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 Le parti communiste en Italie

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Xuan
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   Posté le 27-11-2017 à 18:01:40   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La reconstruction communiste avance en Italie. Nous travaillons à une unité sans reculade


15
NOV
histoire et société voir les photos sur le site.

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Le Bureau politique du Parti communiste se félicite du résultat de la mobilisation massive du samedi 11 novembre, qui a vu cinq mille travailleurs, jeunes, retraités et sans emploi, participer à la manifestation dirigée par le CGF. Un résultat incontesté de ces temps, celui qui a vu le retour d’une manifestation communiste, pour la lutte contre les politiques gouvernementales, pour le retrait de l’Italie de l’Union européenne et de l’OTAN, réitérant la perspective de la révolution socialiste dans le centenaire de Grande Révolution Socialiste d’Octobre. Nous remercions toutes les organisations régionales et la Fédération romaine pour l’organisation de l’événement et l’effort fourni. Sur le nom du Parti, nous faisons quelques brèves considérations à ce jour, qui marque une avancée majeure sur la voie de la reconstruction communiste;

1. La manifestation était la meilleure réponse à tous ceux qui avaient réclamé une interdiction de la manifestation et à l’approbation des lois sur la dénonciation du communisme. Elle a été précédée dans la presse réactionnaire, d’une une campagne de propagande anti-communiste contre la tenue dela dite manifestation. Des signes inquiétants sont venus des municipalités du centre-nord de l’Italie où des motions anticommunistes ont été discutées ou même approuvées. La grande mobilisation du samedi 11 novembre, après celle de Soragna et de Reggio Emilia, est un signal clair contre ces politiques;

2. La protestation sociale doit faire réapparaître l’horizon stratégique du changement révolutionnaire dans les rapports sociaux et le système politique qui reflète de telles rapports. Pour cette raison, manifester pour le centenaire de la Révolution d’Octobre, ne veut pas dire faire de simples commémorations, mais revendiquer la perspective finale de notre lutte: le renversement du capitalisme et la construction du socialisme, la seule alternative réelle pour les travailleurs et les masses. C’est la tâche principale des communistes aujourd’hui: ne pas revenir à de simples revendications intermédiaires, mais relier des objectifs immédiats et médiatisés à une stratégie d’accumulation de forces pour renverser le système. La lutte idéologique n’est pas nostalgique mais fait partie intégrante de nos tâches.

3. La manifestation le samedi 11 novembre montre que les communistes ne devraient pas attendre et il doivent chasser les forces opportunistes, les coalitions des partis sans avenir, les appels des dizaines d’initiales signataires vides, il s’agissait de convoquer une manifestation de la lutte. Toute accusation de marginalisation tombe devant l’évidence des chiffres observés hier sur la place, qui ne sont certainement pas mineures par rapport aux manifestations habituelles dans lesquelles on voit diverses forces communistes. La stratégie concernant le travail dirigé vers la classe ouvrière et vers la jeunesse paie plus que mille réunions non concluantes et se déroulant entre des structures qui s’auto-représente;

4. La responsabilité que nous donne ce samedi incite le Parti à renouveler la proposition déjà avancée par son bureau politique sur la voie de l’unité communiste. L’événement d’hier aurait pu être un premier pas dans cette direction, mais cela ne s’est pas produit. Nous regrettons le choix des autres forces communistes d’ignorer l’appel lancé par l’EGF en juin dernier, et de se retrouver dans une contre-manifestation le même jour – convoquée à la date du défilé communiste déjà annoncé – mais la comparaison s’est faite en notre faveur. Une proposition est maintenant plus que jamais devant de la scène politique, appelant les communistes à ne pas attendre les décisions des opportunistes et des forces sociales-démocrates, mais de prendre un rôle de premier plan, qui vise à la construction d’un camp autonome des communistes. Nous sommes convaincus avec Lénine que l’unité qui doit être recherchée est celle des communistes avec les communistes, et non entre les communistes et les opportunistes ou sociaux-démocrates. Sur cette route, nous continuons à avancer, en ligne avec nos thèses du Congrès et en renouvelant notre appel aux forces communistes pour que soit ouvert un débat sérieux sur l’unité communiste;

