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 ralentissement chinois

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Xuan
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   Posté le 13-10-2015 à 23:15:31   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Depuis plusieurs semaines la presse économique et les rubriques internationale pilonnent sur le ralentissement de l'économie chinoise, affirment que les statistiques sont fausses et que le PIB ne progresserait en fait que de 2 %.
Il est annoncé également que la Chine entraîne les BRICS dans son effondrement et menace l'économie et le redressement des pays occidentaux, que des bulles financières et immobilières vont éclater, que des investissements surdimensionnés la menacent de surcapacité, que le shadow banking a envahi toute l'économie locale, endettée jusqu'au cou, etc.

Petite revue de presse :
La panne économique de la Chine inquiète le monde
Le fort recul des importations traduit la faiblesse de l’économie chinoise
L'économie chinoise poursuit sa chute et fait trembler les Bourses mondiales
Et ainsi de suite.

La Chine, liée à l'économie mondiale est tributaire de la baisse des importations occidentales, ce qui devrait plutôt inquiéter sur la situation de crise dans ces pays.
D'autre part elle fait progresser sa production sur le plan technologique, réoriente son économie vers la consommation intérieure, ajoute au critère du PIB celui écologique et vise l’éradication de la pauvreté.
Elle continue d'investir notamment dans les transports, précisément pour réduire les contradictions est-ouest et ville-campagne.
Le commerce extérieur chinois s'est aussi déplacé des pays riches vers les pays pauvres et émergents.
La Chine prépare en outre l'internationalisation du renminbi et la constitution d'un panier de monnaies. Enfin elle annonce depuis plusieurs années un atterrissage progressif.

Toutes ces mesures sont aussi une conséquence de la crise de 2008.
Le gouvernement chinois est optimiste et nous serons fixés sous peu.


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Commerce extérieur chinois : la situation s'améliorera au quatrième trimestre



2015-10-13 21:16:55 xinhua

Depuis le début de cette année, l'économie mondiale poursuit son ajustement, alors que l'économie chinoise est exposée à la tendance baissière. Selon les statistiques publiées le 13 octobre par l'Administration générale des Douanes de Chine, sur les trois premiers trimestres, le volume global des importations et des exportations de la Chine a chuté de 7,9% par rapport à la même période de l'année précédente. Selon le responsable concerné, au troisième trimestre, la baisse des exportations a ralenti en glissement mensuel. La situation s'améliorait, selon lui, au quatrième trimestre. En même temps, la structure des exportations chinoises s'est améliorée.

Lors de la conférence de presse tenue le même jour par le Bureau de l'information du Conseil des Affaires d'Etat, Huang Songping porte-parole de l'Administration générale des Douanes, a fait savoir que durant les neuf premiers mois de cette année, les importations et les exportations chinoises ont baissé sous l'influence du ralentissement de l'économie chinoise et mondiale.

« Selon nos statistiques, durant les trois premiers trimestres de 2015, le volume global de l'import-export de notre pays a atteint 17 870 milliards de yuans, soit une forte baisse de 7,9% par rapport à la même période de l'année précédente. Les exportations ont totalisé 10 240 milliards de yuans, avec une baisse de 1,8% en glissement annuel, alors que les importations ont atteint 7 630 milliards de yuans, soit une chute de 15,1% sur un an. L'excédent commercial s'est élargi de 82,1% à 2 610 milliards de yuans. »

En ce qui concerne les raisons, pour lesquelles, les statistiques de l'import-export sur les neuf premiers mois de l'année ne sont pas encourageantes, Huang Songping estime que cette situation s'expliquait par la morosité du commerce mondial, par le coût élevé, par la tendance baissière de l'économie chinoise ainsi que par la chute du prix des marchandises de gros.
Selon lui, actuellement, le développement du commerce extérieur de la Chine rencontrait des difficultés. Sur les neuf premiers mois de l'année, le commerce bilatéral entre la Chine et l'Union européenne, et celui entre la Chine et le Japon, ont respectivement connu une baisse de 7,9% et de 11%. Le volume des importations et des exportations réalisées par les entreprises à capitaux étrangers et par les entreprises publiques, ont séparément enregistré une baisse de 6,3% et de 13%. Cela signifie que la Chine fait face à une situation plus sévère dans le commerce extérieur.

Pour cela, Wang Jun, directeur adjoint du Département Recherche et Conseil du Centre pour les échanges économiques internationaux de Chine, a estimé que du point de vue de l'économie mondiale, la Chine s'expose dans un environnement de commerce extérieur de plus en plus compliqué.
« Les économies développées ont connu une reprise faible. Ces dernières années, certains pays ou régions, en particulier, les Etats-Unis, ont mis en place la stratégie du rééquilibrage dans le domaine commercial. Ils ont directement concurrencé la Chine. Donc, la Chine se trouve dans un environnement plus compliqué. Les exportations chinoises à destination des Etats-Unis et des pays de l'ASEAN sont relativement satisfaisantes. Mais celles à destination de l'Union européenne et du Japon sont loin d'être encourageantes » .

Toutefois, selon le porte-parole de l'Administration générale des Douanes de Chine, Huang Songping, bien que les statistiques du commerce extérieur sur les trois premiers trimestres de cette année ne soient pas encourageantes, à partir du troisième trimestre, la baisse des exportations a ralenti.
D'ailleurs, l'ajustement du taux de change du yuan favoriserait les exportations chinoises. Donc, la tendance sera bonne.
« Depuis cette année, le Conseil des Affaires d'Etat a mis en place une série de mesures destinées à promouvoir le commerce extérieur. Ceci a permis de créer un bon environnement politique pour les entreprises du commerce extérieur. Actuellement, ces mesures ont commencé à prendre effet. Selon nos prévisions, s'il n'y a pas d'incidents politiques et économiques majeurs dans le monde, au dernier trimestre de l'année, la situation générale de l'import-export sera meilleure qu'au troisième trimestre. La croissance des exportations sera plus importante et la baisse des importations ralentira. »

Selon Huang Songping, les exportations chinoises à destination des marchés émergents et de certains pays le long d' « une Ceinture et une Route » ont connu une bonne tendance à la hausse. Celles à destination des pays de l'ASEAN, de l'Inde, des pays latino-américains et des pays africains ont maintenu une croissance relativement rapide. Cela montre que la politique chinoise visant à diversifier ses partenaires commerciaux a pris effet. En outre, les importations et les exportations réalisées par les entreprises privées chinoises ont représenté une part de plus en plus importante. La structure des produits exportés n'a cessé de s'améliorer.


Edité le 13-10-2015 à 23:31:07 par Xuan




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   Posté le 13-10-2015 à 23:23:15   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

la baisse du commerce extérieur ralentit en septembre


BEIJING, 13 octobre (Xinhua) -- Le commerce extérieur chinois a baissé en septembre de 8,8% en glissement annuel pour atteindre 2.220 milliards de yuans (environ 352 milliards de dollars), soit une contraction moins importante que les 9,7% constatés en août, a-t-on appris de données officielles publiées mardi.

Les exportations ont diminué de 1,1% à 1.300 milliards de yuans et les importations de 17,7% à 924 milliards de yuans. L'excédent commercial a totalisé 376,2 milliards de yuans, en hausse de 96,1%, a précisé l'Administration générale des douanes.

Au cours des trois premiers trimestres, le commerce extérieur a chuté de 7,9% en glissement annuel pour atteindre 17.870 milliards de yuans, avec les exportations en baisse de 1,8% à 10.240 milliards de yuans et les importations en baisse de 15,1% à 7.630 milliards de yuans. L'excédent commercial a grimpé de 82,1% à 2.610 milliards de yuans.

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Commentaire sur rfi :

Chute des importations en Chine

Les importations ont nettement chuté en septembre sur un an en Chine : une baisse de 18% selon les douanes, ce qui est nettement supérieur aux prévisions. Un chiffre qui confirme le ralentissement de l'activité de la première puissance commerciale mondiale.

Nouvelle épine dans le pied de la Chine, la chute des importations traduit un bien plus grand malaise. L'économie chinoise ne cesse de montrer des signes d'essoufflement : indice manufacturier en berne, recul des investissements, baisse des exportations, l'excédent commercial a quasiment doublé sur un an pour s'établir à 52 milliards d'euros ce qui démontre une activité au ralenti.

Le FMI en alerte concernant le modèle économique chinois

Tous les indices sont dans le rouge. Dans son dernier rapport, le Fonds Monétaire International s'alarme d'une situation sans précédent et d'un modèle économique et financier obsolète. La grande inconnue demeure les chiffres de la croissance, ceux du troisième trimestre seront rendus publics lundi prochain. Le gouvernement s'est fixé un objectif de 7 %.

Les autorités chinoises optimistes sur la croissance

Les économistes tablent eux sur une croissance qui ne devrait pas dépasser 6,4 %, certains parlent même d'une chute autour de 4,5 %, ce qui ne semble pas inquiéter les autorités chinoises. Elles affichent un optimisme à toute épreuve à l'image du vice-président de la Banque centrale qui appelle la communauté internationale à ne pas s'inquiéter pour la croissance chinoise.


Dans le même esprit :
Chine : la chute des importations s'accélère
Le Cac 40 plombé par les importations chinoises
Chine: les importations s'effondrent de 20% en septembre en dollars


Edité le 13-10-2015 à 23:53:26 par Xuan




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   Posté le 19-10-2015 à 00:18:20   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A l'occasion de son voyage en Grande Bretagne, Xi Jinping a donné une interview écrite à l'agence Reuters, dont on peut trouver les cinq premières questions et cinq premières réponses ici :
1e partie, 2e partie, 3e partie, 4e partie, 5e partie,

Sur le ralentissement de l'économie chinoise, une phrase dans la réponse de Xi Jinping a été commentée en long et en large :

"En tant qu'économie étroitement liée aux marchés internationaux, la Chine ne peut rester à l'abri des résultats moroses de l'économie mondiale.
Nous avons des inquiétudes au sujet de l'économie chinoise, et nous travaillons dur pour y faire face.
Nous nous préoccupons aussi de l'apathie de l'économie mondiale, qui affecte tous les pays, en particulier les pays en voie de développement"
.

La question et sa réponse dans leur intégralité :

Question : L'économie chinoise et son impact sur la planète sont devenus de plus en plus importants. Les décideurs politiques du monde entier ont tous plus que jamais besoin de connaître la situation sur l'économie chinoise. Votre gouvernement a fixé un objectif de croissance de l'économie chinoise à environ 7% cette année. Cependant, il semble que la situation économique se soit détériorée au cours de ces derniers mois, et beaucoup d'investisseurs et d'économistes considèrent maintenant que cet objectif sera difficilement atteint, provoquant une grande préoccupation sur les marchés financiers et de marchandises internationaux. Comptez-vous atteindre cet objectif ? Quelles mesures plus approfondies êtes-vous prêts à prendre afin d'éviter le ralentissement de la croissance ? Comment maintenir la stabilité du marché financier chinois ?

