policiers
ne laissaient partir personne. Pour aller aux toilettes, ils nous ont dit qu'il fallait qu'on s'arrange entre nous ! on a donc été obligé
de faire un cercle pour permettre que ceux qui en pouvait plus puissent se soulager !
Pour le NPA qui était en cortège, nous avions essayé de négocier -en vain- de pouvoir dissoudre sereinement le petit cortège
et qu'ils laissent partir les gens; Cela n'a pas été possible. Il y avait une volonté manifeste de retenir le plus de monde.

Sur la place quelques autonomes effectivement masqués et cagoulés ont balancé quelques chaussures et bougies en direction
des CRS. Mais il n'était pas possible de ne pas faire la distinction entre ceux qui n'avaient pas d'autre objectif que d'agacer la police
et ceux qui manifestaient calmement contre les interdictions de manifester, y compris sur les questions d'urgence climatiques
Avec nous il y avait des personnes de plusieurs organisations politique et u syndicales de gauche (NPA, AL, Ensemble,
CGT, Solidaire, FSU, SNPES PJJ FSU, etc; et même des gens pas du tout organisés.

Plusieurs copains et copines sont retenus en garde à vue ce matin, c'est inadmissible.
Après avoir été parqués pendant des heures dans le froid, debout, dans une cour du commissariat de Bobigny jusqu'à plus d'une heure
du matin pour certains, ils ont été dispatché dans tous les commissariats de la région parisienne.
ce matin on n'a pas de nouvelles d'eux, même les avocats, c'est l'opacité la plus totale.
parmi eux certains ont des problèmes de santé, de traitements à prendre. Il est inadmissible que toutes ces personnes soient traités ainsi
dans un état soi-disant démocratique !

Voilà
Sonia


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2 dionysiens arrêtés dont Cathy. Il faut les libérer. Il est de plus en plus évident que des manifestants choisissant... de manifester ont été "choyés" par des interventions policières. Puis quelques personnes ont réagi en utilisant des méthodes violentes et alors que la grande masse encerclée restait pacifiques. Et ce sont eux qui ont été arrêtés.
Un vrai piège...
Résultat : plus de 200 arrestations, plus de 170 gardés à vue....
Libérez Cathy et Aurelien... !
À suivre demain...
JB


Message Facebook

Salut à tous,
Comme vous le savez, cet après-midi avait lieu une manifestation contre la COP21. Interdit dans le cadre de l'état d'urgece, les militants politiques et associatifs ont décidé de manifester malgré tout. La répression par la police a été brutale : 200 interpellations et 174 GAV. Parmi les manifestants embarqués figurent deux militants de Saint-Denis: Gregory (collège Barbusse) et Catherine (lycée Bartholdi).
Le SNES et la FSU sont intervenus auprès du ministère, des préfets, de la DASEN pour obtenir la libération des manifestants.
Sur Barbusse, l'émotion est évidemment grave, nous nous réunissons à 8h demain pour voir ce que nous faisons.
Salutations syndicales,
Aurélien (collège Barbusse)


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   Posté le 01-12-2015 à 09:45:10   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Témoignage vidéo
http://www.youtube.com/watch?v=X_iX9nwd6VE&feature=youtu.be

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   Posté le 02-12-2015 à 00:08:49   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le site Revolution une vidéo :

ce sont les flics qui ont saccagé le mémorial du 13 novembre !

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   Posté le 02-12-2015 à 13:37:28   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Tu regardes la vidéo où on voit clairement les flics piétiner ce mémorial , pour gazer et choper des manifestants tout-à-fait pacifiques, et tu parles ensuite au lieu de brailler avec Valls !


Edité le 02-12-2015 à 13:38:49 par Xuan




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   Posté le 02-12-2015 à 13:56:19   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

OCML VP
2015-11-29

Contre la répression et l’état d’urgence : solidarité !






Le gouvernement avait annoncé l’interdiction de manifester contre la COP21 les 29 novembre et 12 décembre. La police n’a pas lésiné sur les moyens pour réprimer dans l’œuf la contestation de la COP21 : assignations à résidence de militants écologistes, perquisitions chez des militants et dans des squats militants, dispositifs policiers démesurés sur chaque lieu de manifestation prévu.

