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 rattrapage technologique et technique en Chine

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Xuan
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   Posté le 11-09-2016 à 18:42:24   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Video : Assemblage du plus haut pont suspendu au monde

Les ouvriers chinois ont posé ce samedi les derniers tabliers du pont Beipanjiang. Les deux parties de l’ouvrage sont désormais reliées.
Le pont suspendu le plus haut du monde culmine à 565 mètres d’altitude, juste au-dessus du canyon de la rivière Nizhu dans le sud de la Chine. Sa construction a pris 3 ans et elle a nécessité le travail de 1000 ingénieurs et techniciens. Pour les automobilistes qui n’ont pas le vertige, le Beipanjiang sera ouvert et accessible d’ici la fin de l’année.

Les chinois enchaînent les prouesses techniques. Le 20 août dernier, le pays a inauguré le pont de cristal le plus haut et le plus long du monde.




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La Chine achève un pont de 565 m de haut

construction cayola
vidéo : http://youtu.be/0z1dNkxPZkk

Le département des transports du Guizhou en Chine annonce l’achèvement d’un pont suspendu atteignant 565 m de haut. Le plus haut du monde.

Située en surplomb de la rivière Beipan, le Beipanjiang bridge de 1 300 m est situé dans la province du Guizhou, une région très montagneuse au sud-ouest de la Chine. À l’heure où les deux tabliers du pont ont été juxtaposés, il aura pour tâche de relier par la route le Huizhou à la province voisine du Yunnan. L’inauguration est prévue à la fin de l’année. Elle marquera sa progression à la première place des ponts les plus hauts du monde devant, notamment, le pont de la rivière Sidu dans la province du Hubei (toujours en Chine).


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Chine : fin des travaux pour raccorder le pont le plus haut du monde


Publié le 2016-09-11
GUIYANG, 11 septembre (Xinhua) -- Les travaux pour raccorder la partie principale d'un pont, à environ 570 mètres au-dessus d'une vallée, ont été achevés dimanche dans la province chinoise du Guizhou (sud-ouest).

Avec une hauteur équivalente à un immeuble de 200 étages, le pont Beipanjiang est le plus haut du monde en termes de distance verticale entre le tablier du pont et la surface du sol ou de l'eau, sous la travée du pont, a fait savoir Wu Dahong, un responsable du département des transports du Guizhou, citant des données officielles sur les ponts élevés qui ont été construits à travers le monde.

La structure, qui enjambe la vallée de Beipanjiang, fait partie d'une autoroute reliant la ville de Hangzhou dans le Zhejiang (est) à la ville de Ruili dans le Yunnan (sud-ouest).

La construction du pont suspendu, d'une longueur de 1.341 mètres, a commencé en 2013 et a nécessité un investissement de 1 milliard de yuans (environ 150 millions de dollars).

Situé dans une région montagneuse et de gorges, le Guizhou abrite sept des dix plus hauts ponts de Chine.


Edité le 12-09-2016 à 16:02:30 par Xuan




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   Posté le 11-09-2016 à 18:46:40   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le réseau chinois des lignes ferroviaires à grande vitesse dépasse les 20.000 km

French.xinhuanet.com Publié le 2016-09-10 à 14:21

(Xinhua/Ji Chunpeng)

ZHENGZHOU, 10 septembre (Xinhua) --


Une ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Zhengzhou, dans la province du Henan (centre) à Xuzhou, dans la province du Jiangsu (est), a été mise en service samedi.


Cette ligne de 360 km relie des voies ferrées à grande vitesse de l'ouest du pays à deux lignes ferroviaires nord-sud, réduisant la durée des trajets entre l'ouest et l'est.

Le trajet entre Xi'an et Shanghai prend désormais six heures, contre onze heures environ auparavant.

Cette ligne dispose de neuf gares et les trains peuvent rouler à une vitesse maximale de 300 km/h pendant la période initiale.

La construction de cette ligne a démarré en décembre 2012 et les essais ont commencé en avril 2016.

Avec la mise en service de cette nouvelle ligne, le réseau chinois des lignes ferroviaires à grande vitesse a dépassé les 20.000 km, soit le plus long du monde.






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La Chine aurait créé un radar quantique pour contrer les technologies furtives

© Flickr/ Oleg Zaytsev


sputnik

11.09.2016

Une entreprise chinoise aurait développé et testé un système radar qui emploie l'intrication quantique pour annihiler les technologies furtives utilisées par les armées modernes.
Selon l’agence Chine nouvelle, le premier radar quantique chinois a été développé par le Laboratoire des technologies de la perception intelligente faisant partie du 14e Institut de la CTEC, une entreprise spécialisée dans les systèmes électroniques.
Le radar a été essayé à la mi-août, a déclaré l’agence chinoise.

Lors des essais, le système a réussi à détecter une cible à une distance de 100 kilomètres. A la base de ce dispositif révolutionnaire se trouve la technologie de détection monophotonique. Le radar quantique est un dispositif qui profite de l’intrication quantique des photons pour fournir de meilleures capacités de détection que les systèmes radar classiques.

La méthode serait utile pour détecter des objectifs avec une faible section de réflexion radar, tels que les avions modernes utilisant cette technologie ou des cibles utilisant des contre-mesures actives pour brouiller les radars ennemis.

La technologie peut également être utilisée dans le domaine biomédical, car le radar quantique n’a besoin que d’une petite quantité d’énergie pour fonctionner et peut être utilisé comme sonde non invasive d’objets à faible réflectivité, comme les cellules cancéreuses.
Plus tôt, la Chine avait lancé le premier satellite de communications quantiques du monde, qui utilise l'intrication quantique pour la cryptographie.

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   Posté le 20-09-2016 à 23:58:00   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

South China Morning Post :

La première horloge à atomes froids en orbite est chinoise



Les Européens pensaient envoyer en 2018 Pharao, la première horloge à atomes froids en orbite autour de la Terre.
Ils viennent de se faire damer le pion, semble-t-il par les Chinois, ce jeudi 15 septembre.
Une horloge utilisant des atomes de rubidium était à bord du laboratoire spatial Tiangong-2.

Le record de précision est-il vraiment atteint avec cette horloge, la Cold Atomic Clock in Space (Cacs) ?
Selon le journaliste du quotidien de Hong-Kong, le South China Morning Post , elle serait trois fois plus précise que l’horloge américaine du National Institute of Standards and Technology Research de Boulder, aux États-Unis. L’instrument cependant reste perfectible mais c’est un vrai succès pour les scientifiques chinois.

source science et avenir

NB : le refroidissement des atomes s'effectue par laser. Un bombardement de photons permet de ralentir le déplacement du nuage électronique jusqu'à pratiquement immobiliser l'atome et supprimer son agitation thermique en une fraction de seconde.
Par exemple, un atome de rubidium passe d'une vitesse initiale de 300 m.s-1 à environ 10 m.s-1 en absorbant 50 000 photons, et en 3 milli secondes.
Sa température s'abaisse alors à proximité du zéro absolu.
L'horloge atomique sert notamment au repérage GPS. Plus sa précision est grande plus le repérage est précis.



Edité le 20-09-2016 à 23:59:23 par Xuan




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   Posté le 21-09-2016 à 19:02:23   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La nouvelle horloge spatiale met les pendules à l'heure

French.china.org.cn - Mis à jour le 20/09/2016


Le cylindre noir ne ressemble à aucune horloge ordinaire, mais c'est pourtant l'une des plus avancées du monde.