5. Nous faisons appel aux partenaires, déçus par la trahison du leadership opportuniste: il est temps d’entrer dans le jeu. Vous ne pouvez plus rester à la fenêtre à attendre que les communistes reviennent, il faut être présents partout où ils sont nécessaires, le soutien actif et la connaissance, une contribution active, selon les possibilités de chacun, au processus de reconstruction communiste. L’engagement de chacun est un facteur d’accélération indispensable sans lequel la reconstruction communiste se poursuivra plus lentement, dans un contexte d’aggravation soudaine du scénario politique et social;

6. L’enthousiasme apporté par l’événement doit être traduit en travail politique, en construisant et en renforçant les luttes, en construisant et en renforçant les organisations locales du parti à tous les niveaux. Ce n’est pas en abandonnant ses positions politiques que les communistes retrouveront la confiance des classes populaires, mais avec un travail politique incessant de lutte, d’enracinement, de leadership. Un vrai parti communiste construit son cadre dans les organisations et les lieux de travail des usines, au centre du conflit de classes. Tout le travail de parti est orienté dans cette direction;

7. A cette occasion, le facteur déterminant du succès de la mobilisation a été la jeunesse. La jeunesse est la flamme de la révolution, avec des milliers de jeunes qui apportent des victoires dans les écoles, dans les universités, qui font avancer les luttes et construisent des racines dans les quartiers populaires et en milieu de travail. Les jeunes savent que le capitalisme a produit l’insécurité, le chômage, le travail non rémunéré, l’incapacité d’avoir un droit à domicile et sociaux il y a seulement vingt ans. Les jeunes d’aujourd’hui, n’ont rien à perdre, pourquoi sont-ils si nombreux malgré des années de diffamation idéologique à devenir communistes et à prendre une part active dans les luttes et dans leur organisation et dans « notre travail pour soutenir l’effort de la jeunesse communiste et construire ensemble les nouvelles générations » ,

Bureau politique
Parti communiste
Rome, 12/11/17

_________________________


Voici en complément de ce compte-rendu, la présentation de ce qu’est l’unité recherchée, sous le titre « l’unité avec qui et pourquoi faire ? »

Cette question a été soulevée par Pietro Secchia, secrétaire du mouvement communiste italien, elle est toujours la question clé à poser lors de l’examen de l’unité des communistes.

Aujourd’hui, dans le mouvement communiste international, et certainement dans notre pays, il existe de sérieuses divergences de vues stratégiques entre les forces qui se réclament du communisme, dont la fragmentation actuelle est la règle. La réflexion des communistes doit commencer par la reconnaissance de ce fait, se rendant compte que l’état actuel n’est pas simplement le produit de personnalités et de malentendus ou de volonté de défendre les petits « jardins potagers », mais le résultat des choix et des contradictions accumulées au cours des années et de divergences stratégiques.

Il faudrait simplement se mettre tous ensemble, ce qui a été déjà expérimenté avec Rifondazione Comunista en 1992 (les différences, avait dit Bertinotti sont un trésor, mais à la fin, cela revient seulement à une certaine confusion) ou pire il s’agirait de lier encore l’unité communiste en question aux échéances électorales, comme cela a été fait par la Fédération de la gauche en 2009.

L’unité communiste doit se faire à travers un débat serré sur des questions stratégiques et en recherchant l’unité dans les conflits de classe. Le deuxième Congrès du Parti communiste a tiré les thèses politiques qui sont disponibles à: http://ilpartitocomunista.it/wp-content/uploads/DOCUMENTO-II-CONGRESSO-PC-2017.pdf nous y exposons notre analyse et la stratégie du Parti, et en particulier ce qui constitue la construction d’un parti révolutionnaire à un stade non-révolutionnaire et comment bien comprendre cette dernière expression.

