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 Forum Marxiste-Léniniste  Théorie  pour un nouveau parti communiste 

 à propos de l’appel lancé par Jean Lévy

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Xuan
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   Posté le 18-12-2014 à 20:43:53   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

à propos de l’appel lancé par Jean Lévy Une force unie communiste est nécessaire et urgente en France

Nous ne sommes pas sous l’Occupation


J. L. écrit : « Nous sommes confrontés, en France, à une offensive tout terrain du capital, qui vise à réduire notre peuple à un nouvel esclavage. Comme au temps de l’Occupation nazie, les acquis sociaux sont remis en cause avec une même brutalité. »

Lévy compare la brutalité des capitalistes français dans la guerre de classe à celle de l’occupation nazie. Celle-ci vampirisait les ressources du pays, rationnant le peuple et déportant ses forces vives pour l’industrie de guerre allemande, voire la guerre.
La situation actuelle ne s’apparente absolument pas à cette dictature fasciste, qui ne se limitait pas à la remise en cause des acquis sociaux , même avec brutalité. Si c’était le cas J. L. serait déjà privé de son blog et nous aussi.

L’ennemi n°1 de la classe ouvrière ce sont les monopoles capitalistes français


J. L. énumère une série de méfaits des monopoles capitalistes français qu’il conclut « le grand patronat français ne cache pas ses ambitions» .
Conclusion importante qu’on ne retrouve pas ensuite.

« Il est en effet inscrit dans les traités la mise en tutelle des Etats de l’UE, ceux-ci ayant accepté l’abandon global de leur souveraineté au profit d’un pouvoir supranational au service du capital.
Il est donc clair, que toute libération sociale ne peut se concevoir que dans le cadre d’une lutte pour la libération nationale.
Il faut donc agir concrètement pour que notre peuple se mobilise à la fois sur le plan du combat ouvrier pour défendre, pied à pied, ses conditions d’existence, et simultanément, pour recouvrer l’indépendance nationale et la souveraineté populaire, en agissant clairement pour la sortie pure et simple de l’Union européenne et de l’Euro, véritables forteresses, qui retiennent la France et son peuple prisonniers du capital. »


Que devient le grand patronat français dans le pouvoir supranational ? La prison de l’Euro est une image parlante mais partons des faits.

Rappelons quand même que les premiers débiteurs de la dette française sont encore des banques et des assurances françaises et que le peuple est d’abord prisonnier du capital français. Le pouvoir supranational au service du capital commence au coin de la rue avec le premier distributeur de billets à carte. Ce n’est ni la Bundesbank ni la Bank of America qui spéculent avec nos salaires et nos pensions mais la BNP Paribas, Soc Gén et Cie.

Puis le lobbying du grand patronat français jouit d’une place de choix à Bruxelles, où siège aussi directement son représentant Moscovici.

S’il existe des divergences sur la méthode, il n’y a aucune contradiction de classe fondamentale entre les directives européennes et les intérêts des monopoles français, exprimés dans les exigences de Gattaz.

Un se divise en deux


J. L. écrit : « Il est en effet inscrit dans les traités la mise en tutelle des Etats de l’UE, ceux-ci ayant accepté l’abandon global de leur souveraineté au profit d’un pouvoir supranational au service du capital. »

La notion de pouvoir supranational ne permet pas de comprendre la guerre concurrentielle ni les conflits déclenchés par les puissances impérialistes, ni leurs menaces ni leurs hésitations. Quant au capital il ne flotte pas dans l’éther mais finit nécessairement par s’accumuler quelque part, dès que les chambres de compensation ont matériellement redistribué profits et pertes.

Le diktat de la superpuissance US se traduit dans les faits par l’amende infligée à la BNP ou le dédit sur la livraison du Mistral. Ceci ne blanchit en rien les pratiques bancaires ou la spécialité de vente d’armes de notre pays, mais traduit la servilité de la bourgeoisie monopoliste française et de ses représentants.

Ou plus exactement d’ une partie de cette bourgeoisie celle au pouvoir entre autres, car certains clans monopolistiques ne veulent pas rompre avec la Russie ni subir la domination US, et misent sur le monde multipolaire de demain.

