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 Les socialos au pouvoir : récapitulatif

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Xuan
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   Posté le 21-09-2014 à 15:43:27   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le Monde Diplomatique de septembre fait un bilan des mesures antisociales du gouvernement Hollande dans un article de Martine Bulard (les références des pages ont été supprimées) :

LA POLITIQUE DÉBOUSSOLÉE


II n'est pas toujours aisé, sur le plan économique et social, de pointer les différences entre une politique de gauche version Parti socialiste (PS) et une politique de droite version Union pour un mouvement populaire (UMP). Dès lors, la confusion s'installe et les repères se brouillent . Dans cet univers politique déboussolé, le Front national navigue entre les promesses contradictoires. Ainsi, à Paris, Mme Marine Le Pen exige le gel, voire la réduction du nombre des immigrés ; mais dans le Lot-et-Garonne, les agriculteurs proches de son parti plébiscitent cette main-d'œuvre précaire. Dévastateurs sur le plan politique et générateurs d'inégalités, les choix de M. François Hollande et de son premier ministre Manuel Valls témoignent à la fois d'une inaltérable croyance dans les vertus de l'austérité et d'une funeste persévérance.

Purge à la française
PAR MARTINE BULARD


« Mon véritable adversaire, c'est le salaire. » Bien sûr, ce type de conviction ne s'affiche pas publiquement, et le président de la République française ne s'exprime pas ainsi. Mieux vaut clamer son rejet de la finance pour gagner, à gauche, une élection. Mais, une fois les urnes vidées, le dogme du «coût du travail» trop élevé a dicté la conduite de M. François Hollande, quel que soit son premier ministre - tout en rondeur, comme M. Jean-Marc Ayrault, ou libéral décomplexé comme M. Manuel Valls.

Il ne lui a pas fallu un mois après son arrivée à l'Elysée pour en faire la démonstration. Sa première décision a porté sur le smic ; il a limité le «coup de pouce» rituel à... 0,56 centime brut de l'heure. Appliquer au salaire minimum une hausse supérieure à celle prévue par la loi : à part M. Nicolas Sarkozy, qui n'avait rien accordé du tout, aucun président n'avait encore dérogé à cette tradition. Sans même remonter en 1981, quand François Mitterrand avait relevé le smic de 6,1 % (au-dessus de l'inflation), on peut citer l'exemple de M. Jacques Chirac en 1995 (+ 2,9 %) ou en 2002 (+3 %) (!).

Selon l'un de ces «visiteurs du soir» que semble priser l'hôte de l'Elysée, cette «hausse limitée» vise à «préserver les entreprises» (2). Car il va de soi que le smic menacerait leur pérennité, y compris celle des géants de la distribution comme Carrefour, Intermarché et autres champions des bas salaires. Dans ce cas, elles devraient être comblées : entre juillet 2012 et juillet 2014, le pouvoir d'achat du smic net (une fois les cotisations sociales payées) a baissé de 1,5 % (voir la liste des décisions prises par le gouvernement pages suivantes).

Mais l'attaque va bien au-delà. Pour la première fois depuis l'après-guerre, les employeurs ont obtenu d'avoir les mains libres pour baisser les salaires, augmenter les heures travaillées ou obliger l'employé à changer d'unité de production, quel que soit son contrat. Le gouvernement a appelé cela, sans rire, la «sécurisation de l'emploi», en se targuant d'avoir simplement mis en musique un accord signé par les trois organisations patronales, dont le Mouvement des entreprises de France (Medef), et par trois syndicats de salariés, dont la Confédération française démocratique du travail (CFDT). Seule limite à l'omnipotence patronale : il faut obtenir l'assentiment de syndicats représentant la moitié au moins des salariés. Avec le niveau de chômage actuel, cela ne doit pas être très difficile.

Chez Renault, par exemple, l'accord a conduit à augmenter le temps de travail en réduisant le nombre de jours de congé (de 16 % en moyenne), à bloquer les salaires selon le mot d'ordre «travailler plus pour gagner moins», tout en entérinant une réduction des effectifs de 15 %. Pas étonnant que le groupe ait multiplié ses profits par vingt (3) - même si ce résultat ne tient pas qu'à la France.

Les expériences précédentes ne laissaient d'ailleurs planer aucun doute. Chez Bosch, à Vénissieux, les salariés avaient accepté en 2004 de travailler trente-six heures payées trente-cinq et de renoncer à une partie des majorations pour travail de nuit; leurs sacrifices n'ont servi qu'à rendre la société plus présentable : leur usine a été vendue en 2010, et plus de cent emplois ont disparu. Même scénario chez General Motors à Strasbourg, Continental à Clairoix, Dunlop à Amiens...

Le «toujours moins » salarial est devenu la doctrine officielle défendue par M. Hollande et sa majorité parlementaire. D'abord mezza voce, lors de la mise au point du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) - un vaste plan de réduction des cotisations sociales payées par le patronat, adopté en décembre 2012. L'affaire est loin d'être un détail : dès 2013, la masse salariale de toutes les entreprises (riches et pauvres, grandes et petites) diminue de 4 % en moyenne, pour 6 % prévus d'ici à 2016. Toutefois, ce gigantesque cadeau sous forme de crédit d'impôt ne se matérialisera vraiment qu'en 2014. Pour l'heure, l'équipe Hollande peut donc se contenter de vanter ses «efforts pour l'emploi» , sans revendiquer les dogmes libéraux. Et le patronat peut continuer à vilipender les «charges» insupportables et les impôts confiscatoires - chacun garde en mémoire la fronde des «pigeons » (4) et les déclarations tonitruantes de M. Pierre Gattaz, le président du Medef.

Début 2014, le ton change. M. Hollande élargit les aides consenties, qu'il baptise du joli nom de «pacte de responsabilité». Il abandonne alors tout cache-sexe idéologique et affirme, au cours de sa conférence de presse du 14 janvier 2014, que le pacte a un «principe simple : alléger les charges des entreprises, réduire leurs contraintes» . Du Gattaz dans le texte. Ou du Sarkozy - au choix. Au passage, le président socialiste oublie les fondements mêmes de la cotisation sociale, conçue, dès l'origine, comme une mise en commun d'une partie du salaire dû aux travailleurs au sein des organismes de la Sécurité sociale ou dans l'assurance-chômage pour faire face aux aléas de la vie. Cette mutualisation n'a rien à voir avec la rémunération du capital (dividendes, taux d'intérêt), qui, lui, devient de plus en plus vorace. « Un salarié travaille aujourd 'hui environ six semaines et demie pour les actionnaires, contre deux semaines il y a trente ans » , a calculé l'économiste Michel Husson (5). Mais, pour M. Hollande, il n'y a pas de charges liées au capital...

Le pouvoir s'est donc attelé à réduire, ou même à faire disparaître (pour le smic en janvier 2015, par exemple), les cotisations payées par l'employeur, et à baisser les impôts sur les sociétés de cinq points à l'horizon 2020. Contraint d'augmenter les cotisations retraite, il annonce une hausse qu'il promet équitable entre les salariés et les employeurs (+0,15 point chacun), mais assure tout aussitôt que ces derniers en seront exonérés, au moins en 2014. Le contribuable paiera à leur place...

Reconnaissons que le Parti socialiste possède un don particulier pour briser les « tabous » du modèle social français. Ainsi, en 1983, s'appuyant (déjà ) sur la crise - monétaire, celle-là -, le ministre de l'économie Jacques Delors avait imposé la désindexation des salaires sur l'inflation. C'est ce que l'économiste Alain Cotta appela plus tard le «don Delors» , le cadeau «le plus considérable que l'entreprise privée eût jamais reçu des pouvoirs publics (6)» : 232 milliards de francs (l'équivalent de 76 milliards d'euros) entièrement prélevés sur les salaires entre 1983 et 1986. Pour le patronat, la victoire fut à la fois financière et idéologique : l'échelle mobile (l'indexation), qui existait depuis 1952, était morte.

Cette fois, le patronat reçoit une manne non négligeable en ces temps de disette budgétaire : 40 milliards d'euros. De plus, l'idée de faire milliards d'euros en 2011 et atteindra sans doute 5 milliards d'euros en 2014, selon les estimations officielles.
Les aides vont en priorité aux mastodontes ultrarentables, tels Sanofi, Total, L'Oréal, Dassault Aviation, Peugeot, Servier, etc. (7). En outre, les effectifs consacrés à la recherche-développement dans les entreprises ont baissé de 1,8 % entre 2008 et 2011 (derniers chiffres connus).

La recherche publique, elle, voit ses crédits stagner, ou même baisser : -3 % à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), par exemple.
Comme le souligne l'hebdomadaire économique L'Usine nouvelle, «les entreprises ont du cash, mais pas l'envie d'investir» (18 décembre 2013). Pas assez rentable. D'autant que les débouchés se retreignent en Europe, premier marché de la France, comme sur le marché intérieur. Et pour cause : ce qui est donné aux uns doit être pris aux autres. Il faut non seulement compenser les cadeaux sociaux et fiscaux, mais aussi réduire le déficit public, conformément à la doxa européenne. Du coup, l'équipe Hollande-Ayrault-Valls a augmenté les impôts, en créant une nouvelle tranche sur les plus hauts revenus - une première depuis deux décennies-, mais surtout en matraquant tous les autres. Deux millions de ménages qui ne payaient pas d'impôts sont devenus imposables en 2013. Ce n'est qu'en juillet dernier que le gouvernement a redressé la barre pour les personnes touchant moins de 1200 euros. Et les bas revenus sont devenus si nombreux que cette seule mesure a entraîné une baisse du nombre de foyers imposés, qui est passé de 53 % des familles l'an dernier à 48,5 % cette année. Par ailleurs, M. Hollande a promis de fusionner la prime pour l'emploi et le revenu de solidarité active (RSA) accordés aux très bas salaires et ainsi d'« améliorer le pouvoir d'achat des salariés les plus modestes » (8). Sans autre précision.