L’Unité communiste est le but de notre document avec des mots clairs qui décrivent notre position. « La question communiste – dit le document – est la question de l’unité des communistes vraiment marxistes-léninistes, qui brise les formes d’opportunisme et rejette toute réduction à des connotations électoralistes génériques et l’agrégation avec les forces de la » gauche », qui relèguent les communistes à une fonction subalterne historique et classique. C’est la question de l’indépendance communiste par rapport aux forces bourgeoises, le profil autonome des intérêts du prolétariat dans le choc des classes nationales et dans sa projection internationale, dans le choc interimperialiste qui le rend irréductible à l’un des champs dans la lutte. Le Parti doit élever haut le slogan de l’unité, appelant à un chemin commun avec tous les camarades qui se situent dans ce champ. Accroître les initiatives de discussion et de débat, ne pas craindre la confrontation mais valoriser dans la dialectique des positions les perspectives concrètes d’avancement. L’unité n’est rien si elle ne correspond pas à une unité idéologique et à une vision stratégique. »

L’unité est un objectif à poursuivre et pour lequel nous voulons contribuer avec quelques points qui, en termes d’unité et de reconstruction, deviennent indispensables. En particulier:

1) l’autonomie politique des communistes et l’indépendance totale par rapport aux partis qui acceptent le système capitaliste comme horizon. La construction du Parti communiste ne peut pas être réduite à une vision plus radicale au sein du système politique bourgeois, de ses coalitions ou de ses groupes de gauche. Construire le Parti communiste signifie réaliser l’instrument qui détruit ce système. En pratique, refuser toute forme d’alliance électorale avec le Parti démocrate et sortir de toute vision anti-historique de «l’unité des forces constitutionnelles démocratiques». Un rejet net, indépendamment de qui conduit le PD, est exprimé à la fois nationalement et régionalement et localement. Rejeter les alliances avec le PD au niveau national mais ensuite le pratiquer localement s’appelle l’opportunisme. Cela vaut également pour les forces soi-disant de gauche (par D’Alema, en Pisapia, en passant par Vendola) qui peut maintenant tactiquement distingué du PD, mais qui veulent se développer en perspective, puis de nouveau allié avec le PD);

2) la centralité de l’analyse léniniste de l’impérialisme, en tant qu’étape suprême du capitalisme. L’impérialisme ne peut être réduit à l’une de ses phénoménologies, à savoir l’agression militaire. Le mouvement communiste ne peut pas participer de façon stratégique pour l’une ou l’autre déploiement des forces impérialistes dans la lutte et la lutte des communistes est dirigé, tout d’abord, la libération de l’exploitation capitaliste et de son existence dans leur pays par l’Union européenne, de l’OTAN et toutes les alliances impérialistes;

3) la nécessité d’abandonner toute illusion sur la réformabilité des institutions de l’UE et sur les mécanismes économiques qui la sous-tendent. Les communistes doivent en Italie affirmer la sortie de leur pays de l’UE. Il ne suffit pas de parler d’une lutte simple pour la dissolution des alliances impérialistes, ne précisant pas comment une telle dissolution peut avoir lieu. Elle doit prendre la responsabilité de pratiquer cette percée de la seule manière possible, à savoir par la lutte pour la sortie unilatérale des alliances impérialistes. En même temps, ils n’appartiennent pas au raisonnement communiste sur l’Europe à deux vitesses, sur les alliances dans les pays du sud de l’Europe, sur la simple sortie de l’euro sans même quitter l’UE. Toutes les alternatives politiques alternatives mais apparemment alternatives, qui seraient en effet favorables aux secteurs du capital, et finiraient par aggraver la condition de la classe ouvrière et des masses;