Il faut donc prendre en compte que les contradictions internationales entre la superpuissance US et les pays émergents se doublent de contradictions d’intérêt entre les USA et les pays impérialistes occidentaux.

De sorte que ces derniers sont partagés entre la soumission et l’opposition, comme les ‘tontons flingueurs’ mais pas au cinéma. Les partis et les groupes politiques de la bourgeoisie sont naturellement divisés sur cette question entre souverainistes et atlantistes.
Un se divise en deux, c’est une loi de la dialectique matérialiste. Elle s’applique à la bourgeoisie monopoliste de notre pays, aux différents partis, ainsi qu’aux idéologues et personnalités diverses qui représentent les intérêts de ses deux orientations.


Quels intérêts de classe ?


J. L. écrit : « Mais, il faut en être persuadé, cette bataille nationale ne peut être gagnée que par l’action commune de toutes les composantes populaires de notre nation. Pour forcer les portes de la prison et franchir avec succès les murs d’enceinte, nul doute, il ne faudrait pas faire le délicat.
Nos ainés de la Résistance se sont parfois évadés de leurs geôles avec le concours nécessaire de droits communs, voire de truands…

Faut-il rappeler que le CNR comptait dans ses rangs des éléments d’extrême-droite […]
Ce rappel ne vise pas, bien sûr, à faire alliance avec le Front national, celui-ci, tout en critiquant verbalement l’Union européenne, se garde bien d’en exiger clairement le retrait de la France.

> Cependant, des rapports avec des personnalités diverses – avec qui, sur bien des problèmes, nos analyses s’opposent frontalement, alors que nous combattons, les uns et les autres, pour une France indépendante et un peuple souverain - ces rapports sont condamnés, voire stigmatisés par des attitudes dogmatiques et sectaires.

> La peur de
« parler comme le Front national » , d’être assimilé à ce mouvement, conduit à un repli néfaste pour notre ambition de rassembler le peuple de France.
L’étiquette ‘
rouge - brun ’, agitée par la fausse « gauche » - et parfois au-delà - agit comme un épouvantail, un révulsif qui contrarie nos efforts d’union »
.

Ce ne sont pas nos analyses qui s’opposent frontalement mais les intérêts des classes.
Quels intérêts de classe représente l’extrême-droite ? Quels intérêts de classe défendent ces personnalités diverses ?

La question qui n’a aucun rapport avec la sortie de l’Euro peut être facilement tranchée.
Notre but est le communisme. Notre révolution est prolétarienne et vise à renverser le capitalisme, instaurer une démocratie populaire, une France socialiste au sens marxiste.
Ce sont les intérêts de classe du prolétariat et de l’immense majorité du peuple.

Pour ces personnalités diverses il s’agit de protéger les intérêts de classe du grand capital, de sa fraction souverainiste face à l’hégémonisme. Il est question de préserver sa chasse réservée en Afrique, en perpétuant le projet gaulliste dont ils se réclament tous très ouvertement.

Par conséquent il n’y a ni arrangement ni grimace avec ces personnalités diverses à moins qu’elles n’envisagent de virer leur cuti et de participer à l’abolition du capitalisme.

Le langage des communistes


Pas de danger de « parler comme le Front national » , ni comme Zemmour, Soral, Dupont-Aignan, Asselineau, Villepin et toute la nébuleuse souverainiste :

Notre principal ennemi est le CAC 40 et ses représentants et non la finance mondialisée et supranationale , qui rappelle un peu trop la finance cosmopolite et apatride des années 30 , affublée alors de surcroit du qualificatif « enjuivée » .
Nous ne cherchons pas à diviser la classe ouvrière en stigmatisant telle ou telle minorité juive ou musulmane, mais au contraire nous recherchons l’unité de classe contre le capital.
Notre conception de l’indépendance nationale repose sur l’internationalisme prolétarien, la solidarité avec les peuples européens exploités et pillés y compris par les banques françaises, et non sur le chauvinisme de grande puissance.
Nous combattons l’impérialisme français et l’Union Sacrée avec le capital.
Pour atteindre ces objectifs, nos alliés ne sont pas des personnalités diverses mais l’immense majorité du peuple dont l’intérêt fondamental est l’abolition du capitalisme et le socialisme de démocratie populaire.