Elle a été envoyée dans l'espace avec le laboratoire spatial chinois Tiangong-2 jeudi, devenant la première horloge atomique à fonctionner dans l'espace.
« Cette horloge est si précise qu'elle ne devrait pas perdre une seule seconde en 30 à 300 millions d'années dans l'espace » , a déclaré Liu Liang, professeur et directeur du Laboratoire clé d'optique quantique, qui relève de l'Académie chinoise des sciences à Shanghai.

Contrairement aux horloges ordinaires, le dispositif est basé sur la physique atomique.
Et à la différence de la plupart des horloges atomiques, cette horloge utilise une technologie de pointe « à atomes froids », qui assure son ultra précision. Une montre mécanique perd près d'une seconde par jour, une montre à quartz environ une seconde tous les 10 jours, et l'horloge atomique à hydrogène ne perd qu'une seconde sur des millions d'années. Mais l'horloge à atomes froids les dépasse toutes en matière de précision, a expliqué M. Liu.

Les scientifiques attribuent sa précision à l'environnement de microgravité de l'espace, ainsi qu'à la froideur des atomes utilisés.
Dans des conditions de microgravité, les atomes froids, poussés par des lasers, effectuent un mouvement uniforme en ligne droite. En observant leurs performances, les scientifiques obtiennent un signal atomique plus précis que dans les conditions de gravité sur Terre. En outre, la technologie de refroidissement par laser permet d'éliminer l'influence du mouvement thermique atomique sur les performances de l'horloge.
« Bien que les molécules et les atomes ne puissent pas être vus dans une pièce, ils se déplacent à grande vitesse, une vitesse équivalente à la température » , a déclaré M. Liu.
« Nous utilisons la technologie de refroidissement par laser pour ralentir les atomes à une température qu'un réfrigérateur ne pourrait jamais atteindre, pour qu'ils restent presque immobiles » , a-t-il ajouté. « En observant les atomes presque statiques, nous faisons des mesures plus précises. »

Les scientifiques estiment que l'envoi d'une telle horloge dans l'espace contribuera à établir une norme de temps pour la synchronisation plus précise des autres horloges atomiques dans l'espace.
« Un système plus précis dans l'espace nous sera bénéfique sur Terre » , a affirmé M. Liu, en citant des améliorations substantielles possibles dans la navigation et le positionnement.

Les scientifiques pensent que le développement de la technologie des atomes froids pourrait permettre de nombreuses expériences, comme l'exploration en profondeur de l'espace, les sondes de matière noire, et l'exploration des ondes gravitationnelles.

« Beaucoup de nos recherches sont basées sur notre mesure du temps et de l'espace. Si nous pouvons détecter des changements subtils dans le temps et l'espace, nous pourrions faire des découvertes au-delà de la gamme technologique existante » , a déclaré M. Liu.
« Dans le futur, il y aura des horloges plus précises que cette horloge à atomes froids et notre but ultime est de créer une horloge qui ne perdra jamais une seconde durant la vie entière de l'univers. »

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   Posté le 26-09-2016 à 08:12:45   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine inaugure le plus grand téléscope au monde


Voir video

avec Euronews sur Africanews 26/9/16

FAST, c’est son nom, fait 500 mètres de diamètre et couvre une surface équivalente à 30 terrains de football. La nouvelle fierté de Pékin est entrée en service ce dimanche avec un objectif : détecter une vie intelligente extraterrestre.

Cinq ans ont été nécessaires pour construire ce radiotélescope dans la province de Guizhou dans le sud-ouest du pays. 10.000 habitants ont dû être déplacés pour permettre d’installer ce projet de 165 millions d’euros.

Fast est trois fois plus puissant que le télescope américain d’Arecibo à Porto Rico, et ses 300 mètres de diamètres.

Exploration spatiale et astronomie : deux priorités pour Pékin.

Selon les responsables du projet, Fast devrait permettre de mieux comprendre les premiers jours de l’univers, de détecter des ondes gravitationnelles et de découvrir une civilisation extraterrestre.

La Chine souhaite installer une station permanente en orbite avant 2020, et à terme envoyer un homme sur la Lune.


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FAST : le plus grand télescope au monde va sonder l'espace


French.china.org.cn
- Mis à jour le 26. 09. 2016-



Avec la mise en service officielle dimanche du radiotélescope sphérique de cinq cents mètres d'ouverture (FAST), des scientifiques de premier plan a fait savoir que leurs homologues étrangers seraient les bienvenus pour utiliser cette installation gigantesque.

Il s'agit d'un radiotélescope à ouverture unique d'une superficie de 30 terrains de football situé dans la province du Guizhou, dans le sud–ouest de la Chine. Cette installation, dépassant de 200 mètres de diamètre la seconde plus grande au monde, devrait modifier la donne dans la recherche spatiale.

Le président chinois Xi Jinping a envoyé dimanche un message de félicitations aux scientifiques et aux ingénieurs qui ont contribué à sa création.
« Le lancement du FAST est le symbole d'une percée majeure dans la recherche scientifique en Chine et revêt une grande signification dans la stratégie du pays visant à promouvoir l'innovation » , a–t–il écrit dans ce message.

Selon les scientifiques, le FAST va rechercher des ondes gravitationnelles, détecter les ondes radio des étoiles et des galaxies et écouter tout signe de vie extraterrestre intelligente.
« Le but ultime du FAST est de découvrir les lois du développement de l'univers » , explique Qian Lei, chercheur associé auprès de l'Observation astronomique nationale, relevant de l'Académie des sciences de Chine, qui a construit le radiotélescope.

« En théorie, s'il y a une civilisation dans l'espace, le signal radio qu'elle peut envoyer serait similaire au signal que nous pouvons recevoir quand une radiation rayonnant d'un pulsar – une étoile à neutrons rotative – s'approche de nous » , précise M. Qian.

Zhang Shuxin, directeur général du projet, a déclaré que les scientifiques étrangers pouvaient commencer à mener leurs propres recherches avec le FAST une fois le rodage terminé.
Avant cela, « nous serions un peu gênés » ,a–t–il ajouté, d'attribuer des créneaux aux astronomes étrangers.
« C'est quelque chose de tellement immense. Et les technologies que nous utilisons pour le mouvoir ainsi que la surface réfléchissante nous sont entièrement nouvelles. » .
Et de poursuivre : « La première étape consiste à former une parabole de 300 mètres de diamètre sur la surface, avec l'aide des engins de motion, et de commencer à recevoir des signaux. Nous devons gagner en expérience et développer une méthodologie qui garantisse la précision de la détection pour cela. »
M. Zhang conclut en précisant qu'il faudrait entre trois et cinq ans avant que le FAST ne fonctionne dans les meilleures conditions.

L'importante surface hémisphérique du FAST est composée de 4 450 panneaux réfléchissants de 1,3 millimètre d'épaisseur, chacun pesant entre 427 et 482,5 kilogrammes. Le premier panneau a été installé en août 2015 et il aura fallu 11 mois pour tous les assembler.

Sun Caihong, ingénieur en chef pour le FAST, a fait savoir que les opérateurs du radiotélescope allaient se concentrer sur les sources d'ondes puissantes qu'ils connaissent déjà. Selon lui, les scientifiques s'attendent aussi à effectuer des avancées dans la recherche en analysant les données qu'ils recevront après le rodage.
Selon Wang Qiming, ingénieur en chef pour le FAST, « nous aimerions finir le rodage rapidement. Le FAST sera le leader mondial dans dix à vingt ans. Nous aimerions pouvoir utiliser à plein cette période » .