D'ores et déjà, tous les salariés, modestes ou non, financent la baisse des cotisations employeurs chaque fois qu'ils consomment, par le biais de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dont les taux ont grimpé depuis le 1er janvier 2014. La TVA « sociale » concoctée par M. Sarkozy est ainsi remise au goût du jour. Tout comme la révision générale des politiques publiques (RGPP), réapparue sous le vocable de « modernisation de l'action publique ». Certes, le gouvernement a créé vingt-quatre mille six cents postes d'enseignant, mais ces créations doivent être compensées par des réductions dans les autres secteurs.
Les objectifs n'ont pas varié : dégraisser le «mammouth», désigné comme la cause première, sinon unique, du déficit public. Pourtant, contrairement à ce que prétendent les dirigeants, la part des dépenses de l'Etat rapportée au produit intérieur brut a baissé de deux points entre 1978 et 2012 (9). Le déficit vient essentiellement de la réduction du niveau d'imposition des familles les plus fortunées et des intérêts accordés aux riches prêteurs, deux choix assumés par les gouvernements successifs - de droite comme de gauche:

Socialement injuste, cette politique conduit tout droit à la récession, et on voit poindre les premiers signes. En effet, l'austérité salariale entraîne dans sa chute la consommation (- 0,5 % au premier trimestre), conduit à une réduction de la production (-1,2 % au second trimestre), à un report des investissements et à une pression à la baisse sur les prix : ce que l'on appelle la déflation.
Dès lors, les rentrées fiscales dégringolent, et mécaniquement, le poids de la dette augmente, incitant les idéologues du marché à exiger une baisse supplémentaire des dépenses publiques les salaires... La spirale est connue. Le Japon tente sans succès de s’en extraire depuis plus de quinze ans.
Le raisonnement simpliste selon lequel la baisse des dépenses salariales assure une plus grande compétitivité, laquelle permet d'exporter plus et de booster la croissance, est inopérant.
Pour aux moins trois raisons : d’abord, nos clients subissent eux aussi l'austérité -même l'Allemagne, qui a misé sur le «tout export» à la manière chinoise, s'affaisse.
Ensuite, l’euro fort dévore les baisses de coûts intérieurs.
Enfin, la compétitivité dépend moins du niveau des salaires que de l'innovation et de la qualité des produits - et, dans ces deux domaines, la France accuse un retard que l'on ne pourra combler que par une haute qualification des salariés (et donc par de hauts salaires).

De nombreux économistes explorent d'autres pistes. Ils n'ont pas voix au chapitre. M. Hollande a généralisé le recours aux experts, mais il les trie sur le volet, histoire de donner une apparence d'objectivité à des choix biaisés en faveur du capital. Le rapport sur la compétitivité, chargé de préparer le terrain pour le pacte du même nom, a été concocté par M. Louis Gallois, actuellement président du conseil de surveillance de Peugeot après avoir dirigé la Snecma, la SNCF et EADS, qui ont tous connu des «plans sociaux». Celui sur les retraites a été élaboré par Mme Yannick Moreau, membre du très sélect club Le Siècle (qui réunit dirigeants politiques, patrons et journalistes), ainsi que par M. Daniel Cohen, conseiller de la banque Lazard, et par Mme Sylvie François, directrice des ressources humaines à La Poste - où les suicides d'agents se multiplient (10).
Même tableau pour le groupe d'experts sur le smic : il comprend M. François Bourguignon, vice-président de la Banque mondiale, ou encore M. Stefano Scarpetta, directeur de l'emploi et des politiques sociales à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui mène campagne depuis vingt ans pour une déréglementation du marché du travail. Pas un seul dissident. Pas une seule voix iconoclaste.

MARTINE BULARD.



notes

( 1 ) En 1977, M. Lionel Jospin, premier ministre de M. Chirac durant la cohabitation, avait accordé une hausse supplémentaire de 2,8 %.
(2) Libération , Paris, 26 juin 2012.
(3) Pierrick Fay, «Un premier semestre encourageant pour les bénéfices du CAC 40»,
Les Echos , Paris, 8 août 2014.
(4) Nom que s'étaient donné les dirigeants de petites entreprises qui avaient lancé à
l'automne 2012 une pétition en ligne contre la hausse de leurs impôts. Ils avaient eu gain
de cause.
(5) Michel Husson, «Le partage de la valeur ajoutée en Europe», La Revue de VIRES ,
n° 64, Noisy-le-Grand, 2010.
(6) Alain Cotta, La France en panne , Fayard, Paris, 1991.
(7) Le Monde , 30 septembre 2013.
(8) Entretien au Monde, 21 août 2014.
(9) Collectif pour un audit citoyen de la dette publique, « Que faire de la dette ? Un audit
de la dette publique de la France », 27 mai 2014, www.audit-citoyen.org
(10) Lire Noëlle Burgi et Antoine Postier, «A La Poste, "des gens un peu inadaptés"», Le Monde diplomatique , juillet 2013.

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Le smic en ligne de mire

En juillet 2012, le smic a augmenté de 2 % : 1,4 % pour pallier l’inflation, comme la loi en fait obligation, et 0,6 % au titre du « coup de pouce » (0,56 centime par heure de travail). Il n’y a pas eu d’autre « coup de pouce » en 2013 et 2014.
Depuis le 1er juillet 2012, le smic net (c’est-à-dire compte tenu des cotisations) est passé, pour 35 heures, de 1 118,29 euros mensuels à 1 128,70 euros. Soit une augmentation de 0,8 %, et une baisse de 1,5 % si l’on tient compte de l’inflation.

Gel des salaires des fonctionnaires

Dès 2012, le gouvernement promet la création de 60 000 emplois dans l’éducation nationale. Au 30 juin 2014, un peu plus du tiers des postes (24 600) ont vu le jour. Dans la foulée, en septembre 2012, la révision générale des politiques publiques (RGPP) instaurée par M. Nicolas Sarkozy est supprimée. Mais, le 18 décembre de la même année, elle est remplacée par la modernisation de l’action publique (MAP), sa quasi-jumelle.
Quant aux salaires, ils restent bloqués. Le point d’indice, gelé depuis 2010, le demeurera jusqu’en 2017, a confirmé le premier ministre Manuel Valls (16 avril 2014). La perte de pouvoir d’achat oscille déjà entre 0,5 et 0,8 %, selon les catégories, pour 2011 et 2012.

Une « sécurisation » par la précarisation...

Les principales dispositions de la loi de « sécurisation de l’emploi » du 14 juin 2013 visent directement à réduire les dépenses salariales. Elles autorisent les employeurs à augmenter le temps de travail tout en gelant ou même en diminuant les salaires (sauf ceux inférieurs à 1,2 smic) pendant deux ans en cas de « graves difficultés conjoncturelles ». Il faut pour cela l’aval de syndicats représentant plus de 50 % des salariés ; mais on sait que, en période de fort chômage, le chantage fonctionne. En cas de refus, le salarié est mis à la porte selon la procédure du licenciement économique. La loi instaure également des « plans sociaux » express, considérés comme valables au bout de trois semaines à moins d’un veto de l'administration. Autre innovation : le contrat à durée indéterminée intermittent (CDU), grâce auquel, lorsqu'on travaille quelques mois, on voit sa rémunération lissée sur l'année - tout comme son droit aux indemnités de chômage. Enfin, il devient impossible de poursuivre son employeur en justice au-delà de trois ans après les faits, contre cinq ans auparavant.

... Et des contreparties qui n'en sont pas

Pour faire bonne mesure, une surtaxe a été instaurée sur les contrats à durée déterminée (CDD) de moins de trois mois : de 0,5 point à 3 points selon la durée. Elle est faible, et les exceptions sont nombreuses (exécution de tâches précises comme pour les sondages, emplois saisonniers...). « La mesure, en vigueur depuis un an, n'a pas modifié les comportements d'embauché», admettent Les Echos (6 juin 2014).
On pourrait mettre au crédit de M. François Hollande la généralisation d'une assurance-maladie complémentaire - une bonne chose pour les salariés privés de mutuelle. Mais il aurait aussi bien pu choisir d'augmenter le remboursement des soins pour tous. Il a préféré offrir un nouveau marché aux assureurs privés comme Axa. De même, les droits rechargeables pour les chômeurs (qui ne perdent pas leur droit aux indemnités lors d'un contrat court) représentent une amélioration, mais qui va être payée par les autres demandeurs d'emploi, puisque les recettes n'augmentent pas.

Retraites : régression pour presque tous

M. Hollande a permis aux travailleurs ayant commencé à travailler avant 20 ans et ayant cotisé tous leurs trimestres de bénéficier d'une retraite à taux plein (décret du 3 juillet 2012). En revanche, il a poursuivi la réforme de M. Sarkozy, qui, déjà, fixait à 62 ans l'âge de départ à la retraite pour les personnes nées après 1954 et ayant cotisé tous leurs trimestres (plus de quarante et un ans et demi), et à 67 ans (et non plus 65 ans) pour les autres. A son initiative, la durée de cotisation pour bénéficier d'une retraite à taux plein s'accroît d'un trimestre tous les deux ans jusqu'en 2020. Les personnes nées en 1973 devront ainsi cotiser quarante-trois ans.

Pour faire passer la pilule, le gouvernement a instauré un «compte pénibilité» permettant à certains salariés travaillant dans des conditions difficiles d'accumuler des points pour partir plus tôt. Mais, à la veille du sommet social des 6 et 7 juillet, il l'a reporté sous la pression du Mouvement des entreprises de France (Medef).

Puisqu'il faut bien financer les aides accordées aux entreprises (lire ci-dessous «Le leurre de la compétitivité»), les pensions supérieures à 1200 euros brut par mois ne seront plus revalorisées (loi de finances rectificative pour 2014, juillet 2014).

Enfin, le président et sa majorité ont augmenté les cotisations retraite payées par les salariés et les employeurs : 0,15 point chacun en 2014 et 0,30 point entre 2015 et 2017 (loi du 13 décembre 2013). Toutefois, la hausse à la charge de l'employeur en 2014 sera compensée par une baisse équivalente du taux de cotisation de la branche famille (coût estimé : 1 milliard d'euros).

TVA sociale, le retour

Inventée par M. Sarkozy et la droite parlementaire, la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) «sociale», qui portait le taux normal de 19,6 à 21,2 % pour compenser le crédit d'impôt aux entreprises, est abrogée par l'Assemblée nationale le 17 juillet 2012. Elle renaît sous une autre forme le 29 décembre de la même année, lors de la loi de finances rectificative pour 2013. Le taux normal passe à 20 % ; le taux intermédiaire, de 7 à 10 %. Le taux réduit sur les produits de première nécessité, qui devait baisser, est finalement resté à 5,5 %.

Une tranche d'impôt supplémentaire

La loi de finances rectificative pour 2013 instaure une tranche supplémentaire à 45 % pour la partie du revenu déclaré supérieure à 150000 euros (pour une personne) et, pour 2014, à 151 200 euros. Mais M. Hollande, comme son prédécesseur en 2010 et 2011, n'avait pas relevé du montant de l'inflation le seuil à partir duquel on paie l'impôt. Résultat : bien qu'ayant un revenu identique, certains ménages qui n'étaient pas imposés le sont devenus. Le nombre de contribuables est passé de 17 millions en 2010 à 19,2 millions en 2013.