4) la conscience, qui découle directement des points précédents, que l’autonomie politique des communistes doit se réaliser même dans les forces « de gauche ». Il n’y a pas de gauche anticapitaliste en dehors des communistes: parler d’anti-libéralisme n’est pas synonyme d’anticapitalisme, mais pointe vers des visions internes différentes de la logique du capitalisme. Soutenir la réformabilité de l’UE comme le fait le Parti de la Gauche européenne et les forces auxquelles il adhère rend ces positions incompatibles avec celles des communistes. Alors l’unité des communistes et des unités de la gauche ne sont pas synonymes, et ce ne sont même pas des processus qui peuvent marcher ensemble. Vous n’avez pas besoin de mélanger ces deux mots avec une telle légèreté, car derrière eux il y a des perspectives divergentes incompatibles. Penser à rejoindre les communistes et à rejoindre ensuite la gauche qui a des perspectives stratégiques opposées à nous, c’est l’opportunisme de la pire espèce;

5). Le travail des communistes doit être pleinement orienté vers le soutien et la direction de la lutte de classes, et d’abord dans le travail pour augmenter la conscience de classe ouvrière, leur participation à la lutte. Les communistes doivent être en mesure de créer un bloc social autour des exigences les plus avancées de la classe ouvrière, unissant à elle les couches sociales à risque d’appauvrissement et de prolétarisation, qu’entraîne de plus en plus la domination des grands monopoles ;

6) Au niveau du conflit, la critique du travail du syndicalisme confédéral, et en particulier du rôle de la CGIL, doit être claire et impitoyable. La perspective stratégique des communistes ne peut pas s’enliser dans un retour impossible de la CGIL sur des positions de classe, mais doit travailler pour la construction du syndicat de classe, lié au niveau international au FSM, qui représente en fait les intérêts des travailleurs, qui peuvent conduire les travailleurs dans la lutte sans laisser place à des compromis à la baisse qui, dans le cas du syndicalisme confédéral, ont conduit à une position de collaboration;

7) le lien étroit entre la reconstruction communiste et les processus de réorganisation du mouvement communiste international. Nous pensons qu’à ce stade, il est nécessaire d’intensifier l’action communiste au niveau international pour répondre à l’attaque principale, également au prix de donner une direction politique à une coordination internationale plus stricte. L’adaptation dialectique aux conditions nationales, qui doivent également être présents dans les tactiques de développement des parties, ne peut pas conduire à des torsions stratégiques qui finissent par justifier tout et le contraire de tout, au nom des routes nationales présumées au socialisme;

8) la nécessité de faire face à l’expérience du mouvement communiste de notre pays et en particulier à l’histoire du Parti communiste italien. Ce serait un mauvais service pour le processus de reconstruction communiste de s’enfermer dans une vision religieuse de l’histoire du PCI et de ne pas analyser ses erreurs. En particulier, nous ne pensons pas d’unité communiste sans claire condamnation de l’eurocommunisme, l’acceptation de « parapluie de l’OTAN », le compromis historique de la politique et de la solidarité nationale, éléments centraux du processus de transformation PCI en une force socialdémocrate. En même temps, sert une autocritique impitoyable sur la période qui a suivi la dissolution du PCI, et le processus de construction de la République populaire de Chine. Il critique l’éclectisme et l’opportunisme dominant de ces années, et en particulier la reconnaissance de l’erreur historique de la participation communiste au gouvernement central.

9) Ne pas lier l’unité communiste à de simples perspectives électorales. Cela ne signifie pas que les communistes d’aujourd’hui, en toute autonomie et indépendance par rapport à d’autres forces politiques, ne peuvent et devraient utiliser l’instrument des élections, et peut-être des postes dans des institutions telles que le porte-voix de son action dans le conflit de classe. Etre autonome et indépendant, c’est aussi ne pas déléguer à d’autres forces (comme le font certaines organisations communistes avec les Cinq Étoiles ou les forces de gauche) mais être eux-mêmes dans leurs propres batailles. En un mot, utiliser les élections, les médias, les institutions de construction de partis et le renforcement de la lutte des classes.