Malgré les menaces et la répression, les appels à manifester ont été maintenus par les organisations qui construisent la mobilisation contre la COP21 depuis plusieurs mois. Les manifestations se sont tenues malgré la pression policière dans de nombreuses villes de France ce week-end : contrôles d’identité, fouilles, hélicoptères survolant les cortèges... A Paris ce sont plusieurs centaines de manifestants qui ont été encerclés, gazés. Le ministère de l’intérieur annonce 208 interpellations et 174 garde à vues.

L’OCML-VP affirme sa solidarité avec tous les militants interpellés à Paris ! Exigeons la libération de tous les militants interpellés et la levée des mesures répressives qu’ils nous imposent pour protéger leur sommet hypocrite !

Le capitalisme détruit nos vies et la planète : détruisons-le !
A bas la COP 21 et l’état d’urgence !
Contre la répression et l’état policier : solidarité !
OCML Voie Prolétarienne, 29 novembre 2015


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COP21 : l’interdiction des manifestations est un abus de pouvoir

• 23 nov. 2015
• Par Les invités de Mediapart
• Édition : Les invités de Mediapart



Naomi Klein, journaliste canadienne, auteure, cinéaste et militante altermondialiste considère l'interdiction de manifester pendant la conférence Climat comme un révélateur des injustices politiques actuelles. « Encore une fois, un pays occidental riche place la sécurité des élites devant les intérêts de ceux qui se battent pour leur survie. Encore une fois, le message est : notre sécurité n’est pas négociable, la vôtre ne compte pas. »

________________________________________

Qui protège-t-on, quand on cherche à assurer la sécurité par tous les moyens nécessaires ? Et qui est sacrifié, alors que l’on pourrait faire beaucoup mieux ? Ces questions sont au cœur de la crise climatique. Les réponses sont la raison pour laquelle les sommets du Climat finissent si souvent dans l’acrimonie.

La décision du gouvernement français d’interdire les manifestations, marches et autres « activités en extérieur » pendant le sommet du Climat est perturbante à plusieurs niveaux. Ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’elle reflète l’injustice fondamentale de la crise climatique elle-même, et cette question centrale : qui sont les personnes dont la sécurité est considérée importante dans notre monde asymétrique ?

La première chose à comprendre, c’est que les personnes exposées aux pires effets du dérèglement climatique ne peuvent quasiment pas se faire entendre dans le débat public occidental, quand on se demande s’il faut agir sérieusement pour empêcher un réchauffement catastrophique. Les gigantesques sommets du climat comme celui que Paris s’apprête à accueillir sont de rares exceptions. Pendant deux petites semaines, les voix de ceux qui sont touchés, en premier et le plus fort, ont un peu de place pour se faire entendre là où des décisions majeures sont prises. C’est pour cette raison que des habitants des îles du Pacifique, des chasseurs Inuits et des personnes de couleur pauvres vivant à la Nouvelle Orléans parcourent des milliers de kilomètres pour y participer. Participer à ce sommet est une précieuse occasion pour parler du dérèglement climatique du point de vue de la morale, et de mettre des visages humains sur la catastrophe en train de se produire.

Le deuxième point important c’est que même lors de ces rares moments, les voix de ceux qui se trouvent en « première ligne » n’ont pas assez de place dans les réunions officielles, où dominent les gouvernements et les ONG les plus riches. Les voix des gens ordinaires s’expriment surtout dans les rassemblements de base qui se tiennent parallèlement au sommet, ainsi que dans les manifestations et les moments de protestation qui attirent de cette manière l’attention médiatique. Or le gouvernement français a décidé de confisquer le plus puissant de ces porte-voix, en affirmant qu’assurer la sécurité des manifestations mettrait en péril sa capacité à garantir la sécurité de la zone du sommet officiel où les dirigeants politiques vont se rencontrer.
Certains disent que cela se justifie dans la situation de riposte contre la terreur. Mais un sommet du climat des Nations-Unies n’est pas comme une réunion du G8 ou de l’Organisation Mondiale du Commerce, où les puissants se rencontrent et ceux qui n’ont pas de pouvoir tentent de gâcher leur fête. Les évènements concomitants de la « société civile » ne sont pas un ajout ou une distraction de l’évènement principal. Elles font intégralement partie du processus. C’est pourquoi le gouvernement français n’aurait jamais dû être autorisé à décider quelle partie du sommet il annule, et quelle partie il continue d’accueillir.