Pour 2014, des réductions d'impôts ont été décidées : 350 euros pour un ménage d'une personne dont les revenus 2013 sont inférieurs à 14145 euros, 700 euros pour un couple jusqu'à 28290 euros. Au total, 4 millions de ménages sont sortis de l'impôt sur le revenu. Dans le même temps, l'avantage lié au quotient familial est bloqué à 1 500 euros. La demi-part supplémentaire accordée aux personnes vivant seules et ayant élevé un (ou des) enfant(s) est définitivement supprimée.

Impôt sur la fortune \ un léger mieux

Les deux taux d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) adoptés par le précédent président de la République (0,25 % et 0,5 %) ont été supprimés et la progressivité rétablie avec cinq tranches (de 0,5 à 1,5 %). Le seuil d'imposition (1,3 million d'euros) reste inchangé. Officiellement, le « bouclier fiscal » a été supprimé. Dans les faits, un plafonnement à 75 % est instauré, qui comprend les impôts dus en France et à l'étranger - y compris les prélèvements sociaux du type contribution sociale généralisée (CSG).

Le leurre de la compétitivité

Le plan d'abord connu sous le nom de «crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi» (CICE), adopté en décembre 2012, entérine une baisse des cotisations payées par les entreprises équivalant à 4 % de leur masse salariale en 2013 et à 6 % en 2015 (restitués sous forme de crédit d'impôt). Rebaptisé «pacte de compétitivité et de responsabilité» lors du conseil des ministres du 14 janvier 2014, il amplifie les réductions de cotisations patronales (aucune cotisation sur le smic à partir du 1W janvier 2015, baisse des cotisations à la branche familiale de la Sécurité sociale) et instaure une baisse des impôts sur les sociétés, censés passer de 33 % (officiellement, c'est-à-dire hors niches fiscales et autres optimisations) à 28 % d'ici à 2020. Au total, les cadeaux représentent 40 milliards d'euros. Le gouvernement n'a demandé aucune contrepartie - tout au plus a-t-il nommé une... commission de suivi présidée par M. Jean Pisani-Ferry, du Cercle des économistes.
S'y ajoute le maintien du crédit d'impôt recherche (CIR), créé en 2003, amplifié par M. Sarkozy. Le coût pour l'Etat, qui a atteint 5,1 milliards d'euros en 2011, devrait dépasser les 6 milliards cette année. Entre 2008 et 2012, les effectifs de la recherche dans les entreprises ont baissé de 1,8 % (selon la Cour des comptes).

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Xuan
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   Posté le 01-11-2014 à 19:14:11   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Tandis qu'une nouvelle hausse des tarifs EDF et GDF est annoncée (ça tombe bien pour l'hiver) et que la taxation des dividendes est mise sous le boisseau, la base sociale du PS fond comme la neige :

Les adhérents en chute libre au PS: le Parti socialiste relativise malgré la crise

Le HuffPost Par Geoffroy Clavel



PARTI SOCIALISTE - L'"information" est très mal passée dans les couloirs de la rue de Solférino. Réagissant à la publication d'un document interne par Europe1 annonçant une baisse historique de ses adhérents, le Parti socialiste s'est fendu d'un communiqué lapidaire pour démentir le caractère "provisoire" de la situation.

Selon les chiffres publiés par Europe1 extraits du budget prévisionnel 2014 du Parti socialiste, ce dernier serait confronté à une inquiétante chute du taux de renouvellement des adhésions de ses militants. Un symptôme parmi d'autres de la crise qui couve au PS après les déroutes électorales et face à l'impopularité du gouvernement.

Selon ce document, le PS anticipait 2,3 milions d'euros de recettes d’adhésion pour l'année. Mais au 31 juillet 2014, celui-ci n'avait enregistré que 530.369 euros de recettes, soit plus de 810.000 de moins que prévu pour cette date. Si cette tendance se confirme d'ici à la fin décembre, ce sont 60 % des adhérents qui n'auront pas renouvellé leur carte. Un gadin historique qui ferait chuter le PS en dessous de la barre des 100.000 adhérents

Le PS revendique 160.000 adhérents

Un calcul que dément le Parti socialiste. Sans démentir l'authenticité du document d'Europe1, le PS estime que "l’état des adhésions au 31 juillet 2014 ne peut être considéré comme définitif."

"C’est seulement à la date du 31 décembre que la réalité de l’évolution des adhésions au Parti socialiste sera analysée, à la fin d’un second semestre 2014 marqué par une progression de plus de 20% du nombre de participants à l’Université d’été de La Rochelle et à l’issue de la forte dynamique actuellement en cours des Etats généraux des socialistes (plus de 1 400 réunions de sections, plus de 4 000 contributions déposées)", précise le communiqué du parti.

Un argument déjà mis en avant au mois de septembre quand Europe1 (encore eux) affirmait que le PS avait perdu 30.000 adhérents. A l'époque, le parti avait revendiqué 160.128 adhérents "soit 1426 de plus qu'au mois de juin 2014" sans préciser si ces adhérents comptabilisés s'étaient bien acquittés de leurs devoirs financiers.

La première année d'adhésion au PS coûte 20 euros, puis 7% du salaire mensuel. Rue de Solférino, on précise également que la désignation des candidats pour les prochaines élections (départementales et régionales) entraînera un rebond du renouvellement des cotisations puisque tout militant doit être à jour s'il veut voter pour désigner ses têtes de liste socialistes. La prochaine actualisation des fichiers d'adhésion aura lieu au premier semestre 2015, précise encore le parti.

Ce démenti du parti majoritaire ne peut toutefois pas occulter complètement la grave crise que connait le PS depuis l'arrivée au pouvoir de la gauche en 2012. En 2008, lors du tristement célèbre congrès de Reims, le PS comptait officiellement 232.511 adhérents en capacité de voter. Le parti en revendiquait "aux alentours de 200.000" pendant la campagne présidentielle. Fin 2012, lors du congrès de Toulouse, seuls 173.486 adhérents pouvaient voter sur les motions.

Le 15 juin dernier, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, avait reconnu implicitement la perte de 25.000 adhérents radiés des fichiers. A titre de comparaison, 268.341 adhérents UMP sont habilités à voter pour désigner le prochain président du parti conservateur. Ils sont un peu moins de 29.000 à pouvoir faire de même pour élire le successeur de Jean-Louis Borloo à la tête de l'UDI.


Edité le 01-11-2014 à 19:20:43 par Xuan




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   Posté le 16-11-2014 à 23:31:10   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les Echos décrivent les prochaines dispositions sur l'ouverture des magasins le dimanche et sur le travail de nuit.

Macron élargit les préconisations du rapport Bailly, mais par dessus le marché les entreprises de moins de 20 salariés seraient dispensées de compensation de salaire et de RTT !
On se souvient que ces prétendues "compensations" étaient l'argument-massue pour justifier la généralisation du travail du dimanche et du travail de nuit, et qu'elles avaient servi à mobiliser des salariés "volontaires" (en réalité des cadres la plupart du temps).

Cerise sur le Gattaz, "Dans les entreprises de plus de 20 salariés, le montant des compensations devrait être renvoyé à des accords de branche ou d’entreprise, avec une règle fixée par la loi à défaut d’accord – on évoque un doublement du salaire."
On peut bien évoquer n'importe quoi étant donné que les compensations dépendent déjà des conventions collectives et non d'une règle nationale, laquelle n'existe pas puisque la loi ne prévoit pas de règles en matière de salaire pour les jours travaillés le dimanche.

Sous prétexte de défendre les PME et les TPE, ces dispositions écrasent les salariés des TPE et PME et creusent davantage les écarts entre les salariés des petites et des grandes entreprises. En fait c'est la domination des grandes entreprises (de la grande distribution en particulier) qui se traduit par cette surexploitation.

On notera sur ce sujet la reculade déjà signalée ici de Le Paon :
« il faut baisser peut-être le coût du travail dans certains secteurs d’activité qui sont soumises à une très forte concurrence , mais c’est pas la politique qui est mise en place aujourd’hui. La politique qui est mise en place aujourd’hui c’est d’aider l’ensemble des entreprises avec les mêmes sommes d’argent alors qu’elles ne sont pas sujet aux mêmes difficultés. On a besoin de créer de l’emploi industriel dans note pays et on voit bien que les sommes ne vont pas à l’industrie à la création d’emploi mais directement dans la poche des actionnaires.»
Télématin – les 4 vérités]




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Travail du dimanche : Macron vise large et cajole les commerçants



Derrek Perrotte LE 16/11 À 13:42 Les Echos

La réforme sur le travail dominical devrait voir encore plus large que le rapport Bailly remis fin 2013 - SIPA1 / 1


Bercy finalise une réforme du travail dominical visant à doper la croissance. Les zones où il est autorisé seront élargies, notamment à Paris. Les PME de moins de 20 salariés n’auraient pas à verser de compensation salariale.

Le défilé d’un millier de salariés des grands magasins parisiens vendredi pour protester n’y change rien. Dans la dernière ligne droite avant la présentation mi-décembre du projet de loi sur l’activité, Bercy a fait sa religion sur le travail dominical : la réforme visera clairement, au-delà d’indispensables clarifications réglementaires, à l’assouplir et à l’élargir, en n’hésitant pas à voir plus large que ce que recommandait le rapport Bailly remis fin 2013.

Comme l’a déjà indiqué Emmanuel Macron, hors zones spéciales, le nombre d’ouvertures dominicales autorisées par an passera de 5 au maximum (sur décision du maire) jusqu’à 12 demain (5 automatiques à sa guise, 7 via le maire).
La redéfinition des "zones touristiques" et des Puces, où le travail dominical est autorisé, devrait déboucher sur de nouvelles zones plus étendues.
Les commerces d’une dizaine de grandes gares seront aussi autorisés à ouvrir le dimanche.
Bercy est en outre décidé à créer des "zones touristiques de dimension internationale" : un dispositif aux allures de surprise du chef, qui vise à passer outre aux hésitations de la Mairie de Paris pour autoriser l’ouverture dominicale des grands magasins (Galeries Lafayette, Printemps) et des Champs-Elysées (périmètre plus large). Cela se fera par arrêté ministériel. Laurent Fabius le réclame depuis des mois.

Ouverture jusqu’à minuit

Autre arbitrage à l’accent libéral : Bercy va passer aux actes sur le travail de nuit. Les derniers arbitrages sont en cours, mais ces nouvelles zones devraient être autorisées à ouvrir jusqu’à minuit. La mesure pourrait être étendue aux autres zones touristiques. Ce serait une réponse aux procès exercés contre certains magasins des Champs-Elysées ouvrant jusqu’à minuit, comme Sephora.