Edité le 18-12-2014 à 20:47:05 par Xuan




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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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   Posté le 18-12-2014 à 20:48:03   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une force unie communiste est nécessaire et urgente en France par Jean LEVY Ce que je dirai à Vénissieux, le 13 décembre


Une force unie communiste est nécessaire et urgente en France

par Jean LEVY

Ce que je dirai à Vénissieux, le 13 décembre, à la Rencontre des Communistes, texte qui s’adresse également à tous les camarades qui se sentent « communistes », mais qui ne pourront pas s’y rendre…

D’abord, une précision :
Ce texte n’engage que moi, bien qu’étant présent à la Rencontre au titre de la Polex, (membre également du PRCF… et d’autres Organisations).
Disons que seul mon blog, « canempechepasnicolas », est engagé par ce qui suit… !
Ensuite, face à l’impossibilité dans une telle rencontre – dont la durée effective ne dépasse pas quelques heures – de traiter de l’ensemble des problèmes qui occupent, dans l’urgence, l’ensemble de l’actualité (alors que leur analyse globale conditionne les positions de chacun), je crois bon d’exposer au préalable ma façon d’appréhender les évènements.

La Rencontre de Vénissieux se tient dans une période de grande tension politique, tant sur le plan intérieur que sur la scène internationale.

En effet, nous sommes confrontés, en France, à une offensive tout terrain du capital, qui vise à réduire notre peuple à un nouvel esclavage. Comme au temps de l’Occupation nazie, les acquis sociaux sont remis en cause avec une même brutalité.

Ce sont toutes les conquêtes ouvrières, fruits des luttes de plus d’un siècle, qui sont saccagées : du « travail de nuit » au repos hebdomadaire le dimanche, de la médecine du Travail au statut des Prud’hommes, du temps de travail à la représentation des salariés dans les entreprises, de la législation sur les licenciements aux Conventions collectives, le capital essentiellement financier veut liquider tout le Code du Travail et « détricoter » l’ensemble des conquêtes sociales imposées par le Conseil National de la Résistance.
Sans parler, bien sûr, du chômage de masse, de la pression patronale pour réduire encore plus le salaire horaire, de transférer aux assurances privées notre Sécurité sociale, de reculer toujours plus tard l’âge de la retraite.
Le grand patronat ne cache pas ses ambitions. Et il rencontre pour ces objectifs la collaboration étroite des gouvernements, hier UMP, aujourd’hui PS, dans une spirale d’accélération, soutenue par la pression de l’Union européenne.
En effet, c’est celle-ci qui est en fait à la manœuvre.

Il est en effet inscrit dans les traités la mise en tutelle des Etats de l’UE, ceux-ci ayant accepté l’abandon global de leur souveraineté au profit d’un pouvoir supranational au service du capital.

Il est donc clair, que toute libération sociale ne peut se concevoir que dans le cadre d’une lutte pour la libération nationale.

Il faut donc agir concrètement pour que notre peuple se mobilise à la fois sur le plan du combat ouvrier pour défendre, pied à pied, ses conditions d’existence, et simultanément, pour recouvrer l’indépendance nationale et la souveraineté populaire, en agissant clairement pour la sortie pure et simple de l’Union européenne et de l’Euro, véritables forteresses, qui retiennent la France et son peuple prisonniers du capital.

Mais, il faut en être persuadé, cette bataille nationale ne peut être gagnée que par l’action commune de toutes les composantes populaires de notre nation. Pour forcer les portes de la prison et franchir avec succès les murs d’enceinte, nul doute, il ne faudrait pas faire le délicat.
Nos ainés de la Résistance se sont parfois évadés de leurs geôles avec le concours nécessaire de droits communs, voire de truands…

Faut-il rappeler que le CNR comptait dans ses rangs des éléments d’extrême-droite, tel était le cas des dirigeants du réseau Combat, intégré au Mouvement Uni de la Résistance, alors qu’il avait pour dirigeant, Henri Frenay, celui-ci ne cachant pas sa sympathie pour les idées pétainistes, se faisant soutenir monétairement et militairement par l’OSS d’Allan Dulles…contre l’autorité de Jean Moulin…

Ce rappel ne vise pas, bien sûr, à faire alliance avec le Front national, celui-ci, tout en critiquant verbalement l’Union européenne, se garde bien d’en exiger clairement le retrait de la France.