Réponse : L'économie chinoise a augmenté de 7% au cours de la première moitié de l'année, ce qui est conforme à l'objectif de croissance pour toute l'année et il s'agit du plus important taux de croissance parmi les économies principales du monde. Il est normal qu'une économie progresse à des vitesses différentes pendant des périodes différentes. Viser un taux de croissance plus élevé sans aucun ralentissement serait contre la loi de l'économie.

Le taux de croissance de 7% au cours de la première moitié de l'année a été réalisé sur la base d'une économie de plus de 10.000 milliards de dollars. Cette augmentation équivaut déjà au PIB annuel d'un pays de taille moyenne et dépasse ce qui était généré par une croissance à deux chiffres il y a plusieurs années.

En tant qu'économie étroitement liée aux marchés internationaux, la Chine ne peut rester à l'abri des résultats moroses de l'économie mondiale.
Nous avons des inquiétudes au sujet de l'économie chinoise, et nous travaillons dur pour y faire face. Nous nous préoccupons aussi de l'apathie de l'économie mondiale, qui affecte tous les pays, en particulier les pays en voie de développement.

L'historien Dr Arnold Toynbee estime que "le défi et la réponse" sont des facteurs importants qui soutiennent le développement de la civilisation humaine.
Le développement de l'économie chinoise est en train de s'adapter à la nouvelle normalité et de traverser des souffrances de croissance liées au changement d'anciens élans de croissance pour des nouveaux.

Les fondamentaux d'une économie à croissance stable sont pourtant restés inchangés. Le nouveau modèle d'industrialisation, l'application des technologies de l'information, l'urbanisation et la modernisation agricole qui bat son plein ont généré une forte demande nationale et un grand potentiel pour la croissance future. Ils ont également rendu l'économie beaucoup plus résistante et adaptable. Tout cela, combiné à l'approfondissement des réformes structurelles, signifie que la Chine possédera de très belles perspectives économiques.

Nous menons des actions coordonnées pour promouvoir une croissance stable, des réformes continues, des ajustements structurels, des niveaux de vie plus élevés et pour anticiper les risques économiques.
Nous renforcerons la régulation macroéconomique de manière créative afin d'améliorer la qualité et l'efficacité du développement économique et de résoudre le manque d'équilibre, de coordination et de durabilité dans l'économie.
Nous attacherons une plus grande importance à l'innovation et à une croissance basée sur la consommation. La politique sur l'utilisation de l'investissement étranger reste inchangée.
Nous nous efforcerons à améliorer le cadre juridique du secteur commercial, à protéger la propriété intellectuelle et à promouvoir la concurrence loyale.
Nous continuerons à promouvoir le développement de la Ceinture économique de la Route de la soie et la Route de la soie maritime du 21e siècle, et à mener la coopération internationale sur la capacité de production.
L'économie chinoise et celle du monde pourront profiter de ce processus.

Sur fond de changements sur les marchés financiers chinois et internationaux, nous avons franchi de nombreuses étapes dont abaisser le taux de réserves requis et les taux d'intérêts, et améliorer le régime du taux de change du RMB.
Ces mesures ont permis d'atténuer les risques et de restaurer la stabilité sur les marchés.
A l'avenir, nous approfondirons conformément à la loi les réformes financières orientées vers le marché afin de cultiver un marché de capitaux ouvert et transparent, bénéficiant d'un développement à long terme, stable et en bonne santé.
Nous améliorerons la gestion des risques, stabiliserons les attentes du marché et faciliterons les opérations de capitaux privés dans le secteur financier en vue de mieux soutenir l'économie réelle.

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   Posté le 29-10-2015 à 23:53:21   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur BFMTV. Cette interview confirme les déclarations de Li Ke kiang. Après les scenarii catastrophe annoncés, et mise à part la propagande, on peut s'interroger sur les capacités d'analyse des économistes bourgeois.

Oui, la croissance de la Chine ralentit... et c'est rassurant

29/10/2015 à 16h06


INTERVIEW L'économie chinoise a été au cœur d'une tempête boursière cet été qui s'est désormais bien calmée. En cause: la croissance du pays, en forte baisse. Et pourtant il faut presque se réjouir de ce ralentissement. Explications avec Christian Déséglise de HSBC.

La tempête puis le calme. Au mois d'août dernier, les différentes places boursières ont pris peur, effrayées par les doutes autour de l'économie chinoise. Deux mois après, plus rien. Le pays, qui se penche cette semaine sur son plan quinquennal, continue son chemin vers une croissance plus soutenable et plus modeste.

Son PIB devrait ainsi afficher une hausse d'un peu moins de 7% cette année soit un niveau d'une faiblesse inédite. Et pourtant, pour Christian Déséglise, cadre dirigeant chez HSBC en charge des banques centrales et professeur à l'Université de Columbia de New York, ce ralentissement constitue presqu 'une bonne nouvelle Interview.


HSBC -
>Il y a deux mois, tout le monde avait les yeux rivés sur la Chine et la panique boursière. Désormais le calme est revenu. Comment l'expliquer?


Christian Déséglise: Il y a effectivement eu plus de peur que de mal. Généralement, on a peur de ce que l'on ne comprend pas. Et il y a beaucoup d'incompréhension dans le cas de la Chine. Je pense aussi que les autorités chinoises n'ont pas été très bonnes dans la gestion de leur communication, c’est-à-dire que certaines mesures annoncées n'ont pas été suffisamment expliquées ou coordonnées entre les différentes autorités.

Ensuite les répercussions globales sur les marchés actions étaient curieuses car il y a moins de 3% d'investisseurs étrangers en Chine, qui, en outre, sont des investisseurs de long terme. Cela ne concernait donc pas les marchés globaux. Là encore l'impact était dû à un manque de compréhension. Sur les devises, cette crise a pris les marchés par surprise car la dévaluation du yuan a été mal interprétée: les marchés l'ont considéré comme une mesure destinée à soutenir les exportations alors qu'il s'agissait de libéraliser la devise.

Quand toutes ces choses ont été analysées de manière correcte on a compris que tout n'allait pas si mal en Chine, que la croissance n'allait pas tomber d'une falaise mais qu'au contraire plusieurs indices montraient que la conjoncture était favorable. On s'est aussi rendu compte que le gouvernement chinois avait des instruments en sa possession pour soutenir l'économie. Et du coup les marchés se sont un peu rassurés.

> Cette crise boursière est-elle définitivement passée?

C.D: Aujourd'hui la situation s'est fortement calmée, après une période de flottement. Sur le marché action elle s'est stabilisée et devrait se normaliser complètement d'ici à quelques mois. Sur les devises, les autorités chinoises prennent toutes les bonnes mesures pour que tout se stabilise.

> Beaucoup pensent que la croissance chinoise passera sous les 7%. Vous tablez sur un chiffre de 7% pile pour 2015 et 2016. Pourquoi?

C.D: Plusieurs éléments. D'abord il y a une stabilisation du marché immobilier avec une reprise des ventes depuis quatre-cinq mois. Le nombre de villes où les prix augmentent est désormais supérieur au nombre de villes où ils diminuent. L'immobilier est donc en reprise et va avoir un impact sur le PIB dans les prochains mois.

En parallèle la consommation est toujours forte, de l'ordre de 8 à 10% et la confiance des ménages est bonne. Elle est même en train d'augmenter. A cela s'ajoute le rééquilibrage de l'industrie manufacturière vers les services qui est en cours et qui est une bonne chose. Car avec 1% de croissance des services on crée d'avantage d'emploi qu'avec 1% dans l'industrie, qui emploie moins de main d'œuvre. Ce qui fait que l'on a besoin de moins de croissance qu'autrefois pour générer autant d'emplois. De plus, la politique monétaire a été assouplie depuis plusieurs mois et des programmes d'investissements ont été décidés. Tout cela commence à se voir dans les chiffres.

Et même si tous ces indicateurs venaient à s'affaisser, le gouvernement pourrait agir. Il pourrait baisser davantage les taux, réduire les réserves obligatoires, mais aussi s'endetter et faire des programmes d'investissements importants dans les infrastructures où les besoins sont élevés.

> Ce chiffre de 7% reste toutefois loin de la croissance qu'a connue pendant longtemps la Chine...

C.D: Il ne faut pas trop se focaliser sur ce seul chiffre qui n'est pas si important que cela. Depuis des années, les autorités martèlent que ce n'est plus la quantité qui compte mais la qualité. Un exemple: l'économie chinoise est gérée par un gouvernement central mais aussi par de nombreuses autorités et entités locales.

Et la façon dont tous ces administrateurs sont rétribués se fait en fonction d'un ensemble d'objectifs appelé "scorecards". Or pour certaines régions et municipalités les objectifs de croissance quantitatifs ont été totalement éliminés au profit d'objectifs qualitatifs. De plus, la Chine tente actuellement de rééquilibrer sa croissance, c'est-à-dire d'augmenter la part de la consommation dans son PIB et diminuer celle de l'investissement. Or, ce procédé ne peut marcher si la croissance globale reste autour de 10%. Elle a ainsi absolument besoin d'avoir une croissance plus modeste, atour de 6-7%.

Au final, c'est plutôt une bonne chose d'avoir une économie qui ralentit. C'est un indicateur de succès. Dans un pays qui a une économie qui mûrit, il est donc tout à fait normal d'observer une baisse de croissance.

> La Chine réussit-elle ce rééquilibrage?

C.D: Oui, elle est en train de le réussir. Le Premier ministre Li Keqiang a toutefois expliqué que tout ce processus s'apparente à une partie d'échecs. Des pièces sont bougées à court terme, pour relancer la croissance si besoin. D'autres sont bougées dans un schéma à long terme .Et c'est une partie d'échec qui n'est pas facile à jouer: on peut ainsi avoir des mouvements à court terme qui peuvent sembler contradictoire avec les objectifs de long terme mais qui sont nécessaires pour éviter une crise et stabiliser la croissance.

> Est-ce une menace ou une opportunité pour les entreprises étrangères en Chine?

C.D: Tout va dépendre des entreprises. Pour celles qui exportent des matières premières ce n'est pas forcément une bonne chose car la croissance chinoise sera moins consommatrice de matières premières. Mais ça l'est pour les entreprises qui sont tournées vers la consommation intérieure et notamment vers des symboles de luxe et de statut. Voilà pourquoi les résultats d'Apple sont si importants: ils sont complètement sur ce créneau.

Il y aura des marchés importants pour les firmes qui sont tournées vers la protection de l'environnement ou le traitement des eaux, même si des concurrents chinois sont déjà bien positionnés là-dessus. Les cinq années qui viennent vont ouvrir des tas d'opportunités dans les secteurs où la Chine investira: énergie verte, voiture verte, transports, traitement des eaux, réseaux urbains, lutte antipollution.