Le FAST est déjà bien parti, estiment les scientifiques. Lors d'un essai récent, il a reçu des ondes électromagnétiques de haute qualité d'un pulsar situé à 1 351 années–lumières. C'était le meilleur signal jamais reçu par le FAST depuis le début des essais d'observation mi–septembre. M. Wang confie que l'aspect le plus difficile du rodage consiste en l'ajustement du laser qui effectue les mesures sur la surface réfléchissante. Du moment que l'engin de mesure au laser détecte les erreurs dans les temps nécessaires, les scientifiques peuvent effectuer des ajustements immédiats.

Le radiotélescope est situé dans un relief presque parfaitement sphérique, et il n'a donc pas été nécessaire de creuser pour l'installer. La vallée à Guizhou a aussi été choisie car elle est karstique, ce qui assure un bon drainage, et les eaux de pluie ne vont donc pas s'accumuler et endommager la surface réfléchissante du radiotélescope.

« Le FAST est la plus grande parabole unique au monde, a déclaréPhilip Diamond, directeur général du Square KilometerArray (SKA), un grand projet de radiotélescopes à multiples antennes paraboliques en réseau.
Il disposera de nouvelles technologies et d'un nouveau système de réception, qui sera plus efficace. Les astronomes et les scientifiques font la queue dans le monde entier pour l'utiliser. »

Il estime que le SKA, un projet international dont la Chine fait partie, sera encore plus grand que le FAST. « Le nôtre n'aura pas la forme d'une parabole unique. Il y aura des centaines et des milliers de petites paraboles réparties sur une large zone. Elles travailleront ensemble.
Voyez le FAST comme un objectif grand angle et le SKA comme un téléobjectif. Le FAST va trouver beaucoup d'objets et le SKA va permettre de donner beaucoup de détails sur ces objets. Ils seront très complémentaires
», précise–t–il.

Anthony Beasley, directeur de l'Observatoire national de radioastronomie des Etats–Unis, a déclaré pour sa part qu'il y avait de nombreux domaines dans la radioastronomie pour lesquels le FAST permettra de mettre en avant les astronomes chinois. Selon lui, il faudra probablement deux à trois ans avant que le radiotélescope ne puisse être complètement opérationnel.

La construction de ce projet de près de 1,2 milliard de yuans (180 millions de dollars) a débuté en 2011, 17 ans après avoir été proposé par les astronomes chinois.


Edité le 26-09-2016 à 08:35:08 par Xuan




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   Posté le 17-10-2016 à 22:54:00   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Lancement de Tiangong 2






Plusieurs articles sur Xinhua


Sur futura-sciences
La Chine envoie deux taïkonautes à bord de Tiangon 2


Cette nuit, Shenzhou 11, avec à son bord deux taïkonautes chinois, a décollé à destination du module habitable Tiangong 2, qu'il rejoindra d’ici deux jours. Les deux hommes séjourneront à son bord pendant environ 30 jours avant de retourner sur Terre.

Plus de trois ans après le précédent vol habité, Shenzhou 10 en juin 2013, la Chine fait de nouveau voler ses taïkonautes dans l'espace. Ce matin, à 7 h 30 en heure locale (1 h 30 en France métropolitaine), un lanceur Longue Marche 2F a décollé depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan. Il a lancé avec succès le véhicule Shenzhou 11 avec à son bord les taïkonautes Jing Haipeng et Chen Dong.

Pour Jing Haipeng, c'est le troisième séjour dans l'espace. Ce vétéran a volé à bord de Shenzhou 7 en septembre 2008 et de Shenzhou 9 en mars 2012. Chen Dong, lui, découvre les joies de l'apesanteur et effectue avec ce vol sa première mission dans l'espace.

Après un voyage de deux jours autour de la Terre, Shenzhou 11 et son équipage rejoindront le module habitable Tiagong 2, lancé en septembre. Les deux hommes doivent y séjourner environ 30 jours avant de retourner sur Terre. La Chine devrait à cette occasion battre certains de ses records de durée, comme celui du temps passé dans l'espace pour un taïkonaute ou un équipage, voire du temps d'une sortie extravéhiculaire.


Image d’artiste chinoise, publiée sur le site de la Cité de l'espace de Toulouse, montrant un vaisseau habité Shenzhou (à gauche) se dirigeant vers une station de type Tiangong. © Droits réservés

Apprendre à vivre et travailler dans l'espace

Sans surprise, pour la communication, la Chine a fait le service minimum et n'a pas détaillé le programme de mission de ses deux taïkonautes. Comme son prédécesseur, Tiangong 2 est un prototype qui préfigure la future station spatiale chinoise dont la construction doit débuter en 2018 avec le lancement d'un premier module. Les astronautes expérimenteront le système de support de vie qui sera celui de la future station spatiale.

Enfin, dans de nombreux domaines liés à l'exploitation d'une station spatiale, les deux taïkonautes testeront leurs compétences. Ils réaliseront également des expériences en sciences de la vie, d'observation du ciel et des travaux de maintenance en orbite, ainsi que des activités de vulgarisation scientifique à destination d'écoliers chinois.

Remy Decourt

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sur le même site

Lancement de Tiangong 2 : la Chine veut une nouvelle station spatiale


16/9/2016

Le module orbital Tiangong 2, sorte de station miniature, a été lancé avec succès depuis le désert de Gobi. La Chine poursuit ainsi son apprentissage pour débuter, d'ici 2018, la construction en orbite de sa station spatiale

http://fr.cdn.v5.futura-sciences.com/buildsv6/images/largeoriginal/c/6/4/c64b02710f_69975_station-china.jpg
La Chine plancherait sur un projet de station spatiale plus grand que celui envisagé initialement. Les premiers éléments de ce futur complexe orbital pourraient être lancés vers 2020. © CNSA

Hier, à 16 h 04 en heure de France métropolitaine, la Chine a lancé avec succès le module habitable Tiangong 2 à bord d'un lanceur Longue Marche 2F, dernière étape avant le début de la construction de la station spatiale. Comme son prédécesseur, Tiangong 2 est un prototype qui préfigure la future station spatiale chinoise dont la construction doit débuter en 2018 avec le lancement d'un premier module. Par rapport à Tiangong 1, Tiangong 2 est équipé de nouvelles fonctionnalités et d'un système de support vie plus perfectionné. Il évoluera en orbite basse à moins de 400 kilomètres d'altitude. En novembre 2016, Shenzhou 11, avec à son bord deux taïkonautes, le rejoindra, et son équipage y séjournera 30 jours.

Des modules orbitaux pour apprendre

Lancé en septembre 2011, Tiangong 1 est resté opérationnel pendant deux ans au cours desquels trois missions Shenzhou sont venues s'amarrer. La première était inhabitée (Shenzhou 8) alors que les deux suivantes embarquaient des équipages qui, tour à tour, ont pu séjourner à bord du module orbital. Si Tiangong 1 a surtout été utilisé pour expérimenter le rendez-vous automatique en orbite et la vie à bord, Tiangong 2 devra faire la démonstration que la Chine maîtrise le vol orbital, l'amarrage de précision et les sorties extravéhiculaires (EVA).

Avec une seule EVA réalisée, on s'attend qu'au cours des trois prochains vols habités à destination de Tiangong 2, la Chine réalise au moins deux sorties dans l'espace. Cette unique EVA a été réalisée en 2008, lors de la mission Shenzhou 7 au cours de laquelle, durant 20 minutes, un taïkonaute est sorti à l'extérieur du véhicule pour valider la conception du sas de sortie, la combinaison spatiale ainsi que les procédures afférentes à la sortie dans l'espace. Autre jalon important, en 2017, le tout premier cargo spatial de la Chine viendra s'amarrer au module. Ce véhicule est intéressant pour son architecture, dérivée des modules Tiangong. Il a donc la même forme et les mêmes dimensions. Sa capacité d'emport est de plus de 5 tonnes, soit deux fois celle des Progress russes !