Pour les salariés, les grands principes sont aussi actés : volontariat et compensation obligatoire (en salaire et en repos).
Mais là aussi, le patronat est en passe d’obtenir un nouveau geste : les entreprises de moins de 20 salariés, et non les seules TPE (moins de 11 salariés) comme d’abord annoncé, n’auront pas à verser ces compensations, comme révélé samedi par "Le Figaro".
A Bercy, on nuance néanmoins, en soulignant que le dossier est encore à l’arbitrage et que cela ne veut pas dire qu’il n’y aurait aucune compensation.
Dans les entreprises de plus de 20 salariés, le montant des compensations devrait être renvoyé à des accords de branche ou d’entreprise, avec une règle fixée par la loi à défaut d’accord – on évoque un doublement du salaire.
La CFTC a écrit vendredi à Emmanuel Macron pour dénoncer ses projets. Pour Karl Ghazi (CGT), "le gouvernement se fait le porte-parole du Medef. L e volontariat n’existe pas et on s’acheminerait vers une banalisation du travail dominical."


Edité le 16-11-2014 à 23:52:34 par Xuan




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   Posté le 19-11-2014 à 00:15:43   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Encore une saloperie !


Recalé sur la baisse des cotisations sur les bas salaires, et sous prétexte de "rendre financièrement plus avantageuse la reprise d'un emploi" comprendre ici : obliger les chômeurs à travailler pour des nèfles , Valls prétend donner un coup de pouce sur les plus bas salaires.
Puisqu'il est hors de question de mettre le patronat à contribution, la "prime d'activité" sera donc payée par... les autres salariés.


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La "prime d'activité" pour les bas salaires sur les rails



Matignon a annoncé mardi soir la mise en place de la "prime d'activité" pour les bas salaires, un dispositif qui remplacera à partir du 1er janvier 2016 la prime pour l'emploi (PPE) et le RSA activité, jugés peu efficaces.

Les modalités précises de cette nouvelle prime restent à définir avec les parlementaires et les partenaires sociaux, a souligné le cabinet de Manuel Valls.

Son versement mensuel est soumis à un double critère: les bénéficiaires devront gagner "environ 1,2" fois le Smic et les revenus du ménage ne pas dépasser un certain montant.

Ce dispositif doit être présenté jeudi lors du Conseil des ministres par le Premier ministre, qui a insisté ces dernières semaines sur son intention de rendre financièrement plus avantageuse la reprise d'un emploi.



En août, François Hollande avait annoncé la fusion de la PPE et du revenu de solidarité active (RSA activité), à la suite de la censure par le Conseil constitutionnel de la baisse des cotisations sur les bas salaires portée par le gouvernement. Mais le futur dispositif restait à dévoiler.

Dans l'esprit de ses concepteurs, la "prime d'activité" permettra de corriger les faiblesses des deux dispositifs.

Instaurée en 2001 sous Lionel Jospin, la PPE (5,3 millions de bénéficiaires en 2013) est un crédit d'impôt. Premier défaut, son versement intervient donc avec un décalage d'un an. Surtout, un rapport du député PS Christophe Sirugue avait estimé à l'été 2013 que la PPE avait un "ciblage insuffisant" aboutissant à un "saupoudrage" de la dépense publique.

"Une des faiblesses de la PPE c'est qu'une partie était versée à des personnes appartenant en réalité à des ménages aisés", souligne-t-on à Matignon.

Quant au RSA activité (plus de 750.000 bénéficiaires), il s'agit d'un complément de petit salaire. Distinct du RSA "socle", héritier du RMI et destiné aux personnes sans ressources, il souffrait d'une large méconnaissance des personnes éligibles, principalement du fait de sa complexité, selon les experts.

Le RSA fait aussi partie des prestations les plus soumises à la fraude détectée par les Caisses d'allocations familiales (CAF).

- Quatre milliards d'euros par an -

Pour Matignon, la prime d'activité permettra de soutenir un certain nombre de salariés modestes, qui ne bénéficiaient pas de la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu. Nombre de travailleurs modestes avaient en effet des revenus insuffisants pour payer l'impôt.

"C'est très complémentaire et ça permet de ne pas écarter le pouvoir d'achat des ménages qui sont non imposables", souligne-t-on.

Quant au montant global alloué à cette nouvelle prime, il sera voisin des sommes jusque-là dédiées à la PPE et au RSA activité, c'est-à-dire un peu moins de 4 milliards d'euros par an, selon Matignon.

Autre nouveauté: contrairement au RSA activité, qui était réservé aux plus de 25 ans (ou moins de 25 ans avec un enfant à charge), la "prime d'activité" bénéficiera aux moins de 25 ans, conformément au rapport Sirugue.

Toutefois, son montant pourrait varier pour les jeunes. "Cela fait partie des choses qui seront discutées", selon Matignon.

Après concertation avec les partenaires sociaux et les associations d'insertion entre autres, une loi sera adoptée d'ici fin 2015 pour mettre en place la mesure, qui précisera le nombre de bénéficiaires et les montants détaillés des revenus pour en bénéficier.

L'accueil des syndicats reste incertain. Lors de l'annonce de l'évolution des aides aux travailleurs pauvres et modestes par François Hollande, parmi les grandes centrales, seule la CFDT avait accordé un satisfecit.

Le gouvernement a le temps de la discussion car la nouvelle prime ne peut de toute façon pas voir le jour avant le 1er janvier 2016: bien que supprimée la semaine dernière à l'Assemblée nationale, la PPE sera encore versée l'an prochain au titre des droits acquis en 2014.

Source La Montagne

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   Posté le 19-11-2014 à 13:59:41   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

On n'aura pas manqué de relever les critiques de Macron à Gattaz l'accusant de faire de la provocation en faisant tous les jours monter les enchères.
Ce petit numéro de duettistes tombe en miettes dès qu'on le voit faire de même de son côté :


sources :
Le Figaro du 8/10/2014
les crises


Macron critique les entreprises qui augmentent les salaires



Le ministre de l’Économie souhaite plutôt que les entreprises investissent et embauchent, suivant en cela l’exemple allemand.

Le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, s’en est vivement pris jeudi à la «préférence» des entreprises françaises pour la hausse des salaires et des dividendes plutôt que pour l’emploi et l’investissement. «Si je compare la France à l’Allemagne en disant “quel a été notre problème?”, c’est une préférence continue pour une augmentation des salaires et des dividendes , là où les Allemands ont une préférence continue pour l’emploi et l’investissement», a-t-il lancé aux 3000 participants du 69e Congrès des experts-comptables organisé à Lyon. «C’est la vérité des chiffres», a-t-il ajouté, citant l’exception des entreprises familiales, particulièrement nombreuses en région lyonnaise, qui «peuvent dans la durée ne pas se servir de dividendes, et ont fait ce choix un peu à l’allemande».

Ces exemples sont encore trop rares aux yeux du ministre. «Beaucoup d’entreprises plus larges ont préféré servir des dividendes à l’investissement. Elles ont préféré, parce que c’est notre forme de consensus social et c’est notre responsabilité là aussi, augmenter les salaires de ceux qui avaient un emploi, largement au-dessus de l’inflation plutôt que d’embaucher» , a-t-il constaté.

Pour le ministre de l’Économie, «si nous continuons indéfiniment à défendre ceux qui ont un emploi et ceux qui ont des actions, ça n’est pas comme ça que nous mènerons ce pays plus loin», a-t-il ajouté, sous les applaudissements nourris de son auditoire. Emmanuel Macron a par ailleurs indiqué que des précisions seront apportées «dans les prochaines semaines» sur la réforme des professions réglementées dans le cadre du projet de loi «pour la croissance» lancé par son prédécesseur Arnaud Montebourg, et qui devait redonner 6 milliards d’euros de pouvoir d’achat aux Français.

Source : le Figaro, 8/10/2014

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   Posté le 20-11-2014 à 20:44:39   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les Echos :
Macron s'en prend maintenant aux 35 h


"Dans le cadre légal des 35 heures", le ministre de l’Economie milite pour que "des accords majoritaires puissent donner plus de flexibilité sur certains territoires ou dans certaines branches".

Les 35 heures ne seraient-elles plus tabou ? Les déclarations d’Emmanuel Macron ce jeudi, devant la commission parlementaire chargée de ce sujet, n’ont en tout cas provoqué aucun tollé. Le ministre de l’Economie y a pourtant dit clairement ce qu’il pense déjà depuis longtemps : les 35 heures doivent être assouplies. Dans son esprit, il n’est pas question de supprimer la durée légale du travail, fixée à 35 heures par semaine, mais de donner la possibilité aux entreprises de pouvoir y déroger par accord majoritaire.

"Je défends les 35 heures sans pour autant les mettre sur un piédestal" , a-t-il indiqué. Emmanuel Macron a habilement rappelé lors de son audition que, selon lui, les 35 heures "ont eu un effet bénéfique sur l’emploi et sur la productivité" . Et qu’elles avaient donné aux entreprises une grande flexibilité dans l’organisation du travail, par exemple sur l’annualisation du temps de travail. "Il n’y a d’ailleurs pas beaucoup d’entreprises qui demandent à corps à cris l’abrogation des 35 heures" , a-t-il fait remarquer. Toutefois, si "la durée légale doit rester à 35 heures" , selon le locataire de Bercy, "le cadre légal n’est pas suffisant" . Les 35 heures ont été "un progrès qu’il faut faire respirer aujourd’hui vers plus de flexibilité" , a-t-il estimé.

Sortir de la seule logique des accords défensifs


Les 35 heures ont déjà été à maintes assouplies. Et l’accord sur la sécurisation de l’emploi de janvier 2013 permet aussi d’y déroger. Mais ses règles sont trop "restrictives"  selon Emmanuel Macron. D’ailleurs, depuis le vote de la loi en juin 2013, seuls cinq accords de maintien dans l’emploi ont été signés en entreprise. A Bercy, on considère qu’il n’est pas nécessaire de faire évoluer la loi (qui permet déjà à un accord majoritaire en entreprise de déroger à la branche), mais "il faut faire évoluer les conditions dans lesquelles se négocient ces accords de maintien dans l’emploi" , explique-t-on dans l’entourage du ministre.

L’une des évolutions, poussée par ailleurs par le patronat, serait de sortir de la seule logique des accords défensifs (où le temps de travail ne peut être revu qu’à la baisse et lorsque l’entreprise rencontre de "graves difficultés économiques" ) pour passer à des accords dit offensifs pour augmenter la durée du travail (sans majoration salariale, ou avec une majoration inférieure à ce qu’elle serait sans accord) en cas de carnets de commandes particulièrement élevés, de lancement d’un nouveau produit ou service...