Après les épouvantables attaques du 13 novembre, il aurait plutôt dû décider s’il avait la volonté et la capacité d’accueillir tout le sommet, avec la pleine participation de la société civile, y compris dans les rues. S’il ne le pouvait pas, il aurait dû y renoncer et demander à un autre pays de le remplacer. Pourtant, le gouvernement de François Hollande a pris une série de décisions qui reflètent une échelle de valeurs et de priorités très particulières quant à qui et quoi obtient la pleine protection de sa sécurité par l’Etat. Oui aux dirigeants du monde, aux matchs de foot et aux marchés de Noël. Non aux manifestations pour le climat et aux rassemblements qui reprochent aux négociations, compte-tenu du niveau des objectifs de réduction des gaz à effet de serre, de mettre en danger la vie et les conditions de vie de millions, si ce n’est de milliards de personnes.

Et qui sait où cela finira ? Doit-on s’attendre à ce que l’ONU révoque arbitrairement les accréditions de la moitié des participants de la société civile ? Ceux qui semblent le plus susceptible de causer de l’agitation à l’intérieur du sommet bunkerisé ? Je n’en serais pas du tout étonnée.

Il est important de réfléchir à ce que l’annulation des manifestations et protestations signifie en réalité et au plan symbolique. Le dérèglement climatique est une crise morale car à chaque fois que les gouvernements des pays riches échouent à agir comme il le faudrait, ils envoient le message que nous, au Nord, plaçons notre confort immédiat et notre sécurité économique devant la souffrance et la survie de certains des habitants les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète.

La décision d’interdire les espaces les plus importants où les voix des personnes affectées par le climat auraient pu s’exprimer, est l’expression dramatique de cet abus de pouvoir profondément non éthique. Encore une fois, un pays occidental riche place la sécurité des élites devant les intérêts de ceux qui se battent pour leur survie. Encore une fois, le message est : notre sécurité n’est pas négociable, la vôtre ne compte pas.
Un dernier point : j’écris ces lignes depuis Stockholm, où je participe à une série d’événements publics sur le climat. Quand je suis arrivée, la presse s’excitait autour d’un tweet envoyé par la ministre de l’environnement, Asa Romson. Peu après la nouvelle des attentats de Paris, elle a tweeté sa colère et sa tristesse face à ces morts. Puis, qu’elle pensait que c’était une mauvaise nouvelle pour le sommet du climat, une pensée qui a traversé l’esprit de tous ceux que je connais, et qui ont un rapport avec le sommet du climat. Pourtant, elle a été jetée au pilori à cause de son insensibilité supposée : comment pouvait-elle penser au dérèglement climatique alors que venait de se produire un tel carnage ?

Cette réaction est révélatrice de l’idée que le changement climatique est une question mineure, une cause sans véritables victimes, un événement futile. En particulier quand les problèmes sérieux de la guerre et du terrorisme sont au centre de l’attention. Cela m’a fait penser à ce que l’auteure Rebecca Solnit a écrit récemment : « le dérèglement climatique est une violence ».

C’est une violence. Une partie de cette violence est infiniement lente : la montée du niveau des mers qui efface peu à peu des nations, les sécheresses qui tuent des milliers de personnes. Cette violence est aussi terriblement rapide : les tempêtes qui portent les noms de Katrina et Haiyan emportent des milliers de vies en un seul instant ravageur. Quand les gouvernements et les grandes entreprises échouent en conscience à agir pour empêcher la catastrophe du réchauffement, c’est un acte de violence. C’est une violence si grande, si mondiale, et infligée à tant de périodes temporelles à la fois (cultures anciennes, vies présentes, futur potentiel) qu’il n’existe pas encore de mot capable de decrire toute cette monstruosité. Faire preuve de violence pour réduire au silence ceux qui sont le plus vulnérables à la violence climatique est une violence de plus.

Pour expliquer pourquoi les matchs de foot se tiendraient comme prévu, le ministre français des Sports a déclaré : « la vie doit continuer ». Oui, c’est vrai. C’est la raison pour laquelle j’ai rejoint le mouvement pour la justice climatique. Parce que quand les gouvernements et les grandes entreprises échouent à prendre en compte toutes les vies sur Terre, ils doivent être contestés.