> Quand la Chine cessera-t-elle d'être un pays émergent?

C.D: Je pense d'ici 7 à 10 ans. Ils sont actuellement à un revenu annuel de 7.000 dollars par an par habitant et doivent passer à 12.700 dollars pour remplir le critère de la Banque mondiale. C'est faisable. Il faudra pour cela la Chine réussisse ce rééquilibrage, ce qui va prendre du temps. C'est la clef et la seule façon de créer durablement de la richesse pour les générations futures.

> Qu'attendre du prochain plan quinquennal mené par la Chine?

C.D: Je pense que cela va être une continuation de ce qui s'est fait depuis quelques années avec une même politique de rééquilibrage de la croissance, d'internationalisation du yuan avec une plus grande convertibilité de la devise, et une croissance plus verte. Ce sera donc une continuation du processus de réformes engagé.


Julien MARION
Journaliste

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   Posté le 15-12-2015 à 00:41:32   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

"Les réserves chinoises fondent"

plusieurs articles sur le sujet http://affaires.lapresse.ca/economie/international/201512/07/01-4928556-la-chine-voit-ses-reserves-de-changes-fondre.php

Mais on peut s'interroger sur le rapport ente cette politique monétaire et l'éviction du dollar.

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   Posté le 03-01-2016 à 18:10:10   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le thème "les réserves chinoises fondent" , lire dans Nouveau développement de la crise le post La Chine accroît ses réserves d'or et vend des dollars

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   Posté le 14-01-2016 à 08:04:48   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Dans la foulée des alertes lancées par Soros, la presse économique bourgeoise fait encore ses choux gras sur la menace que ferait peser la Chine sur l'économie mondiale :

L'essoufflement de la Chine se confirme- Le Point
La Chine éternue et c'est le monde entier qui s'enrhume - Les Echos
Emmanuel Maurel : "Face à la Chine, l'Europe ne doit pas être l'idiot du village planétaire" - Marianne
Europe-Chine : l'art de la guerre commerciale - Le Monde
la Chine face au défi de l'hyper endettement - Le Monde
etc.

Ces économistes distingués ont oublié que la Chine et les pays émergents ont absorbé le contrecoup de la crise de 2008 et évité que les pays riches ne s'enfoncent bien davantage.
Aujourd'hui c'est la diminution drastique de la consommation de ces pays, à cause de leur paupérisation, qui entraîne des difficultés pour les pays producteurs.
Notamment c'est la situation des USA qui présente des risques majeurs pour l'économie mondiale, alors que les garde-fous financiers ont été rapidement retirés s'ils ont jamais existé.

La Chine a donc engagé une réorientation complète de son économie vers la consommation intérieure, par la hausse des salaires, l'extension de la couverture sociale, l'investissement vers les zones arriérées et la promotion de la "route de la soie", à destination de l'Europe, du Moyen Orient et du Maghreb.


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La Chine restera un moteur de l'économie mondiale


2016-01-14 04:31:36
xinhua

La Chine restera un moteur de l'économie mondiale car elle dispose d'opportunités d'investissement et de ressources intérieures suffisantes, a déclaré mardi Justin Yifu Lin, directeur et fondateur du Centre chinois pour la recherche économique, et professeur honoraire à l'Université de Beijing.
"La Chine poursuivra sa croissance économique et restera le principal moteur de la croissance économique mondiale" , a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Moscou.

M. Lin a écarté les spéculations sur les perspectives négatives de l'économie chinoise, liées au taux de croissance de 2015 qui était plus faible que les années précédentes.
"Certaines personnes prédisent l'effondrement de l'économie chinoise. Je pense qu'elles ne comprennent pas la nature de l'économie chinoise" , a-t-il dit. "Malgré les inquiétudes entourant l'économie chinoise, les objectifs ont été atteints, comme on peut le voir" .

L'économie chinoise devrait afficher en 2015 un taux de croissance de 7 %, selon les estimations officielles, ce qui est conforme à l'objectif de croissance anticipé.
Les taux d'inflation et de chômage ont également été maintenus dans les limites des objectifs du gouvernement, à 2,5 % et 4 % respectivement.

L'économie chinoise a représenté environ 14 % de l'économie mondiale l'année dernière, et elle a contribué pour près d'un tiers à la croissance mondiale, a-t-il ajouté. "Cela signifie que la Chine est restée le moteur de la croissance mondiale ".

Selon cet économiste, le taux de croissance annuel de 8 % de la consommation intérieure chinoise a rendu possible une croissance du PIB de 7 %.

Pour 2016, M. Lin prédit que la croissance des exportations chinoise sera limitée et que la croissance économique sera réalisée par l'exploitation des ressources intérieures du pays.
Toutefois, la Chine a de bonnes perspectives de maintenir un taux de croissance modérément élevé car elle dispose de nombreuses opportunités d'investissement positives, a-t-il observé.

Les options qui s'offrent à Beijing comprennent le renforcement de ses stocks à un niveau encore plus avancé, l'amélioration de ses infrastructures, la protection de l'environnement et l'urbanisation, ce qui constitue autant d'opportunités d'investissement qui pourraient dégager des résultats positifs sur les plans économique et social, estime l'économiste.
De plus, le pays dispose de ressources abondantes pour investir, a-t-il dit, soulignant que les réserves de change de Chine s'élevaient à 3.400 milliards de dollars.

Concernant les relations de la Chine avec la Russie, M. Lin a indiqué que les deux pays disposaient de bonnes perspectives de coopération.

"Si l'on examine la structure économique de la Chine et de la Russie, on s'aperçoit que les deux pays sont fortement complémentaires. Je pense qu'un tel partenariat stratégique sera bénéfique pour le deux parties" , a-t-il indiqué.

L'un des domaines de cette coopération pourrait être l'agriculture, car la Chine dispose d'une quantité limitée de terres arables et d'une population rurale vieillissante, ce qui la contraint à importer des matières premières agricoles.

"Potentiellement (la Russie) pourrait être une des plus grandes sources d'importation agricole pour la Chine. C'est une situation gagnant-gagnant pour la Chine et la Russie" , a-t-il dit.

M. Lin a également salué la volonté de la Russie de participer aux initiatives de Nouvelle route de la soie proposées par la Chine, la Ceinture économique de la route de la soie et la Route maritime de la soie du 21ème siècle, qui envisage une liaison entre les stratégies de développement de pays d'Asie, d'Europe et d'Afrique.

Cette initiative vise à améliorer les infrastructures, à attirer les investissements, à créer de nouveaux emplois, et à augmenter les revenus, la productivité et les conditions de vie des gens qui vivent et travaillent dans les pays concernés, a fait valoir M. Lin.


Edité le 14-01-2016 à 08:36:10 par Xuan




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   Posté le 24-01-2016 à 23:20:21   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Li Keqiang : la Chine améliorera le contrôle macro-économique de manière ciblée et discrétionnaire


2016-01-23 18:06:44 xinhua

La Chine poursuivra cette année un contrôle macro-économique ciblé, discrétionnaire, et dans des marges raisonnables, a annoncé, vendredi, le Premier ministre chinois Li Keqiang.

Le pays va promouvoir les réformes structurelles, notamment celles orientées vers l'offre, et utiliser les politiques budgétaires et monétaires, ainsi que les politiques industrielles, les investissements et les prix, pour créer des conditions solides en faveur de la croissance économique, a ajouté M. Li, lors de la 5e réunion plénière du Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement central).

Les participants de la réunion ont discuté au sujet d'un rapport d'activité du gouvernement et le projet du 13e plan quinquennal du développement national, qui feront tous les deux l'objet d'une délibération au cours de la 4e session de la 12e Assemblée populaire nationale (APN, Parlement chinois).

La période du 13e plan quinquennal est cruciale pour le pays afin de construire, sous tous ses aspects, une société à la prospérité modérée, d'ici 2020, et à surmonter le piège d'un revenu intermédiaire, a jugé le Premier ministre.

Cette année constitue le début de la période du 13e plan quinquennal. Le gouvernement fait face à des tâches difficiles pour réaliser des objectifs annuels, quand de nombreuses institutions internationales baissent leurs prévisions de taux de croissance pour l'économie mondiale, et lorsque les conflits nationaux prennent une place proéminente, a analysé M. Li.

La Chine revigorera davantage le marché, entretiendra de nouveaux moteurs de croissance solide, se concentrera sur les points faibles, inversera la baisse des profits industriels, maintiendra un développement stable de l'import-export, renforcera les investissements efficaces et accélérera les réformes des entreprises étatiques, selon Li Keqiang.

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   Posté le 27-01-2016 à 23:14:23   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine reste confiante face aux spéculateurs


Par : Vivienne

French.china.org.cn Mis à jour le 27-01-2016

La Chine a d'amples raisons de rester confiante face aux spéculateurs. Contrairement à ce que disent certains, la Chine n'est pas une source de problèmes, mais un important moteur de croissance pour l'économie mondiale avec sa demande et ses investissements croissants.

La Chine a enregistré une croissance de 6,9% l'année dernière dans un contexte économique mondial morose, contribuant ainsi à plus de 25% de la croissance économique mondiale.

Les touristes chinois ont dépensé 1.200 milliards de yuans (182,4 milliards de dollars) à l'étranger, et les investisseurs du pays ont injecté 735 milliards de yuans (111,7 milliards de dollars) dans d'autres économies.

Certains spéculateurs prévoient un atterrissage brutal de la Chine. Il est vrai que la croissance de la deuxième plus grande économie au monde connaît un ralentissement relatif comparé à sa croissance spectaculaire des dix dernières années. Mais les décideurs politiques ont choisi de ralentir la croissance afin de la rendre plus durable.
De plus, une croissance de 6,9% est un chiffre qu'envient la majorité des économies. L'activité économique de la Chine en 2015 était supérieure à celle de la Suède ou de l'Argentine.

Le financier américain George Soros, qui a récemment prédit un atterrissage brutal de l'économie chinoise lors du Forum économique mondial de Davos, avait déjà fait la même prédiction plusieurs fois par le passé.

Il serait exagéré de dire que la Chine accroît le risque de déflation dans le monde. Sans la demande et la croissance chinoises, la croissance économique mondiale aurait été bien plus faible et le risque de déflation aurait sans doute été plus élevé.

L'économie mondiale est en difficulté à cause du ralentissement de la croissance et de la lenteur de la reprise dans de nombreuses économies. L'investisseur international Jim Rogers a récemment déclaré que les politiques monétaires de la Réserve fédérale américaine et l'expansion de la dette gouvernementale étaient les sources premières de la crise.

En outre, la transformation économique de la Chine est encore en cours.
Selon les statistiques, les investissements étrangers dans le secteur chinois des services ont enregistré une croissance solide en 2015, et le pays a attiré 136 milliards de dollars d'investissements directs étrangers.

