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 pour un nouvel ordre mondial

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Xuan
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   Posté le 13-10-2015 à 20:03:37   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Xi Jinping souligne l'urgence de réformer la gouvernance mondiale


2015-10-13 xinhua

Le président chinois, Xi Jinping, a souligné jeudi l'urgence de renforcer la gouvernance mondiale et de réformer le système de gouvernance mondiale dans un contexte d'augmentation des défis mondiaux.
La réforme, "une tendance irrésistible", concerne " l'établissement de règles pour l'ordre international et les mécanismes internationaux" et "le choix d'une voie à suivre pour le monde" , a indiqué M. Xi lors d'une session d'étude du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois.

"Cela ne se résume pas à une concurrence pour atteindre une position économique élevée, mais concerne aussi les rôles et fonctions que les pays joueront dans les dispositions systémiques à long terme de l'ordre international", a noté M. Xi.

La montée en puissance des pays en développement a apporté des "changements révolutionnaires" à l'ordre mondial. Pendant des siècles, les pays puissants ont divisé le monde entre eux et rivalisé pour obtenir des bénéfices et du pouvoir par le biais de la guerre et de la colonisation, mais cela a été remplacé dans le monde actuel en établissant des règles et des mécanismes pour équilibrer les intérêts, a-t-il expliqué.

Comme exemples de l'accent mis sur les intérêts communs, M. Xi a cité la coordination chinoise du réseau régional commercial et d'infrastructures "la Ceinture et la Route", ainsi que sa proposition d'un nouveau modèle plus coopératif pour les relations entre grands pays.

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marquetalia
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   Posté le 18-10-2015 à 17:38:02   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

le "Nouvel Ordre Mondial" est justement la terminologie de l ordre impérialiste que les Etats Unis ont essayé d imposer au monde entier depuis la chute du camp socialiste-ou du social-impérialisme si vous voulez-.aujourd hui,avec la montée en puissance des Brics,ce "Nouvel Ordre Mondial"est chancelant.


Edité le 08-07-2017 à 16:30:40 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 19-10-2015 à 00:04:05   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Absolument pas, tu as quelques décennies de retard. Il s'agit de la réalité des rapports internationaux et non de la terminologie US dont on se contrefout.

L'ordre mondial actuel en voie de disparition, c'est l'hégémonie US. Ce n'est pas un "nouvel ordre", c'est l'ancien.

Le "nouvel ordre mondial" désigne un monde multipolaire où les USA n'imposent plus leur hégémonie.

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Xuan
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   Posté le 25-10-2015 à 20:24:04   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le site du réseau Voltaire : basculement militaire à l'échelle internationale


L’armée russe affirme sa supériorité en guerre conventionnelle

par Thierry Meyssan

L’intervention militaire de Moscou en Syrie n’a pas simplement retourné le sort des armes et semé la panique parmi les jihadistes. Elle a montré au reste du monde, en situation de guerre réelle, les capacités actuelles de l’armée russe. À la surprise générale, celle-ci dispose d’un système de brouillage capable de rendre l’Alliance atlantique sourde et aveugle. Malgré un budget bien supérieur, les États-Unis viennent de perdre leur domination militaire.




L’intervention militaire russe en Syrie, qui devait être un pari risqué de Moscou face aux jihadistes, s’est transformée en une manifestation de puissance qui bouleverse l’équilibre stratégique mondial [1] Conçue au départ pour isoler les groupes armés des États qui les soutiennent en violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, puis les détruire, l’opération a conduit à aveugler l’ensemble des acteurs occidentaux et leurs alliés.

Stupéfait, le Pentagone est divisé entre ceux qui tentent de minimiser les faits et de trouver une faille dans le dispositif russe et ceux qui, au contraire, considèrent que les États-Unis ont perdu leur supériorité en matière de guerre conventionnelle et qu’il leur faudra de longues années pour la récupérer [2].

vidéo

On se souvient qu’en 2008, lors de la guerre d’Ossétie du Sud, les Forces russes étaient certes parvenues à repousser l’attaque géorgienne, mais avaient surtout montré au monde l’état déplorable de leur matériel. Il y a dix jours encore, l’ancien secrétaire à la Défense Robert Gates et l’ancienne conseillère nationale de sécurité Condoleezza Rice parlaient de l’armée russe comme d’une force de « second rang » [3].

Comment donc, la Fédération russe est-elle parvenue à reconstruire son industrie de Défense, à concevoir et à produire des armes de très haute technologie sans que le Pentagone ne mesure l’ampleur du phénomène et qu’il se laisse distancer ? Les Russes ont-ils utilisé toutes leurs nouvelles armes en Syrie ou disposent-ils d’autres merveilles en réserve ? [4]

Le désarroi est si grand à Washington que la Maison-Blanche vient d’annuler la visite officielle du Premier ministre Dmitry Medvedev et d’une délégation de l’état-major russe. La décision a été prise après une visite identique d’une délégation militaire russe en Turquie. Inutile de discuter des opérations en Syrie, car le Pentagone ne sait plus ce qui s’y passe. Furieux, les « faucons libéraux » et les néo-conservateurs exigent la relance du budget militaire et ont obtenu l’arrêt du retrait des troupes d’Afghanistan.

De manière on ne peut plus étrange, les commentateurs atlantistes qui assistent au dépassement de la puissance militaire US dénoncent le danger de l’impérialisme russe [5]. Pourtant la Russie ne fait ici que sauver le Peuple syrien et propose aux autres États de travailler en coopération avec elle, tandis que les États-Unis lorsqu’ils détenaient la prééminence militaire ont imposé leur système économique et détruit de nombreux États.

Force est de constater que les déclarations incertaines de Washington durant le déploiement russe, avant l’offensive, ne devaient pas être interprétées comme une lente adaptation politique de la rhétorique officielle, mais pour ce qu’elles exprimaient : le Pentagone ignorait le terrain. Il était devenu sourd et aveugle.

Un système de brouillage généralisé

On sait, depuis l’incident de l’USS Donald Cook en mer Noire, le 12 avril 2014, que l’armée de l’Air russe dispose d’une arme lui permettant de brouiller tous les radars, circuits de contrôle, systèmes de transmission d’information, etc. [6]. Dès le début de son déploiement militaire, la Russie a installé un centre de brouillage à Hmeymim, au nord de Lattaquié. Subitement, l’incident de l’USS Donald Cook s’est reproduit, mais cette fois dans un rayon de 300 kilomètres ; incluant la base Otan d’Incirlik (Turquie). Et il persiste toujours. L’événement s’étant produit durant une tempête de sable d’une densité historique, le Pentagone a d’abord cru que ses appareils de mesure avaient été déréglés avant de constater qu’ils sont brouillés. Tous brouillés.

Or, la guerre conventionnelle moderne repose sur le « C4i » ; un acronyme correspondant aux termes anglais de « command » (maîtrise), « control » (contrôle), « communications », « computer » (informatique) et « intelligence » (renseignement). Les satellites, les avions et les drones, les navires et les sous-marins, les blindés et désormais même les combattants, sont reliés les uns aux autres par des communications permanentes qui permettent aux états-major de commander les batailles. C’est tout cet ensemble, le système nerveux de l’Otan, qui est actuellement brouillé en Syrie et dans une partie de la Turquie.

Selon l’expert roumain Valentin Vasilescu, la Russie aurait installé plusieurs Krasukha-4, aurait équipé ses avions de conteneurs de brouillage SAP-518/ SPS-171 (comme l’avion qui survola l’USS Donald Cook) et ses hélicoptères de Richag-AV. En outre, elle utiliserait le navire espion Priazovye (de classe Project 864, Vishnya dans la nomenclature Otan), en Méditerranée [7].

Il semble que la Russie ait pris l’engagement de ne pas perturber les communications d’Israël —chasse gardée US—, de sorte qu’elle s’interdit de déployer son système de brouillage au Sud de la Syrie.

Les aéronefs russes se sont fait un plaisir de violer un grand nombre de fois l’espace aérien turc. Non pas pour mesurer le temps de réaction de son armée de l’Air, mais pour vérifier l’efficacité du brouillage dans la zone concernée et pour surveiller les installations mises à dispositions des jihadistes en Turquie.


Si l’Otan a toujours la possibilité de photographier depuis des satellites la construction des bases militaires russes en Syrie, elle ne peut plus ni écouter les communications radio, ni visualiser les déplacements des hommes et des matériels. En outre, l’Otan ne peut plus contrôler à distance ses propres appareils, ni communiquer avec ses hommes lorsqu’ils entrent dans la bulle de protection russe.

Des missiles de croisière ultra-performants

Enfin, la Russie a utilisé plusieurs armes nouvelles, comme 26 missiles furtifs de croisière 3M-14T Kaliber-NK, équivalents des RGM/UGM-109E Tomahawk [8]. Tirés par la Flotte de la mer Caspienne —ce qui n’avait aucune nécessité militaire—, ils ont atteint et détruit 11 cibles situées à 1 500 kilomètres de distance, dans la zone non-brouillée —afin que l’Otan puisse apprécier la performance—. Ces missiles ont survolé l’Iran et l’Irak, à une altitude variable de 50 à 100 mètres selon le terrain, passant à quatre kilomètres d’un drone états-unien. Aucun ne s’est perdu, à la différence des états-uniens dont les erreurs se situent entre 5 et 10 % selon les modèles [9]. Au passage, ces tirs montrent l’inutilité des dépenses pharaoniques du « bouclier » anti-missiles construit par le Pentagone autour de la Russie —même s’il était officiellement dirigé contre des lanceurs iraniens—.

vidéo

Sachant que ces missiles peuvent être tirés depuis des sous-marins situés n’importe où dans les océans et qu’ils peuvent transporter des têtes nucléaires, les Russes ont rattrapé leur retard en matière de lanceurs.

En définitive, la Fédération de Russie serait détruite par les États-Unis —et vice-versa— en cas de confrontation nucléaire, mais elle serait gagnante en cas de guerre conventionnelle.

Seuls les Russes et les Syriens sont en capacité d’évaluer la situation sur le terrain. Tous les commentaires militaires provenant d’autres sources, y compris des jihadistes, sont sans fondement car seuls la Russie et la Syrie ont une vision du terrain. Or, Moscou et Damas entendent profiter au maximum de leur avantage et maintiennent donc le secret sur leurs opérations.

Des quelques communiqués officiels et des confidences des officiers, on peut conclure qu’au moins 5 000 jihadistes ont été tués, dont de nombreux chefs d’Ahrar el-Sham, d’al-Qaïda et de l’Émirat islamique. Au moins 10 000 mercenaires ont fui vers la Turquie, l’Irak et la Jordanie. L’Armée arabe syrienne et le Hezbollah reconquièrent le terrain sans attendre les renforts iraniens annoncés.

La campagne de bombardements devrait se terminer à la Noël orthodoxe. La question qui se posera alors sera de savoir si la Russie est autorisée ou non à terminer son travail en poursuivant les jihadistes qui se réfugient en Turquie, en Irak et en Jordanie. Faute de quoi, la Syrie serait sauvée, mais le problème ne serait pas résolu pour autant. Les Frères musulmans ne manqueraient pas de chercher une revanche et les États-Unis de les utiliser à nouveau contre d’autres cibles.

À retenir :
- L’opération russe en Syrie a été conçue pour priver les groupes jihadistes du soutien étatique dont ils disposent sous couvert d’aide à des « opposants démocratiques ».
- Elle a exigé l’usage d’armes nouvelles et s’est transformée en une démonstration de force russe.
- La Russie dispose désormais d’une capacité de brouillage de toutes les communications de l’Otan. Elle est devenue la première puissance en matière de guerre conventionnelle.
- Cette performance a attisé la discorde à Washington. Il est trop tôt pour dire si elle sera favorable au président Obama ou si elle sera utilisée par les « faucons libéraux » pour justifier un accroissement du budget militaire.