Traduction de Jade Lindgaard
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COP21 : l’interdiction des manifestations est un abus de pouvoir

• 23 nov. 2015
• Par Les invités de Mediapart
• Édition : Les invités de Mediapart



Naomi Klein, journaliste canadienne, auteure, cinéaste et militante altermondialiste considère l'interdiction de manifester pendant la conférence Climat comme un révélateur des injustices politiques actuelles. « Encore une fois, un pays occidental riche place la sécurité des élites devant les intérêts de ceux qui se battent pour leur survie. Encore une fois, le message est : notre sécurité n’est pas négociable, la vôtre ne compte pas. »

________________________________________

Qui protège-t-on, quand on cherche à assurer la sécurité par tous les moyens nécessaires ? Et qui est sacrifié, alors que l’on pourrait faire beaucoup mieux ? Ces questions sont au cœur de la crise climatique. Les réponses sont la raison pour laquelle les sommets du Climat finissent si souvent dans l’acrimonie.

La décision du gouvernement français d’interdire les manifestations, marches et autres « activités en extérieur » pendant le sommet du Climat est perturbante à plusieurs niveaux. Ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’elle reflète l’injustice fondamentale de la crise climatique elle-même, et cette question centrale : qui sont les personnes dont la sécurité est considérée importante dans notre monde asymétrique ?

La première chose à comprendre, c’est que les personnes exposées aux pires effets du dérèglement climatique ne peuvent quasiment pas se faire entendre dans le débat public occidental, quand on se demande s’il faut agir sérieusement pour empêcher un réchauffement catastrophique. Les gigantesques sommets du climat comme celui que Paris s’apprête à accueillir sont de rares exceptions. Pendant deux petites semaines, les voix de ceux qui sont touchés, en premier et le plus fort, ont un peu de place pour se faire entendre là où des décisions majeures sont prises. C’est pour cette raison que des habitants des îles du Pacifique, des chasseurs Inuits et des personnes de couleur pauvres vivant à la Nouvelle Orléans parcourent des milliers de kilomètres pour y participer. Participer à ce sommet est une précieuse occasion pour parler du dérèglement climatique du point de vue de la morale, et de mettre des visages humains sur la catastrophe en train de se produire.

Le deuxième point important c’est que même lors de ces rares moments, les voix de ceux qui se trouvent en « première ligne » n’ont pas assez de place dans les réunions officielles, où dominent les gouvernements et les ONG les plus riches. Les voix des gens ordinaires s’expriment surtout dans les rassemblements de base qui se tiennent parallèlement au sommet, ainsi que dans les manifestations et les moments de protestation qui attirent de cette manière l’attention médiatique. Or le gouvernement français a décidé de confisquer le plus puissant de ces porte-voix, en affirmant qu’assurer la sécurité des manifestations mettrait en péril sa capacité à garantir la sécurité de la zone du sommet officiel où les dirigeants politiques vont se rencontrer.
Certains disent que cela se justifie dans la situation de riposte contre la terreur. Mais un sommet du climat des Nations-Unies n’est pas comme une réunion du G8 ou de l’Organisation Mondiale du Commerce, où les puissants se rencontrent et ceux qui n’ont pas de pouvoir tentent de gâcher leur fête. Les évènements concomitants de la « société civile » ne sont pas un ajout ou une distraction de l’évènement principal. Elles font intégralement partie du processus. C’est pourquoi le gouvernement français n’aurait jamais dû être autorisé à décider quelle partie du sommet il annule, et quelle partie il continue d’accueillir.

Après les épouvantables attaques du 13 novembre, il aurait plutôt dû décider s’il avait la volonté et la capacité d’accueillir tout le sommet, avec la pleine participation de la société civile, y compris dans les rues. S’il ne le pouvait pas, il aurait dû y renoncer et demander à un autre pays de le remplacer. Pourtant, le gouvernement de François Hollande a pris une série de décisions qui reflètent une échelle de valeurs et de priorités très particulières quant à qui et quoi obtient la pleine protection de sa sécurité par l’Etat. Oui aux dirigeants du monde, aux matchs de foot et aux marchés de Noël. Non aux manifestations pour le climat et aux rassemblements qui reprochent aux négociations, compte-tenu du niveau des objectifs de réduction des gaz à effet de serre, de mettre en danger la vie et les conditions de vie de millions, si ce n’est de milliards de personnes.

Et qui sait où cela finira ? Doit-on s’attendre à ce que l’ONU révoque arbitrairement les accréditions de la moitié des participants de la société civile ? Ceux qui semblent le plus susceptible de causer de l’agitation à l’intérieur du sommet bunkerisé ? Je n’en serais pas du tout étonnée.