Grâce aux politiques du gouvernement qui encouragent l'innovation et la simplification des procédures, l'entrepreneuriat se développe et apporte des changements essentiels à la société chinoise. Au cours du premier semestre de 2015, le nombre de nouvelles entreprises enregistrées a dépassé les 10.000 entreprises par jour.

La création d'emplois a été forte et le taux de croissance, la formation de capital et l'innovation ont été solides, ce qui signifie que l'économie chinoise est peut susceptible de décrocher brutalement.

Alors pourquoi les spéculateurs formulent-ils des observations en telle contradiction avec la réalité? Selon certains analystes, soit les spéculateurs sont mal informés, soit ils tentent délibérément de créer la panique pour réaliser des profits.

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   Posté le 27-01-2016 à 23:16:13   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La croissance de l'économie chinoise reste sur la bonne voie


2016-01-27 14:01:24 xinhua

Le secrétaire commercial au Trésor britannique Jim O'Neill s'est montré optimiste vis-à-vis de la croissance économique chinoise, bien qu'elle ait enregistré en 2015 son niveau le plus bas depuis 25 ans avec une progression de 6,9% seulement.
La croissance du PIB réel de la Chine reste sur la bonne voie, a estimé M. O'Neill, qui est connu pour avoir inventé l'acronyme "BRIC", qui désigne les économies émergentes du Brésil, de la Russie, de l'Inde et de la Chine. Le groupe a ensuite été renommé BRICS après l'inclusion de l'Afrique du Sud ("South Africa" en anglais) en 2010.

La croissance de 6,9% de la Chine est l'équivalent d'une croissance de 35% pour l'Inde ou de 22% pour le Royaume-Uni. C'est donc un chiffre que tous les pays développés envient, a-t-il déclaré lundi dans une interview.

"En ce qui concerne le taux de croissance réel, je pense qu'il n'y a aucune inquiétude à avoir. Une très faible inflation ou une déflation modérée sont plus préoccupantes. Mais en ce qui concerne la croissance réelle, j'estime que tout va bien" , a-t-il ajouté.

Si la croissance annuelle de la Chine se maintient à 6,3% jusqu'à la fin de la décennie, le pays enregistrera une croissance de 7,5% sur l'ensemble de la décennie, selon l'ancien économiste de Goldman Sachs.

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   Posté le 31-01-2016 à 16:08:36   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

« Quotidien du Peuple » : « Tenter de faire croire au déclin de la Chine est se tromper soi-même, et tromper autrui »

2016-01-30 21:22:28 cri

Le « Quotidien du peuple » a publié le samedi 30 janvier un article signé par He Zhenhua, intitulé « Tenter de faire croire au déclin de la Chine est se tromper soi-même et tromper autrui » .

« Tenter de faire croire au déclin de la Chine n'est pas une nouveauté. Avec le développement rapide de la Chine, les assertions telles que l'effondrement de la Chine et de la soi-disant menace de la Chine s'alternent. Cela a reflété qu'une minorité de personnes se sont inadaptées à la montée en puissance de la Chine en peu de temps. Ce genre de prédictions qui n'aboutissent à rien a annoncé l'injustice des allégations, telles que celles qui tentent de faire croire au déclin de la Chine » a écrit l'auteur.

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   Posté le 07-02-2016 à 00:04:01   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les fonds vautours furieux, menacés de se faire taper sur les doigts !

La campagne médiatique sur l'effondrement-de-la-Chine-qui-menace-le-monde est menée en France par le groupe le Monde, les Echos, Challenges, etc. avec constance et obstination. La trotskiste de service Mylène Gaulard n'est pas en reste, elle attendait ça depuis sa soutenance de thèse en 2008, dont elle remet régulièrement à jour la perspective d'effondrement.

Elle a trouvé récemment un allié de poids chez son pote Soros, qui a sorti la grosse artillerie et tenté de spéculer à la baisse sur le yuan.

Cette campagne idéologique ne vise pas seulement à discréditer la Chine "capitaliste" mais à éviter son accession aux premiers rangs mondiaux, afin de préserver l'hégémonie US.
Il s'agit d'une tentative acharnée des USA pour protéger leur propre chasse gardée. C'est une question de survie alors que leur déficit s'est encore aggravé à 531,5 milliards de dollars en 2015 et que la dette a dépassé les 19 000 $ selon le Washington Times.

La Chine réoriente à 180° son économie, la manœuvre est délicate pour sa taille, la mer est démontée et les vents sont contraires. Tous les économistes le savent et ceux qui crient au désastre visent en fait à la faire couler.

Le site atlantiste Slate confirme à travers cet article caricatural que la "menace chinoise sur le monde" est par dessus tout la crainte du succès de la Chine.
On notera que Slate s'en prend au "gouvernement communiste" et que les "mesures de rétorsion" dont se plaint l'article ont été annoncées précisément à l'encontre des fonds vautour du type Soros. C'est précisément cet avertissement sans frais qui les a mis en fureur.


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Les tentatives de plus en plus désespérées de la Chine pour éviter l’effondrement économique


Incapable de convaincre le monde que l’économie chinoise reste sous contrôle, le gouvernement de Pékin essaye maintenant de jouer de la menace de rétorsions pour contraindre les investisseurs à ne pas céder à la panique. Une étonnante méthode dénoncée par le magazine en ligne Quartz.

Les faiblesses structurelles économiques chinoises sont bien connues: l’accumulation de créances douteuses et de dettes, le vieillissement rapide de la population, des statistiques officielles truquées et manipulées, la montée du mécontentement social et un nombre considérables d’entreprises publiques à la fois inefficaces et hypertrophiées. Tout cela est connu depuis des années tout comme les prévisions qui annoncent invariablement un effondrement imminent de l’économie chinoise et se succèdent depuis dix ans. Elles se sont toujours avérées fausses.

«Atterrissage brutal»

Mais ce qu’il s’est passé depuis plusieurs mois est d’une autre nature. Le gouvernement communiste s’est avéré cette fois incapable de contrôler son marché boursier et l’évolution de sa devise ce qui a ébranlé la confiance des investisseurs dans le discours officiel sans cesse répété sur la grande solidité de l’économie chinoise.
Au forum économique de Davos, le mois dernier, George Soros a mis en garde contre «un atterrissage brutal» de l’économie chinoise et la directrice du FMI, Christine Lagarde, a reconnu que «des problèmes de communication» de la Chine ont déstabilisé les marchés.

Sa machine de propagande à diffuser sans cesse de bonnes nouvelles ne fonctionnant plus, Pékin s’est rabattu «sur des mesures désespérées et agressives, rendant la situation encore plus difficile», écrit Quartz.
Il faut dire que la Chine n’a pas l’habitude de perdre la bataille de la communication. Sa propagande est sans doute la plus efficace au monde. Elle a réussi à faire que la plupart des étudiants chinois ne savent même pas que la révolte de Tiananmen a eu lieu en 1989 et a été réprimée.

La confiance n'existe plus

Avec le Président Xi Jinping, la machine de propagande chinoise avait aussi atteint à l’extérieur cette fois «un nouveau palier d’assurance, de confiance et d’ambition», explique Anne-Marie Brady, un expert de la communication chinoise. Mais cette stratégie a touché ses limites depuis l’été dernier.

Le marché boursier chinois a soudain décroché en juin 2015 et Pékin a tenté, comme d’habitude, de le soutenir en apportant mille milliards de dollars de stimulants à l’économie. Sans succès. Et la fragilité chinoise a déstabilisé l’ensemble des marchés financiers mondiaux. En août, Pékin a pris la décision inattendue de dévaluer le yuan dans des proportions sans précédents depuis 20 ans. Et à nouveau au début de l’année la Bourse chinoise a brutalement décroché et la banque centrale cherche à affaiblir le yuan.

En clair, la confiance dans la capacité du gouvernement chinois à maîtriser son économie n’existe plus. Et face aux critiques et aux doutes, les dirigeants et les médias chinois se montrent de plus en plus agressifs et menaçants. Exactement le contraire de ce qu’il faut faire pour rassurer et une illustration de ce qui peut être considéré comme un début de panique.

«Les coûts des transactions des spéculations dangereuses et des ventes malveillantes seront plus élevés et comporteront de possibles conséquences judiciaires»* , prévient l’agence officielle Xinhua le 25 janvier. Le 3 février, la même agence explique que le plus grand problème pour la Chine, «ce sont les opinions négatives».

Devenue la deuxième économie du monde, son premier exportateur, le premier consommateur de nombreuses matières premières, la Chine ne peut tout simplement plus se comporter comme si le reste du monde est un ennemi vicieux et mal intentionné dès que les choses deviennent difficiles. Environ 676 milliards de dollars de capitaux ont fui la Chine l’an dernier... ce n’est pas un complot.

La recette pour surmonter la crise est connue, mais difficile à mettre en œuvre politiquement. Il faut absolument réformer voire démanteler les immenses entreprises publiques et ouvrir les marchés de capitaux pour attirer et rassurer les investisseurs.
Il est devenu quasiment impossible aujourd’hui pour les entreprises étrangères de lancer de nouveaux projets en Chine. Tout le système est bloqué «tant les membres du gouvernement et les fonctionnaires ont peur». Si cette situation ne change pas, Quartz prédit que les prévisions catastrophistes de George Soros vont finir par se réaliser.


* L'article de Xinhua dit : "They should also take into consideration the fact that the Chinese government has been constantly improving the country's market regulatory system and legal system. As a result, reckless speculations and vicious shorting will face higher trading costs and possibly severe legal consequences"

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   Posté le 26-02-2016 à 22:36:53   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Christian Déséglise économiste bourgeois directeur d'HSBC et de la banque centrale Sovereign Wealth, expert sur les pays émergents répond à une interview sur la Chine.


Sur BFM business


INTERVIEW - Le ralentissement de la croissance chinoise inquiète les marchés. La deuxième économie mondiale a pourtant encore les moyens d'atteindre son objectif: devenir un pays développé en 2020. C'est le pronostic de Christian Déséglise, cadre dirigeant chez HSBC et professeur spécialiste des marchés émergents à l'Université de Columbia.

Quand la locomotive chinoise tousse c'est tout l'économie planétaire qui s'enrhume. La deuxième économie mondiale cherche actuellement à réorienter sa croissance pour qu'elle soit davantage soutenable. Ce ralentissement est scruté de près par les marchés dont les doutes sont encore vifs. Ce qui provoque depuis plusieurs mois d'importants remous sur l'ensemble des marchés financiers.

Dans ce contexte, quels défis doivent relever la Chine et les principaux pays émergents? Éléments de réponse avec Christian Déséglise, responsable de la division banques centrales chez HSBC et professeur spécialiste des marchés émergents à l'Université de Columbia.