Video : missiles russes traversant territoire iranien vers leurs objectifs en Syrie. Vitesse et basse altitude entre les montagnes, très étonnant !


Thierry Meyssan

[1] “Russian Military Uses Syria as Proving Ground, and West Takes Notice”, Steven Lee Myers & Eric Schmitt, The New York Times, October 14, 2015.

[2] “Top NATO general : Russians starting to build air defense bubble over Syria”, Thomas Gibbons-Neff, The Washington Post, September 29, 2015.

[3] “How America can counter Putin’s moves in Syria”, by Condoleezza Rice, Robert M. Gates, Washington Post (United States), Voltaire Network, 8 October 2015.

[4] La seule étude disponible est bien en dessous de la réalité : Russia’s quiet military revolution and what it means for Europe , Gustav Gressel, European Council on Foreign Relations, October 2015.

[5] « Russisches Syrien-Abenteuer : Das Ende der alten Weltordnung », Matthias Schepp, Der Spiegel, 10. Oktober 2015.

[6] « Qu’est-ce qui a tant effrayé l’USS Donald Cook en Mer Noire ? », Réseau Voltaire, 14 septembre 2014.

[7] « Cu ce arme ultrasecrete a cîstigat Putin suprematia în razboiul radioelectronic din Siria ? », Valentin Vasilescu, Ziarul de gardã, 12 octobre 2015. Version française : « L’arme ultrasecrète qui permet à Poutine d’assoir sa suprématie dans la guerre radio électronique en Syrie ? », Traduction Avic, Réseau international.

[8] “KALIBRating the foe : strategic implications of the Russian cruise missiles’ launch”, by Vladimir Kozin, Oriental Review (Russia), Voltaire Network, 14 October 2015.

[9] Après avoir annoncé le contraire, les États-unis ont dû admettre les faits : “First on CNN : U.S. officials say Russian missiles heading for Syria landed in Iran”, Barbara Starr & Jeremy Diamond, CNN, October 8, 2015. “Moscow rejects CNN’s report on Russian missile landing in Iran”, IRNA, October 8, 2015. “Daily Press Briefing”, John Kirby, US State Department, October 8, 2015. “Le Pentagone ne commente pas les roquettes russes présumées tombées en Iran”, RIA-Novosti, October 8, 2015.


Edité le 25-10-2015 à 20:27:13 par Xuan




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   Posté le 14-02-2016 à 22:46:46   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pourquoi la Chine a-t-elle un rôle important à jouer dans la gouvernance mondiale ?


French.xinhuanet.com- Publié le 2016-02-14 à 15:03

MUNICH, 14 février (Xinhua) -- Les discussions sur le rôle de la Chine dans le monde lors de la Conférence de Munich sur la sécurité n'ont pas été aussi animées que les débats sur la Syrie, l'Ukraine et la crise des réfugiés en Europe, mais personne ne peut nier que la Chine joue un rôle de plus en plus important sur la scène mondiale, ni que le pays contribue grandement à l'amélioration de la gouvernance mondiale.

La Chine considère son rôle dans le monde sous un angle stratégique, a indiqué Fu Ying, la présidente du Comité des affaires étrangères de l'Assemblée populaire nationale de Chine, qui a pris part aux discussions.

La Chine ne remet pas en cause l'ordre international existant et considère qu'elle fait partie du système fondé sur les Nations Unies, les institutions et les normes internationales, a indiqué Mme Fu.

A mesure que la mondialisation s'accélère et que les politiques internationales se fragmentent, l'ordre mondial actuel peine de plus en plus à apporter des solutions nouvelles et efficaces aux défis qui se présentent, a-t-elle observé.

Dans ce contexte, la Chine a proposé des mécanismes pour combler les lacunes de l'ordre international, tels que l'initiative "la Ceinture et la Route" et la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (BAII), de nouvelles institutions publiques proposées par la Chine qui tiennent compte de toutes les parties prenantes et respectent les principes des Nations Unies, a-t-elle ajouté.

Le style particulier de la Chine s'est manifesté lorsque l'animateur du débat, Sebastian Heilmann, président de l'Institut Mercator d'études chinoises de Berlin, a demandé si la Chine avait "complètement perdu le contrôle de la République populaire démocratique de Corée (RPDC)" .

"Cela sonne très occidental... Nous ne contrôlons jamais aucun autre pays et ne voulons pas être contrôlés" , a répliqué Mme Fu en souriant.

Christian Hacke, professeur à l'Université de Bonn, a estimé que la Chine jouait un rôle stabilisateur dans un monde en proie aux troubles, et agit de manière responsable.

Une caractéristique de la politique étrangère chinoise est que la Chine ne s'ingère pas dans les affaires internes et reconnaît les différences entre les pays, a estimé Qu Xing, professeur de relations internationales.

"La Chine ne considère pas que ce qui est le mieux pour elle est forcément le mieux pour un autre pays [...] L'approche qui consiste à imposer aux autres ce que l'on pense être le mieux pose souvent des problèmes, et la Chine n'agit pas ainsi" , a indiqué M. Qu.

Citant la lutte contre le terrorisme et la crise des réfugiés en exemple, M. Qu a noté que la Chine considérait que la solution fondamentale à ces problèmes était le développement.

"Ce n'est qu'en favorisant le développement économique et en améliorant les conditions de vie des peuples que les foyers de terrorisme et les causes fondamentales de la crise des réfugiés pourront être éliminés" , a-t-il estimé.

L'approche chinoise de promotion de la paix et du développement dans le monde est illustrée par l'initiative "la Ceinture et la Route", qui a été proposée par le président chinois Xi Jinping en 2013.

L'idée derrière cette initiative est que si un pays ne s'intéresse qu'à son développement et que les autres pays restent à la traîne, cela entraînera une inégalité et une instabilité économiques qui porteront atteinte au développement de ce pays, a expliqué M. Qu.

Les projets de l'initiative "la Ceinture et la Route" créeront des emplois ainsi que des opportunités d'investissement et de développement économique dans une soixantaine de pays, a souligné M. Qu, avant d'ajouter qu'il s'agissait d'un pas concret de la Chine vers "l'édification d'une communauté de destin pour toute l'humanité" .

Gu Xuewu, directeur du Centre d'études mondiales de l'Université de Bonn, a indiqué à Xinhua que la réalisation des projets de l'initiative "la Ceinture et la Route" pourrait permettre de créer des couloirs économiques entre l'Asie, l'Europe et l'Afrique d'un point de vue géo-économique.

Les projets pourraient également avoir un impact social et culturel. "Avec la modernisation de l'économie, les gens seront plus ouverts et cela réduira les foyers fondamentalistes" , a-t-il estimé.

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   Posté le 30-05-2016 à 23:36:00   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

BRICS: les pays émergents auront leur agence de notation


Rédigé par La Rédaction il y a 1 semaine - Africatops success

Les pays membres du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) prévoient de lancer une agence de notation financière dédiée aux marchés émergents dans le cadre de leurs efforts visant à contrer l’hégémonie occidentale dans le domaine de la finance, rapporte le quotidien Economic Times of India le 16mai, citant des sources officielles proches du dossier.

La nouvelle agence de notation, qui fournira également des évaluations du risque de crédit à d’autres pays émergents ou en voie de développement, devrait être officiellement lancée lors du prochain sommet des BRICS prévue en octobre prochain à New Delhi, a-t-on ajouté de même source.

La création de cette agence a fait l’objet de discussions approfondies lors de tous les sommets des BRICS tenus ces dernières années. Ces cinq pays émergents sont souvent très critiques envers les critères utilisés par les trois plus grandes agences de notation internationales (Moody’s, Fitch Ratings et Standard & Poor ‘s) pour évaluer leurs économies.

Les grands émergents affirment souvent que les évaluations des trois grandes agences de notation occidentales sont biaisées et partiales. Ils estiment dans ce cadre que les «Big three», qui représentent 90% du marché mondial de la notation financière sont généralement optimistes sur les pays développés et pessimistes en ce qui concerne les pays en développement.

Les BRICS, qui s’estiment sous-représentées au sein du FMI et de la Banque mondiale, avaient lancé en juillet 2015 leur banque commune de développement et un fonds de réserve, espérant poser la première pierre d’une alternative à l’architecture financière mondiale née des accords de Bretton Woods. Les BRICS représentent 46% de la population de la planète et 19,8% du PIB mondial.

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   Posté le 09-06-2016 à 13:27:13   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Cet article d'analyse économique à l'échelle mondiale est publié dans le Matin.

Ce n'est pas une analyse qui se veut marxiste ou léniniste, mais il apporte des indications intéressantes sur les nouvelles transformations en cours dans les rapports économiques entre pays.

[Bouchra Rahmouni Benhida est experte en Géopolitique et en Géoeconomie, Professeur à l’Université Hassan Ier et Directrice de l’Executive Education Center de Casablanca, elle est aussi "affiliated professor" aux USA (New York University), "distinguished professor" en géopolitique à l'Ecole de Management de Grenoble en France et "visiting professor" au Liban (Université du Saint Esprit à Kaslik – USEK).

Ses articles ici]

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Pays émergents
Expansion économique, puissance moyenne : un monde en perpétuel changement ?

Bouchra Rahmouni Benhida,LE MATIN

02 June 2016 - 20:02



Bouchra Rahmouni Benhida Professeur à l’Université Hassan Ier, elle est aussi visiting professor aux USA, en France et au Liban. Ses travaux de recherche lui ont permis d’intervenir dans des forums mondiaux et des special topics dans des institutions prestigieuses à Hong Kong, en France, au Liban, aux Emirats arabes unis et en Suisse. Elle compte à son actif plusieurs ouvrages : «L’Afrique des nouvelles convoitises», Editions Ellipses, Paris, octobre 2011, « Femme et entrepreneur, c’est possible», Editions Pearson, Paris, novembre 2012, « Géopolitique de la Méditerranée», Editions PUF, avril 2013, «Le basculement du monde : poids et diversité des nouveaux émergents», éditions l’Harmattan, novembre 2013 et de « Géopolitique de la condition féminine », Editions PUF, février 2014. Elle a dirigé, l’ouvrage «Maroc stratégique : Ruptures et permanence d’un Royaume», éditions Descartes, Paris, 2013.

Lorsqu’un pays se lance dans un processus d’industrialisation, il s’engage dans la voie du rattrapage technologique et réduit, ainsi, le fossé qui le sépare des puissances émergentes et des puissances traditionnelles. Si, en plus, le pays dispose d’atouts tels une population importante et homogène, une intelligence sociale, un esprit ouvert aux innovations, il pourra jouer un rôle d’envergure dans le changement de l’ordre mondial.

Plus d’un politologue avance que la course au développement économique constitue un facteur déstabilisant de l’équilibre mondial aussi bien sur le plan géoéconomique que sur le plan géopolitique. Le fait est que l’industrialisation bouleverse l'ordre des puissances. Immanuel Wallerstein, un important analyste du «système monde», supposait dans son ouvrage «The Politics of World Economy, the States, the Movements and the Civilizations», que l’évolution capitaliste détermine la dynamique de changement du centre du monde. Selon lui, la puissance est un produit de l’expansion économique. La Chine, le Brésil et l’Inde ont émergé et produisent désormais des biens à haute valeur ajoutée qui concurrencent directement les produits des pays développés. Certes, ces pays se trouvent actuellement dans le tournant de Lewis (Lewis turning point : Arthur Lewis est un Prix Nobel d’économie qui a conceptualisé le modèle de basculement économique d’un pays émergent comme conséquence d’une main-d’œuvre qui se raréfie, entraînant une augmentation rapide des revenus qui constituent les prémices de la réduction des marges bénéficiaires des entreprises donnant lieu à une chute de l’investissement), toutefois d'autres pays prennent le relais.