Il est important de réfléchir à ce que l’annulation des manifestations et protestations signifie en réalité et au plan symbolique. Le dérèglement climatique est une crise morale car à chaque fois que les gouvernements des pays riches échouent à agir comme il le faudrait, ils envoient le message que nous, au Nord, plaçons notre confort immédiat et notre sécurité économique devant la souffrance et la survie de certains des habitants les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète.

La décision d’interdire les espaces les plus importants où les voix des personnes affectées par le climat auraient pu s’exprimer, est l’expression dramatique de cet abus de pouvoir profondément non éthique. Encore une fois, un pays occidental riche place la sécurité des élites devant les intérêts de ceux qui se battent pour leur survie. Encore une fois, le message est : notre sécurité n’est pas négociable, la vôtre ne compte pas.
Un dernier point : j’écris ces lignes depuis Stockholm, où je participe à une série d’événements publics sur le climat. Quand je suis arrivée, la presse s’excitait autour d’un tweet envoyé par la ministre de l’environnement, Asa Romson. Peu après la nouvelle des attentats de Paris, elle a tweeté sa colère et sa tristesse face à ces morts. Puis, qu’elle pensait que c’était une mauvaise nouvelle pour le sommet du climat, une pensée qui a traversé l’esprit de tous ceux que je connais, et qui ont un rapport avec le sommet du climat. Pourtant, elle a été jetée au pilori à cause de son insensibilité supposée : comment pouvait-elle penser au dérèglement climatique alors que venait de se produire un tel carnage ?

Cette réaction est révélatrice de l’idée que le changement climatique est une question mineure, une cause sans véritables victimes, un événement futile. En particulier quand les problèmes sérieux de la guerre et du terrorisme sont au centre de l’attention. Cela m’a fait penser à ce que l’auteure Rebecca Solnit a écrit récemment : « le dérèglement climatique est une violence ».

C’est une violence. Une partie de cette violence est infiniement lente : la montée du niveau des mers qui efface peu à peu des nations, les sécheresses qui tuent des milliers de personnes. Cette violence est aussi terriblement rapide : les tempêtes qui portent les noms de Katrina et Haiyan emportent des milliers de vies en un seul instant ravageur. Quand les gouvernements et les grandes entreprises échouent en conscience à agir pour empêcher la catastrophe du réchauffement, c’est un acte de violence. C’est une violence si grande, si mondiale, et infligée à tant de périodes temporelles à la fois (cultures anciennes, vies présentes, futur potentiel) qu’il n’existe pas encore de mot capable de decrire toute cette monstruosité. Faire preuve de violence pour réduire au silence ceux qui sont le plus vulnérables à la violence climatique est une violence de plus.

Pour expliquer pourquoi les matchs de foot se tiendraient comme prévu, le ministre français des Sports a déclaré : « la vie doit continuer ». Oui, c’est vrai. C’est la raison pour laquelle j’ai rejoint le mouvement pour la justice climatique. Parce que quand les gouvernements et les grandes entreprises échouent à prendre en compte toutes les vies sur Terre, ils doivent être contestés.

Traduction de Jade Lindgaard
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QUI A SACCAGE LE MEMORIAL DES VICTIMES DU TERRORISME, PLACE DE LA REPUBLIQUE ?



Encore une petite couche sur les "blacks blocs" avec leur tenue de crevette noire, reconnaissables à leur rayure jaune sur le casque, qui piétinent allègrement les bougies, messages d'enfants, bouquets et autres symboles de solidarité envers les victimes des attentats terroristes.


Edité le 02-12-2015 à 20:47:19 par Xuan




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COP21: les 10% plus riches au monde responsables de la moitié des émissions de CO2


02/12/2015 à 16h04 Mis à jour le 02/12/2015 à 16h04 BFM TV

http://img.bfmtv.com/c/1256/708/a48/a41b58533ea48e99b286f123ef9a9.jpg
Le jet Four Seasons est un Boeing 757 équipé de 52 sièges-lits en cuir. - P. K.

Entre individus très riches et très pauvres, l'écart ne se mesure pas qu'en termes de fortune. Les premiers rejettent aussi jusqu'à 175 fois plus de CO2 par personne que les seconds.

Dix pour cent des habitants les plus riches de la planète sont responsables à eux seuls de plus de la moitié des émissions mondiales de CO2. Ce, alors que la moitié la plus pauvre du globe n'est responsable pour sa part que de 10% des rejets polluants, assure l'ONG britannique Oxfam dans un rapport publié mercredi.