> La croissance chinoise a finalement été de 6,9% en 2016 alors que vous prévoyiez autour de 7%. Une mauvaise surprise?


On se focalise un peu trop sur les décimales. Il y a toujours une marge d'incertitude sur le calcul, et sur le niveau de fiabilité des données. Qu'on soit à 6,9 ou 7,1% cela n'est pas essentiel. La tendance est plus importante: il y a-t-il un ralentissement, une accélération, ou même un ralentissement trop fort? Il est indéniable qu'il y a un ralentissement. Et d'une certaine manière c'est sain. Mais il est sûr qu'un ralentissement trop prononcé peut être déstabilisateur.

> Mais jusqu'à présent, selon vous, la perte de vitesse chinoise n'a rien d'inquiétant…

C'est vrai que ce ralentissement n'a pas été anticipé. Le gouvernement a réagi: les taux d'intérêts ont été baissé à plusieurs reprises, des plans d'investissements et d'infrastructures ont été mis en place, etc... Cela aurait dû se traduire par une reprise de l'industrie manufacturière. Or cette reprise n'est pas là. Nous pensons donc que davantage de mesures vont être prises pour éviter un scénario où le rythme de la croissance passerait à un niveau inquiétant. Au niveau fiscal, le gouvernement dispose d'une capacité budgétaire qui est encore assez peu utilisée actuellement. Le niveau d'endettement de l'Etat reste très faible, ce qui donne à Pékin d'importantes marges de manœuvre.

> Quelle est votre prévision pour 2016?

Nous sommes à 6,7%. Il faut mettre cela au regard des chiffres en Europe et États-Unis. Même si la Chine ralentit à environ 7% de croissance par an, la deuxième économie mondiale a encore un impact considérable sur l'évolution du PIB dans les autres pays. En 2015, elle a encore contribué deux fois plus que les États-Unis à la croissance mondiale en dollars. Cette année, la Chine devrait encore peser pour 30% dans la croissance mondiale.

> La Chine cherche à réorienter son économie et à tourner la balance vers plus de consommation et les services. Y parvient-elle?

Il ne s'agit pas vraiment de faire tourner la balance. Trois éléments contribuent à la croissance : la consommation des ménages, l'investissement des entreprises et la demande du gouvernement.
Or l'investissement est énorme en Chine, de l'ordre de 44% du PNB (produit national brut) contre 17% au Brésil et aux alentours de 20% dans la plupart des pays. C'est très sain d'avoir de l'investissement car cela permet de générer de la croissance.
Mais il faut que cet investissement soit bien utilisé et crée de la valeur ajoutée. Le défi de la Chine c'est donc de bien investir. Pour cela il faut que le capital soit davantage alloué par le marché. Et le gouvernement essaye de faire cela depuis une dizaine d'années.
Si cela fonctionne, l'investissement générera davantage de richesses et donc de consommation. Au final, si l'on voit qu'il y a plus de consommation et moins d'investissement c'est un signe que les choses vont dans le bon sens.

> Observe-t-on justement une hausse de la consommation?

Les ventes au détail ont augmenté de 10 à 12% alors que le PNB progresse d'environ 7%. Ce qu'on espérait voir est donc en train de se réaliser. Mais ce changement de modèle est très difficile à réaliser.
La Chine a besoin d'environ 7% de croissance pour créer 10 millions d'emplois et absorber l'exode rural. Chaque année, environ 1% de la population passe des campagnes en ville, soit 15 millions de personnes. Et 1% de croissance crée environ 1,3 million de postes.

Et les services sont plus consommateur d'emplois. On crée donc plus d'emploi avec 1% de croissance dans les services que dans l'industrie. Or, quand on oriente davantage une économie vers les services on a besoin qu'elle tourne moins vite.

Mais la Chine doit en même temps éviter que ce ralentissement prenne de l'ampleur car elle doit créer ces 10 millions d'emplois pour conserver une stabilité sociale et politique. Et sur ce point, l'industrie est l'un des principaux moteurs de la croissance. D'autant que la Chine est compétitive sur l'industrie manufacturière mais pas sur les services. Elle ne peut donc abandonner l'industrie, qu'elle doit faire monter en gamme.

> Quelles conséquences cela a pour l'économie mondiale?

Le changement de la nature de la croissance de la Chine impacte bien plus le monde que l'on imagine parce que sa part dans l'investissement mondial est énorme. Elle représente 25% du total.
En revanche, la Chine ne compte que pour 10% de la consommation mondiale. Donc, le fait que son modèle de croissance soit en train de changer a des retombées importantes sur le secteur de l'investissement. En revanche, sur la consommation, l'impact global est beaucoup moins important.

> Quand la Chine cessera-t-elle d'être un pays émergent?

La Banque mondiale retient un chiffre de 12.700 dollars de revenu brut par habitant, une donnée calculée avec une méthode appelé méthode Atlas.
Au-dessus de ce seuil une économie cesse d'être émergente.
La Chine est aux alentours de 7-8.000 dollars. Elle est donc encore loin.

Mais l'objectif du gouvernement chinois est de faire doubler le PNB par habitant pour qu'en 2020 la Chine atteigne ce niveau.
C'est très difficile et très peu de pays y sont arrivés (Taïwan, Singapour, Hongrie, République Tchèque).
Tout l'Amérique latine a échoué, à part peut-être le Chili. Mais ils ont échoué parce qu'ils n'investissaient pas assez. Si la Chine arrive à bien utiliser ses investissements il n'y a pas de raison qu'elle n'y arrive pas.

>La Chine provoque également d'important remous sur les marchés à l'heure actuelle. Est-ce justifié?

Penser qu'il y a un impact direct des marché financiers chinois vers les marchés internationaux est un peu irrationnel.
Moins de 3% du marchés chinois est détenu par les investisseurs internationaux.
Et même à l'intérieur de la Chine, le marché financier a un impact sur l'économie réelle très limité.
Il y a ainsi une déconnexion entre des marchés financiers qui sont dans leur propre monde et l'économie réelle qui ne va pas si mal. Les fluctuations très fortes du marché action ont eu des impacts globaux qui ne me semble donc pas mérités. Elles sont irrationnelles.

> Est-ce que ces craintes sur la Chine peuvent affecter l'ensemble des pays développer et donc la France?

Oui. S'il y avait, même si ce n'est pas notre scénario, un "hard landing" (coup d'arrêt brutal de la croissance) aurait un impact global. D'autant que le contexte est fragile: l'expansion des États-Unis va s'arrêter et il n'y a pas tant de croissance que cela en Europe ou au Japon. Il est donc important que la situation se stabilisent.

> La Chine entraîne dans son sillage l'ensemble des émergents qui souffrent. Comment doivent-ils réagir?

Le problème est que les émergents doivent s'adapter à une nouvelle donne. De 2000 jusqu’au début des années 2010, le contexte était facile pour eux et les cartes qu'on leur avait donné étaient gagnantes.
Ils exportaient des matières premières avec une demande forte avec des cours élevés; et les liquidités étaient abondantes: quand ils voulaient un crédit ils n'avaient qu'à ouvrir la porte. Désormais le prix des matières est faible et les conditions de crédit se sont resserrées. Leurs problèmes structurels n'ont pas été réglés.
Il leur faut faire des réformes structurels pour que leurs économies deviennent plus compétitives. Cela nécessite du temps et un environnement stable.

> Les entreprises doivent-elles dès lors se recentrer sur les pays développés?

Les pays émergents restent incontournables. Ils sont l'avenir de la croissance en raison de leurs démographies, de leurs besoins en matière d'investissement et de consommation. Mais cela ne veut pas dire que tous les émergents sont logés à la même enseigne et offrent les mêmes conditions de sécurité d'investissement.
Et ce sont des pays où le risque politique est élevé. Mais dans les pays développés les perspectives à moyen et long terme restent faibles. Les émergents demeurent donc un marché d'avenir pour les entreprises.

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   Posté le 20-03-2016 à 09:13:26   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L'économie chinoise continue d'avancer à bonne vitesse


BEIJING, 7 mars (Xinhua) -- L'économie chinoise continuera d'avancer à bonne vitesse, alors que le gouvernement a établi une série de politiques visant à faciliter les réformes structurelles et a fixé un objectif de taux de croissance annuel moyen d'au moins 6,5% jusqu'en 2020, selon les analystes.

Le Premier ministre chinois Li Keqiang a annoncé cet objectif samedi lors de la présentation de son Rapport sur le travail du gouvernement, affirmant que le taux de croissance pour 2016 a été fixé entre 6,5% et 7%.

Face aux risques d'une tendance à la baisse, à l'instabilité de la bourse et à la stagnation de l'industrie manufacturière, la Chine explore une nouvelle approche pour freiner un ralentissement et restructurer l'économie.

"Nous devons travailler plus rapidement pour (...) mettre en œuvre la réforme structurelle du côté de l'offre afin d'améliorer la qualité et l'efficacité du système d'approvisionnement et pour stimuler davantage la vitalité du marché et la créativité de la société", a déclaré samedi M. Li à la session parlementaire annuelle de l'Assemblée nationale populaire (APN) de Chine, organe législatif suprême du pays.

Les politiques soulignées dans le rapport comprennent un soutien à l'innovation et à l'esprit d'entreprise, la fermeture des usines obsolètes et la consolidation des entreprises publiques léthargiques.

DES REFORMES POUR MAINTENIR LA CROISSANCE A LA VITESSE VOULUE

La "réforme structurelle du côté de l'offre", notion populaire proposée par les législateurs chinois en novembre 2015 en tant que dernier remède pour les maux économiques causés par la croissance vertigineuse, accompagnée d'une nouvelle philosophie de développement, pourrait répondre au ralentissement de l'économie.

Le président chinois Xi Jinping a déclaré que la réforme du côté de l'offre fera avancer la restructuration économique en réduisant l'offre inefficace et bas de gamme, et fera augmenter la productivité en développant l'offre de moyenne et haut de gamme.

Compte tenu de l'affaiblissement des avantages de la main-d'œuvre et d'une tendance à la baisse du marché immobilier, l'économie connaîtra probablement un mouvement en forme de V, ce qui exige des réformes du côté de l'offre pour approvisionner la croissance, a déclaré Ren Zeping, analyste en chef chez Guotai Junan Securities.

Le Premier ministre Li a noté que la Chine va accélérer la promotion de nouveaux moteurs de croissance, ce qui sera la clé de la réforme structurelle du côté de l'offre.

Malgré le ralentissement de la croissance économique, la Chine a fait des progrès encourageants dans sa transformation structurelle.

Selon l'économiste Zhu Baoliang, du Centre d'Information d'Etat, alors que le gouvernement a fait des progrès dans des domaines tels que la rationalisation de l'administration et la décentralisation du pouvoir, la protection des droits de la propriété intellectuelle et la réforme fiscale, la Chine va continuer à constater un essor dans la création de stat-up et dans l'innovation, une amélioration de l'allocation des ressources et une dépendance moindre de l'économie tournée vers l'investissement.