Les CIVETS (Colombie, Indonésie, Vietnam, Égypte, Turquie, Afrique du Sud), les BENIVM (Bangladesh, Éthiopie, Nigeria, Indonésie, Vietnam et Mexique) sont des acronymes pour désigner et classer les émergents de demain. Sur la base de critères économique, politique et géopolitique plusieurs pays tels le Bangladesh, l’Éthiopie, le Nigeria, l’Indonésie, le Vietnam et le Mexique figurent régulièrement dans les classements des nouveaux pays émergents établis par le Boston Consulting Group ainsi que la plupart des études économiques à l’horizon 2050. Tant celles de HSBC que de PricewaterhouseCoopers sont unanimes pour les présenter comme les futurs marchés émergents. Face au G7 (comprenant les sept premières économies mondiales que sont les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie et le Canada), PricewaterhouseCoopers dans «le monde en 2050», mettait en évidence les «E7» regroupant les économies émergentes les plus importantes en 2050 (la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie, l’Indonésie, le Mexique et la Turquie). Les potentialités de ces pays nous conduisent à penser qu'à terme, ils pourraient atteindre le rang de puissance moyenne, c'est-à-dire d'États qui, sans être une grande puissance, détiennent une influence relative sur la scène internationale.

Les futures économies émergentes disposent de plusieurs atouts
Toujours selon le rapport World in 2050 publié par PricewaterhouseCoopers, d’ici à 2050, l’Indonésie, le Nigeria et le Vietnam pourraient connaître une croissance économique spectaculaire.

En termes démographiques, selon le CIA World Factbook 2013 qui porte sur une projection des populations à l’horizon 2030 et 2050 des BENIVM, ces derniers appartiennent aux quatorze pays les plus peuplés du monde et ont une dynamique démographique importante.

À eux seuls, ils représentent un ensemble de 1 milliard d’habitants qui se répartit principalement en Asie et en Afrique. La croissance de leur population sera près de deux fois supérieure à celle des BRIC d’ici à 2030.

Ces pays méritent bien toute l’attention puisque leurs stratégies de développement englobent aussi bien des desseins économiques que de souveraineté. Leur émergence ne manquera pas d’avoir des implications importantes pour l’ensemble des pays de la planète et pour leur stratégie de croissance. Sur le plan économique, ces changements impliquent, pour les pays en voie de développement, une concurrence potentielle plus forte dans les activités à haute intensité de main-d’œuvre, ce qui nécessitera, à terme, un ajustement des structures productives et un renforcement de la compétitivité.
Sur le plan géopolitique, depuis quelques années, le monde assiste à l’émergence déstabilisatrice de nouvelles puissances, motivées par des dynamiques de croissance. L'ordre international a subi et subira encore une profonde transition. En d’autres termes, on se trouve face à un déséquilibre qui implique une redistribution des pouvoirs suite à l’apparition de puissances moyennes sur le devant de la scène. Aujourd’hui, la survie d’une puissance et son positionnement sur l’échiquier international ne dépendent plus uniquement de sa force militaire et de son poids politique, la conception westphalienne de la souveraineté étatique s’en trouve affectée. Dans cette dynamique et dans un contexte de plus en plus multipolaire et multi-enjeux, le monde court le risque de se complexifier, laissant présager un avenir incertain des relations internationales.

À ce niveau, il convient de souligner que le monde est organisé autour de quatre structures : la superpuissance dominante qui dispose des plus grandes ressources militaires et économiques ; les grandes puissances qui sont des rivales potentielles de la superpuissance ; les puissances moyennes et régionales qui suivent la ligne directrice posée par la superpuissance ; et enfin, les petites puissances qui jouent un rôle limité au sein de leur environnement régional. Il est donc judicieux de ne pas s’intéresser à la seule analyse des puissances régionales émergentes, mais de s’intéresser également aux puissances moyennes pour comprendre ce monde en transition. En ce 21e siècle, il est capital de distinguer entre les puissances moyennes traditionnelles et les puissances moyennes émergentes. Les puissances moyennes émergentes (exemple : Turquie, Malaisie, Argentine, Nigéria, Afrique du Sud) sont désireuses de dominer, diriger et participer activement à la création de structures régionales et sont prédominantes dans leur environnement immédiat et régional. Alors que les puissances moyennes traditionnelles (exemple : Canada, Australie, Pays-Bas, Norvège, Suède, Danemark) s’alignent sur les positions défendues par la superpuissance.

Les puissances moyennes en devenir sont en plein essor et présentent des opportunités d’investissement énormes. Par conséquent, on assiste au développement dans plusieurs pays d’une diplomatie tournée vers les pays émergents de puissance moyenne du continent asiatique et du continent américain, autres que la Chine, l’Inde et le Brésil. Qui sait, peut-être qu'à terme, l’exercice par les puissances moyennes émergentes d’influences à leur niveau régional conduirait inéluctablement au phénomène de multipolarisation des centres de gravité mondiaux ? Une chose est sûre, le système international ne cessera jamais de se reconfigurer au gré de l’essor de nouveaux arrivants sur la scène internationale.

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Nouvelles puissances africaines


Longtemps assimilée aux images de guerre et de pauvreté, l’Éthiopie fait désormais peau neuve et entre dans le club des futurs émergents. Le pays connaît depuis une dizaine d’années un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) qui tourne autour des 10%, l’un des plus élevés d’Afrique. Ces trois dernières années, ce taux est resté très stable, malgré la crise économique mondiale : 8% en 2010, 7,5% en 2011 et 7% l’année dernière, selon les estimations du CIA World Factbook. L’Éthiopie a de nombreux atouts tels que sa démographie, et donc sa population jeune, un bon niveau d’éducation et de bonnes infrastructures. Bien entendu, la puissance économique de ce genre de pays ne va pas sans une certaine influence géopolitique.

Au Nigéria, la croissance est fortement soutenue par l’exportation des produits pétroliers et une classe moyenne qui devient de plus en plus dynamique en termes de consommation et d’investissement. Quant à l’Éthiopie, pays de 94 millions d’habitants se situant en Afrique de l’Est, la croissance économique s’y établit autour de 10% par an. Le pays regorge de potentialités naturelles et humaines lui permettant de devenir une puissance régionale quant à l’approvisionnement de la région en électricité et par conséquent son rôle croissant dans l’amélioration de la rentabilité agricole et industrielle.

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CIVETS et BENIVM


Depuis longtemps, les pays émergents les plus importants se sont regroupés sous le sigle BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). D’autres pays récemment émergents viennent aussi de se regrouper sous le sigle «CIVETS». Rendu public par Michael Geoghegan de la Banque HSBC lors d'un discours devant la Chambre du commerce de Hong Kong en avril 2010, six États en font partie : Colombie, Indonésie, Vietnam, Égypte, Turquie et Afrique du Sud. Ce regroupement a comme point commun une population jeune et nombreuse. D’après une étude de l’Economist Intelligence Unit, du magazine britannique «The Economist», ces CIVETS apparaissent comme des destinations séduisantes pour les investisseurs et devraient connaître une croissance de 4,5% par an au cours des deux prochaines décennies. Tous ont une population jeune et nombreuse, de 46,9 millions en Colombie à 240 millions en Indonésie.

Introduit par Laurence Daziano, maître de conférences en économie, les pays sous le nouvel acronyme «BENIVM» (Bangladesh, Éthiopie, Nigeria, Indonésie, Vietnam, Mexique) disposent de perspectives de croissance attractives et pourraient bien devenir les pays émergents de demain. Elle ajoute aux quatre pays régulièrement cités comme pays émergents par les banques d’investissement le Bangladesh et l’Éthiopie qui ont «une forte croissance démographique accompagnée d’une urbanisation accélérée, un potentiel de croissance élevé et des économies déjà diversifiées et industrielles. Le Bangladesh, l’Indonésie et le Vietnam sont les trois pays émergents qui ont suivi un même chemin dans la mondialisation : un rattrapage économique avec de faibles salaires, une monnaie sous-évaluée afin de soutenir les exportations et l’accumulation de réserves de change qui permettent, à terme, de financer les infrastructures.


Edité le 09-06-2016 à 13:36:13 par Xuan




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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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Un article paru sur le blog de D. Bleitrach

Il nous faut remettre en cause la thèse du capitalisme "mondialisé", vue unilatérale défendue par Badiou (et resucée du "super impérialisme de Kautsky), qui ignore les contradictions entre impérialisme (côté US ) et anti impérialisme (côté BRICS et tiers monde), et les contradictions inter impérialistes entre USA et puissances intermédiaires comme l'UE.

Ces éléments rappellent la thèse des trois mondes formulée par Mao, sous la forme actuelle d'une superpuissance, d'un monde opprimé et émergent, et d'un monde intermédiaire pris en sandwich entre les deux autres.

Compte tenu de cette prise en étau entre USA et BRICS, qui fait exploser les contradictions qui la traversent, l'Europe pourrait être considéré comme le maillon faible de l'impérialisme..


Des risques sérieux sur l’alliance militaire américano-européenne et l’accélération de la tendance mondiale

13JUIL


Article traduit par Danielle Bleitrach pour histoireetsociete.Cet article qui appelle quelques critiques, en particulier sur sa périodisation de la fin du socialisme en URSS et en Chine et sur la caractérisation de l’Organisation de Coopération de Shanghai dont selon moi il force les aspects d’intégration en contrepoint de la dissolution de l’UE, symptôme de la fin de l’hégémonie des Etats-Unis n’en demeure pas moins passionnant parce qu’il propose une lecture originale et parfois convaincante de l’évolution du système mondial international. L’idée de la concurrence intermonopoliste entre puissances impérialistes y compris dans les conséquences du brexit mérite d’être suivie avec attention. L’article écrit par un sociologue péruvien (visiblement un marxiste fort pur et dur) a été repris sur un site cubain très bien informé. (note de Danielle Bleitrach)


Par Enrique Muñoz Gamarra (*)
http://www.enriquemunozgamarra.org

Il est impossible d’observer la situation mondiale d’une manière statique et fragmentée. Celle-ci doit être observée obligatoirement sous une forme dynamique et dans ses inter-relations géopolitiques mondiales qui se développent aujourd’hui au milieu de forts conflits inter-blocs ( les contradictions inter-impérialistes) et la lutte des classes dont le fond est la structure économique sous-jacente de la grande crise économique qui sévit dans le système. D’une manière si évidente que la planète est un foyer de contradictions. Le départ de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (brexit) est embringué dans cette situation.

Certes, nous vivons des temps historiques. Le référendum (bretxis) du 23 Juin 2016, en Grande-Bretagne après l’approbation par le Parlement britannique en 2015 (European Union ReferendumAct 2015), est historique. L’Union européenne, création anti-historique commence à se diluer dans le flagrant (indéniable) affaiblissement (perte de l’hégémonie mondiale) du groupe de pouvoir que Washington a forgé.
Quand nous parlons d’une Union européenne comme d’une création anti-historique clairement nous désignons les sombres objectifs à l’oeuvre depuis la fondation de ce conglomérat (Février 7, 1992 signature du traité de Maastricht et son entrée en vigueur le 1er Novembre 1993) jusqu’à aujourd’hui pour une part contre les peuples européens (démantèlement progressif de l’état-providence qui a été installé après la fin de la Seconde guerre mondiale en opposition contre l’URSS) et, d’autre part, dans les contradictions inter-impérialistes en particulier le confinement de la Chine en plaine ascension, l’écrasement de la Russie et l’attraction exercée par eux envers différents pays asiatiques.
Après le 23 Juin 2016 (Britxis) la crise a été très forte. Ses conséquences, bien sûr, sont énormes. A partir de là on observe très clairement que la plus grande des contradictions réside dans la manière dont le monde commence à balancer en faveur du bloc dirigé par la Russie et la Chine. C’est la tendance mondiale actuelle sur le plan des contradictions inter-impérialistes. Et dans un tel contexte, si la Chine ne réoriente pas son positionnement défensif militaire ceci peut conduire à de graves déséquilibres dans son développement au niveau international qui au plan international pourrait retarder la perte de l’hégémonie mondiale étasunienne.
.Examinons la question.