"Le changement climatique est intrinsèquement lié aux inégalités économiques: c'est une crise induite par les émissions de gaz à effet de serre des nantis qui frappe le plus durement des pauvres", affirme le rapport "Inégalités extrêmes et émissions de CO2", publié en marge des négociations climat près de Paris.

La nouveauté d'un calcul individuel par mode de vie

L'étude montre qu'une personne qui fait partie des 1% les plus riches au monde "génère en moyenne 175 fois plus de CO2 qu'une personne se situant dans les 10 % les plus pauvres". Alors que le calcul des émissions de CO2 se fait généralement en fonction de la production par pays, l'étude porte, elle, sur les émissions de CO2 directement liées aux modes de consommation individuelle, et prend donc en compte les produits importés. Elle compare ainsi les effets des modes de vie sur le climat.

Aussi, Oxfam montre que même si les émissions totales des grands pays émergents progressent très vite - la Chine étant le premier pollueur au monde -, "les émissions liées au mode de consommation des habitants les plus riches dans ces pays restent bien plus faibles que celles de leurs équivalents dans les pays riches de l'OCDE". L'Inde, actuellement troisième pays le plus polluant derrière la Chine et les Etats-Unis, devrait détrôner les Etats-Unis d'ici à 2030 et se retrouver dans le duo de tête.

Les pays riches doivent montrer la voie


"Certes les émissions augmentent rapidement dans les pays en développement, mais une grande partie de ces émissions proviennent de la production de biens consommés dans d'autres pays", souligne Oxfam.
"Les pays en développement doivent faire leur part, mais c'est aux pays riches qu'il appartient de montrer la voie, et d'assumer les conséquences désastreuses de leurs modes de développement et de consommation", estime dans ce rapport Romain Benicchio, responsable des politiques climat à Oxfam France.

La responsabilité historique du Nord pointée par le Sud

Une étude similaire avait été publiée début novembre par les économistes français Lucas Chancel et Thomas Piketty, établissant qu'un Nord-Américain émettait en moyenne 22,5 tonnes d'équivalent CO2 par an, quand ce chiffre était de 2,2 pour un Africain.

La question de la "responsabilité historique" des pays industrialisés dans le dérèglement climatique, ainsi que celle de l'aide financière aux pays du Sud pour accompagner leur adaptation aux effets du réchauffement, sont des points critiques de ces négociations internationales pour la lutte contre le réchauffement. A cet égard, nombre de pays en développement tiennent particulièrement au principe de "responsabilité commune mais différenciée", qui implique que les pays du Nord soient tenus à davantage d'obligations. De leur côté, les pays industrialisés tiennent à ce que les grands pays émergents s'engagent davantage dans la lutte contre le changement climatique.

Par D. N. avec AFP

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   Posté le 05-12-2015 à 15:52:42   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Etat d'urgence climatique : la COP21 répond par un texte d'une grande indigence !


5 DÉC. 2015 PAR MAXIME COMBES BLOG : PARIS2015 : CHANGER LE SYSTÈME, PAS LE CLIMAT !

Un texte a été adopté ce samedi comme base de négociation pour la phase ministérielle qui débute lundi 7 décembre. Présentée comme « un moment historique », cette décision ne peut masquer la très grande pauvreté du texte, comme si l'Etat d'urgence climatique s'arrêtait à la porte de la COP21.


Les superlatifs s'empilent. « Moment historique » et « rendez-vous avec l'histoire » pour les co-présidents de la négociation qui n'hésitent pas à comparer ce texte – au-delà même de toute exagération acceptable – à la déclaration des droits de l'homme en 1948. De « l'émotion » et un « vent d'optimisme » pour Laurence Tubiana, négociatrice française. Les représentants des pays se félicitent des « progrès », des « avancées », du « caractère constructif » de la négociation. Nous avons assisté à une longue litanie d'interventions d'auto-congratulations qui peut apparaître un peu décalée au regard de l'ensemble des points conflictuels qui ne sont pas résolus.
Plus frappant encore, parler de moment historique au moment où, Chennai, la 4ème ville la plus peuplée d'Inde est paralysée par des inondations qui ont déjà fait au moins 269 morts, apparaît déplacé et inconvenant. Surtout quand personne n'y fait référence au sein du Bourget.