Jim O'Neill, ancien président de Goldman Sachs Asset Management connu pour la création de l'acronyme BRICS, a récemment déclaré que l'économie chinoise a traversé une transformation nécessaire et compliquée, et que les fluctuations récentes ne doivent pas occulter les progrès qu'elle a accomplis.

La consommation chinoise a contribué à 66,4% de la croissance du PIB du pays en 2015, soit son plus haut niveau depuis 2001. Parralèlement, le secteur des services a contribué à 50,5% du PIB, soit 10% de plus que l'industrie manufacturière, selon les données publiées par le Bureau national des statistiques de Chine.

Ces données ont démontré que la transformation économique de la Chine est sur une voie rapide. Avec un modèle de croissance plus raisonnable et une forte capacité de croissance durable, l'économie de la Chine apportera des dividendes à long terme pour la croissance économique mondiale.

Malgré les données macro-économiques, l'économie chinoise a fait preuve d'une grande vigueur dans les domaines micro-économiques tels que le marché du film, le tourisme à l'étranger, les achats en ligne et l'industrie des services, dans lesquels les ceintures économiques partagées ont favorisé la mise à niveau technologique.

La croissance dans ces secteurs est le fruit de la transformation économique de la Chine, qui a en même temps également fourni aux investisseurs étrangers de nouvelles opportunités d'investissement en Chine.

LA CHINE RESTE UN CONTRIBUTEUR CONSIDERABLE A L'ECONOMIE MONDIALE

L'année dernière, la Chine a réalisé une croissance de 6,9%, atteignant son l'objectif d'"environ 7%". Ce chiffre, bien que le plus bas enregistré par la Chine en 25 ans, est encore remarquable sur fond d'une économie mondiale morose coincée dans une "nouvelle médiocrité".

La deuxième plus grande économie du monde, avec une richesse de plus de 10.000 milliards de dollars, contribue toujours grandement à la croissance économique mondiale malgré le ralentissement de la croissance de son PIB.

A la vitesse actuelle, la contribution de la Chine constitue toutefois 25% de la croissance économique mondiale, a noté Yao Jingyuan, chercheur du Bureau des conseillers du Conseil des Affaires d'Etat de la Chine.

En outre, l'économie chinoise a augmenté de 645 milliards de dollars l'année dernière, soit presque trois fois l'économie grecque, compte tenu d'un taux de change moyen en 2015, selon Bloomberg News.

Tout en servant de force motrice pour l'économie mondiale, la transformation économique de la Chine bénéficie au monde. Le pouvoir d'achat des consommateurs chinois, par exemple, a revitalisé de nombreuses économies.

Les touristes chinois ont payé 1.844 milliards de dollars à l'étranger en 2015 rien qu'avec leurs cartes de crédit. Près de six millions de Chinois se sont rendus à l'étranger pendant la saison des vacances à l'occasion du Festival du printemps en février.

Joseph Stiglitz, économiste américain et lauréat du prix Nobel d'économie, a indiqué lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, que la Chine a servi de moteur pour l'économie mondiale au cours des 15 dernières années, notamment ces sept dernières années.

Tout en se montrant optimiste à l'égard de la croissance économique de la Chine, le quotidien russe RBC a rapporté que la croissance chinoise représenterait au moins un tiers de la croissance mondiale en 2016 et 2017, citant des prévisions de plusieurs analystes.

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   Posté le 01-04-2016 à 22:48:30   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Chine : rebond de l'IDA du secteur non-manufacturier



French.china.org.cn - Mis à jour le 01-04-2016


L'activité du secteur chinois des services s'est améliorée en mars, renversant une tendance à la baisse depuis décembre, a-t-on appris, vendredi, de données officielles.
L'Indice des directeurs d'achat (IDA) du secteur non-manufacturier s'est élevé à 53,8 en mars, contre 52,7 en février, bien supérieur à 50, la barre qui distingue l'expansion de la contraction, selon un rapport publié conjointement par le Bureau d'Etat des Statistiques (BES) et la Fédération de la logistique et des achats de la Chine.
L'IDA du secteur non-manufacturier suit les activités du secteur des services et de l'industrie de la construction.
Le sous-indice du secteur de services s'est établi à 53,1 en mars, en hausse de 0,9 points par rapport à celui de février, indique le rapport.
Le sous-indice pour les nouvelles commandes de services s'est élevé de 2 points en glissement mensuel pour atteindre 50,8 en mars, suggérant une demande en amélioration dans le secteur non-manufacturier, a annoncé Zhao Qinghe, statisticien du BES.
Le sous-indice de l'activité de construction a augmenté de 2,8 points à 58 en mars, alors que celui pour les nouvelles commandes de 2,4 points à 50,5, en raison d'une forte demande.
Les activités liées à la vente au détail, au courrier, aux services de restauration, à l'immobilier, au courtage et à l'assurance ont affiché une bonne croissance en mars.
Cependant, le sous-indice de l'emploi était de 48,2, en baisse de 0,7 point par rapport au mois dernier, indiquant que l'emploi dans les entreprises non-manufacturières a continué de diminuer.

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Egalement sur zonebourse :
Chine: rebond inattendu de l'activité manufacturière en mars


Sur les Echos : Cette nuit en Asie : rebond surprise de l’activité en Chine


Edité le 01-04-2016 à 22:51:28 par Xuan




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Il serait intéressant de reprendre la presse bourgeoise des derniers mois - en particulier le Monde - et la série d'articles consacrés à la chute inévitable de la Chine qui devait entraîner l'effondrement de l'économie mondiale.

Des groupes qui se réclament du marxisme-léninisme ont repris ces analyses, notamment celles à prétentions marxistes mais réellement trotskistes, de Mylène Gaulard qui annonce l'effondrement de la Chine depuis sa soutenance de thèse en 2008.
Allez Mylène...essaie encore


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Sur le site Atlantico :


Les réserves de change de la Chine augmentent à nouveau…


En Chine, les nombreux opérateurs qui étaient très négatifs sur l’économie chinoise avaient des positions vendeur à découvert en Renminbi.

Ils sont en train de fermer leurs positions, car les réserves de change de la Chine ont progressé de 10 Md$ en mars. Elles s’établissent désormais à 3200 Md€.

C’est une nouvelle importante dans la mesure où le scénario de la Chine qui était confrontée à une évasion de capitaux et qui allait s’effondrer en entraînant le reste de l’économie mondiale dans sa perte, n’est plus tout à fait d’actualité.

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La Chine dévoile les aides aux employés licenciés dans la métallurgie et le charbon



2016-04-16 21:52:56 xinhua

Les ministères de la Chine ont dévoilé, samedi, des plans généraux visant à aider les travailleurs licenciés des secteurs de l'aciérie et du charbon, qui se retrouvent en plein milieu de réduction de la surcapacité.
Les "suggestions" pour transférer les travailleurs licenciés ont été simultanément publiées par sept ministères, dont le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale, et la Commission nationale du développement et de la réforme.

Outre l'aide accordée aux travailleurs licenciés, un soutien sera offert aux sociétés qui créent des nouveaux emplois en adoptant la stratégie "Internet Plus", en développant de nouveaux secteurs et produits industriels, et en élargissant leur marché domestique et étranger, selon le document.

Un programme de "retour au travail" devrait être créé pour que les travailleurs reçoivent une formation et suivent un accompagnement de carrière gratuitement, et, pour ceux qui veulent monter leur propre affaire, des circuits qui leur offriront un accès à l'aide gouvernementale, selon le document.

Les autorités locales doivent également renforcer la coopération inter-régionale afin de transférer les travailleurs licenciés vers les régions disposant d'opportunités d'emploi.

Pour passer d'un modèle dirigé par les investissements à un autre qui dépend de la consommation domestique, des services et de l'innovation, la Chine effectue des coupes dans la surcapacité industrielle, principalement dans les secteurs du charbon et de l'acier.

Selon les prévisions préalables du ministère des Ressources humaines, les deux secteurs réunis verront 1,8 million de travailleurs licenciés.

Pour amortir l'effet des pertes d'emploi sur les familles et la société, le gouvernement central a décidé d'allouer 100 milliards de yuans (15,4 milliards de dollars) pour aider les travailleurs licenciés à trouver de nouveaux emplois. Le fonds pourra être augmenté si nécessaire et les gouvernements locaux devront assumer leurs responsabilités en conséquence, a déclaré le Premier ministre, Li Keqiang, en mars.

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Ralentissement des sorties de capitaux sur Bloomberg



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Chine : les entreprises industrielles enregistrent une forte croissance des bénéfices en janvier et février


Publié le 2017-03-27 à 13:39

BEIJING, 27 mars (Xinhua) -- Les grandes entreprises industrielles chinoises ont connu une forte croissance de leurs bénéfices au cours des deux premiers mois, illustrant la stabilisation de l'économie, a déclaré lundi le Bureau d'Etat des statistiques (BES).

En janvier et février, les entreprises industrielles ont rapporté des bénéfices de 1.020 milliards de yuans (148,5 milliards de dollars), en hausse de 31,5% en glissement annuel, indique le BES dans un communiqué.

Cette croissance est supérieure de 29,2 points de pourcentage par rapport à celle rapportée en décembre 2016 et de 23 points en comparaison au taux enregistré sur l'ensemble de 2016.

Les grandes entreprises industrielles chinoises ont mis fin à la baisse de leurs bénéfices en 2015 et profité d'une bonne année en 2016 grâce au boom de la construction.

He Ping, statisticien au BES, attribue la reprise des bénéfices des entreprises industrielles en janvier et février à la croissance de la production industrielle, à la hausse des prix des matières premières et au rebond de la rentabilité.

La croissance des bénéfices est inégale dans différents secteurs. Stimulés par la flambée des prix des matières premières, les bénéfices des secteurs tels que les mines de charbon, le raffinage du pétrole et l'industrie chimique ont connu une hausse, selon M. He.

Le taux de rentabilité des activités principales des entreprises industrielles a augmenté de 0,8 point de pourcentage en glissement annuel pour atteindre 5,92% en janvier et février.

L'économie chinoise a progressé de 6,7% en glissement annuel en 2016, contre 6,9% en 2015.

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La Chine ne manipule pas sa devise, selon le Département américain du Trésor


WASHINGTON, 14 avril (Xinhua) -- Le Département américain du Trésor a déclaré vendredi qu'aucun des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, y compris la Chine, n'a manipulé sa devise ces six derniers mois. Cette évaluation avait déjà été défendue mercredi par le président Donald Trump, après avoir dit l'inverse pendant des mois.