On signalera que parmi les 14 charges utiles embarquées à bord de Tiangong 2, figure le test d'un prototype de bras robotique qui sera installé sur la station spatiale et l'instrument suisse Polar. Il est conçu pour mesurer les explosions des supernovae et détecter la polarisation de la lumière émise dans l'espace par les sursauts gamma. Comme l'explique Nicolas Produit, le responsable scientifique de l'expérience, à La Tribune de Genève, « il s'agit d'une première mondiale. Jusqu'ici, aucun projet non chinois n'a réussi à prendre part au programme spatial habité de l'Empire du Milieu ».

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Article initial paru le 17/03/2015

Dans le domaine des vols habités, la progression de la Chine est remarquable. Les étapes sont franchies une à une de façon pragmatique. En 2016, trois grands rendez-vous sont prévus avec une mission habitée, le lancement d'un nouveau module orbital (Tiangong 2), l'entrée en service du nouveau lanceur CZ-7 voire le lancement du véhicule de ravitaillement Tianzou 1. Explications avec Philippe Coué, spécialiste du programme spatial chinois.


En 2014, le lancement du nouveau module habitable Tiangong 2 était prévu pour 2015. Il a finalement été reporté à 2016 « en raison du retard dans le développement du nouveau lanceur CZ-7 », explique Philippe Coué, spécialiste français du programme spatial chinois. Un retard qui contraint la Chine à adapter son manifeste car le « nouveau lanceur [CZ-7] doit lancer le futur véhicule ravitailleur Tianzou 1 ». Or ce dernier doit venir s'amarrer à Tiangong 2 et ne peut être lancé que par ce nouveau lanceur « dont le premier vol est prévu au mieux fin 2015, voire début 2016 ». Deux autres vols de démonstration seront par ailleurs nécessaires avant de qualifier le lanceur CZ-7. Cela explique pourquoi le lancement de ce cargo n'est pas envisageable avant fin 2016, début 2017.

À ces incertitudes sur les dates de lancement, s'ajoutent des « incertitudes sur la nature et les objectifs des missions de Tiangong 2 et Tianzou 1 ». Si plusieurs scénarios sont avancés, Philippe Coué en privilégie un qu'il nous détail avec toutes les réserves d'usage pour un tel exercice.

Bien qu'il ressemble à son prédécesseur lancé en 2011, Tiangong 2 « sera plus fonctionnel et plus ergonomique que le précédent module (Tiangong 1) ». Il sera doté d'un système de support de vie amélioré et d'une plus grande variété d'équipements scientifiques. C'est aussi le dernier module habitable avant ceux qui préfigureront la future station spatiale chinoise dont le développement se poursuit. Quant à Taingong 1, toujours en orbite, la Chine l'utilise pour « s'essayer au suivi, au pilotage et à l'exécution de manœuvres de réhaussement d'orbite dans le but de se familiariser et se préparer à contrôler son futur complexe orbital ».

Quelques semaines après son lancement, Tiangong 2 sera rejoint par l'équipage de Shenzhou 11 pour une mission qui « pourrait durer plusieurs semaines, voire quelques mois » ! La Chine devrait à cette occasion battre certains de ses records de durée comme celui du temps passé dans l'espace pour un taïkonaute, un équipage, voire du temps d'une sortie extravéhiculaire. Autre rendez-vous très attendu, l'arrivée du cargo Tianzhou 1. Il viendra « s'y amarrer de façon automatique lors de son vol inaugural prévu en 2017 ». Ce véhicule similaire au Véhicule de transfert automatique de l'Esa (ATV) par ses fonctions de transport de fret et de carburant, a été développé pour desservir la station spatiale Chinoise qui verra le jour dans les années 2020.

Un nouveau système de transport spatial

Compte tenu de sa masse au lancement, « plus ou moins 13 tonnes », Tianzou 1 sera lancé par un nouveau lanceur. En effet, aucun des lanceurs chinois aujourd'hui en service n'a la capacité de mettre en orbite des charges aussi lourdes. Ce sera donc CZ-7 (aussi appelé Long March 7), un lanceur de milieu de gamme qui « sera exploité depuis le Centre de lancement de Wenchang, situé sur l'île de Hainan ». Une famille de lanceurs sera dérivée à partir de Long March 7 (16 configurations sont prévues), ce qui offrira une grande modularité et devrait couvrir jusqu'à 80 % des besoins de l'Agence spatiale chinoise. Une maquette à l'échelle 1 de ce lanceur subit actuellement des essais de compatibilité avec les installations au sol et le pas de tir de Wenchang d'où il sera exploité.


Le véhicule Tianzou 1 est conçu pour le ravitaillement du futur complexe orbital chinois. Son vol inaugural, prévu fin 2016, début 2017 dépendra de la disponibilité du CZ-7. © CNSA

Tianzou 1 ne devrait pas être utilisé pour ravitailler l'équipage de Shenzhou 11 à bord du Tiangong 2. Cela nécessiterait que ce nouveau module « soit doté d'un second port d'amarrage ce qui, de facto, alourdirait sa masse » et le rendrait trop lourd pour un lancement à bord d'une fusée CZ-2F comme cela est prévu. « Ce scénario à deux ports d'amarrage est peu probable. » On suppose donc que Tianzou 1 s'amarrera à un Tiangong 2 vidé de ses occupants et sans qu'aucun autre équipage soit prévu par la suite, ce qui suscite donc quelques interrogations sur son utilité.
La Chine, qui maîtrise le rendez-vous orbital, pourrait donc utiliser Tianzou 1 pour « continuer à apprendre à piloter des modules orbitaux ». Le véhicule effectuerait ainsi des manœuvres à proximité de Tiangong 2 avant de s'y amarrer, quelques corrections de trajectoires. On peut également envisager qu'une fois amarré Tianzou 1 soit également utilisé pour des essais de rehaussement d'orbite, voire des manœuvres fictives d'évitement de débris spatiaux. Le clou de la mission « pourrait être une démonstration technologique jamais réalisée par la Chine ». Tianzhou 1, présenté comme un véhicule de ravitaillement de carburant, pourrait réaliser un « transfert de carburant et tester la procédure de transfert, complexe et dangereuse ». Ce scénario suppose que Tiangong 2 embarque un système de ravitaillement.

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La Chine se prépare à produire ses propres mémoires flash 3D dès 2017


RIDHA LOUKIL20 OCTOBRE 2016 À 07H08



A travers Yangtze River Storage Technology, la Chine s’apprête à ouvrir sa première usine de mémoires Flash et Dram. La production de puces Flash 3D devrait démarrer à la fin de 2017


L'usine de XMC à Wuhan, en Chine © XMC

La Chine s’approche de son objectif de maîtriser les puces mémoires. A travers Yangtze River Storage Technology (YRST), elle se prépare à mettre en service sa première usine de fabrication de ces composants électroniques sur tranches de 300 mm de diamètre, rapporte Digitimes. La production va démarrer à la fin de 2016 avec la fabrication de mémoires vives Dram et mémoires non volatiles Flash de type NAND. Mais le vrai enjeu pour Pékin est de produire des puces Flash 3D. Ce sera fait dans un an, à la fin de 2017, prévoit Digitimes.