Appel aux partenaires sociaux


L’autre frein à la signature de ces accords tient au fait qu’une fois signés, même s’ils sont paraphés par la majorité des syndicats présents dans l’entreprise, l’employeur doit recueillir l’accord de chaque salarié individuellement. En cas de refus par le salarié, c’est un licenciement économique qui s’impose. Le contrat de travail individuel prime donc sur l’accord collectif signé par les syndicats.

Lors de son audition, Emmanuel Macron a clairement appelé les partenaires sociaux à se saisir du sujet. L’occasion leur sera donnée très bientôt puisqu’un bilan de l’accord
national interprofessionnel (ANI) signé en janvier 2013 est prévu pour le tout début de l’année prochaine dans le cadre de l’agenda social. C’est aussi à cette période que sera examiné le projet de loi Macron "pour la croissance et pour l’activité", dont certains articles ont déjà pour objectif de corriger des points issus de ce même ANI, en particulier sur le volet qui concerne les Plans de sauvegarde de l’emploi.

Voir vidéo sur le site des Echos.

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   Posté le 22-11-2014 à 15:35:35   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Isolement croissant du gouvernement jusqu'aux propres sympathisants du PS.


La république bourgeoise vit une situation inédite depuis le début de la 5e République, c'est l'isolement du Président de la République, y compris dans son propre parti, dans un régime dit "présidentiel" .
Les politologues s'interrogent sur le poids des "frondeurs" , mais ces derniers se sont effacés lorsque Montebourg a été viré.
D'autre part leur projet d'aménagement du capitalisme s'est déjà avéré irréalisable, comme l'a confirmé le prétendu "tournant" libéral du PS.
Depuis le début de la crise, c'est le modèle européen de capitalisme social qui est remis en question.

On lira à ce sujet (malgré la traduction désastreuse de Google) l'article de l'Institut du Marxisme de l'Académie chinoise des sciences sociales :
Contradictions et difficultés du capitalisme contemporain dans la crise financière (15/11/2014).
L'article indique les contradictions entre le capitalisme américain et le capitalisme social européen, les conséquences de la crise sur l'un et sur l'autre, la défiance des masses pour la démocratie libérale occidentale, la fin de l'expansion mondiale de l'idéologie et des valeurs du capitalisme, l'extension des contradictions sociales et des troubles sociaux, la nostalgie et le regain d'intérêt pour le socialisme.
Quant au modèle "social " européen, il s'avère qu'il n'apporte pas davantage de solution face à la crise.
La situation en France illustre parfaitement cette analyse des camarades chinois.




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Boursorama

France-Hollande hué et sifflé dans la ville de Martine Aubry


Reuters le 22/11/2014 à 14:47


LILLE, 22 novembre (Reuters) - François Hollande a été hué et sifflé samedi à Lille, la ville de son ancienne adversaire de la primaire socialiste Martine Aubry, avec qui il a déjeuné avant d'aller assister au match en double de la finale France-Suisse de la Coupe Davis de tennis. Le chef de l'Etat a rejoint la maire de Lille, bastion de longue date de la gauche, devant un célèbre restaurant de la vieille ville. Il a fendu la foule massée à proximité sous les sifflets et les cris "démission", pour aller embrasser Martine Aubry, qui l'attendait devant l'établissement. Ils ont écourté le bain de foule et se sont presque tout de suite engouffrés dans le restaurant.
Un peu plus tôt, en marge de l'inauguration du traditionnel marché de Noël de Lille, Martine Aubry avait déclaré à la presse avoir "beaucoup de choses à dire" au chef de l'Etat.
L'ancienne patronne du PS est une des critiques les plus virulentes de François Hollande et plusieurs de ses proches font partie des députés socialistes "frondeurs" qui se sont abstenus sur plusieurs projets de loi à l'Assemblée nationale.
"Je demande une inflexion de la politique entre la réduction des déficits et la croissance. Je demande qu'on réoriente la politique économique", déclarait ainsi Martine Aubry le 19 octobre dans une interview au Journal du Dimanche.

Selon des indiscrétions publiées par la presse, elle aurait en privé la dent encore plus dure contre le chef de l'Etat. Mais elle s'est efforcée samedi de faire mentir les rumeurs sur l'état de ses relations avec François Hollande. "Moi je ne hais pas, parce que quand on hait ou quand on n'aime pas quelqu'un on se rend malade soi-même" , a-t-elle dit à des journalistes peu avant d'accueillir le chef de l'Etat.

LE DÉSAVEU DES ÉLECTEURS DE GAUCHE

"J'ai tout fait pour que François Hollande gagne. J'ai des désaccords, évidemment. J'ai des accords, aussi, et nous parlons de tout cela de manière extrêmement conviviale, n'en déplaise aux journalistes" , a-t-elle poursuivi. "Il reste deux ans et demi et je ferai tout pour que ces deux ans et demi conduisent à la réussite (...) et c'est ce que je dirai aussi au président."

François Hollande accumule les déboires sur les fronts économiques et politiques depuis la rentrée et reste au plus bas dans les sondages, au point que la possibilité pour lui de se représenter en 2017 est mise en doute. Selon un sondage Opinionway publié samedi par Le Figaro, 86% des Français ne souhaitent pas qu'il se représente et 73% des sympathisants de gauche -- le socle de son électorat de 2012 --partagent cette opinion.

En tout état de cause, même s'il se représentait, 81% de ces sympathisants voudraient que le PS organise, comme pour la présidentielle de 2012, une primaire pour désigner son candidat.
Dans ce cas, ils ne seraient que 10% à choisir l'actuel chef de l'Etat, alors que 31% lui préfèreraient le Premier ministre, Manuel Valls et 28% Martine Aubry.
Si Manuel Valls n'était pas candidat, la maire de Lille l'emporterait avec 32% à 39% des suffrages, selon que l'ex-ministre de l'Economie Arnaud Montebourg est ou non en lice.

Le dernier déjeuner en tête-à-tête de François Hollande et Martine Aubry remontait au 12 novembre 2013, à l'Elysée. La maire de Lille avait déjeuné début octobre dans sa ville avec Manuel Valls, à l'encontre de qui elle ne ménage pas non plus les critiques. Certains de ses amis la verraient bien terminer le quinquennat à Matignon à sa place, avec le risque que cela tourne à la "cohabitation" tendue au sommet de l'Etat.

(Philippe Wojazer, édité par Emmanuel Jarry)

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Xuan
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   Posté le 26-11-2014 à 00:44:34   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'oeuf et la poule


Qui provoque qui ?
Régulièrement Gattaz lance des exigences plus insolentes les unes que les autres pour baisser les salaires, augmenter le temps de travail, "assouplir" les salariés, leur ôter toute représentation syndicale...
Aussitôt les ministres socialos jouent les vertus outragées et crient à la provocation..qu'ils ont eux-mêmes encouragée à l'avance et qu'ils s’apprêtent à entériner ensuite dès que l'air du temps leur semble assez propice.


Cette petite comédie où le méchant change simplement de chapeau ne trompe personne.

Ainsi le patronat veut supprimer l'obligation d'un délégué du personnel dans les entreprises de 10 à 49 salariés. Le gouvernement s'en est vertueusement indigné, mais c’est François Rebsamen qui avait proposé fin mai de suspendre pendant trois ans l'application des seuils sociaux créant des obligations aux entreprises en matière de droits des salariés, dont l'obligation de créer un comité d'entreprise à partir de 50 salariés.
C’est Manuel Valls qui, en juillet, dans son discours de clôture de la conférence sociale a évoqué la simplification des seuils sociaux.

En perspective : ralentir le rythme des négociations, supprimer le délégué du personnel dans les entreprises de moins de 50 et de 11 salariés, qui serait « un frein à l’embauche » .
Précisément là où l’exploitation est la plus aiguë, là où les salariés ont le plus de mal à s'organiser pour défendre leurs salaires et leurs conditions de travail, là où les accidents du travail sont les plus fréquents, là où les ouvriers subissent le plus fréquemment la double oppression de leur encadrement et de celui du donneur d'ordre, en dépit de toutes les pseudos mesures d'interdiction de la "location de main d'oeuvre".
Car c'est là où sont générés le maximum de profits captés à la fois par les petits patrons, les grandes entreprises et les banques.

Plus récemment la communication subliminale des socialos consistait à faire passer par les médias et par le canal d'un "rapport" franco-allemand le blocage des salaires pendant trois ans et la suppression des 35h.
(plus personne ne travaille effectivement aux 35 h mais elles servent encore de référence pour générer les RTT).
Le rapport commandé par les gouvernements français et allemand aux économistes Jean Pisani-Ferry et Henrik Enderlein pour stimuler la croissance des deux côtés du Rhin contiendrait des mesures chocs. Selon "Der Spiegel", les deux experts, qui doivent présenter leur rapport jeudi, plaideraient en faveur d’un gel des salaires en France pendant trois ans, d’une flexibilité accrue du marché du travail et d’un assouplissement des 35 heures. Rien de moins !" [...]
" Le ministre de l’Economie, qui a demandé aux économistes de rédiger ce rapport avec son alter ego allemand, Sigmar Gabriel, et qui présentera des initiatives conjointes avec ce dernier le 2 décembre, ne déclarait-il pas la semaine dernière à l’Assemblée nationale que les 35 heures ont été "un progrès qu’il faut faire respirer aujourd’hui vers plus de flexibilité" ?

Ainsi Hollande s'autocongratule à Florange, et célèbre la "volonté publique" en évitant les syndicalistes et notamment toute question dérangeante sur le sort des sous-traitants et des emplois induits.
La hausse du chômage ne s'infléchit pas. Ainsi elle s'est soldée par la suppression de 70 000 postes dans l'automobile en dix ans.
La suppression des postes vise tout particulièrement les emplois ouvriers, y compris lorsque ces suppressions sont saupoudrées dans l'ensemble des effectifs. Car les postes supprimés dans les emplois techniques ou d'encadrement sont immédiatement remplacés par des salariés venant de la production (ceci a été rendu possible par l'embauche d'ouvriers davantage qualifiés dans les années 2000).
Il en résulte une baisse plus importante des effectifs ouvriers et l'accroissement de la productivité souhaité par le patronat puisque ce sont les emplois ouvriers qui génèrent la plus value.
(Mais ceci concourt aussi à terme à la dégradation de la composition organique du capital, c'est-à-dire à la baisse tendancielle du taux de profit).

Il vient au-delà des discours sur la crise, la dette, le coût social, etc. que toutes ces mesures se résument à la baisse des salaires et la hausse des profits.