Dans son rapport semestriel au Congrès sur les taux de change, le Trésor estime que ces pays n'ont pas cherché à manipuler leur devise à la baisse pour en tirer des gains commerciaux. Toutefois, il place la Chine continentale et Taïwan de celle-ci, le Japon, la Corée du Sud, l'Allemagne et la Suisse sous surveillance.

La Chine demeure sur cette liste de surveillance en raison de "sa part disproportionnée dans le déficit commercial américain", même si l'excédent de sa balance des paiements n'a représenté l'an dernier que 1,8% du PIB chinois contre 2,8% en 2015.

M. Trump avait indiqué mercredi au Wall Street Journal que Beijing ne manipule pas le yuan (ou renminbi, RMB), après l'avoir pourtant affirmé à de nombreuses reprises l'an dernier lors de sa campagne électorale.

De nombreux économistes estiment que le yuan a été relativement équilibré ces dernières années. Au cours de la décennie écoulée, son taux de change s'est davantage apprécié que n'importe quelle autre devise majeure, grimpant de plus de 40%, selon David Dollar, chercheur principal à la Brookings Institution.

Brad Setser du Conseil des relations internationales (CFR) estime lui aussi que le yuan est proche de l'équilibre. Il dit s'attendre à ce que le taux du RMB reste stable au vu de l'actuel excédent de la balance des paiements chinoise et des efforts de Beijing pour gérer les sorties de capitaux.

Le Fonds monétaire international (FMI) avait déclaré en 2015 qu'il ne considérait plus le RMB comme sous-évalué. Sous l'administration Obama, le Trésor avait par ailleurs cessé de qualifier le yuan de devise "notoirement sous-évaluée".

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   Posté le 17-04-2017 à 21:16:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La presse économique annonce un premier trimestre au-dessus des prévisions.

Sur le site des Echos Chine : Croissance et production industrielle au-dessus des attentes

Les titres :
La croissance au t1 légèrement supérieure aux attentes
La production industrielle en hausse de 7,6% en mars
Progrès de 10,9% des ventes au détail en mars sur un an
Exportations +16,4% en mars; excédent $23,93 milliards
Petite hausse de l'inflation des prix a la consommation
Les prix a la production augmentent moins vite
Légère hausse des réserves de change en mars
Léger recul de l'indice Caixin/Markit des services
L'indice manufacturier Caixin/Markit recule à 51,2


Sur RTS :
"En Chine, la croissance s'accélère et la production industrielle s'envole"
Il apparaît que l'Etat investit abondamment dans l'immobilier.

sur l'Echo :
"La croissance chinoise peut dire merci à l'immobilier"

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La Chine n'a jamais eu l'intention d'avoir un excédent commercial avec les Etats-Unis



Par : Vivienne
French.china.org.cn Mis à jour le 13-04-2017


La Chine n'a jamais eu l'intention d'avoir un excédent commercial avec les Etats-Unis, a annoncé jeudi un responsable chinois du commerce, alors que les deux plus grandes économies mondiales s'efforcent d'atténuer la tension et de développer leurs relations.

Sun Jiwen, porte-parole du ministère chinois du Commerce, a indiqué lors d'une conférence de presse, que "la Chine souhaitait développer les importations en provenance des Etats-Unis sur la base de sa demande nationale" .
M. Sun a attribué l'actuel excédent commercial à des différences dans certains domaines, tels que la structure économique, la compétitivité industrielle et la répartition internationale du travail.

Le déséquilibre s'atténue, tandis que les Chinois ayant des revenus moyens génèrent une forte demande en faveur de produits importés, une tendance déjà présentée par des données officielles publiées par les Etats-Unis et la Chine.
Le déficit commercial des Etats-Unis avec la Chine a baissé de 5,5% à environ 347 milliards de dollars en 2016, selon le Département américain du Commerce. En février, il a baissé de 26%. Les statistiques des douanes chinoises ont confirmé ces évolutions.

M. Sun espère que les Etats-Unis ajusteront les contrôles des exportations pour créer les conditions afin de dissoudre le déficit.

Bien que le surplus soit enregistré dans la balance commerciale de la Chine, le commerce bilatéral génère des bénéfices mutuels, a-t-il ajouté. Selon les estimations de certains analystes, environ 40% du surplus commercial est produit par des sociétés américaines en Chine.

La Chine est devenue le plus grand partenaire commercial des Etats-Unis, alors que les Etats-Unis sont le deuxième plus grand partenaire commercial de la Chine. Le commerce bilatéral a atteint 520 milliards de dollars en 2016, soit un niveau 200 fois plus élevé que celui de 1979, quand les deux pays ont établi leurs relations diplomatiques. F

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   Posté le 09-09-2017 à 20:07:03   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Chine : Importations en hausse, tassement de l'export

vendredi 8 septembre 2017 sur BFMTV tradingsat

par Elias Glenn et Stella Qiu

PEKIN (Reuters) - Les importations chinoises ont progressé plus que prévu en août, renforçant l'hypothèse selon laquelle la deuxième économie mondiale continue de croître à un rythme soutenu malgré une politique monétaire devenue moins accommodante.
Les importations ont augmenté de 13,3% en glissement annuel, dépassant nettement les 10% attendus par les analystes, après un gain de 11,0% en juillet, montrent les données officielles publiées vendredi.
Les importations de matières premières industrielles, notamment le minerai de fer de haute qualité, continuent de soutenir la tendance dans un pays où la fièvre de construire est à nouveau patente.
Les exportations en revanche montrent des signes de ralentissement avec une croissance de seulement 5,5%, pratiquement conforme à la prévision de 6,0% des analystes mais en repli par rapport à juillet (+7,2%). Elle est la plus faible depuis février mais cela ne traduit pas nécessairement une baisse de la demande mondiale.
C'est ainsi que la fédération commerciale allemande BGA s'attend désormais à ce que les exportations locales augmentent de 5% en 2017, soit le double de ses prévisions antérieures, rapporte vendredi le quotidien Die Welt.
L'activité manufacturière mondiale s'est également fortement développée en août, confortant ainsi le scénario d'une résistance de la demande sur le trimestre en cours.
En outre, la Chine tend à être à la traîne cette année des autres économies de la région, en particulier la Corée du Sud, dans le domaine de l'export.

TENSIONS COMMERCIALES

Le renchérissement du yuan complique cependant la donne et certains exportateurs chinois ont signalé des pertes liées à la brusque montée de la devise chinoise qui a gagné autour de 7,8% contre le dollar depuis le début de l'année, dont l'essentiel au cours des derniers mois.
Rien que sur le mois d'août, le yuan a progressé de 2,1% face au billet vert.
Mais la plupart des analystes tempèrent les répercussions du taux de change sur le commerce chinois, dans la mesure où les entreprises calculent leurs prix de vente en prenant pour base les tendances de change anticipées sur le long terme.
Avec ces résultats mitigés, l'excédent commercial chinois est ressorti à 41,99 milliards de dollars (34,83 milliards d'euros) en août, au plus bas depuis mai.
Les économistes interrogés par Reuters anticipaient un excédent de 48,6 milliards après 46,73 milliards en juillet.
L'excédent commercial de la Chine avec les Etats-Unis a atteint le mois dernier son niveau le plus élevé depuis septembre 2015, passant de 25,2 milliards de dollars en juillet à 26,23 milliards.
Malgré un rebond en 2017 après plusieurs années en demi-teinte, le tableau commercial de la Chine continue d'être assombri par la crainte persistante de nouvelles tensions commerciales avec les Etats-Unis, son principal marché à l'exportation.
Le président américain Donald Trump a autorisé en août l'ouverture d'une enquête sur les pratiques chinoises présumées illicites en matière de propriété intellectuelle.
L'enquête de Washington ne changera sans doute rien à court terme mais elle constitue la première mesure directe prise par Donald Trump contre les pratiques commerciales de la Chine jugées nuisibles par l'industrie américaine.
En réponse, Pékin a promis de renforcer les contrôles sur le vol de la propriété intellectuelle, admettant que sa protection en la matière n'était "pas parfaite".
Une meilleure demande mondiale, surtout dans l'électronique, alimente cette année les exportations de la Chine et d'autres puissances économiques asiatiques mais les investisseurs remarquent surtout la montée des importations, de matières premières comme le fer et le charbon en particulier.
Ces dernières viennent approvisionner de multiples grands chantiers voulus par Pékin et dynamiser une croissance s'appuyant aussi sur un crédit bancaire généreux et sur une amélioration des exportations, dressant un panorama économique qui surprend plus d'un analyste et plus d'un investisseur depuis le début de l'année.
La croissance du premier trimestre a été de 6,9%, portée par un élan qui devrait permettre au gouvernement chinois d'atteindre son objectif d'une croissance annuelle de l'ordre de 6,5%.

(Claude Chendjou pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

Copyright © 2017 Thomson Reuters

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Chine : La hausse du yuan inquiète, intervention peu probable

vendredi 8 septembre 2017
sur BFMTVtradingsat

par Kevin Yao

PEKIN (Reuters) - La hausse du yuan et son impact sur les exportations préoccupent les autorités chinoises mais il est peu probable que celles-ci interviennent en force pour y mettre un terme au risque d'être accusées de manipuler les taux de change par le président américain Donald Trump.
La monnaie chinoise, après sa baisse de 2016, s'est nettement appréciée depuis le mois de mai, au point d'atteindre un pic de près de deux ans face au dollar.
"Il vaut mieux qu'elle s'apprécie que l'inverse mais il ne faut pas qu'elle le fasse trop rapidement, sinon c'est mauvais pour les entreprises locales", a dit l'une des quatre sources interrogées par Reuters.
Le yuan a fait une pause cette semaine à un peu plus de 6,5 par dollar, un seuil que les autorités surveillent de près selon les sources. Mais il a dépassé ce niveau jeudi et atteint vendredi 6,4470, un plus haut de 21 mois.
Ce dynamisme du yuan s'explique par un recul généralisé du billet vert, par l'optimisme que suscite la conjoncture économique chinoise, par une offensive du pouvoir pour restreindre les sorties de capitaux et, plus récemment, par un contrôle plus étroit exercé par la Banque populaire de Chine (BPC) sur le taux pivot, autour duquel le yuan peut varier de plus ou moins 2%.
La hausse du yuan face au dollar est de l'ordre de 7,8% depuis le début de l'année, dont un peu plus de 6% depuis fin mai. La monnaie chinoise s'était dépréciée de 6,5% en 2016, sa plus lourde perte depuis 1994.
La BPC a prélevé 1.000 milliards de dollars sur ses réserves de change en l'espace de deux ans et demi pour faire remonter la devise mais sa vigueur retrouvée fait craindre désormais des dommages pour l'économie en général et le secteur de l'exportation en particulier, ce qui ne serait pas du meilleur effet alors qu'aura lieu cet automne le congrès du Parti communiste chinois, sur lequel le président Xi Jinping compte pour y affirmer son pouvoir.