INVESTISSEMENT DE 24 MILLIARDS DE DOLLARS

YRST a été créé en juillet 2016 par Tsinghua Unigroup et les pouvoirs publics pour servir de fer de lance à l’offensive de la Chine dans les puces mémoires. Tsinghua Unigroup, une société holding contrôlée par Pékin et détenant des sociétés fabless comme RDA Microelectronics et Spreadtrum Communications, a par ailleurs pris 50% du capital de XMC, aujourd’hui seul fabricant chinois de mémoires. Mais ce dernier réalise des puces Flash de type NOR, destinées à renfermer des logiciels embarqués. Et non des puces Flash de type NAND utilisées pour le stockage de données.
Depuis 2008, XMC dispose à Wuhan d’une unité pilote de R&D et production de circuits sur tranches de 300 mm de diamètre. C’est sur ce site que la nouvelle usine dédiée à la production de mémoires va voir le jour. Elle représente un investissement colossal de 24 milliards de dollars jusqu’en 2019. A terme, elle disposera d’une capacité mensuelle de production de 300 000 tranches.

PUCES FLASH 3D À 32 COUCHES

La fabrication de mémoires flash 3D débutera en 2017 avec des circuits à 32 couches d’information selon une technologie développée conjointement par XMC et l’américain Spansion qui a fusionné en mars 2015 avec son compatriote Cypress Semiconductor. Le coréen Samsung, le japonais Toshiba et l’américain Micron Technology empilent aujourd’hui 48 couches dans leurs puces Flash 3D, et prévoient de passer à 64 couches en 2017.
La Chine dispose aujourd’hui de deux usines de puces mémoires sur son territoire mais elles appartiennent aux coréens SK Hynix (mémoires Dram) et Samsung (mémoires flash 3D). Et une troisième va être mise en service d’ici à fin 2016 par l’américain Intel en conversion de son site de fabrication de microprocesseurs à la production de mémoires flash 3D.

LA CHINE ABSORBE LE TIERS DE LA PRODUCTION MONDIALE

Selon le cabinet TrendForce, la Chine a englouti 6,7 milliards de dollars de mémoires flash de type NAND en 2015, soit plus de 29% de la production mondiale. Et la part devrait atteindre le tiers en 2016. La production locale, assurée aujourd’hui par Samsung, ne satisfait qu’une infime partie de cette consommation. C’est cette dépendance que l’Empire du Milieu veut réduire en lançant sa propre production.

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Chine : les deux taïkonautes de Tiangong 2 sont rentrés sur Terre


Rémy Decourt, Futura-Sciences

Publié le 22/11/2016

Le 17 novembre, alors qu’à bord d’une capsule Soyouz s’envolaient à destination de la Station spatiale internationale trois astronautes, parmi lesquels le français Thomas Pesquet, l’équipage chinois présent à bord du module Tiangong 2 se préparait, quant à lui, à retourner sur Terre.

Jing Haipeng et Chen Dong sont rentrés sur Terre le 18 novembre à bord de la capsule Shenzhou 11, au terme d'une mission qui aura été la plus longue dans l'espace réalisée par la Chine. Un succès qui démontre que le pays a acquis la capacité de soutenir de longs séjours dans l'espace et de faire vivre et travailler en sécurité ses taïkonautes. Ils sont arrivés à bord du module orbital Tiangong 2, deux jours après leur décollage à bord d'une Longue Marche 2F depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan.


Le module Tiangong 2 photographié par le très petit satellite Banxing-2, lancé depuis le module orbital. © CNSA

Une étape franchie vers la construction de la station spatiale chinoise

Ce record symbolique des deux taïkonautes est évidemment un jalon important dans le programme de construction d'une station spatiale chinoise. Preuve que les objectifs initiaux du programme Tiagnong ont été atteints, la Chine ne l'utilisera plus pour ses vols habités. Elle va dorénavant consacrer tous ses efforts dans la construction de cette station dont le premier élément devrait être lancé en 2018, avec l'objectif de la terminer en 2020.

D'ici là, Tiangong 2 continuera d'être utilisée. En avril 2017 sera lancé le cargo Tianzhou 1 pour tester le ravitaillement de propergol en orbite.

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Après un séjour d'un mois dans l'espace, les deux taïkonautes sont redescendus sur Terre


Article initial paru le 17/10/2016
Cette nuit, Shenzhou 11, avec à son bord deux taïkonautes chinois, a décollé à destination du module habitable Tiangong 2, qu'il rejoindra d'ici deux jours. Les deux hommes séjourneront à son bord pendant environ 30 jours avant de retourner sur Terre.
Plus de trois ans après le précédent vol habité, Shenzhou 10 en juin 2013, la Chine fait de nouveau voler ses taïkonautes dans l'espace. Ce matin, à 7 h 30 en heure locale (1 h 30 en France métropolitaine), un lanceur Longue Marche 2F a décollé depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan. Il a lancé avec succès le véhicule Shenzhou 11 avec à son bord les taïkonautes Jing Haipeng et Chen Dong.

Pour Jing Haipeng, c'est le troisième séjour dans l'espace. Ce vétéran a volé à bord de Shenzhou 7 en septembre 2008 et de Shenzhou 9 en mars 2012. Chen Dong, lui, découvre les joies de l'apesanteur et effectue avec ce vol sa première mission dans l'espace.

Après un voyage de deux jours autour de la Terre, Shenzhou 11 et son équipage rejoindront le module habitable Tiagong 2, lancé en septembre. Les deux hommes doivent y séjourner environ 30 jours avant de retourner sur Terre. La Chine devrait à cette occasion battre certains de ses records de durée, comme celui du temps passé dans l'espace pour un taïkonaute ou un équipage, voire du temps d'une sortie extravéhiculaire.

Apprendre à vivre et travailler dans l'espace


Sans surprise, pour la communication, la Chine a fait le service minimum et n'a pas détaillé le programme de mission de ses deux taïkonautes. Comme son prédécesseur, Tiangong 2 est un prototype qui préfigure la future station spatiale chinoise dont la construction doit débuter en 2018 avec le lancement d'un premier module. Les astronautes expérimenteront le système de support de vie qui sera celui de la future station spatiale.
Enfin, dans de nombreux domaines liés à l'exploitation d'une station spatiale, les deux taïkonautes testeront leurs compétences. Ils réaliseront également des expériences en sciences de la vie, d'observation du ciel et des travaux de maintenance en orbite, ainsi que des activités de vulgarisation scientifique à destination d'écoliers chinois.

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Une ligne de communication quantique sera créée l'année prochaine entre Wuhan et Hefei



le Quotidien du Peuple en ligne -24.11.2016 15h24

La Chine va commencer la construction d'une ligne de communication quantique entre Wuhan, capitale de la Province du Hubei, et Hefei, capitale de la Province de l'Anhui, ce qui va lui permettre de se rapprocher du réseau de communication le plus sûr du monde. Ce développement va en effet créer un réseau sécurisé théoriquement impossible à intercepter ou à décrypter.

Selon un communiqué publié par China Aerospace Science et Industry Corp lors d'un forum de technologie laser de deux jours qui s'est achevé mercredi à Wuhan, la ligne de communication quantique Wuhan-Hefei sera mise en service vers la fin de l'année prochaine et sera reliée au réseau de communication quantique Beijing-Shanghai de 2 000 kilomètres qui devrait être terminé à la fin de cette année.

Un accord de construction a été signé lors du forum entre plusieurs partenaires impliqués dans la ligne, comme China Aerospace Science and Industry Corp, l'Université des sciences et technologies de Chine et le gouvernement de la ville de Wuhan.
Selon Wu Xiaofeng, cadre supérieur chez China Aerospace Science and Industry Corp, qui supervise le projet, quand elle sera achevée, la ligne Wuhan-Hefei s'étendra sur plus de 300 km. Elle sera initialement utilisée par les organismes gouvernementaux et les institutions financières de Wuhan avant d'être ouverte au secteur des affaires et étendue aux villes situées le long de la ligne.