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marquetalia
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   Posté le 28-11-2014 à 21:22:31   Voir le profil de marquetalia (Online dans la catégorie Actualités françaises)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

la prochaine intervention militaire francoamericanobritannique au Sud de la Libye permettra de réaliser une "union sacrée" en France autour du chef d etat et faire passer la loi sur la gestation par autrui et la procréation medicalement assistée en dépit de la "marche pour la vie" qui sera menée le 25 janvier 2015 à Paris par des associations catholiques traditionnalistes -j évite de mettre le lien,je vais encore etre accusé de faire de la pub pour des réactionnaires-

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   Posté le 30-11-2014 à 06:13:47   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

marquetalia a écrit :

-j évite de mettre le lien,je vais encore etre accusé de faire de la pub pour des réactionnaires-


Pourtant c'est bien ce que tu fais en répercutant l'info sur la prochaine manif de ces réactionnaires...

marquetalia a écrit :

la prochaine intervention militaire francoamericanobritannique au Sud de la Libye permettra de réaliser une "union sacrée" en France autour du chef d etat et faire passer la loi sur la gestation par autrui et la procréation medicalement assistée-


As-tu pensé à te recycler dans le cinéma, la littérature.... pour y faire de la "politique-fiction" et y développer tes prophéties... ?

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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
Xuan
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   Posté le 30-11-2014 à 22:20:45   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le chef de l'Etat ne fait aucune Union Sacrée, avec ou sans intervention militaire.
Il a contre lui à la fois le peuple et tous les autres clans de la bourgeoisie.

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marquetalia
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   Posté le 30-11-2014 à 22:34:55   Voir le profil de marquetalia (Online dans la catégorie Actualités françaises)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

le mouvement d hostilité aux guerres impérialistes en France n est pas assez dévellopé,il risque d y avoir un génocide des Toubous en cas d intervention militaire au sud de la Libye-ou ce qu il en reste-

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Xuan
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   Posté le 07-12-2014 à 18:56:48   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   



Protestations de chômeurs aux États généraux du PS, 60 interpellations

Soixante personnes, qui participaient à une manifestation contre la précarité et le chômage samedi à Paris, ont été interpellées après avoir tenté de pénétrer de force dans l'enceinte où se tenaient les États généraux du Parti socialiste, a-t-on appris de sources policières. Ces sources n'étaient pas en mesure de préciser dans l'immédiat si les interpellations ont conduit à des placements en garde à vue.

"Le PS a reçu les manifestants avec des crachats"

Les manifestants entendaient intervenir devant les cadres socialistes en lisant un texte critiquant la politique du gouvernement, affirme dans un communiqué la Coordination des intermittents et précaires (CIP) d'Ile-de-France. "Décidé à rester muré dans ses certitudes, à n'entendre aucune contestation, le parti socialiste a reçu les 300 manifestants présents avec des crachats et à coups de poing, de pied, de gaz lacrymogène, de matraque télescopique et de... taser", dit la CIP. Elle a fait état de l'interpellation de "plus de 60 personnes", dont 53 ont été conduites au commissariat...


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   Posté le 08-12-2014 à 08:12:00   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A lire sur le site de J. Tourtaux :


États généraux du PS : dialogue à coups de taser, 53 arrestations


Le site du CIP-IDF


extrait :

Lors de la manifestation des chômeurs et précaires pour la justice sociale qui a réuni 3000 personnes à Paris [1], une partie du cortège est allée rendre visite aux « états généraux » du parti socialiste.


Le but de cette action était d’intervenir en lisant le texte qui suit.
Décidé à rester muré dans ses certitudes, à n’entendre aucune contestation, le parti socialiste a reçu les 300 manifestants présents avec des crachats et à coups de poings, de pieds, de gaz lacrymogène, de matraques télescopiques et de... taser.
Puis une quantité pléthorique de policiers est très rapidement intervenue en renfort du service d’ordre socialiste.

Ils ont alors interpellé plus de 60 personnes dont 53 ont été conduites au commissariat rue de l’évangile dans le 18e, où un rassemblement de solidarité a eu lieu pour exiger leur libération immédiate et l’abandon de toutes poursuites éventuelles à leur encontre.



Des manifestants solidaires qui scandaient « PS, Medef, même combat » ont par ailleurs été parqués à l’extérieur de l’enclos socialiste, sous la garde de policiers, avant d’être relâchés deux heures plus tard.
Tous les manifestants interpellés ont ensuite été libérés.
Qu’on le sache, désormais, lorsque les socialistes ont affaire à la critique, ils répondent à coups de taser.
Car leur seul allié, celui qu’ils se sont choisi, c’est le Medef, la seule arme dont ils disposent pour tenter de faire accepter leur politique, c’est la répression.
Une intervention qui aurait pu être lue aux « états généraux » du PS [2]


Ne dites plus PS mais précarisation sans scrupules


Aujourd’hui, ici, vous, corrupteurs corrompus, privilégiés exempts de tout souci du commun, vous osez vous présenter comme « unis contre l’injustice et pour le progrès humain » ...
Qui croyez vous berner ainsi ?

Le ministre de l’intérieur l’a admis : un manifestant tué par vos forces de l’ordre, « ce n’est pas une bavure ». Il arrive donc, par exception, que l’un de vous parle vrai et révèle sans fard l’abjection sans limite qui caractérise votre clan de notables repus, de partisans aussi mal dissimulés que farouches de l’ordre social actuel.

« Priorité à la jeunesse » disiez vous, encore fallait-il traduire : tout faire, y compris tuer des opposants, pour préserver le vieux monde.
Le plus souvent, vous ne pouvez communiquer, comme vous dites, c’est-à-dire espérer commander, qu’à la condition de taire ce qui vous motive. À cette fin, vous usez en permanence du même stratagème, répété jusqu’à l’écoeurement : remplacer les choses par des mots, cacher derrière des paroles destinées à les camoufler vos actes et leur signification .

Hier, vous promettiez le changement… Vous avez depuis amplifié démesurément une politique des offrandes aux entreprises et aux actionnaires. Vous parliez pour la montre de justice sociale mais, dans les faits, vous avez augmenté la TVA, cet impôt régressif qui frappe avant tout les bas revenus. Vous vous plaignez du chômage mais vous avez agréé une convention chômage qui va contraindre des millions de personnes à la précarité perpétuelle. Vous faites mine de faire droit à l’altérité avec une loi de modernisation du mariage mais vous poussez les feux de la xénophobie d’état en expulsant plus d’étrangers, en délogeant davantage de Roms que vos prédécesseurs. Vous donnez chaque jour la preuve de votre arrogance et de votre violence décomplexées.

Et pour le grand nombre, quoi ? une survie difficile et la peur du lendemain, les heures sup’ non payés et les horaires en coupure, l’interdiction du revenu minimum aux moins de 25 ans et des incarcérations massives, les courbettes obligées devant les employeurs et la comédie imposée dans les institutions « sociales », l’huissier à la porte et les menaces d’un ministre du travail qui promet de contrôler et sanctionner plus encore les chômeurs, les visites domiciliaires de la CAF et les radiations de Pôle emploi par centaines de milliers, la non indemnisation du chômage et le SMIC horaire en CDD, les morts « de froid » et l’existence asservie, on ne saurait lister ici les violences sociales infligées tant le désastre est multiforme et quotidien.

De votre côté, comme l’ont si bien montré la carrière de votre secrétaire général et quelques démissions au sommet de l’état, non content d’organiser les conditions de l’exploitation et de la concurrence, on multiplie les abus de biens sociaux, les contrats juteux, la prévarication.

Par l’austérité qu’elle cherche à imposer et par l’autoritarisme répressif dont elle use, votre organisation contribue activement à une guerre contre la population . Et cette guerre, vous la conduisez au nom d’une économie qui n’est rien d’autre que la politique du capital . Vous le pressentiez avec inquiétude, nous vous le confirmons : [i]cela commence à se savoir
.

Nul doute, d’autres que nous nous chargerons demain de vous nuire, autant que faire se peut. Apprêtez vous à perdre, préparez vous, l’écart avec votre normalité est appelé à croître et s’organiser. La jouissance perverse que vous éprouvez à dominer vous manquera.

Et dès aujourd’hui cela nous met en joie.[/i]



[1] Et a rassemblé des milliers de manifestants dans diverses villes : Les manifestations de chômeurs et précaires du 6 décembre
[2] États généraux du PS

6 décembre : manifestation des chômeurs et précaires ( vidéo)


Edité le 08-12-2014 à 08:34:50 par Xuan




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baisse des salaires : ça sent le Sapin

Sapin veut baisser les salaires, principalement les plus bas et poursuivre le versement de cadeaux aux entreprises.


source
Sapin demande aux patrons de ne pas trop augmenter les salaires


Afin de ménager leurs marges, les patrons ne devraient pas faire évoluer les salaires de leurs employés trop rapidement, a conseillé Michel Sapin ce mercredi.
Le ministre des Finances, Michel Sapin, a appelé ce mercredi 17 décembre les chefs d'entreprise à ne pas faire évoluer les salaires trop rapidement afin de préserver leurs marges.
"Les marges ne se calculent pas seulement avec les prélèvements, il peut aussi y avoir des évolutions sur les salaires" , a-t-il déclaré devant des responsables de groupes étrangers et le président du Medef, Pierre Gattaz.
"Et, bien entendu c'est la responsabilité de chaque chef d'entreprise de faire en sorte que les salaires n'augmentent pas considérablement plus que la productivité de cette entreprise, surtout dans des périodes où le taux d'inflation est très faible ou même éventuellement proche de zéro" , a-t-il ajouté.
"Mais je ne me préoccupe pas de ce qui ne me préoccupe pas, c'est à vous de prendre ceci en conséquence" , a-t-il finalement dit.

En avril 2013, le Conseil d'analyse économique, organisme composé d'économistes universitaires et de chercheurs de sensibilités diverses, constatait que depuis la crise de 2008 un écart se creuse en France entre la productivité du travail, qui tend à stagner, et les salaires, qui continuent de progresser. Dans le même temps, le chômage a entre 2008 et 2012 augmenté de trois points à 10,6% de la population active, soulignait-il.


Sur Challenges :

Le ministre du Travail a assuré dimanche que "la majeure partie" des baisses de cotisations sociales pour les entreprises interviendrait "dès 2015" .
"Il faut marquer les esprits, que ce soit très significatif dès 2015. Le calendrier sera clairement défini pour ne pas créer d'incertitude. Il tiendra compte des rendez-vous de suivi avec les partenaires sociaux, et des économies dans les dépenses publiques qui financeront le pacte" de responsabilité , a expliqué le ministre dans un entretien au Journal du Dimanche.