ÉVITER UNE ENVOLÉE "DÉSASTREUSE"

"Si le yuan montait fortement, ce serait désastreux", a dit l'une des quatre sources de Reuters, lesquelles participent aux discussions de politique monétaire sans pour autant prendre part au processus de décision.
L'une des sources a rapporté que le ministère du Commerce avait manifesté sa préoccupation face à la montée de la monnaie.
La BPC et le ministère n'ont pas répondu aux demandes de commentaires.
Quant à intervenir sur le marché pour renverser la tendance, les autorités chinoises n'y semblent guère disposées, pour des raisons politiques.
Le Trésor américain doit en effet publier en octobre un nouveau rapport sur les pratiques de change des partenaires commerciaux des Etats-Unis et il avait dit en avril qu'il faudrait surveiller la manière dont Pékin gérait la hausse du yuan.
"La Chine devra démontrer que le fait qu'elle se soit abstenue d'intervenir pour résister à l'appréciation (du yuan) ces trois dernières années correspond à un changement de politique durable consistant à laisser le yuan monter au gré des forces du marché lorsque les pressions en ce sens se manifestent à nouveau", écrivait alors le Trésor.
Certains cambistes soupçonnent toutefois la banque centrale chinoise de commencer à laisser paraître son souhait de voir la hausse du yuan s'essouffler quelque peu. Elle a relevé vendredi, pour la dixième fois consécutive, le taux pivot officiel mais bien moins que ce que le marché attendait, selon des intervenants.
Les analystes de Citi pensent que la BPC peut affaiblir le yuan sans intervenir directement, par exemple en encourageant les entreprises à rapatrier leurs bénéfices et en assouplissant les mesures de contrôle des changes et celles limitant les investissements.
En tous les cas, la hausse du yuan est devenue "excessive", selon une source proche du ministère du Commerce. "Du point de vue des exportateurs, 6,50 (pour un dollar) est une barrière importante; le yuan pourrait monter jusqu'à 6,30, ce qui serait trop fort."

(Avec Qizi Sun et Winni Zhou à Shanghai, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand)

Copyright © 2017 Thomson Reuters


Edité le 09-09-2017 à 20:11:11 par Xuan




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Chine : l'IPC en hausse de 1,8% en août


Publié le 2017-09-09

BEIJING, 9 septembre (Xinhua) -- L'indice des prix à la consommation (IPC), un indicateur principal de l'inflation, a augmenté de 1,8% en glissement annuel en août, a indiqué samedi le Bureau d'Etat des statistiques.

La croissance de l'IPC a accéléré par rapport à celle de 1,4% en juillet. En base mensuelle, l'indice a été en hausse de 0,4%, selon le bureau.

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On remarque que l'effondrement annoncé de l'économie chinoise ne s'est toujours pas produit. On retiendra les prophètes qui n'avaient en vue que de discréditer la Chine et démontrer qu'il n'y a aucune différence entre elle et les pays capitalistes.


Edité le 09-09-2017 à 20:23:39 par Xuan




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Chine/Indicateurs-Le secteur manufacturier plus dynamique que prévu, selon le PMI officiel



Sur Boursorama

PEKIN, 30 septembre (Reuters) - Principaux indicateurs
économiques chinois publiés ce mois-ci :

* LE PMI MANUFACTURIER OFFICIEL AU PLUS HAUT DEPUIS 2012
30 septembre - L'activité manufacturière a été plus dynamique que prévu en septembre en Chine, les usines augmentant leur production pour répondre à une demande vigoureuse et profiter de prix élevés gonflés par l'essor du secteur de la construction.
L'indice PMI officiel publié samedi s'est élevé à 54,2 ce mois-ci, après 51,7 en août, alors que les économistes interrogés par Reuters l'attendaient en léger repli à 51,5.
Il s'agit de son plus haut niveau depuis avril 2012.
L'indice PMI officiel des services a pour sa part grimpé à 55,4 ce mois-ci, au plus haut depuis mai 2014, après 53,4 en août.

* HAUSSE LA PLUS MARQUÉE EN 4 ANS DES BÉNÉFICES INDUSTRIELS
27 septembre - Les bénéfices des entreprises du secteur industriel ont enregistré en août leur hausse la plus marquée en quatre ans à la faveur notamment d'un bond des cours des matières premières, qui s'explique par le boom de la construction initié par Pékin.
Les autorités chinoises s'efforcent de faire baisser le niveau d'endettement des entreprises sans porter préjudice à la croissance de l'économie. A cet égard, la bonne tenue des bénéfices des entreprises industrielles devrait être bien accueilli par le gouvernement.
Ces bénéfices ont augmenté de 24%, à 672 milliards de yuans (86 milliards d'euros), en août par rapport au même mois de 2016, montrent les données publiées mercredi par le Bureau national de la statistique.
En juillet, la progression avait été de 16,5% et le premier semestre s'était soldé par une hausse de 22%. Sur les huit premiers mois de l'année, l'augmentation des bénéfices est de 21,6% contre +21,2% sur la période janvier-juillet.
La bonne tenue des bénéfices en août a surtout été le fait de la hausse des cours des matières premières, notamment dans les secteurs du pétrole, de l'acier et de l'électronique, a souligné He Ping du Bureau national de la statistique.

* HAUSSE DE 0,2% DES PRIX DES LOGEMENTS NEUFS EN AOÛT
18 septembre - La croissance des prix des logements neufs a continué de ralentir en août mais de manière modérée malgré les mesures drastiques des autorités pour réduire la demande spéculative, ce qui semble écarter le risque d'une correction sévère du marché immobilier qui pourrait déstabiliser l'économie du pays.
Les prix moyens des logements neufs dans 70 grandes villes chinoises ont progressé de 0,2% en août par rapport au mois précédent, après une croissance de 0,4% en juillet.
Sur un an, la croissance a été de 8,3% le mois dernier après 9,7% en juillet, selon les calculs effectués par Reuters à partir des données publiées lundi par le Bureau national de la statistique.
De nombreux économistes s'attendent à ce que le marché immobilier chinois continue de ralentir durant le second semestre, d'autant que les autorités cherchent parallèlement à réduire l'endettement massif du pays.

* LA PRODUCTION INDUSTRIELLE RALENTIT À 6,0% EN AOÛT
14 septembre - La production industrielle a progressé de 6,0% en août sur un an, son rythme le plus faible depuis janvier, montrent les statistiques officielles publiées jeudi.
Les analystes interrogés par Reuters anticipaient une progression plus marquée, de 6,6%, après une hausse de 6,4% enregistrée en juillet.

* L'INVESTISSEMENT EN DEÇÀ DES ATTENTES EN JANVIER-AOÛT
14 septembre - L'investissement en actifs immobilisés a progressé de 7,8% au cours des huit premiers mois de l'année par rapport à la même période en 2016, en deçà des anticipations.
Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une hausse de 8,2% de janvier à août, ce qui aurait représenté un léger recul par rapport aux 8,3% enregistrés pendant les sept premiers mois de l'année.
La croissance de l'investissement privé, qui représente environ 60% du total de l'investissement en Chine, a encore ralenti et s'inscrit à 6,4% en janvier-juillet, contre un rythme de 6,9% de janvier à juillet.
Le ralentissement suggère la persistance de difficultés de financement pour les petites et moyennes entreprises.
Les autorités chinoises visent une croissance de l'investissement de 9% cette année.

* CROISSANCE DE 10,1% LES VENTES AU DÉTAIL EN AOÛT
14 septembre - Les ventes au détail ont progressé de 10,1% le mois dernier par rapport à août 2016, un rythme inférieur à la hausse de 10,5% anticipée par les analystes.
En juillet, elles avaient enregistré une hausse de 10,4%.
Les autorités chinoises anticipent une progression de 10% des ventes au détail cette année.

* LES PRIX À LA CONSOMMATION EN HAUSSE DE 1,8%
9 septembre - Les prix à la consommation ont augmenté de 1,8% en août sur un an, dépassant les attentes, a annoncé samedi le Bureau national de la statistique.
Les analystes interrogés par Reuters anticipaient une hausse plus modeste, de 1,6%, après 1,4% en juillet.
Les prix à la production ont en parallèle progressé de 6,3% sur un an en août, un chiffre là aussi supérieur aux prévisions des analystes, qui représente une accélération inédite en six mois.

* LES EXPORTATIONS EN HAUSSE DE 5,5%
8 septembre - Les exportations ont progressé de 5,5% en août en rythme annuel, pratiquement en ligne avec les attentes, tandis que les importations ont dépassé les anticipations, avec une croissance de 13,3%, montrent les statistiques officielles
publiées vendredi.
L'excédent commercial chinois s'établit à 41,99 milliards de dollars en août, au plus bas depuis mai.
Les économistes interrogés par Reuters anticipaient un progrès de l'excédent commercial chinois en août, à 48,6 milliards, contre 46,73 milliards en juillet. Ils prévoyaient une hausse de 6,0% des exportations et un progrès de 10,0% des
importations.
L'excédent commercial de la Chine avec les Etats-Unis a progressé le mois dernier, passant de 25,2 milliards de dollars en juillet à 26,23 milliards en août.

* L'INDICE PMI DES SERVICES AU PLUS HAUT DEPUIS 3 MOIS
5 septembre - La croissance du secteur tertiaire a atteint son rythme le plus élevé en trois mois le mois dernier, à la faveur d'une augmentation des nouvelles commandes, montre l'enquête Caixin/Markit publiée mardi.
L'indice PMI s'est établi à 52,7 en août contre 51,5 en juillet. Celui des nouvelles activités a également touché son plus haut niveau en trois mois, à 53,1, et les embauches ont atteint leur rythme le plus élevé en quatre mois.
Le gouvernement chinois compte sur les services, notamment dans la finance et les hautes technologies, pour atténuer la dépendance traditionnelle du pays envers l'industrie lourde et l'investissement.
Le secteur des services, qui a représenté un peu plus de la moitié du produit intérieur brut chinois au premier semestre, a affiché une croissance de 7,7% sur cette période, alors que le PIB dans son ensemble a augmenté de 6,9%, selon les statistiques officielles.
Egalement publié mardi, l'indice composite PMI du mois d'août, qui intègre l'industrie et les services, est le plus haut en six mois, à 52,4 contre 51,9 en juillet.

* L'INDICE PMI MANUFACTURIER CAIXIN EN HAUSSE EN AOÛT
1er septembre - La croissance de l'activité manufacturière a atteint en août un rythme sans précédent depuis six mois, montre le résultat de l'enquête Caixin/PMI.
L'indice est ressorti à 51,6 le mois dernier après 51,1 en juillet. Les économistes anticipaient un recul à 50,9.
Un chiffre supérieur à 50 traduit une croissance.

* Les indicateurs chinois en temps réel ECONCN
* Pour retrouver les principaux indicateurs publiés en août
:

(Service économique)


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