M. Wu a également précisé que la ligne implique un investissement initial d'environ 200 millions de Yuans (29 millions de Dollars US) et que toutes ses technologies et équipements seront développés par des scientifiques chinois.

China Aerospace Science and Industry, une importante société du secteur de la défense, développe des technologies et des instruments laser de pointe, qui sont des composantes clés d'un réseau de communication quantique.

Les lignes de communication quantiques offrent une sécurité ultra élevée. Selon des recherches, il est théoriquement impossible d'écouter, intercepter ou décrypter les informations qu'elles transmettent.

Après trois ans de construction, une ligne de communication quantique de 712 km a récemment été mise en service entre Hefei et Shanghai, ce qui en fait le réseau de communication quantique le plus long au monde.

La ligne Hefei-Shanghai fait partie du réseau de communication quantique Beijing-Shanghai. Selon Chen Yu'ao, concepteur en chef du réseau et professeur à l'Université des Sciences et Technologies de Chine à Hefei, le réseau assurera principalement la communication par chiffrement quantique des autorités gouvernementales et militaires à Beijing et des institutions financières à Shanghai.

Il a ajouté que la technologie de cryptage quantique sera d'une grande importance pour les militaires.

En août, la Chine a lancé le premier satellite d'expériences quantiques du monde pour vérifier les théories de la communication quantique.

À l'échelle internationale, toutes les grandes puissances technologiques, dont les États-Unis, l'Union européenne et le Japon, investissent massivement dans la recherche sur les technologies de cryptage quantique.

(Rédacteurs :Yishuang Liu, Wei SHAN

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La revue européenne des médias numériques publie un article assez clair sur le même sujet :

La Chine lance le premier satellite de communication quantique au monde

Par Françoise Laugée - N°40 Automne 2016

À la recherche d’une technique de transmission ultra-sécurisée basée sur les lois de la physique quantique, la Chine prend une longueur d’avance sur les États-Unis et l’Europe dans le domaine de la cryptologie.

Le 16 août 2016, la Chine a lancé depuis la base de Jiuquan, dans le désert de Gobi, un satellite baptisé Mozi, qui permettra de tester la distribution quantique de clés de cryptage uniques (QKD pour Quantum Key Distribution) sur une grande distance.

La mécanique quantique est une théorie développée par Max Planck au début du XXe siècle qui permet d’expliquer certains phénomènes que la physique classique ne peut pas expliquer. Selon cette théorie, la lumière est à la fois un phénomène vibratoire et corpusculaire : un rayon lumineux est une onde électromagnétique et un flux de photons. La distribution quantique de clés de cryptage unique, inventée il y a 30 ans aux États-Unis, utilise deux propriétés de ces photons, la polarisation et l’intrication quantique. La polarisation permet d’associer à chaque photon transmis une valeur binaire. L’intrication quantique permet, quant à elle, de sécuriser la communication.

La transmission de ces clés utilise les corrélations quantiques au sein d’une paire de photons intriqués en raison de deux caractéristiques essentielles. La première est que l’état quantique (lu comme « 0 » ou « 1 » ) des photons est aléatoire : on obtient en conséquence une clé de cryptage de nature elle aussi totalement aléatoire, donc impossible à décrypter même par les plus puissants algorithmes. La seconde caractéristique tient à ce que toute observation, ou mesure, des photons génère des modifications de leur état, créant des défauts, du « bruit » repérable sur l’ensemble de l’émission ; on peut de plus déterminer la quantité d’information espionnée.

Ainsi, l’interception par un tiers est repérée, évaluée, et si l’espionnage est trop important, menaçant la sécurité de la clé, celle-ci ne sera tout simplement pas utilisée pour crypter les messages à transmettre : il suffira d’en générer une nouvelle. Lorsque l’on est sûr que l’émetteur et le récepteur détiennent une clé non espionnée, indécodable puisqu’aléatoire, elle pourra être utilisée tant pour le cryptage que le décryptage (donc par le biais d’un algorithme de chiffrement symétrique) d’informations transmises par n’importe quel canal, tel l’internet.

Au cours d’une mission prévue pour durer deux ans, les scientifiques chinois vont tenter de transmettre des clés de cryptage, par un satellite quantique, sur une distance de 2 500 kilomètres, entre Pékin et Ürümqi, capitale de la région du Xinjiang. Un autre test sera effectué ultérieurement entre Pékin et Vienne, en Autriche. C’est la première fois qu’une technologie de cryptage quantique sera testée dans l’espace. Elle a déjà été utilisée avec succès, aux États-Unis et en Europe, sur une distance maximale de 300 kilomètres, via des réseaux terrestres en fibre optique, pour des applications gouvernementales, militaires, ou encore pour des transmissions entre des établissements bancaires. La première expérimentation remonte à 1992 à l’université de Genève.

Assurer la transmission de messages grâce à des clés de chiffrement inviolables est un enjeu planétaire. Les États-Unis investissent 200 millions de dollars par an dans ce domaine de recherche, indique le Conseil national américain des sciences et technologies. Aujourd’hui à la tête d’une dizaine d’équipes de recherche dans le cadre de la mission chinoise et vice-président de l’université des sciences et technologies, Pan Jianwei, promu docteur en physique quantique de l’université de Vienne à la fin des années 1990, avait sollicité en son temps l’Union européenne pour financer un programme de développement d’un satellite quantique, sans succès. Depuis 2008, des chercheurs européens, notamment à Vienne et à Padoue, travaillent sur le lancement d’un satellite de communication quantique dans le cadre d’un programme baptisé Space-Quest. L’Union européenne a engagé 2,5 milliards d’euros en 2010 pour la recherche dans ce domaine. En mai 2016, Günther Oettinger, commissaire européen à l’économie et à la société numérique, a annoncé un financement d’un milliard d’euros en 2018 consacré aux technologies quantiques.

« Beaucoup de gens pensent que les communications quantiques joueront un rôle, notamment dans le futur d’internet » , explique l’Autrichien Anton Zeilinger, chercheur et professeur reconnu en physique quantique qui a dirigé les travaux de doctorat de Pan Jianwei, précisant que cette technique ne serait pas réservée aux communications militaires mais s’appliquerait également aux communications commerciales. Avec le lancement programmé d’autres satellites de communication quantique, la Chine devrait disposer en 2030 d’une constellation assurant la transmission de flux d’informations totalement sûre.

Faire de la Chine « l’un des pays les plus innovants en 2020 » et une grande puissance technologique en 2049, année du centième anniversaire de la République populaire : telle est l’ambition exprimée par le président chinois Xi Jinping qui désigne la recherche quantique comme étant l’une des priorités du treizième plan national quinquennal. Une nouvelle révolution informatique est en cours avec l’internet quantique, et la Chine avance à grands pas dans cette voie.

Sources :

« Satellites : Pékin lance le premier satellite inviolable », Bruno Trévidic, Les Echos, 17 août 2016.
« La Chine prend de l’avance dans le cryptage des communications », Harold Thibault avec David Larousserie, Le Monde, 18 août 2016.
« Cryptage : le saut quantique des Chinois », Yann Verdo, Les Echos, 5 septembre 2016.
« Cryptographie quantique », Wikipédia, dernière modification de cette page le 17 septembre 2016.