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inondations-indes-decembre-2015-04

La suite ? « Rien n'est décidé avant que tout soit décidé » a-t-il été rappelé. Ce texte, qui ne change pas fondamentalement des textes précédents, servira désormais de base de négociation pour les ministres des 195 pays qui seront à Paris à compter de lundi matin. Ils auront la tâche de régler l'ensemble des points qui ne le sont pas pour présenter un projet d'accord « jeudi matin au plus tard », selon Laurence Tubiana. Selon l'agenda officiel, il est toujours question d'adopter « l'Accord de Paris » ce vendredi 11 décembre. Officiellement.

Le mandat confié à la COP21 est-il sur la bonne voie ?


adh-durban

Etabli à Durban en 2011, le mandat des négociations est clair : définir un instrument juridique qui prenne la suite du protocole de Kyoto à partir de 2020 et renforcer les engagements de réduction des émissions de GES afin de revenir sur une trajectoire permettant de rester en deçà de 2°C. Comme le montrent désormais de nombreuses études, y compris l'évaluation réalisée par l'ONU, les contributions nationales volontaires des Etats conduisent à un réchauffement climatique supérieur à 3°C d'ici la fin du siècle. Il aurait été logique que l'écart entre le souhaitable (les 2°C ou moins) et le réel (les 3°C ou plus) soit au cœur de la négociation de Paris et que les Etats s'accordent pour se répartir les efforts supplémentaires nécessaires. Comme le confirme cette première semaine de négociations, ce n'est pas le cas. Ces contributions ne seront pas revues à la hausse lors de la COP21, parce qu'aucune des puissances de la planète n'en a la volonté.

Les pays du Nord ne font pas leur part.

C'est frappant et choquant. Beaucoup des commentateurs, des Etats et des ONG regrettent que ces contributions ne soient pas plus ambitieuses. Ce dispositif de « name and shame », où les Etats nomment leurs objectifs et sont ensuite pointés du doigt s'ils ne les réalisent pas, devrait aujourd'hui conduire à blâmer les pays qui sont trop éloignés de leur juste part en matière de lutte contre les dérèglements climatiques. C'est ce que fait l'étude menée par de très nombreuses ONG et syndicats, intitulée CSO Equity review, signée par Attac France, dont les résultats ont été publiés ce vendredi, dans un relatif anonymat, notamment du côté de la presse française. Résultats dont nous avions dévoilé la teneur sur ce blog et qui montrent que les pays les plus éloignés de leur juste part sont la Russie, le Japon, les Etats-Unis, l'Union européenne, etc... et non pas les pays du Sud – notamment la Chine et l'Inde – souvent pointés du doigt.

Institutionnaliser la procrastination

La moitié du mandat de la COP21 n'est donc pas atteint et ne le sera pas d'ici le 11 décembre. Les responsables sont pourtant connus, principalement les pays du Nord, notamment ceux qui sont regroupés dans le groupe appelé « Umbrella Group » insuffisamment mis à l'index pour leurs actions néfastes au sein des négociations. Dès lors, de nombreux commentateurs et ONG préfèrent mettre l'accent sur l'inclusion d'éventuels mécanismes d'évaluation (stocktaking) et de révision pour laisser penser que les Etats pourraient revoir leurs objectifs à la hausse dans les prochaines années et revenir sur une trajectoire de réchauffement inférieure à 2°C. Comme si nous n'avions pas déjà suffisamment de données, de rapports et de projets de transition pour justifier que ces objectifs soient revus à la hausse dès aujourd'hui. D'une certaine manière, se focaliser sur ces mécanismes de révision revient à parier que les Etats consentiront à faire demain ce qu'ils refusent de faire aujourd'hui, et donc à institutionnaliser, dans le texte même de l'accord, la procrastination.

Evaluer pour aller où ?

En matière de négociations, tout est question de détail. Que le futur accord de Paris comporte un mécanisme d'évaluation des « progrès » réalisés ne fait guère débat. Le nouveau texte repousse néanmoins cette première évaluation à 2024 (article 10.2), soit dans neuf ans. Ce qui est beaucoup trop tardif pour infléchir significativement les objectifs fixés dans les contributions nationales. Le rôle de cette évaluation n'est d'ailleurs pas clarifié : s'agit-il d'un pur travail d'analyse ou doit-elle établir une base sur laquelle justifier une révision à la hausse des contributions nationales ? Sur quels principes doivent reposer ces évaluations à la hausse : les dernières données scientifiques, les principes d'équité et de responsabilités communes mais différenciées etc ? C'est en débat.