1. La géopolitique mondiale actuelle:

Tout d’ abord essayons de synthétiser les caractéristiques de la géopolitique mondiale actuelle.Noussavons que ce tournant mondial a lieu autour de forts différents entre les pouvoirs américains et russe comme le centre de la grande confrontation des blocs. Nous avons déjà dit que ces blocs sont.pour une part les Etats-Unis et l’Union européenne , et de l’autre, la Russie et la Chine , chacun avec son front militaire, l’ OTAN et l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), respectivement.
Mais le fond de cette confrontation est le nouveau positionnement géostratégique enregistré dans le monde après la perte de l’ hégémonie mondiale des États – Unis comme un résultat de sa faillite économique et l’essor économique de la Chine qui dans l’actualité est en train de conduire à une nouvelle répartition des marchés et des zones d’influence au milieu d’ une forte tension que d’ autres appellent, une profonde adaptation de la situation internationale actuelle.
Un petit résumé très succinct du développement capitaliste mondial depuis les années cinquante du siècle dernier pourrait être le suivant :
1956, début de la restauration du capitalisme en URSS (rapport secret du XXe Congrès du PCUS par Nikita Khrushchev le 25 Février 1956 sur le culte de la personnalité de Staline).
1960 essor économique du Japon. Un grand développement industriel dans ce pays jusqu’à ce que les États-Unis aient appliqué ce qu’on appelle la « Plaza Accord » en Septembre 1985,ce qui correspondait non seulement à une hausse du yen, mais surtout une tentative pour freiner la grande dynamique industrielle enregistrée dans ce pays et a commencé à entrer en conflit avec ses intérêts.
1970, une croissance économique rapide dans ce qu’on appelle les «Tigres asiatiques», à savoir, la Corée du Sud, Taiwan, Hong Kong, Singapour.
1973 débutd’un long cycle économique de crise et la contradiction du capitalisme.
1976 début de la restauration capitaliste en République populaire de Chine. Cela se produit après la mort de Mao , le 9 Septembre, 1976 avec un coup d’ Etat mené par HuaGuofeng et consolidé au sein du Parti onzième Congrès communiste Parti de la Chine, tenue à Beijing en Décembre 1978 , lorsque Deng Xiaoping est réhabilité.
1980 début de l’ essor économique capitaliste de la Chine.
1990 processus d’industrialisation très forte en Inde, au Vietnam, en Thaïlande, en Malaisie et en Indonésie.
1991 implosion de l’ex-URSS.
2001, le BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) est formé, mais formalisé seulement au sommet de de Yekaterinburg (Russie). En 2011, il est appelé BRICS lorsque l’Afrique du Sud rejoint l’organisation.
2008, «Grande Dépression de 2008». Effondrement de l’économie américaine.
2014 début de l’épuisement et de la prise au piège du système capitaliste mondial
De ce qui précède nous pouvons faire ressortir les caractéristiques suivantes, premièrement la grande crise économique qui a débuté en 2008. En second lieu, l’effondrement de l’économie américaine.Troisièmement, l’essor économique de la Chine. Quatrièmement, l’émergence de fondamentalement les blocs économiques BRICS. Cinquièmement, l’épuisement et la prise au piège du système capitaliste.
Et comme un reflet de ces processus s’installe au niveau international, un système multipolaire L’ installation de ce système n’est pas n’importe quoi. Certains le déprécient et en jugent les résultats insignifiants.

En effet , selon le matérialisme historique la relation entre la base économique et la super-structure politique ne peut être considérée mécaniquement, mais dialectiquement. Qu’est – ce que cela signifie? En parlant très clairement que la super-structure peut influencer la base économique,à savoir que le système multipolaire dans la nouveau système international a un poids dans la présente conjoncture mondiale actuelle. Nous devons le prendre en compte .

En approfondissant l’analyse du surgissement des nouveaux blocs économiques il est possible de voir que cela concerne non seulement les pays regroupés autour de ceux qui sont dits BRICS, mais également d’autres pays de l’aire de domination américaine ce qui dans ce cas a concouru à pousser les groupes monopolistes qui se sont vus affectés par la grande crise économique et les liens noués entre eux. Ce qui en particulier dans les pays européens après le brexit britannique du 23 juin 2016 est apparu très clairement , de sorte que ces blocs économiques ne sont pas uniquement les pays émergents mais comprennent également d’anciens groupes monopolistes qui y compris contrôlent les Etats ayant une grande incidence sur l’avenir de la planète et sont en train de rediriger leurs positions par rapport à la politique étrangère américaine.

Alors ceci est à la base du désespoir actuel des US qui avance selon la nouvelle géostratégique assumée par le Pentagone à ce stade. En conséquence, les contradictions d’intérêts entre les puissances économiques des États-Unis et la Russie ont été très forte. D’une part le groupe de pouvoir de Washington a avancé sur les zones qui historiquement gravitaient vers la Russie (Europe de l’Est) et veut aller de l’avant dans les régions voisines et même ‘installer leurs bandes de paramilitaire au sein de ses territoire. Il s’agit dune désintégration. Et, d’autre part, la réponse du groupe de pouvoir de Moscou, qui n’est pas prêt à jouer contre son existence, s’est montré très ferme et avec toutes les conséquences, pour le moins, a-t-il été jusqu’à présent. Il est très probable que cette attitude est le produit de sa conception de l’égalisation des forces et de l’installation d’un système multipolaire dans le système international.
Bien sûr, les orientations géostratégiques du pentagone n’ont pas été définies à partir de cette région (Europe de l’Est) elles ont également été conçues sur la mer de Chine méridionale. C’ est une conséquence de la situation défensive que le plan militaire en Chine .

Cependant le 6 Juillet 2016, Beijing a lancé un avertissement sévère aux États-Unis en affirmant qu’il est absolument prêt pour la confrontation si les Etats-Unis poursuivent leur ingérence dans cette région.Ses remarques ont été très forte, «Toutes les questions ont une ligne rouge et un prix sera payé, si cette ligne est franchie, » le journal de the people, qui appartient au Parti communiste de Chine, dans son éditorial le mercredi (06 juillet 2016). Il souligne que les relations bilatérales et la stabilité régionale sont en jeu à cause de l’ingérence des États-Unis d’ingérence »(1).
Ces lignes directrices clairement provocations géostratégiques atteignent aussi la péninsule coréenne, à savoir la RPDC. Ici, il y a un sérieux avertissement de ce pays consistant à répondre avec des armes nucléaires si il est tenté d’entrer sur leur territoire sacré.

De même, les provocations géostratégiques sont latentes sur l’Amérique latine, en particulier contre le Venezuela. A cet égard, la Chine et la Russie ont averti qu(ils réagiraient en cas d’intervention.
Donc , le Pentagone avec son armada tente de continuer à maintenir leurs privilèges par la force. Cependant , les changements mondiaux ont continué à progresser. Voilà une tendance qui touche ce groupe de pouvoir. Donc, dans cette nouvelle situation mondiale, la question des alliances est devenue très importante. Le Pentagone organise les contours et la conduite.Il doit les maîtriser. Son alliance avec l’UE est absolument essentielle. C’est un question de vie ou de mort.Une rupture se traduirait par un chaos intégral. Par conséquent , son assaut stratégique contre les frontières de la Russie sera imposé (Europe est fatigué de la domination américaine) afin d’éviter l’ érosion de l’ OTAN.

Cependant, avec la nouvelle situation politique en Angleterre la question pour le Pentagone devient très difficile. L’Union européenne «monolithique» telle que la voit Washington commence à disparaître et aujourd’hui l’ OTAN entre dans une période de fragilité aggravée ce qui est une grande préoccupation pour le Pentagone.

2. L’Europe, la géostratégique mondiale:

Nous savons qu'en 1917 il y a eu le triomphe de la révolution bolchevique en Russie qui a instauré la puissance de la classe ouvrière dans l’état, un nouveau type d’Etat dans le monde basé sur une orientation marxiste et diamétralement opposé aux Etats capitalistes . Cet événement grandiose et historique dans ses fondements a secoué le système capitaliste mondial et a changé l’histoire du monde pour toujours.
Il en résulte que toutes les actions désespérées ont visé à la destruction de ce grand pays (URSS). En effet, les impérialistes étaient désespérés. Cela est devenu encore plus urgent dans les années trente pendant la Grande Dépression de 29 l’Allemagne nazie assume dans un premier temps le choix de cette cible au profit du groupe de pouvoir initié par Washington et, par conséquent, son action a été orientée en matière géopolitique vers l’est de la planète.

Immédiatement après l’écrasement des hordes nazis dans la Seconde Guerre mondiale par la glorieuse Armée rouge , les impérialistes américains ont assumé le but anticommuniste, d’abord, en intervenant dans les pays européens avec le «Plan Marshall». Dans le même sens , y compris ils se sont armés avec l’OTAN. Sans oublier que, dans ces années là a émergé le concept épistémologique idéologique appelé «rideau de fer».

Ici, nous devons souligner que cette politique d’ingérence et le colonialisme pratiqué par ces bourgeoisies (États-Unis et l’Allemagne) est venu de ses tentatives désespérées tourmentées pour écraser la grande URSS (1917-1956). Après que la restauration capitaliste ait eu lieu dans les dernières années des années cinquante du siècle dernier, cela se poursuit sous la forme de contradictions inter-impérialistes et sous lla dénomination de la «guerre froide»..

Mais dans l’analyse de l’histoire de l’UE il faut noter trois points importants:
En premier , dans les années 50, la Communauté européenne du charbon et de l’acier est la première étape d’une union économique et politique des pays européens avec l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas comme initiateurs.

Deuxièmement, en 1957, le Traité de Rome, qui est la Communauté économique européenne (CEE) , ou «marché commun».

Troisièmement, en 1992 (Février 7), le Traité de Maastricht, qui complète la création du marché unique avec les «quatre libertés» de circulation: des biens, des services, des personnes et des capitaux, signé dans la ville néerlandaise de Maastricht et qui est entré en vigueur le 1er Novembre 1993, date considérée comme la naissance de l’Union européenne.

Selon les faits ci-dessus certainement le processus qui a émergé après la fin de la Seconde Guerre mondiale aux États-Unis a consolide son statut de superpuissance mondiale après son ascension comme pays impérialiste au début du XXe siècle.
Et dans ces conditions, les manoeuvres géopolitiques de l’impérialisme étasunien étaient orientée aussi vers l’est de la planète, comme l’Allemagne nazie, mais il ne s’agissait pas de forger le concept de l’Eurasie, à savoir, les liens entre l’Europe et l’Asie

Mais pour continuer cette analyse il est nécessaire de noter l’importance de l’Europe dans le contexte actuel mondial. Certes, si l’on regarde la répartition du PIB mondial (en 2013 et selon le FMI): les États-Unis, 27%. BRIC ((Brésil, Russie, Inde et Chine), 21%.l Union européenne, 23%.

De ce qui précède il résulte que l’Europe est centrale dans la géopolitique mondiale. Et dans ces conditions les préoccupations de la Chine, des Etats-Unis et de la Russie, en tant que puissances capitalistes les plus importantes du moment, sont très fortes. Cette région représente pour eux un enjeu géostratégique d’intégration essentiel.

Alors les US ont impulsé un traité de commerce transatlantique et de partenariat d’investissement (TTIP) pour la diriger et continuer à la contrôler.Il s’ agit d’un accord commercial entre les États-Unis et l’Union européenne qui est en cours de négociation dans le secret depuis Juin 2013. Ces négociations impliquent seulement la Commission , le gouvernement américain en Europe et les grands lobbies d’affaires.
Au Parlement européen, selon les rapports de certains parlementaires, il y a un bureau dans lequel on ne peut rester que quelques minutes sans pouvoir prendre la moindre note. Pourquoi font-ils cela? En principe, pour favoriser les sociétés transnationales, parce que, après cet accord, les grandes entreprises auront plus de privilèges (ainsi, par exemple, si elles estiment que leur rentabilité n’a pas été celle espérée, elles auront la capacité de poursuivre les États en exigeant une indemnisation) et les grandes majorités verront leurs droits les plus élémentaires remis en question. Il y à la tendance à la privatisation des services publics, en particulier dans la santé, l’éducation, l’eau, etc. Voilà ce que ce commerce transatlantique et le partenariat d’investissement (TTIP) négocie maintenant à l’ombre et les États-Unis tente désespérément de le faire approuver. .