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   Posté le 23-12-2016 à 20:51:09   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le blog Libération publiait en septembre un article sur de développement scientifique en Chine :


Le bond en avant de la science en Chine


SYLVESTRE HUET 11 JUIN 2013
(MISE À JOUR : 1 SEPTEMBRE 2016)



Le groupe Nature vient de publier son Nature publishing China 2012. Il révèle une nouvelle étape dans la croissance vigoureuse de la science chinoise.

Ce bilan propose un examen des publications scientifiques signées par des chercheurs chinois dans l’ensemble des journaux du groupe (Nature et 17 autres journaux spécialisés). Autrement dit dans des revues dites «primaires» - celles où les scientifiques publient leurs résultats afin de les soumettre au regard critique de leur pairs, après une première sélection et validation par des relecteurs - qui font partie des plus sélectives du monde. Les recherches qui y sont publiées sont donc, en général - car il y a des exceptions (lire cette note sur la bactérie Alien de la Nasa réfutée, ou celle-ci sur un fameux mystère cosmique, réfuté lui aussi) - de qualité et de niveau mondial.

La croissance vigoureuse de l’activité de recherche scientifique et technologique chinoise a déjà fait l’objet d’informations sur le blog (liens en fin de note). Mais il convient de suivre ce mouvement, car il évolue très vite, ce qui impose une plus grande fréquence à l’analyse. Le nombre total de publications originaires de Chine atteignait pour l’année 2011 (dernier chiffre connu dans le système Scimago) plus de 373.000 articles. Elle tient ainsi le deuxième rang mondial, derrière les Etats-Unis, à 519.000 articles. Dix ans auparavant, elle pointait à la cinquième place avec 57.000 articles.

Une science de qualité mondiale

Les chiffres de Nature publishing portent sur des nombres beaucoup plus petits, mais exclusivement sur une science de très grande qualité (elle peut aussi se publier dans Science, les PNAS et d’autres revues, mais ces dernières ne proposent pas le travail d’analyse de Nature). Et sans le côté inflationniste lié à l’apparition de nouvelles revues. Il s’agit exclusivement de sciences de la nature (physique, chimie, biologie, géosciences et astrophysiques). Or, ces chiffres confirment que l’envolée de la science chinoise de qualité ne se ralentit pas, ce qui démontre que le scepticisme sur sa capacité à produire des résultats originaux n’est pas fondé. Même si une part importante des laboratoires chinois sont encore en phase de «rattrapage» du niveau mondial, d’autres y sont de plain-pied.

Les articles signés ou co-signés par des Chinois travaillant en Chine (c’est la localisation du laboratoire et non la nationalité du scientifique qui sont pris en compte) dans les publications du groupe Nature, étaient ainsi de 89 en 2008, 103 en 2009, 152 en 2010, 225 en 2011 et 303 en 2012. Sa part des articles d’origine Asie/Pacifique (donc le Japon, l’Australie, l’Inde...) est passée de 19% à 30% sur la même période (le total des articles des pays de la région passant de 473 à 1.009).

Ces articles proviennent d’institutions scientifiques elles aussi en nombre croissant, 217 en 2011 contre 152 l’année précédente, ce qui montre une extension du nombre de laboratoires de niveau mondial. L’Académie des sciences continue de dominer le classement chinois et tient le 12ème rang mondial par institution, sur le modèle français où le Cnrs est à lui seul 5ème mondial et l’Inserm 63ème. Suivent l’USTC (University of Science & Technology of China), Tsinghua University, Peking University, Shanghaï Jiao Tong University. En Asie Pacifique, seule l’Université de Tokyo dépasse encore l’Académie chinoise, mais sera probablement dépassée l’an prochain. La Chine place quatre institutions dans le Top 100 mondial, contre trois en 2011.

Ce mouvement d’extension géographique de la science chinoise est encore «limité» à la Chine côtière et de l’Est, à l’exception de Wuhan. Il peut s’illustrer par l’évolution de la région de Shenzhen. Cette zone fut le lieu de la première «zone économique spéciale», lancée en 1980 pour attirer des investisseurs étrangers dans ce qui allait devenir «l’atelier du monde». Elle fut longtemps seulement un «atelier», avec des machines allemandes, des ouvriers et contremaîtres chinois, des productions d’objets de consommation de masse partant directement par navires porte-conteneurs pour les Etats-Unis ou l’Europe (je caricature...). Aujourd’hui, Shenzhen est la sixième métropole scientifique chinoise. On y fait de la physique fondamentale, de l’informatique de pointe, des nanosciences et surtout de la génétique avec le BGI (Beiging genomic institute), qui n’est donc pas à Pékin car il fut relocalisé à Shenzhen en 2007). On y trouve une force de frappe en génomique (séquençage, banques de gènes, bio-informatique...) pour la recherche de base et appliquée (médecine, agronomie, biotechnologies...) de classe mondiale.

Plus 20% par an pour le financement

Cette accession de la Chine au rang de grande puissance scientifique repose sur des investissements massifs en moyens financiers et humains et sur son insertion dans le fonctionnement de la science mondiale. Les dépenses de R&D ont atteint 1,75% du PIB en 2012 et le gouvernement s’est fixé un objectif de 2,5% en 2020 (soit plus que la France)... dans un pays où le PIB croît fortement chaque année (environ 7% en 2012). Du coup, cela signifie des augmentations annuelles d’environ 20% ! Ces financements ne sont pas uniquement publics et destinés à des laboratoire universitaires. Les groupes industriels financent désormais une activité de recherche importante, et des groupe non chinois installent des centres de recherches en Chine.

Ces chiffres ne signifient pas que tout est rose dans le monde de la science chinoise. Bureaucratie et corruption peuvent aussi s’y mêler. Mais les conflits commencent à sortir. La part de la recherche fondamentale semble aussi encore trop faible au regard des standards des pays les plus avancés. Mais ils montrent avec quelle rapidité les rapports de force mondiaux ont changé et les conséquences de ces changements sont encore à venir.

> La Chine explose ses statistiques de dépots de brevets.
> Pour l’Unesco, la science passe au sud.
> en février 2011, une note sur les dépôts de brevets par la Chine dans le système de l’OMPI.
> en 2010, je titre «Chine, un géant de la science est né».
> en 2008, la Chine était devenue le deuxième pays du monde par le nombre de publications scientifiques.
> Une note relatant la prévision de la revue Nature : en 2022 la Chine pourrait dépasser les Etats-Unis en nombre de publications scientifiques.

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Après les États-Unis et l'Allemagne, la Chine est devenue le troisième pays à avoir fait voler un avion à hydrogène.


sur sputnik

Les scientifiques chinois ont testé avec succès un avion moderne à hydrogène. Selon le journal Keji Ribao, le nouvel avion, qui se base sur l'avion électrique chinois à deux sièges RX1E, a été conçu par des scientifiques de la province du Liaoning (nord-est de la Chine).
Le vol d'essai a eu lieu dans la ville de Shenyang, le chef-lieu de la province du Liaoning. Selon le journal, l'avion a atteint une altitude de 320 mètres. Tous les systèmes sont restés stables à une température de —20 degrés Celsius.
Les concepteurs de l'avion ont souligné qu'il n'y avait d'émissions néfastes dans l'atmosphère.
L'avion est équipé d'une pile à hydrogène de 20 kilowatts. Cette pile alimente l'appareillage à bord, le moteur électrique et charge les batteries.

Ainsi, la Chine est devenue le troisième pays après les États-Unis et l'Allemagne à maîtriser cette technologie.