Par ailleurs, l'éventuelle introduction d'un mécanisme d'inventaire et de révision dès 2017 ou 2018, n'est plus explicitement mentionné dans la partie qui porte sur la période prè-2020. Le terme « stocktake » ne figure pas dans cette partie de texte. Pas plus que l'option consistant à demander aux pays développés de « réviser leurs objectifs de réduction d'émissions » pour « atteindre 25 à 40 % de réduction d'émissions d'ici à 2020 », ce qui est pourtant le minimum syndical exigible, selon le GIEC, pour espérer rester en deça des 2°C de réchauffement.

Bref, se focaliser sur ces mécanismes d'évaluation et de révision pour laisser penser qu'il sera possible de revenir sur une trajectoire de réchauffement inférieure à 2°C relève à ce stade de la pure fiction.

Financement : Les Etats-Unis sur le grill

(à venir)

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   Posté le 17-11-2016 à 11:12:32   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Euronews
09:32 - 14 Nov 2016

LA CHINE À LA TÊTE DE LA LUTTE CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?


Des actions pour sauver le climat, c’est ce que réclament ces manifestants aux dirigeants mondiaux à Marrakech, alors que l’incertitude quant à l’engagement des Etats-Unis dans la lutte contre les dérèglements climatiques occupe tous les esprits ou presque. (voir vidéo sur site)

L‘élection de Donald Trump a fait l’effet d’une douche froide sur les espoirs suscités par l’accord laborieusement obtenu à Paris fin 2015. Pendant la campagne électorale, le magnat a promis un retour au charbon, et autres énergies fossiles responsables d‘émissions de CO2.
Selon Trump, le réchauffement climatique n’est qu’un canular. Il accuse la Chine d’en être à l’origine et d’avoir pour objectif à terme de rendre les produits américains non-compétitifs.

Or pour la Chine, actuellement le plus gros pollueur, un désengagement des Etats-Unis ne serait pas si négatif que cela, ce serait l’occasion de prendre le leadership de la lutte contre le changement climatique.

“La Chine prendra la tête de cette lutte, notamment en participant à toutes les activités liées au drastique changement climatique. Et je pense que la Chine s’impliquera totalement et sérieusement pour lutter contre le changement climatique“ , explique Liu Qiang, directeur du centre national chinois pour la stratégie climatique et la coopération internationale (NCSC).

Et en effet, les efforts de la Chine seraient à l’origine de la stabilisation des émissions globales de CO2 pour la troisième année consécutive, selon une étude présentée aux leaders à la COP22. La Chine ferait brûler moins de charbon.

Les émissions mondiales de CO2 se stabilisent, mais le climat continue de s’emballer
Le bilan annuel du Global Carbon Project montre l’effet positif du ralentissement de la consommation de charbon en Chine. Mais les émissions indiennes croissent fortement.
lemonde.fr


Ce constat est encourageant, mais les scientifiques sont en alerte : cela ne veut pas dire que le pic d‘émissions de CO2 ait été atteint, le réchauffement continue.

“Le réchauffement va atteindre 1,2 degrès celsius. Nous allons donc dans la mauvaise direction si l’on pense que l’accord de Paris a fixé la limite à ne pas dépasser à 1,5 degrés de plus que l‘ère pré-industrielle“ , déclarait Petteri Taalas, le secrétaire-général de l’Organisation météorologique mondiale, l’OMM.

Selon un graphique publié par la NASA, le niveau de CO2 dans l’atmosphère a dépassé son record historique en 1950 et n’a cessé de croître depuis…Les concentrations atmosphériques de ce gaz sont passées de leur valeur pré-industrielle de 278 particules par million (ppm) à 400 en 2013.

Au deuxième jour de la Conférence sur le climat à Marrakech (COP 22), l'Organisation météorologique mondiale (OMM) vient de publier une analyse détaillée du climat mondial de 2011 à 2015 –

Selon des scientifiques, la Terre serait donc au seuil d’une nouvelle ère géologique, baptisée Anthropocéne, car cette fois-ci, c’est l’action humaine, et notamment l’industrialisation, qui modifie le climat en provoquant sécheresses, inondations, fonte des glaciers, augmentation du niveau des océans, ou encore la disparition d’espèces animales et végétales…

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