Cependant, des rapports avec des personnalités diverses – avec qui, sur bien des problèmes, nos analyses s’opposent frontalement, alors que nous combattons, les uns et les autres, pour une France indépendante et un peuple souverain - ces rapports sont condamnés, voire stigmatisés par des attitudes dogmatiques et sectaires.

La peur de « parler comme le Front national », d’être assimilé à ce mouvement, conduit à un repli néfaste pour notre ambition de rassembler le peuple de France.
L’étiquette ‘rouge-brun’, agitée par la fausse « gauche » - et parfois au-delà - agit comme un épouvantail, un révulsif qui contrarie nos efforts d’union.

Notre combat national et social contre l’Union européenne ne peut ignorer la situation dramatique internationale. En effet, le danger d’une guerre mondiale n’a jamais été si prégnant depuis la « guerre froide ».

L’impérialisme américain, en lien avec par le capital européen, se sent menacé dans sa domination mondiale par l’émergence d’Etats qui lui contestent sa suprématie économique et monétaire.

Tel est le cas de la Chine, qui pourrait ravir aux USA, dans les toutes prochaines années, la première place au niveau global du PIB, et qui ne cache pas son intention de promouvoir une monnaie indépendante du dollar, soutenue dans cette perspective par les pays des BRICS, et par ceux de l’Organisation de Coopération de Shanghai.

Les Etats-Unis vont-ils accepter, sans réagir de perdre la place de leader mondial ?
Des secteurs dirigeants étasuniens, économiques et militaires, ne cachent pas leur volonté d’en « découdre ». D’autres, sans doute, sont plus prudents, leurs intérêts ne coïncidant pas totalement.

Mais d’une part, la volonté US de dominer le Pacifique pour isoler la Chine et réduire sa puissance, et de l’autre, réduire la Russie comme au temps d’Eltsine, aujourd'hui trop souveraine par rapport au marché américain, font peser sur le monde une menace mortelle.
L’attitude agressive de Washington vis-à-vis de Moscou se mesure en Ukraine et en Europe de l’Est, avec l’appui direct aux putschistes de Kiev et le déploiement de forces offensives de l’Otan aux frontières russes.
Cette attitude provocatrice trouve des relais chez les dirigeant de l’Union européenne, en particulier en France, au sein du pouvoir et de la classe dirigeante, dont les médias font assaut de bellicisme antirusse, comme pour préparer l’opinion à la guerre.

Cette situation doit conduire les communistes à une réflexion approfondie sur la stratégie qu’ils préconisent, aux alliances qu’ils envisagent, aux formes d’organisation de la force communiste en France qu’il est impérieux de mettre en place.

Est-il conséquent, est-il responsable de maintenir en concurrence de fait, une constellation de groupements nationaux ou locaux, alors que, d’accord sur l’essentiel, ils devraient œuvrer en commun pour constituer une force unie, crédible et visible, pour peser efficacement dans le champ politique en France ?

La question devrait être directement posée à tous les camarades faisant partie des divers groupements hors ou dans le PCF, qui se réclament du communisme de lutte de classe, mais aussi à tous les communistes bien plus nombreux qui, sans liens politiques, désespèrent de leur isolement et de leur absence militante dans la bataille immense qui nous attend.
Si la question de l’unification dans un nouveau parti communiste n’est pas encore atteint son niveau de maturation, ne pourrait-on pas envisager de rassembler dans les plus brefs délais les groupes militants actuels, dans ou hors du PCF, dans un mouvement largement ouvert aux communistes isolés, agissant sous un sigle unique, en maintenant pour le présent l’indépendance des organisations qui existent aujourd’hui dans notre pays ?
La question est posée.

Pour en discuter, ne serait-il pas bon de prévoir dans les tous prochains mois une large conférence, sur deux jours, ouverte largement à tous les communistes qui considèrent qu’une force unie communiste est nécessaire et urgente en France ?

Vénissieux peut être le jalon qui prépare cette perspective : la création d’une telle force communiste.


Jean LEVY

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