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La Chine développe le laser à électrons libres UVE le plus lumineux au monde


French.xinhuanet.com - Publié le 2017-01-15 à 22:12


Photo prise le 13 janvier 2017 dans l'Institut de chimie physique de Dalian (Xinhua/Yang Qing)

BEIJING, 15 janvier (Xinhua) -- Des scientifiques chinois ont annoncé avoir construit une infrastructure capable de générer le laser à électrons libres ultraviolet extrême (UVE) le plus lumineux au monde.

Cette infrastructure située à Dalian, ville côtière de la province du Liaoning (nord-est), peut générer 140.000 milliards de photons par impulsion de laser en une picoseconde.

L'infrastructure Dalian Coherent Light Source (DCLS) a été conjointement construite par l'Institut de chimie physique de Dalian et l'Institut de physique appliquée relevant de l'Académie des sciences de Chine (ASC), avec un investissement de quelque 140 millions de yuans (environ 20 millions de dollars).

Cette nouvelle source de lumière aidera les scientifiques à découvrir de nouveaux aspects du monde microscopique. "Les sources de lumière UVE sont notamment utiles pour la détection précise des atomes, des molécules et des amas" , a indiqué Yang Xueming, académicien à l'ASC et directeur adjoint de l'Institut de chimie physique de Dalian.

La luminosité et la durée des impulsions de cette source de lumière sont cruciales pour effectuer une telle détection. "Plus la source est brillante, plus nous voyons de manière claire un petit nombre d'atomes et de molécules" , a-t-il expliqué.

"Etant donné que de nombreuses réactions physiques, chimiques et biologiques se produisent sur une échelle de temps de l'ordre des femtosecondes ou des picosecondes, nous avons besoin d'une 'lampe' très rapide pour capturer ces moments et étudier ainsi le processus" , a-t-il noté.

Selon lui, la DCLS jouera un rôle unique et important dans l'exploration du monde matériel inconnu et la promotion des progrès technologiques.




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LA CHINE LANCE SON PREMIER VAISSEAU CARGO


De Suiram - Posté le 20 avril 2017 à 16h48 dans Hitek - Science


La Chine, soucieuse de rattraper l'Europe ainsi que les Etats Unis en matière de conquête spatiale, a lancé ce jeudi 20 avril un vaisseau cargo contenant 6 tonnes de matériel, satellites. Le décollage s'est déroulé sans encombre.



UN RENOUVEAU DANS LA CONQUÊTE SPATIALE CHINOISE
Les agences spatiales d'état du monde entier, touchées par la crise financière, ont souffert des baisses de budget. De plus, depuis l'âge d'or de la conquête spatiale l'intérêt du grand public a diminué.

Des agences spatiales privées commencent à reprendre la relève comme c'est le cas de SpaceX dirigée par Elon Musk. D'autres pays émergent tel que l'Inde qui commence à développer diverses infrastructures et a réussi à lancer une mission vers Mars grâce à la Jugaad, ou système D.

La Chine a donc prévu d'arrimer Tianzhou-1, le vaisseau cargo ("bateau céleste" en Chinois) à la station Tiangong-2 ("palais céleste"). Propulsé par la fusée Longue marche 7, il devra livrer 6 tonnes de carburant, de vivres et de matériel à Tiangong-2.

A terme, la Chine, selon l'agence spatiale chinoise (la CASC), souhaite lancer 30 appareils durant 2017. Elle souhaite aussi lancer le module principal de la future station courant 2018. L'objectif est de mettre cette station en place courant 2022.
vidéo


DES ENJEUX MAJEURS POUR L'AVENIR

Beaucoup voient la conquête spatiale comme une perte de temps et d'argent. D'autres avancent que vu comment on a détruit notre planète, on ne doit pas faire la même chose ailleurs.

Il faut savoir que dans le système solaire, il y a des astéroïdes de plusieurs centaines de tonnes contenant une quantité non négligeable d'or. Egalement certains matériaux présents sur la Lune comme le deuterium présentent des possibilités vraiment incroyables. Explications : sur terre, nous utilisons la fission nucléaire pour faire de l'électricité. On casse un atome et cela libère de l'énergie... et beaucoup de déchet radioactif.


La fusion nucléaire conciste à réunir deux atome léger (comme le deuterium) en un seul afin de produire encore plus d'énergie et sans déchet radioactif. Il libère juste un neutron dans le processus.

L'avancé de la conquête spatiale pourrait donc améliorer le quotidien de l'humanité de façon spectaculaire. Il faudrait juste que l'opinion public s'en rende compte.


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Le vaisseau cargo chinois Tianzhou-1 s'amarre au laboratoire spatial Tiangong-2


Publié le 2017-04-22 à 16:21

(Xinhua/Wang Sijiang)

BEIJING, 22 avril (Xinhua) -- Le vaisseau cargo chinois Tianzhou-1 a accompli samedi à 12h23 avec succès son amarrage automatisé au laboratoire spatial en orbite Tiangong-2, selon le Centre de contrôle aérospatial de Beijing.

Il s'agit du premier amarrage entre le vaisseau et le laboratoire spatial.

Tianzhou-1, le premier vaisseau cargo chinois, qui a été lancé jeudi soir depuis le Centre de lancement spatial de Wenchang, dans la province chinoise de Hainan (sud), a commencé à s'approcher automatiquement de Tiangong-2 samedi à 10h02 et a pris contact avec le laboratoire spatial à 12h16.

Le vaisseau cargo Tianzhou-1 et le laboratoire spatial Tiangong-2 effectueront deux autres amarrages.

Le deuxième amarrage sera exécuté depuis une direction différente, afin de tester la capacité du vaisseau cargo de s'amarrer à une station spatiale future depuis des directions différentes.

Lors du troisième amarrage, Tianzhou-1 utilisera des technologies d'amarrage rapide. Normalement, l'amarrage dure environ deux jours, alors que la procédure rapide ne prend que six heures.

La procédure de ravitaillement sera effectuée en 29 étapes et durera plusieurs jours.

Tiangong-2, lancé dans l'espace le 15 septembre 2016, est le premier laboratoire spatial chinois "au sens strict du terme" et constitue une étape clé dans la construction d'une station spatiale permanente.

Les vaisseaux cargos jouent un rôle crucial dans l'entretien d'une station spatiale et le ravitaillement en orbite.

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   Posté le 24-06-2017 à 22:16:19   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'exploration chinoise de la glace combustible dépasse les attentes

Xinhua 23.06.2017 08h21

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La Chine a extrait quelque 235.000 mètres cubes de glace combustible en mer de Chine méridionale, dépassant les attentes concernant ces opérations minières.
Mercredi marquait la fin de la sixième semaine d'une opération minière en cours dans les eaux au large de l'estuaire de la rivière des Perles, qui n'a pas été interrompue par le deuxième typhon de l'année, Merbok, selon les exploitants du site d'exploration à titre d'essai dans la zone de Shenhu, en mer de Chine méridionale.

"La Chine a dépassé les attentes en achevant l'exploration à titre d'essai de la glace combustible grâce aux innovations locales en matière de technologies et d'ingénierie. Cela représente une percée historique" , selon un communiqué publié par le site minier.

La glace combustible existe normalement au fond de la mer et dans le pergélisol de la toundra, où les pressions exercées sont assez fortes et les températures assez basses pour assurer sa stabilité. Elle est inflammable comme de l'éthanol solide. C'est pourquoi elle est nommée glace combustible ou inflammable.
Un mètre cube de glace combustible, un hydrate de gaz naturel, est l'équivalent de 164 mètres cubes de gaz naturel normal.

La Chine a déclaré son premier succès en collectant des échantillons de glace combustible en mer de Chine méridionale le 18 mai, après y avoir découvert cette ressource en 2007.

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