La Chine a aussi ses objectifs sur cette région. Elle est en train de construire ce qu’on appelle le chemin de la route de la soie avec des investissements lourds dans les grands réseaux de chemins de fer à grande vitesse et les compagnies maritimes puissantes qui ont l’intention d’atteindre l’Europe et aussi utiliser cette architecture pour se connecter avec le Moyen orient pour la question du pétrole.

La Russie, que le Pentagone appelle un pays non viable développe une projection importante en Europe avec le conglomérat Union économique eurasienne, aussi connu comme l’Union eurasienne. Le traité a été signé par les dirigeants de la Russie, le Kazakhstan et le Bélarus le 29 mai, 2014 et officiellement créé le 1er Janvier 2015. Cet accord a encore acquis de la puissance en s’articulant conjointement avec la Route de la Soie développée par la Chine.

Dans ce contexte, le PIB de l’Allemagne et de la France dans la zone euro est très important:.L’ Allemagne avec 27,1% et la France 21,2% (Source: Commission européenne) (2). Ce sont les pays ayant des accords commerciaux importants avec la Russie. Et ne pas oublier que la Chine s’est substitué aux Etats-Unis comme le plus grand partenaire commercial de l’Union européenne.

Considérant par ailleurs à quel point compte l’alliance entre la Grande – Bretagne et le Etats-Unis, le Brexit est une question très compliquée pour le pentagone. Certes, la Grande – Bretagne qui s’aligne sur le rythme de la City de Londres assume une position de rupture. Ses alliances avec le système de la Chine Yuan sont très importants. Aussi avec la Russie où, il est dit, que seraient déposés les capitaux des oligarques russes.
Rappelons que la Grande – Bretagne , en liaison avec le Pentagone a imposé le néolibéralisme dans le monde dans les années quatre – vingt du siècle dernier. En Angleterre , sous la direction de Margaret Thatcher « La Dame de Fer » et inspiré par Hayek et la Société du Mont Pelerin, a ouvert son économie à des niveaux sans précédent et des industrialisés le pays, polarisés les revenus et anéanti les villes du Nord (3).

.Lorsque la Chine en 2015 a créé la Banque asiatique d’investissement en infrastructure (AIIB, pour son sigle en anglais), la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la France, l’Italie et la Suisse étaient ses partenaires depuis le début.

Également il ne faut pas oublier que l’ Allemagne a des liens étroits avec les intérêts russes. Il existe des accords bilatéraux signés important entre ces nations.

À l’heure actuelle (2016), après l’affaiblissement de la puissance américaine, les bourgeoisies européennes ont soif de pouvoir. En Grande Bretagne, Allemagne et France, principalement, sont des centres de très forte puissance bouillonnantes d’autonomisation de toutes sortes.

Dans ce contexte, ce qui est arrivé le 23 Juin 2016 la Grande-Bretagne est historique.Comme on le sait, mandaté par référendum (Brexit) ce pays (Grande-Bretagne) est maintenant en dehors de l’Union européenne.

Bien que l’East Midlands, le Nord-Ouest, le Sud-Ouest, Yorkshire et Humber, East, Pays de Galles, Farringdon et les zones de la classe ouvrière traditionnelle comme Manchester aient voté en faveur du Brexit, cela favorisera radicalement les intérêts de la bourgeoisie britannique contre les masses laborieuses de cette région, elle utilisera à son profit les contradictions au sein de l’UE. Cela a été très clair quand les grandes banques ont été en première ligne contre le brexit, y compris Goldman Sachs, JPMorgan, HSBC. Ils ont menacé de déplacer les employés sur le continent européen (4).

Ainsi, l’Union européenne a été un instrument au service du capital contre le travail, qui vise à étouffer les droits démocratiques et à construire des états policiers.
En conséquence, l’Europe maintenant, après cet événement inattendu est un foyer d’actions d’autonomisation et visant à briser les chaînes de l’OTAN.
Avec cela, les luttes inter-bourgeoises au sein de ce groupe (UE) sont alimenté ce qui automatiquement devrait rendre précaire la situation des États-Unis dans cette région ET qui, à première vue, devrait conduire à l’échec de sa politique de sanctions contre la Russie, le rejet de l’orientation militaire jusqu’aux frontières de la Russie frontières , par l’intermédiaire de l’OTAN doivent accélérer la tendance mondiale vers la multipolarité. Ainsi, le démembrement de l’Union européenne est seulement une question de temps.

Voici quelques faits qui pointent vers cette perspective:
Tout d’abord, le 21 Juin, 2016, deux jours avant le référendum en Grande-Bretagne, le président finlandais Sauli Niinistö, a vivement réagi à la critique lancée par Karin Enström (ancien ministre de la Défense de la Suède) contre lui pour l’invitation adressée au Président russe, Vladimir Poutine, pour le mois de Juillet 2016 dans son pays.
Voyons en outre:
« Selon le journal Yle, Karin Enström (ancien ministre de la Défense de la Suède), a déclaré que « à la Suède, il est en quelque sorte, difficile de comprendre « pourquoi le président de la Finlande, Sauli Niinistö, avait pris la décision d’inviter Poutine dans son pays en juillet .En en réponse aux déclarations de Enström, Niinistö l’a accusé de ne pas être à jour et a ajouté que dans le dialogue entre la Finlande et la Russie, personne n »avait jamais essayé d’influencer la politique étrangère d’Helsinki « (5).
Deuxièmement, immédiatement après les résultats en faveur du brexit de la Grande-Bretagne , le Mouvement italien des cinq étoile r a une nouvelle fois mis sur la table l »idée que l’Italie devait quitter l’Union européenne. La revendication de ce parti est de sauver l’industrie italienne, parce que, depuis son entrée dans la zone euro, l’Italie connaît une des périodes les plus difficiles de son histoire en matière économique. Ils concluent que l’Union européenne est un fardeau pour son pays.

Voyons la suite :
« Il y a exactement un an, le Mouvement 5 étoiles (M5S) a recueilli 200.000 signatures pour exiger l’appel du Parlement italien pour un référendum consultatif sur la sortie du pays dans la zone euro. Cependant, contrairement aux détracteurs britanniques de l’Union, le mouvement transalpin n’a pas encore atteint son but .Un des auteurs de cette initiative, le politicien Carlo Sibilia, a parlé avec Sputnik sur les coûts que l’Italie devra payer si le pays reste dans la zone euro. « Depuis son entrée dans la zone euro, l’Italie connaît une des périodes les plus difficiles de son histoire en termes économiques », a déclaré Sibilia. Selon e politique, plus de 30% de l’industrie manufacturière italienne a fermé ses portes et les entreprises qui ont été touchées sont petites et moyenne.Sibilia a fait valoir fait valoir que si la monnaie d’un pays est plus forte que son économie, le tissu productif perd et, au fil du temps, il est impossible pour lui de se relever. Pour cette raison, le politicien souhaite que l’Italie ne quitte pas l’Union européenne, mais la zone euro « (6).

En troisième lieu, le 02 Juillet 2016 on a appris que le Président de la République tchèque, Milos Zeman, ferait tout son possible pour qu’il y ait un référendum sur le retrait de la République tchèque de l’Union européenne et l’OTAN.

Voyons encore

« La République tchèque propose un référendum pour quitter l’UE et l’OTAN. Le président tchèque Milos Zeman, a proposé que la République tchèque organise un référendum pour décider de son maintien dans l’Union européenne (UE) et dans l’OTAN, à la suite de la décision prise par les Britanniques de quitter l’UE. «Je ne suis pas d’accord avec les partisans de quitter l’Union européenne », a déclaré Zeman à la Radio tchèque jeudi soir dans la ville de Velke Mezirici, où il a rencontré un groupe de citoyens. «Mais je ferai de mon mieux pour avoir un référendum et que puisse ainsi s »exprimer la volonté de sortie. Et la même chose se produira concernant une sortie éventuelle de l’OTAN « , a déclaré le président » (7).

Quatrièmement, le 4 Juillet, 2016, on a appris que l’Allemagne a doublé ses exportations d’armes en 2015 par rapport à 2014, malgré les restrictions qui étaient dans ce secteur, atteignant son plus haut niveau au cours des 20 dernières années.

Voyons encore
« Selon le journal du dimanche Welt am Sonntag, citant un rapport publié par le ministère allemand de l’économie, les exportations d’armes des pays européens en 2015 ont totalisé 7,86 millions d’euros (8,75 millions de dollars), deux fois plus qu’en 2014, en dépit de la tentative d’imposer des restrictions à ce secteur .Le quotidien,l a ajouté en outre que la valeur des ventes à l’exportation d’armes à feu dans l’accord 2014 se situait à 3,97 millions euros.Selon , le rotatif, entre les exportations autorisées comprennent cinq avions ravitailleurs au Royaume-Uni pour 1100 sont inclus euros.Aussi des millions ventes Leopard 2 chars de combat et des obusiers à Qatar de 1,6 milliard d’euros, en vertu d’un accord signé en 2013. » (8).

3. Risques graves pesant sur l’alliance militaire Europe-Etats-Unis et l’accélération de la tendance mondiale:

En reprenant et en nous appuyant sur l’affirmation au début de cette note, à savoir qu’il est impossible d’observer la situation du monde d’une manière statique et fragmentée, et que nous sommes dans l’obligation d’observer la géopolitique mondiale depuis son aspect principal qui à ce stade est le conflit russo-américain comme le Centre de la grande confrontation des blocs.

Cela montre que les contradictions entre les bourgeoisies des deux pays sont très graves.Les États-Unis aveuglé avec le potentiel de son arsenal militaire ne peut pas accepter l’égalité des forces, et encore moins la montée d’ un système multipolaire dans le système international. La Russie a résisté à toutes ces agressions, en particulier en Europe orientale. Son alliance militaire avec la Chine est très importante. Et la tendance mondiale est très positive.

Et dans ces circonstances, les alliances militaires sont très importantes. Il faut connaître la réalité de la situation. Par conséquent, nous devons prendre en compte le déplacement de ces alliances d’une part, entre la Russie et la Chine, et de l’autre,la manière dont les Etats-Unis conserve la force de la sienne et sa verticalité avec l’Europe .A cet égard nous devrions également noter qu’il y a plusieurs pays qui déjà n’acceptent pas la domination américaine.

Cela a conduit le Pentagone à orienter sa géostratégie sur l’Europe en exerçant trois pressions majeures pour empêcher la désintégration de l’UE et de l’OTAN à maintenir son ingérence dans cette région, et donc, par sa logique, conserver l’hégémonie mondiale. Et surtout ces trois pressions sont parfaitement en corrélation avec sa position anti-russe. Ce sont les raisons des derniers développements dans cette région. Le Pentagone l’avait déjà prévu. Il savait que la tendance mondiale exacerbait les blocs économiques et que cela finirait par conduire à son expulsion de la région. Donc, considérons ces trois pressions sur l’UE.

Voyons encore :
Premièrement, les attaques terroristes. En effet, cette région est dans la mire du Pentagone pour les dissuader de leur désir de rompre les chaînes de l’OTAN. Voici quelques détails sur les actions de leurs cellules dormantes. Le 24 mai 2014, quatre personnes ont été tuées dans le Musée juif à Bruxelles (Belgique) par un intrus avec une Kalachnikov. Le 7 Janvier 2015 ont été attaqués les bureaux du magazine satirique Charlie Hebdo à Paris (France), où 12 personnes sont mortes. Le 13 Novembre, 2015 ont été attaqué la salle de concert Bataclan et d’autres lieux à Paris, capitale de la France, où 130 personnes sont mortes.Et le 22 Mars, 2016, il y a eu des attaques à Bruxelles, d’abord, à l’aéroport et, d’autre part, dans la station de métro.