Alors que le Premier ministre Jean-Marc Ayraultavait annoncé jeudi que la baisse du coût du travail se concentrerait "principalement" sur les bas salaires, Michel Sapin a fait valoir qu' "en faisant diminuer le coût du travail sur les plus bas salaires, nous irons dans le sens d'un maximum de création d'emplois".
"Il est indispensable, pour que ce chômage recule durablement, que l'économie crée plus d'emplois que les 120.000 nouvelles arrivées chaque année sur le marché du travail"
, a-t-il expliqué.

Vers un maintien du CICE à hauteur de 20 milliards d'euros

Les partenaires sociaux étant arrivés mercredi dernier à un accord sur les contreparties du pacte de responsabilité, "les décisions sont proches" sur la baisse du coût du travail et de la fiscalité des entreprises, a ajouté Michel Sapin.
Il a salué la "bonne approche" du patronat et des syndicats qui ont "prévu d'assurer un suivi de tous les indicateurs: les effectifs, les qualifications, l'investissement, les marges, la rémunération du travail et celle du capital" .

Le gouvernement doit définir les modalités d'allègements fiscaux et de cotisations pour les entreprises. Il penche pour un maintien du CICE, un crédit d'impôt pour les entreprises, à hauteur de 20 milliards d'euros, auquel s'ajouteraient 10 milliards de baisse de cotisations destinées à la branche famille de la Sécurité sociale.


Edité le 18-12-2014 à 16:31:10 par Xuan




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   Posté le 01-01-2015 à 23:33:02   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Concernant la déferlante de lois anti sociales et l'état de sidération syndical, je cite ici deux documents mis en ligne par oùvalacgt :

Le CE de l'UD CGT 31 du 19 décembre 2014



et l'Analyse du projet Macron : en route pour l’esclavage ? par Richard ABAUZIT, ex Inspecteur du Travail


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   Posté le 05-01-2015 à 00:07:58   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Tandis que les hausses annoncées vont frapper prioritairement les bas salaires, la taxe super riches est enterrée et les castes privilégiées touchent des rallonges.

Hausse du prix du gasoil de 4,8c / litre sur le diesel soit 2,4 € pour 40 l
Fiscalité alourdie de 4,4 c/l
Redevance TV passe de 133 à 136 €
Timbre + 15 % 0,76 €
Billets SNCF + 2,6 %
Transports Île de France +2,9%
Assurance habitation +2 à 5 %
EDF non encore défini
Gaz + 2 %
Mutuelles : compter 5 %

Deux articles complètent le tableau : l'enterrement en catimini de la taxe super riches et les rallonges exorbitantes des notables de l'enseignement.
Je ne commente pas le ton de ces articles. Il est évident qu'un salaire ouvrier de 1200 € est indécent et que la journaliste s'en contrefout.
N'empêche que les rallonges de ces messieurs aux mains blanches valent bientôt un an de salaire et que les petites jalousies de ces mandarins sont à vomir.

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24h

La France enterre en silence sa taxe sur les super riches

Mis à jour à 08h53

La France s'apprête à enterrer sans bruit la «taxe à 75%» sur les très hauts revenus. Cette mesure de François Hollande aura suscité plus de polémiques que rapporté d'argent aux caisses en déficit de l'Etat.
Cette «contribution exceptionnelle de solidarité», promise par M. Hollande dans un meeting de campagne en 2012, vit ses ultimes semaines: les entreprises qui la paient ont jusqu'au 1er février pour verser leur dernier écot.
La disparition de ce prélèvement controversé était programmée de longue date. La taxe était prévue dès le départ pour viser les rémunérations des seules années 2013 et 2014, et ne figurait plus dans le budget 2015.

Tensions avec Londres

Le Premier ministre Manuel Valls avait lui-même annoncé dès octobre, lors d'un déplacement à Londres, que cet impôt ne serait pas prolongé. Cette confirmation, dans la capitale britannique, revêtait un caractère symbolique: avant même de se concrétiser, la taxe avait suscité des tensions diplomatiques entre Paris et Londres.

En juin 2012, à l'occasion d'un sommet du G20 au Mexique, le Premier ministre conservateur britannique David Cameron, volontiers provocateur, s'était dit prêt à «dérouler le tapis rouge» aux entreprises françaises visées par le projet, au grand agacement de François Hollande alors au pouvoir depuis un mois et demi.

Dans une France à la fiscalité parmi les plus élevées d'Europe, aucun impôt n'a fait couler autant d'encre depuis les années 80 et l'instauration par un autre président socialiste, François Mitterrand, de l'impôt sur la fortune, jamais remis en cause depuis.

Exils fiscaux

Lancée en février 2012 à la surprise générale, le coup politique de la taxe à 75% avait permis à M. Hollande de doper sa campagne présidentielle, alors menacée sur sa gauche par la montée en puissance de Jean-Luc Mélenchon. Maintenue après sa victoire, la promesse avait suscité dans les mois suivants un tir de barrage des milieux d'affaires.
La polémique s'était enflammée à l'automne 2012 après l'annonce que le milliardaire Bernard Arnault, première fortune de France, avait «sollicité la double nationalité franco-belge». En décembre, Gérard Depardieu claquait la porte en accusant le fisc français de lui prélever 85% de ses revenus et en sollicitant la nationalité russe.

Retoquée fin 2012 par le Conseil constitutionnel, qui avait pointé la menace d'un prélèvement «confiscatoire», la taxe a finalement été validée en décembre 2013 dans une version remaniée, payée par les entreprises sur la part des revenus de leurs salariés excédant le million d'euros, avec un plafond fixé à 5% du chiffre d'affaires.

Parmi ses plus féroces adversaires, les clubs de football professionnel ont bataillé contre elle jusqu'au bout, brandissant même à l'automne 2013 la menace d'une grève des matches. L'initiative avait tourné court, faute de rallier la sympathie du public pour la cause des stars multi-millionnaires.

Tournant réformiste du quinquennat

Selon les projections du gouvernement, la «taxe à 75%» aura rapporté en deux ans un peu plus de 400 millions d'euros, un montant quasi anecdotique au regard des milliards du déficit de la France.

Sa non-prolongation coïncide avec le tournant réformiste pris l'an dernier par M. Hollande, avec une politique axée sur l'allègement des charges des entreprises pour relancer l'investissement et l'emploi dans un pays confronté à un chômage record.

Ironie de l'histoire, le symbole de ce virage, l'actuel ministre de l'Economie Emmanuel Macron avait lui-même brocardé en 2012 la taxe à 75% en affirmant qu'elle relevait de «Cuba sans le soleil».(ats/Newsnet)



Les Echos

La prime des recteurs d'académie fait grincer des dents


MARIE-CHRISTINE CORBIER / JOURNALISTE _ LE 02/01 À 06:00

La prime annuelle des recteurs a augmenté de 10.000 euros pour atteindre 25.000 euros. Faisant grincer des dents au sein de l'Education nationale.

Sur le réseau social Twitter, enseignants et syndicats se déchaînent contre ce qu'ils estiment être un bonus « indécent »pour les recteurs d'académie. Un arrêté ministériel du 23 décembre vient de porter l' « indemnité de responsabilité » annuelle de ces derniers à 25.620 euros. Soit une hausse de 10.000 euros par rapport au niveau précédent, fixé en 2010.

« Crise de recrutement chez les recteurs (humour), l'Etat (augmente) leur prime annuelle » , ironise le principal syndicat d'enseignants du second degré, le SNES-FSU. « La part fixe de la prime est désormais de 25.620 euros pour tout recteur, contre 15.200 euros jusqu'ici, mais la part variable qui s'ajoute est maintenue, pouvant aller jusqu'à 45 % de cette somme, soit 37.140 euros maximum » , tonne le SNES-FSU de Lille sur son site Internet.
Le syndicat relève que cette prime « correspond au salaire annuel d'un certifié/conseiller principal d'éducation/professeur des écoles au dernier échelon de la hors classe » .

Rectifier une anomalie

« Ce n'est ni une fleur ni un cadeau fait aux recteurs, se défend l'entourage de la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem. On rectifie une anomalie, car les recteurs gagnaient moins que leurs subordonnés - inspecteurs d'académie et secrétaires généraux. » Les recteurs avaient été « oubliés » des revalorisations précédentes des autres personnels d'encadrement et subissaient « un énorme retard » .

Le moment de l'annonce était-il opportun, alors que les syndicats n'ont eu de cesse, ces derniers mois, de réclamer la revalorisation de telle ou telle catégorie de personnel ? « Cela aurait dû être fait il y a un an et demi, mais le dossier a pris du retard » , plaide-t-on au ministère.
Où l'on estime problématique qu'un inspecteur général ou un universitaire ayant des responsabilités perde jusqu'à 1.000 euros mensuels en devenant recteur. « La fonction a beau être passionnante, il n'est pas normal de devoir travailler plus, avoir davantage de responsabilités et gagner moins,poursuit cette même source. De même qu'il serait absurde de reprocher à un professeur en fin de carrière de gagner 3.500 euros alors qu'un ouvrier en perçoit 1.200. »

A quand une « revalorisation spectaculaire » pour tous les personnels, interroge néanmoins le SNES-FSU de Bretagne. « Voir les recteurs décrocher dans la hiérarchie de l'encadrement supérieur est une chose. Il n'empêche que la grande masse des crédits catégoriels va aux personnels enseignants et non enseignants, tandis que les recteurs ne sont que trente » ,rétorque-t-on au ministère.

Marie-Christine Corbier, Les Echos

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   Posté le 05-01-2015 à 23:21:34   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Zéro charge : le patronat compte les billets ....

Sur l'Entreprise : conseils aux RH pour calculer l'application de la loi Macron.

extrait :

Prenons un exemple: un salarié d'une entreprise de moins de 20 salariés, rémunéré à 9,80 euros de l'heure et ayant effectué dans le mois 10 heures supplémentaires (rémunérées de fait à plus 25%).
Procédons par étapes :

1/ Calcul de la rémunération mensuelle brute:
(9,80€ x 151,67h) + (9,80€ x 10h x 1,25) = 1486,37€ + 122,5€ = 1608,87€

2/ Calcul du Smic mensuel à prendre en compte:
(9,61€* x 151,67h) + (9,61€ x 10h) = 1457,55€ + 96,1€ = 1553,65€

3/ Calcul du coefficient:
(0,2795/0,6) x ((2485,84€/1608,87€ ) -1) = 0,4658 x 0,5451 = 0,254

4/ Calcul de la réduction de charges:
1608,87€ x 0,254 = 408,65 euros

* Le smic sera de 9,61 euros en 2015


Le salarié a perdu plus de 400 € de salaire différé. 400 € de moins pour payer son chômage, sa sécu et sa retraite.