Deuxièmement, les sanctions contre la Russie. Ceci est une autre pression contre l’UE. Mais ces sanctions ont été sans autre fondement que des prétextes, en premier lieu, par l’annexion de la Crimée, puis, par la crise ukrainienne de 2014 et enfin par l’absence alléguée de mise en œuvre des accords de Minsk.

Voir une note à cet égard:
« Au début de ce mois-ci, l’UE a annoncé la prolongation jusqu’au 31 Janvier 2017 des sanctions économiques contre des secteurs spécifiques de l’économie russe, ce que décrit la Russie comme une continuation de la politique » à courte vue « de Bruxelles. En réponse, la Russie en Août 2014 a imposé un embargo d’un an sur les importations de produits alimentaires en provenance des pays occidentaux et en Juin 2015, puis étendu une autre année .A la fin Juin, le président russe Vladimir Poutine a signé un décret d’étendre l’embargo sur les importations de produits alimentaires de l’UE et d’autres pays jusqu’à la fin de 2017 » (9).
Mais comme nous l’avons dit ci-dessus, il y a de sérieux rejets de toute cette pression par des pays européens. La dernière chose à savoir est que bien qu’il y ait déjà un petit pays comme Chypre qui a officiellement décidé la suspension des sanctions de l’UE contre la Russie. En effet, le Juillet 8, nous avons su que le Parlement chypriote a adopté une résolution sur la suspension des sanctions imposées par l’UE contre la Russie, et il est devenu le premier membre de l’UE de demander la suppression de ces sanctions.

Considérons ce point:
« Les dispositions de la résolution sont de nature consultative, mais un tel résultat du vote reflète la volonté d’une majorité écrasante du peuple chypriote de rétablir les liens commerciaux et économiques d’échange mutuel avec la Russie, » a indiqué le ministère dans un communiqué en ligne » (10).

Troisièmement, ces pressions sont très fortes à impliquer les pays européens via troupes de l’OTAN à avancer jusqu’aux frontières russes.

Voyons la suite
« L’escalade militaire américaine contre la Russie: Le plus grand défi qui a eu lieu récemment ont été les essais militaires Anaconda 16, organisée par la Pologne et composé de 24 pays avec 31.000 militaires,soit la plus grande simulation de combat militaire depuis la dissolution de l’Organisation du Traité de Varsovie en 1991,a écrit Bierre. En outre, les opérations effectuées BALTOPS 16, dans la mer Baltique, et Strike 16, mis en œuvre dans trois républiques baltes et la réponse Swift, avec la participation de l’Allemagne et de la Pologne.En tout, quelque 60 000 militaires de l’OTAN a récemment participé à quatre manoeuvres près de la frontière russe, a déclaré le rédacteur en chef français « (11).

Quatrièmement,tandis que l’on donnait les derniers correctifs sur ce point, il y a eu les nouvelles de ce vendredi (8 Juillet, 2016), le premier jour du sommet de l’OTAN à Varsovie (Pologne) le Pentagone a imposé aux pays européens, le texte suivant :
« Le sommet de l’OTAN a commencé ce vendredi (8 Juillet, 2016) dans la capitale polonaise, Varsovie. Le premier jour de la réunion, les dirigeants des pays membres de l’Alliance ont convenu d’établir quatre bataillons multinationaux dans les pays États baltes et la Pologne sur une base de rotation et a annoncé le départ d’un système de défense antimissile déployé en Europe au niveau initial de préparation opérationnelle « (12).

Et dans ces conditions, il y a l’accélération de la tendance mondiale conduisant au renforcement du système multipolaire du système international:
une accélération de l’antagonisme russo-américain:

A- Depuis les etats-Unis
Premièrement, nous notons que, bien que les provocations du Pentagone soient très graves, les changements dans le monde entier sont beaucoup plus consistants que celles-ci.

Et avec cette dernières provocations ici pentagone en utilisant l’OTAN:

Il y a une augmentation considérable de la présence de l’OTAN dans la mer Baltique et la mer Noire. En mai 2016, les Etats-Unis ont lancé un bouclier antimissile en Roumanie.
A propos de cela, il est utile de rappeler qu selon la convention de Montréal signée en 1936, les navires de guerre des pays non côtiers ne peuvent pas rester dans la mer Noire plus de 21 jours. Un accord toujours en vigueur que les États-Unis cherchent à ignorer.

Postérieurement l’OTAN a décidé de déployer quatre bataillons prêts au combat, chacun étant constitué d’environ 4.000 soldats, en Pologne et dans les pays baltes: la Lituanie, l’Estonie et la Lettonie.

Un autre signe des tensions croissantes a été l’exercice militaire de 10 jours organisée par l’OTAN à la mi-Juin 2016,en Pologne..

Egalement l’exercice Anaconda en 2016 de l’OTAN 2016, qui a impliqué 31.000 soldats,a été le plus grand jeu de guerre menée en Europe de l’Est depuis la fin de la guerre froide. (13).

En ce qui concerne les nouvelles adhésions à l’OTAN, accompagnées des louanges des presses monopolistiques occidentaux, qui semblent être des signes de force, mais qui en fait n’en sont pas (un signe de force) ne sont pas tels, puisque celles-ci sont habituellement effectuées sous de grandes pressions qui n’ont pas d’avenir significatif .
En ce sens, l’affaiblissement de l’OTAN devrait être observée après la Bretxis de la Grande-Bretagne. Certes, le Pentagone déploie l’énergie du désespoir pour garder l’intégrité de l’OTAN, si l’alliance se fracasse les conséquences sur la puissance américaine seront fortes. Il est donc essentiel pour les Etats-Unis de maintenir ce partenariat.

Dans cette ligne le 28 e sommet de l’OTAN tenu à Varsovie les 8 et 9 Juillet 2016 qui a réuni les délégations de 28 pays membres,les26 pays membres, ainsi que des représentants de l’Union européenne, l’ONU et la Banque mondiale. est un sommet impressionnant

Une des premières notes auxquelles j’ai eu accès concernant les résultats de ce sommet concerne l’installation de quatre bataillons multinationaux dans les pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) et la Pologne sur une base de rotation. Elles ont également fait état d fait qu’un des systèmes de défense antimissile déployés en Europe entrera dans une phase opérationnelle. En outre les dirigeants européens ont inclus des armes nucléaires avec le système de défense anti-missile dans le système de dissuasion. (14).

B.- Depuis la Russie
Au contraire pour l’Organisation de coopération de Shanghai, qui reconnaît qu’a eu lieu un ajustement profond de la situation internationale , l’orientation de la conjoncture tend vers le renforcement sur la base de l’alliance militaire sino-russe. Ceci est très clair après le sommet de l’ OCS à Tachkent, en Ouzbékistan, le 23 Juin 2016. En ce qui concerne le sommet de 2017, il y aura deux partenaires de plus avec l’ Inde et le Pakistan devenus officiellement membres de l’organisation. A Tachkent, les deux pays ont signé un protocole d’engagement officiellement avec l’OCS, selon cette organisation, ce sont les derniers documents avant de devenir membres à part entière. Cet acte ultime est la clé.

Voyons de plus près
« Maintenant, jouissant de ce statut(d’observateur) dans l’OCS, il y a l’Afghanistan, l’Iran et la Mongolie. La meilleure opportunité d’être intégré à été offerte à l’Iran, dont les intérêts dans l’organisation sont activement promus par la Russie. « Nous sommes prêts, en conformité avec tous les documents juridiques, ainsi que d’autres d’examiner attentivement les demandes de l’Iran et de l’Afghanistan » ,a déclaré Le président chinois Xi Jinping. L’Ouzbékistan a donné sa réponse traditionnellement restrictive à toute extension dans l’OCS, de peur que cela rende l’organisation moins maniable . .
Enfin, quelques faits (brièvement ) qui vont dans le sens de l’accélération de cette tendance

Tout d’abord, la Serbie a commencé à parler clairement, elle a dit: « l’Union est en train de devenir une union avec une Allemage omnipotente ». Le plus haut responsable du Parti démocratique de Serbie Sanda Raskovic, dans une interview avec Sputnik a insisté sur le fait que son gouvernement devrait revoir sa politique sur l’intégration avec l’Union européenne. Cela a également commenté par la chaîne polonaise PVT, avec la publication sur son site Internet d’un document de neuf pages qui aurait été élaboré par les chefs de la diplomatie de l’Allemagne et de la France qi admettrait que ces deux pays sont en train de préparer un super Etat à la place de l’Union Européenne. (16).

Tenez compte des points en provenance de la Serbie:
«Il est clair que, après le départ du Royaume-Uni du bloc, les critères d’intégration seront très difficile. Bruxelles exigera l’obéissance absolue, et cela signifie que nous ne pourrons pas être accepté dans r l’UE jusqu’à ce que nous reconnaissons l’indépendance du Kosovo ou d’introduire le sanctions contre la Russie » , a déclaré Raskovic. Ce qui est arrivé est la meilleure preuve de ce que les décisions importantes doivent être prises par des personnes et non pas le gouvernement, ni Bruxelles. « Selon Raskovic, la sortie du Royaume-Uni du bloc européen encouragerait les pays européens qui ont l’air désapprobateur face àla capitale de l’UE et ses politiques et ont envie de recouvrer leur souveraineté. L’UE est-il de devenir une union avec une Allemagne omnipotent et plusieurs pays méditerranéens en faillite « , a-t-il ajouté (17)

Deuxièmement, dans une note publiée le 27 Juin, 2016, le réseau Voltaire, bien que la date n’ait pas été mentionné et a même été niée par la chancelière allemande Angela Merkel,aurait eu lieu une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne et de la France, Frank-Walter Steinmeier et Jean-Marc Ayrault respectivement pour dessiner un projet de «Nouvelle Europe» post-Brexit.

Voyons plus avant :

Tercero, Francia en una reacción a través del secretario de Estado para los Asuntos Europeos, Harlem Désir,ha declarado que el Tratado Transatlántico de Comercio e Inversión (TTIP) no será firmado en 2016, ya que sus cláusulas benefician solo a EEUU y dañan los intereses de Francia y la UE. Desde Paris se afirma que Estados Unidos ejerce una gran presión sobre la Union Europea a fin de aprobar el TTIP, según informa el periódico alemán SüddeutscheZeitung.

Veamos:
« Actualmente no existen las condiciones favorables para la firma del citado acuerdo y puedo asegurarles que no las habrá a finales de este año. En particular, Francia estima como insignificantes las proposiciones de EEUU, sobre el acceso de sus productos al mercado estadounidense, que por lo demás no otorgan beneficios a la economía europea », declaró el político en una entrevista a la emisora France-Info. En teoría, el tratado consiste en la eliminación de las barreras arancelarias y no arancelarias. Mientras la abolición de las primeras no son peligrosas porque las tarifas arancelarias constituyen tan solo al 3-4% del precio, el levantamiento de las barreras administrativas y legales, por su parte, podría representar una gran amenaza para la UE. Estas normas y reglas son las que afecta a la calidad de los productos y en la UE son más rígidas que las vigentes en EEUU. Con el proyecto actual del tratado, Washington busca obligar a Europa a reescribirlas a su antojo” (19).

« Les deux ministres ont appelé à fusionner les politiques étrangères et de défense, ils ont même proposé la création d’ambassades communes et une armée commune. Ils n’ont pas précisé de ce qu’il adviendrait de la France en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, ni le sort des armes nucléaires françaises. En matière de sécurité, ils ont annoncé une initiative commune pour « la stabilisation, le développement et la reconstruction de la Syrie. . Pour lutter contre le terrorisme,ils ont proposé la création d’une coordination européenne entre les services de renseignement et l’harmonisation des dispositions pénales dans tous les pays membres de l’Union européenne « (18)

Troisièmement, la France par la bouche du Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Harlem Désir, a déclaré que l’accord transatlantique sur le commerce et l’investissement (TTIP) ne sera pas signé en 2016 parce que ses dispositions ne profitent qu’aux États-Unis etsont dommageables pour les intérêts de la France et de l’UE. Depuis Paris, il a été déclaré que les États-Unis exercent une forte pression sur l’Union européenne pour que soit approuvé le TTIP, rapporte le journal allemand Süddeutsche Zeitung.

Voyons plus avant :
« Actuellement, il n’y a pas de conditions favorables à la signature de cet accord, et je peux vous assurer que ce sera encore le cas à la fin de cette année. En particulier, la France considère que les propositions américaines comme insuffisantes en ce qui concerne l’accès de ses produits sur le marché américain, qui en l’état ne bénéficie pas à l’économie européenne » , a déclaré l’homme politique dans une interview avec la station de radio France-info. En théorie, le traité implique la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires. Alors que l’abolition de l’ancien ne sont pas dangereux parce que les tarifs ne sont que 3-4% du prix, la levée des obstacles administratifs et juridiques, quant à lui, pourrait poser une menace majeure pour l’UE. Ces règles et règlements affectent la qualité des produits et de l’UE sont plus strictes que celles en vigueur aux États-Unis. Avec le projet de traité actuel, Washington cherche à forcer l’Europe à les réécrire à volonté »(19).

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NOTES:
1.- “China: EEUU pagará precio de injerencia en disputas territoriales. Nota publicada el 06 de julio de 2016, en: HispanTV.
2.- “Unión monetaria Europea:…” Autor: Ingo Schmidt. Artículo en idioma inglés. Publicado el 21 de diciembre de 2010, en Global Research.
3.- “Brexit, regresamos a Picadilly”. Oscar Ugarteche. Nota publicada el 27 de junio de 2016, en: Alai – Amlatina.
4.- “El futuro de 70.000 banqueros de la City, en jaque”. Nota publicada el 25 de junio de 2016 en:http://www.Expansion. Com
5.- “Fuerte reacción del presidente finlandés ante las críticas por su diálogo con el Kremlin“. Nota publicada el 21 de junio de 2016, en: Sputnik.
6.- « Italia debe salir de la Eurozona para salvar su industria » © Flickr/ FlorisOosterveld. Nota publicada el 29 de junio de 2016, en: Sputnik.
7.- “República Checa propone referendo para salir de la UE y la OTAN”. Nota publicada el 02 de julio de 2016, en: Librered.net.
8.- “Venta de armas de Alemania llega a su nivel más alto en 20 años”. Nota publicada el 04 de julio de 2016, en: librered.net e HispanTV.
9.- “Moscú da bienvenida a resolución de Chipre para suspender sanciones contra Rusia”. Nota publicada el 08 de julio de 2916, en: Pueblo en Línea.
10.- “Moscú da bienvenida a resolución de Chipre para suspender sanciones contra Rusia”. Nota publicada el 08 de julio de 2916, en: Pueblo en Línea.
11.- “Más tensión y falta de diálogo llevarán a la guerra ruso-estadounidense ». Nota publicada el 30 de junio de 2016, en: Sputnik.
12.- “Cumbre del fraude »: Moscú considera « pura agresión » las decisiones de la OTAN en Varsovia”. Nota publicada el 09 de julio de 2016, en: Rusia Today.
13.- “Temor a que se eleve la tensión entre Rusia y la OTAN en el Mar negro”. Nota publicada el 22 de junio de 2016, en: El blog de Carlos.
14.- “¿Qué ha acordado la OTAN en la cumbre de Varsovia?”. Nota publicada el 10 de julio de 2016, en: Rusia Today.
15.- “After 15 years, the SCO is ready to expand”. Nota publicada el 30 de junio de 2016, en_http://www.russia-direct.org/analysis/after-15-years-shanghai-cooperation-organization-ready-expand.
16.- “Televisión polaca revela que Alemania y Francia buscan crear un superestado”. Nota publicada el 27 de junio de 2016, en: Sputnik.
17.- « La UE está transformándose en una unión con una Alemania omnipotente ». Nota publicada el 25 de junio de 2016, en: Sputnik.
18.- “Urgente: los ministros de Exteriores de Alemania y Francia preparan una «Nueva Europa»”. Nota publicada el 27 de junio de 2016, en: Red Voltaire.
19.- “Francia se resiste a la ‘colonización’ del mercado europeo por parte de EEUU”. Nota publicada el 09 de julio de 2016, en: Sputnik.
(*) ENRIQUE MUÑOZ GAMARRA:
Sociólogo peruano, especialista en geopolítica y análisis internacional. Autor del libro: “Coyuntura Histórica. Estructura Multipolar y Ascenso del Fascismo en Estados Unidos”. Su Página web es:http://www.enriquemunozgamarra.org
Publicado por Leyde Ernesto Rodríguez Hernández en 14:21:00

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Poutine et Xi, Message à Trump: le monde unipolaire américain c’est terminé


06
JUIL
histoire et société


Voici quelques années où il est question d’une alliance stratégique entre la Russie et la Chine, mais les commentaires ont tendance également à en montrer les limites. Cependant la situation en Corée, l’attitude de Trump ont incontestablement accéléré cette union et cet article correspond à la conclusion qu’en tire la presse russe et chinoise, la rencontre avant le sommet du G20 entre les deux présidents a véritablement débouché sur une attitude commune. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour Histoire et société )

Finian Cunningham (né en 1963) a beaucoup écrit sur les affaires internationales, avec des articles publiés en plusieurs langues. Originaire de Belfast, en Irlande, il est diplômé en chimie agricole et a travaillé comme rédacteur scientifique pour la Royal Society of Chemistry, Cambridge, en Angleterre, avant de poursuivre une carrière dans le journalisme. Depuis plus de 20 ans, il a travaillé comme éditeur et écrivain dans les principaux organismes de presse, dont The Mirror, Irish Times et Independent. Maintenant, journaliste indépendant basé en Afrique de l’Est, ses articles sont repris par RT, Sputnik, Strategic Culture Foundation et Press TV.

publié 5 juil., 2017 14:39
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Le 4 juillet 2017. Le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping lors d’une conférence de presse conjointe à la suite d’une réunion. © Michael Klimentyev / Sputnik



La stratégie américaine a consisté à isoler la Russie à l’échelle internationale. Évidemment, c’est Washington qui devient de plus en plus isolé sur la scène mondiale. Cette semaine, à la veille du sommet du G20 en Allemagne, l’inversion des positions favorables ne pouvait pas être plus flagrante.
Alors que la Corée du Nord défiait ouvertement Washington avec un test de missile balistique révolutionnaire, et le président américain Donald Trump était impliqué dans ses relations sexuelles juvéniles habituelles, la Russie et les dirigeants de la Chine ont fièrement consolidé leur alliance stratégique pour un nouvel ordre mondial multipolaire.

Les médias occidentaux ne le reconnaîtront pas pour autant, mais la réunion cette semaine à Moscou entre Poutine et Xi Jinping était d’une importance historique. Nous assistons à une transition mondiale du pouvoir. Et pour le bien commun.



Le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping s’accordent sur le sens profond et apparent du respect mutuel et sur la sagesse face aux défis politiques auxquels est confronté le monde d’aujourd’hui. Les deux dirigeants se sont réunis à plus de 20 reprises au cours des quatre dernières années. Le président Xi a mentionné la Russie comme l’allié le plus important de la Chine et a déclaré que, dans un monde en crise, l’amitié entre les deux pays était une source de stabilité compensatoire.

Sur les dernières nouvelles de test de son premier missile balistique intercontinental (ICBM) en Corée du Nord, Poutine et Xi ont appelé au calme. En revanche, le président américain Trump a pris à Twitter pour railler Kim Jong-Un. « Est-ce que ce mec n’a rien de mieux à faire de sa vie? » A déclaré Trump avec des mots qui pourraient s’appliquer plus pertinemment au président américain.

Ensuite, les États-Unis et leur allié en Corée du Sud ont également lancé leurs missiles balistiques dans un exercice militaire visant à montrer leur force à Pyongyang. Kim Jung-Un a répondu que l’ICBM était un «cadeau pour les bâtards américains» durant leurs vacances de quatre jours autour de la journée de l’indépendance de juillet et qu’il y aurait plus de cadeaux

Plutôt que les tensions croissantes, Poutine et Xi ont avancé la proposition éminemment raisonnable selon laquelle la Corée du Nord devrait geler ses tests de missiles et les États-Unis devraient également arrêter leurs exercices militaires sur la péninsule coréenne. Toutes les parties doivent se réunir dans des négociations avec un engagement en matière de non-violence et sans conditions préalables pour s’efforcer d’un règlement global du différend décennal.

Le contraste entre la réponse digne, intelligente de Poutine et Xi avec celle exhubérante de Trump est une preuve évidente que la Russie et la Chine exercent un leadership mondial réel, alors que les Américains ne sont qu’une partie du problème.

Mais le drame coréen n’a été qu’une illustration cette semaine de la façon dont les ambitions américaines de la domination unipolaire sont devenues redondantes.

L’acccueil avant le sommet du G20 Xi à Moscou par Poutine a été suivi par une visite d’Etat du président chinois en Allemagne mercredi deux jours avant le rassemblement à Hambourg. Xi et la chancelière allemande Angela Merkel auraient signé de nouveaux accords commerciaux entre les deux principales économies d’exportation au monde.

« Les relations entre la Chine et l’Allemagne sont à leur meilleur niveau historique » , a déclaré Michael Clauss, l’ambassadeur d’Allemagne à Pékin. « La dynamique économique et politique du point de vue allemand se dirige vers l’est » .

De l’importance également, cette semaine, du fait que l’Union européenne se prépare à finaliser un important pacte commercial avec le Japon.

Il est également important que le Premier ministre du Japon, Shinzo Abe, demande à la Chine et à la Russie d’aider à la médiation de la crise coréenne immédiatement après le lancement du test ICMB de Pyongyang.

Évidemment, le Japon, malgré qu’il soit un allié de Washington, se tourne vers une solution multilatérale proposée par Moscou et Pékin.

De multiples façons, par conséquent, que ce soit en matière de sécurité, de commerce et d’économie, le monde semble se déplacer inexorablement vers un mode multipolaire comme la réponse la plus appropriée aux défis.

Pas du point de vue américain, surtout sous la direction de Donald Trump. Toutes les nations semblent ne plus être qu’un repose-pieds pour les Américains «exceptionnels» qui se sentent autorisés à faire preuve d’empêchement et d’imposer à tous les autres ce qu’ils veulent.

L’isolement de l’Amérique dans le monde a été aperçue au sommet du G7 plus tôt cette année en mai, lorsque les autres nations divergèrent de Trump sur sa décision maladroite de retirer les États-Unis de l’accord climatique mondial. Deux mois plus tard, l’isolement de Washington est encore plus marqué sur la scène mondiale alors que les dirigeants du G20 se réunissent à Hambourg ce week-end.

Un titre de Bloomberg News l’a expliqué succinctement: «Trump risque d’unir les alliés et les ennemis de la guerre froide contre lui» .

La politique de Trump en faveur de «l’Amérique d’abord» par le biais du protectionnisme commercial et son unilatéralisme étroit vis-à-vis des questions de sécurité mondiale ont placé l’Amérique sur un jeu à part en ce qui concerne le reste du monde.

Où est le «joueur d’équipe» américain , le «leader du monde libre» supposé ? Toutes les vertus autoproclamées sont vues pour ce qu’elles ont toujours été: un bombardement exagéré, prétentieux et belliciste.