Tel est le bilan de l'Union de la Gauche, portée aux fonts baptismaux par les dirigeants révisionnistes.

Il faut rendre grâce à François Hollande qu’en ne faisant rien d’autre que prendre des saucées au garde à vous et regarder les monuments aux morts à travers des hublots trempés, il est parvenu en quelques mois à convaincre des milliers de communistes de l’échec décisif de l’Union de la Gauche et de la vacuité du passage pacifique au socialisme.
Alors que nous nous étions escrimés vainement à le faire pendant cinquante ans.

On lira également sur le blog d'O. Berruyer l'analyse du projet Macron par Gérard Filoche


Edité le 05-01-2015 à 23:24:33 par Xuan




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   Posté le 29-06-2016 à 21:13:53   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sous le titre Salaires : Hollande a fait pire que Sarkozy, l’Humanité tire le bilan de la baisse des moyennes salariales depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir et la compare avec celles de la présidence Sarkozy. L’article relève aussi que la loi travail aggravera cette tendance, notamment par la précarisation des jeunes.
S’appuyant sur les chiffres de l’INSEE, l’article ne précise pas s’il s’agit des salaires nets, bruts ou bruts totaux (avec les cotisations patronales).
Or les salaires ont été gravement amputés de ces cotisations durant le gouvernement Hollande de sorte que la baisse réelle des salaires est beaucoup plus grave qu’il n’y paraît.

Ce n’est pas le principal reproche qu’on pourrait faire à cet article, qui « oublie » le soutien du pcf à la candidature de Hollande.

Si l’on s’interroge sur les causes réelles de la baisse des salaires organisée conjointement par le patronat et l’Etat, il est clair que la démobilisation des masses face à un gouvernement dit « de gauche » est le principal obstacle à la lutte de classe et à la riposte.

Depuis plusieurs mois les masques sont tombés aux yeux du plus grand nombre. En quelques semaines la jeunesse a fait l’expérience du caractère bourgeois du PS, de sa proximité avec le grand patronat, de la nature de classe de l’Etat, de sa police, de la presse et des médias, du syndicat jaune CFDT… et l’Humanité serait mal venue d’atténuer les critiques.

Les dirigeants révisionnistes ont prétendu que Hollande a tourné sa veste et trompé ses électeurs.
Non, c’est l’Humanité qui a trompé ses lecteurs sur la nature réactionnaire et nullement « de gauche » du Parti Socialiste.

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Salaires : Hollande a fait pire que Sarkozy

GÉRARD LE PUILL
MARDI, 28 JUIN, 2016
HUMANITE.FR




Photo Mychele Daniau / AFP
L’INSEE vient de publier une étude consacrée au revenu salarial des Français en 2013. Une autre étude, sous embargo jusqu’à ce soir, aborde le revenu et le patrimoine des ménages. Nous y reviendrons demain. S’agissant des salaires, leur pouvoir d’achat a reculé de 0,7 point en 2013, du fait de la précarité de l’emploi pour l’essentiel.
Alors que se déroule aujourd’hui une nouvelle journée d’action contre la loi El Khomri conçue par le gouvernement pour précariser le travail et le salaire qui va avec , une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques(INSEE) montre, en creux, à quel point les Français ont raison de se battre contre cette loi. L’étude porte sur l’année 2013. Mais elle nous apprend aussi qu’après avoir augmenté en moyenne de 0,7% par an entre 1995 et 2009, le salaire moyen a diminué en moyenne de 0,2% par an jusqu’en 2012 et de 0,4% en 2013. Dit autrement, la première année pleine du quinquennat de François Hollande à l’Elysée a été plus néfaste aux salariés que les années Sarkozy.
Plus grave encore pour le président socialiste, « cette baisse est plus marquée dans le secteur public : pour les salariés y travaillant principalement, le revenu salarial moyen diminue de 0,7% en 2013 après moins 0,5% par an entre 2009 et 2012. Là encore, la présidence de François Hollande est pire que celle de Nicolas Sarkozy. L’INSEE précise que « le revenu salarial est calculé à partir du « Panel tous salariés», issu des déclarations annuelles de données sociales, des fichiers de paie des agents de l’Etat et du système d’information des agents su service public».

Cette étude montre aussi à quel point la précarisation de l’emploi touche d’abord les jeunes, ce que la loi El Khomri veut imposer à tous les salariés avec la redoutable inversion des normes, la primauté sur les accords de branche donnée aux accords d’entreprise souvent imposés par le chantage à la fermeture d’établissement. Un graphique nous montre que le salaire moyen annuel était de 20.350€ en 2013. Mais ce salaire annuel moyen tombait aux alentours de 7.000€ pour les moins de 25ans qui travaillent. Il était d’environ 18.000€ en moyenne pour les 25 à 39 ans des deux sexes, mais seulement de 17.500€ environ pour les femmes, toutes catégories d’âge confondues contre environ 24.000€ pour les hommes.
Notons encore que la moyenne nationale de 20.350€ de revenu salarial pour l’année 2013 cache d’importantes disparités selon la profession et les horaires effectués. Un ouvrier n’a gagné que 15.500€ en moyenne cette année là, un employé autour de 14.000€. Le salaire annuel moyen du cadre était de 40.000€ mais les 10% de cadres les moins bien rémunérés n’avaient perçu que 11.730€ dans leur année contre 67.900€ pour les 10% les mieux payés. L’étude note à ce propos que « la moitié haute de l’échelle de revenu salarial est plus dispersée chez les cadres que chez les autres catégories ».

Au final, cette étude devrait sensibiliser tout un chacun sur les dangers du projet de loi El Khomri que le Sénat vote ce 28 juin avant qu’il ne revienne à l’Assemblée pour une seconde lecture, avec un probable recours à l’adoption sans vote avec le 49-3. Avant de se prononcer sur cette loi, chaque parlementaire devrait lire ce que dit encore l’INSEE à propos des salaires versés en 2013 : « L’écart de revenu salarial moyen entre femmes et hommes s’explique pour plus des deux tiers par des écarts et moins d’un tiers par le volume de travail. Les écarts entre salariés à temps plein et à temps partiel ou entre salariés du public et du privé reflètent, eux, surtout des écarts de volume de travail, liés notamment aux périodes de non travail (chômage ou inactivité ) des salariés du privé : les différences de volume de travail expliquent plus de 80% de l’écart entre salariés à plein temps et à temps partiel et la totalité de celui entre salariés du public et du privé ». Voilà tout ce que le projet El Khomri promet d’aggraver !


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   Posté le 23-08-2016 à 15:13:02   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La France, médaille de bronze de la finance

l'Humanité

CLOTILDE MATHIEU
LUNDI, 22 AOÛT, 2016


En 2016, les actionnaires devraient se partager quelque 1 028 milliards d’euros, soit la moitié de la richesse produite dans l’Hexagone. Championne d’Europe, la France se distingue.

Nausée matinale, après la publication des dividendes versés dans le monde au cours du deuxième trimestre de cette année. Selon Henderson Global Investors, les actionnaires des 1 200 plus grosses entreprises du monde se sont partagés entre avril et juin 372 milliards d’euros. 8,6 milliards de plus qu’au deuxième trimestre 2015 (+ 2,3 %). Si bien que l’année en cours devrait rapporter au total quelque 1 028 milliards d’euros de dividendes partout dans le monde, soit près de la moitié des richesses produites en France.

Un chiffre toutefois décevant pour ce cabinet, qui tablait sur des dividendes atteignant 1 046 milliards d’euros en 2016. Pourtant, aucune Pamela Anderson à l’horizon pour dénoncer le gavage.
Les actionnaires se goinfrent en toute impunité. Infâme quant on sait que 239 milliards d’euros par an d’investissement pendant les quinze prochaines années permettrait d’éliminer la faim dans le monde d’ici à 2030, dixit l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et qu’en 2015, 700 millions de personnes vivaient avec moins de 1,70 euro par jour.

Dans son rapport publié en début d’année, l’ONG Oxfam démontrait que seules 62 personnes détiennent autant que la moitié de la population, alors qu’en 2010 ils étaient 388. De telle sorte que la moitié la plus pauvre a bénéficié de moins d’1% de l’augmentation totale des richesses mondiales depuis 2000.

Et, une fois n’est pas coutume, c’est en Europe que les actionnaires se goinfrent le plus avec 124,1 milliards d’euros accumulés en seulement trois mois, en hausse 4,1 % par rapport au deuxième trimestre 2015.
Un pays se distingue particulièrement, celui où la finance n’a plus rien à craindre : les dividendes français « ont augmenté de 11,2 %, pour atteindre 40 milliards de dollars (35 milliards d’euros - NDLR), un résultat que seuls les Pays-Bas et la Corée du Sud ont réussi à surpasser, même si la contribution de ces derniers au total général mondial a toutefois été bien inférieure à celle de la France » , affirme Henderson Global Investors.

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   Posté le 23-08-2016 à 15:16:14   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'agence Xinhua signale le discrédit croissant du PS :


L'image du parti au pouvoir en France se dégrade globalement, selon un sondage

Publié le 2016-08-21

PARIS, 20 août (Xinhua) -- L'image du parti au pouvoir en France, le Parti socialiste (PS), s'est détériorée globalement depuis un an , selon un sondage réalisé par l'institut Ifop rendu public samedi.

Seuls 23% des Français interrogés considèrent que le PS a un projet pour la France, soit un recul de quatre points par rapport à l'édition dernière de l'année 2015, alors que 22% des interrogés estiment que le parti est proche des préoccupations des Français, soit un recul de cinq points, indique le sondage.

D'après la même enquête, seuls 19% des interrogés, soit un recul de cinq points que l'année dernière, estiment que le parti socialiste a "des dirigeants de qualité" et 29%, soit un fort recul de 14 points considèrent que le parti "soutient suffisamment le gouvernement".

Auprès des proches du PS, les taux des interrogés qui considèrent que le PS a des dirigeants de qualité et que le PS est proche des préoccupations des Français ont baissé respectivement de quatre points et cinq points jusqu'à 56% et 58%, selon le sondage.

Par ailleurs, seuls 41% des proches du PS considèrent que le parti soutient assez le gouvernement, soit un recul de 14 points, alors que les 66% des interrogés sont pour que le parti a un projet pour la France, selon la même source.

La dégradation globale de l'image du PS est causée par "l'impact des débats autour de la loi travail, l'affirmation de la fronde au sein du PS et l''usure' de l'exécutif au cours de l'année écoulée", a indiqué Ifop.

Ce sondage a été effectué en ligne du 9 au 11 août auprès de 1.003 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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