L’Amérique n’est considérée que comme un géant égoïste. Ses déséquilibres commerciaux avec le reste du monde ne sont pas liées à des «transactions pourries», comme Trump l’affirmait, mais plutôt parce que l’économie américaine s’est ruinée au fil des décennies. L’élimination des emplois par les sociétés américaines et l’éviscération des travailleurs américains avec des salaires de pauvreté en font partie.

Lorsque l’Amérique parle maintenant du maintien du droit international et de la sécurité, le reste du monde se moque d’elle avec une ironie amère. Les guerres à travers le Moyen-Orient et le parrainage du terrorisme sont en grande partie des produits américains d’intrigues de changement de régime criminel. Qui est ce remue méninge menteur à Washington?

Le même remue méninge menteur qui a dégusté un « beau gâteau au chocolat » avec le président de la Chine dans une station balnéaire en Floride, puis procède à des sanctions contre la Chine et fait des incursions militaires provocatrices sur son territoire. Ce n’est pas seulement Trump. C’est l’ensemble du leadership politique américain. La classe dirigeante américaine est devenue si aveuglée par l’héroïne qu’il ne peut même pas voir comment le monde qu’il prétend dominer est en train de lui fermer la porte au nez et de s’enfuir.

Washington n’a pas de réponse pour les défis mondiaux d’aujourd’hui. Parce que tout simplement, Washington est la source de nombreux problèmes d’aujourd’hui. Il n’a même pas la modestie de reconnaître sa responsabilité. La seule chose dont les États-Unis semblent capables est de rendre les problèmes actuels encore pires. La crise coréenne est une leçon de choses en la matière..

Les présidents Poutine et Xi ne cherchent pas à usurper la domination mondiale, ce que Washington tente de nous faire croire. C’est seulement pour Washington, qu’une vision d’un ordre mondial multipolaire et plus démocratique est considérée comme menaçante et sinistre. C’est parce que les ambitions américaines de la «domination du spectre complet» unipolaire sont réellement menaçantes et sinistres.

Le monde peut être reconnaissant, il a des leaders authentiques comme Poutine et à Xi qui tentent de créer un ordre global multipolaire. Heureusement, l’alliance stratégique entre la Russie et la Chine est soutenue par une formidable capacité militaire. Les exercices maritimes communs effectués ce mois-ci dans la mer Baltique sont une police d’assurance vitale pour soutenir ce que Moscou et Pékin sont de plus en plus audacieux à dire aux Américains.

Ce message, comme Poutine et Xi ont effectivement donné à Trump cette semaine, est que les ambitions américaines de la domination mondiale ne sont plus acceptables et ne sont plus tenables. Les jours d’intimidation du monde avec son hypocrisie morale et son agression militaire sont terminés.

Les énoncés, opinions et opinions exprimés dans cette colonne sont uniquement ceux de l’auteur et ne représentent pas nécessairement ceux de RT.

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L'évolution du G20, une leçon pour l'ordre mondial


French.xinhuanet.com - Publié le 2017-07-07 à 13:12
BEIJING, 7 juillet (Xinhua) -- Le G20 était autrefois considéré comme le parent pauvre du G7, club exclusif des pays riches tirant les ficelles sur la scène internationale. La crise financière mondiale de 2008 a bouleversé cet état de fait et le G20, plus représentatif des pays du monde entier, s'est imposé comme une plate-forme de gouvernance économique mondiale de premier plan.

L'évolution de ce mécanisme est lourde de sens. Elle montre notamment que l'ordre mondial dominé par l'Occident, qui perdure depuis plus de 200 ans, doit être réformé.

A la fin de la Guerre froide, de nombreuses figures de l'élite occidentale ont vanté les institutions politiques et économiques de leurs pays, alliage de démocratie et de libéralisation, célébrant l'aboutissement de la quête d'un modèle parfait de gouvernance, ou, pour reprendre les mots du politologue américain Francis Fukuyama, "la fin de l'histoire ".

Pourtant, l'ordre mondial libéral connaît à présent des difficultés. En Europe, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE), la montée des groupes politiques d'extrême droite et la prolifération des attaques terroristes entravent le processus d'intégration du continent.

De l'autre côté de l'Atlantique, le revirement de Washington sur le changement climatique et le libre-échange ainsi que ses relations difficiles avec l'Europe et la Russie, associé à de multiples autres facteurs, ont incité de nombreux pays à remettre en question le rôle des Etats-Unis sur la scène mondiale.

L'Occident s'inquiète. Beaucoup en Europe et aux Etats-Unis constatent avec nervosité l'émergence de la Chine sur la scène internationale et son développement au niveau national, voyant en elle une conspiratrice prête à bouleverser l'ordre mondial actuel.

Cette idée procède d'un état d'esprit d'un autre temps, centré sur les rivalités géostratégiques et la réticence de l'Occident à céder les prérogatives auxquelles il s'est tant habitué.

Dans les années 1980, ces mêmes personnes s'inquiétaient de l'expansion économique rapide du Japon. Il ne serait donc pas surprenant que l'Occident voit la Chine, pays doté d'un système politique et économique différent, comme un fauteur de trouble encore plus important, voire une menace.

Cette inquiétude est toutefois infondée, car elle prend racine dans une interprétation erronée des intentions de la Chine et est déconnectée de la réalité. Le succès économique de la Chine au cours des 30 dernières années s'explique en grande partie par son intégration dans le monde. Par conséquent, elle n'a aucun intérêt à perturber l'ordre mondial.

Cela ne signifie pas pour autant que l'ordre mondial actuel dominé par l'Occident devrait rester tel qu'il est. Le principal défaut de ce système est qu'il a tendance à se soucier davantage des intérêts de l'Occident que de ceux des autres pays.

Le déploiement du bouclier antimissile américain THAAD en Corée du Sud, qui porte gravement atteinte aux intérêts stratégiques de sécurité de la Chine, de la Russie et d'autres pays de la région, illustre le tribalisme politique de l'Occident.

Un autre problème majeur est que l'ordre mondial actuel ne reflète pas les droits légitimes au développement et à la modernisation des pays en développement.

La communauté internationale reconnaît à présent que le système mondial de gouvernance doit être amélioré afin de ne pas servir seulement les pays riches, mais le monde dans son ensemble.

A cette fin, la Chine a proposé de construire une communauté de destin et adopté diverses mesures pour concrétiser cette vision, dont le projet phare est l'initiative "la Ceinture et la Route". La Chine a construit des routes, des voies ferrées et des ports reliant les différentes parties du monde pour libérer le potentiel de développement au profit de tous.

L'Occident devrait adopter les réformes nécessaires et ne pas s'accrocher au passé afin d'éviter de devenir le fossoyeur du bon vieux système qu'il chérit tant.

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   Posté le 25-07-2017 à 17:01:06   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La Chine ne changera jamais sa politique de non-ingérence



BEIJING, 17 juillet (Xinhua) --

Certains médias occidentaux ont indiqué que la Chine pourrait dévier de sa politique de non-ingérence à cause de la croissance de ses intérêts à l'étranger, ce qui ternirait les efforts de la Chine pour assurer ses responsabilités proportionnelles à son statut économique.

De telles informations sont évidemment sans fondement, alors que le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays a été et sera toujours une pierre angulaire de la politique étrangère de la Chine.

Dans le nouveau contexte, la Chine a préconisé le principe du respect commun, du bénéfice mutuel et de la coopération gagnant-gagnant comme nouveau modèle de la gouvernance mondiale.

Alors que la Chine a souffert de l'ingérence des puissances occidentales dans ses affaires intérieures dans l'histoire, elle ne veut pas voir d'autres pays vivre la même expérience.

Actuellement, la Chine est le plus grand fournisseur de Casques bleus parmi les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU en termes du nombre de militaires. Plus de 30.000 Casques bleus chinois ont servi à l'étranger depuis que la Chine a commencé à participer à des missions de maintien de la paix en 1990.

En avril 2015, une frégate de la marine chinoise a aidé à évacuer des ressortissants étrangers coincés au Yémen, alors déchiré par la guerre. C'était la première fois que la Chine évacuait des ressortissants étrangers de zones dangereuses. En 2013, la Chine a envoyé son premier bataillon d'infanterie de maintien de la paix au Soudan du Sud pour protéger le personnel de l'ONU et des civils.

La hausse de la participation de la Chine dans des missions de maintien de la paix à l'étranger correspond à la croissance de la puissance nationale du pays, et répond également aux attentes de la communauté internationale en matière de contribution accrue de la Chine aux affaires mondiales.

"Quand nous avons des problèmes ou des inquiétudes pour protéger des civils, ils (les Casques bleus chinois) ont montré une réaction très rapide que j'apprécie beaucoup", a indiqué à l'Agence de presse Xinhua en 2016, Ellen Margrethe Loej, représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU au Soudan du Sud et responsable de la MINUSS (Mission des Nations unies au Soudan du Sud).

Les faits sont plus éloquents que les paroles. La Chine a aidé l'Afrique à se doter de sa capacité pour maintenir son propre développement et a créé des scénarios gagnant-gagnant. En 2015, la Chine a annoncé qu'elle fixerait dix plans majeurs pour promouvoir la coopération avec l'Afrique dans les domaines allant de l'industrialisation aux services d'infrastructures, avec 60 milliards de dollars de soutien financier.

La Chine a apporté des contributions tangibles à l'amélioration des conditions de vie et de travail en Afrique, sans aucune condition politique.

Par rapport à l'assistance chinoise en Afrique, les agitations continues au Moyen-Orient prouvent que l'ingérence dans les affaires intérieures d'autrui portent atteinte non seulement à la région, mais également à l'Occidental lui-même.

Ces dernières années, la politique chinoise de non-ingérence a permis d'atténuer les tensions internationales et d'apporter la stabilité à travers le monde. La Chine a joué un rôle positif pour résoudre des questions telles que la question du nucléaire iranien et le conflit Israël-Palestine.

La Chine estime que la paix et l'harmonie dans le monde ne peuvent être atteintes uniquement quand les relations entre les pays, grands et petits, sont basées sur le respect de l'égalité, de la non-ingérence et de la souveraineté.
Cela a été réaffirmé en juin, quand la Chine et le Panama ont établi des relations diplomatiques officielles, et que les deux parties ont souligné que le développement des relations amicales serait basé sur les principes de respect mutuel pour la souveraineté et l'intégrité territoriale, de non-agression mutuelle, de non-ingérence dans les affaires intérieures, d'égalité, de bénéfices mutuels et de coexistence pacifique.

Il est conseillé à l'Occident d'abandonner sa mentalité à somme nulle et hégémonique de la guerre froide. La diffamation n'éclipsera pas l'honnêteté et la sincérité de la Chine dans la coopération gagnant-gagnant que le pays souhaite mener avec autrui.

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Xuan
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   Posté le 25-07-2017 à 17:04:42   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ouverture du sixième Forum syndical des BRICS à Beijing



(Xinhua/Cai Yang)

BEIJING, 24 juillet (Xinhua) -- Le sixième Forum syndical des BRICS s'est ouvert lundi à Beijing, pour discuter du rôle syndical dans le développement durable.

C'est la première fois que la Chine organise le Forum syndical des BRICS depuis sa création en 2012.

La conférence de deux jours mettra l'accent sur différents sujets parmi lesquels les défis et les opportunités du monde du travail, aidant à réaliser l'agenda de 2030 pour le développement durable et renforçant les échanges et la coopération dans le groupe.

Le forum publiera une déclaration, un communiqué commun à la conférence ministérielle du travail et de l'emploi et d'autres documents.

Le forum est une des activités de soutien du neuvième sommet des BRICS qui se tiendra dans la ville portuaire de Xiamen dans l'est de la Chine en septembre.

Les cinq pays des BRICS, à savoir le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud, représentent 42% de la population mondiale. Leur part total de l'économie mondiale a augmenté de 12% à 23% durant la dernière décennie, alors qu'ils contribuent à plus la moitié de la croissance mondiale.


Edité le 25-07-2017 à 17:05:21 par Xuan




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