10) d’énoncer clairement que le but des communistes est le renversement du système capitaliste et la construction du socialisme, et d’agir conformément à cette déclaration. Les communistes ne limitent pas leurs actions à la défense des gains temporaires, mais ils relient chaque combat concret au processus d’accumulation des forces révolutionnaires. Il n’y a pas d’alternative entre le capitalisme et le socialisme et il n’y a pas de phases intermédiaires.

Cent ans après la Révolution d’Octobre, nous sommes conscients des grandes difficultés des communistes au moment où les contradictions du capitalisme dans le monde et dans notre pays sont si claires. Le capitalisme est aujourd’hui incapable de fournir un avenir sans l’exploitation, le chômage, l’aggravation des salaires et des conditions de vie, la guerre, le contraste sans équivoque avec l’environnement et la nature finie des ressources de la planète. L’actualité de la question communiste est aussi un effort pour l’unité des communistes, à condition que ces processus soient orientés dans le sens inverse de ce qui a été fait pendant ces années. Nous voulons l’unité des communistes, à partir d’une cohérence stratégique et idéologique, qui a pour prémisse de critiquer les erreurs du passé. Mais nous rejetons toute proposition d’unité ou de dialogue de l’expéditeur avec les forces de gauche et de centre-gauche, peut-être lors des élections. Une perspective qui signifierait reléguer les communistes à la queue des projets perdants, qui trompent les travailleurs, et qui sont parfaitement alignés avec le pouvoir capitaliste sur les dictats de l’UE et de l’OTAN, en échange d’une place dans les institutions.

Dans ces conditions et à partir d’un travail conjoint concret, nous avons établi l’unité entre le Parti et le Front de la Jeunesse Communiste et nous considérons que ce modèle sera suivi à l’avenir. Conscient de l’insuffisance des forces existantes, à commencer par nous, nous sommes prêts à remettre en question notre organisation à condition que cette utilisation provoque une avancée et non un pas en arrière sur ce qui, bien qu’encore insuffisante, a été construit laborieusement au fil des ans. L’unité avec les communistes, pas avec ceux qui voudraient entraîner les communistes dans le pantano. Un principe sans unité est, au mieux, de la confusion.

Rome 22 février 2017


Edité le 27-11-2017 à 18:06:41 par Xuan




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Xuan
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   Posté le 27-11-2017 à 20:53:53   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Ces extraits - très intéressant pour nous-mêmes sur plusieurs points - ne reprennent pas les positions de ce parti sur la question internationale.

Le Partito Communista se tient fondamentalement sur les positions albanaises.

Il s'oppose à la ligne interne du PCC mais aussi à sa politique internationale désignée comme impérialiste au même titre que celle des USA, de l'Europe, des BRICS et finalement de tous les pays, "entrés dans la phase impérialiste, y compris les soi-disant « pays en voie de développement » et les anciennes colonies" .

Il affirme que le bellicisme, la domination et l'hégémonie ne caractérisent pas l'impérialisme et que les différences entre les pays ne sont que des degrés .
Selon sa position la multipolarité ne peut pas apporter la paix mais au contraire accentuer le risque de guerre. Etc.

Cette position est néo trotskiste. Elle aboutit à saboter la lutte anti hégémonique et anti impérialiste.

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marquetalia
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   Posté le 27-11-2017 à 21:41:15   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Ce sont des sociaux chauvins,ils ne demandent pas le retrait militaire italien de Libye,qui,contrairement à l Afghanistan et le Kosovo ne s est pas fait dans le cadre de l otan.sans oublier la base italienne à Djibouti,et les affaires de l assassinat d Ilaria Alpi et celles de l enfouissement de déchets radioactifs au large de la Somalie,du Mozambique et d Haïti par des industriels liés à la pegre et à l extrême droite transalpine.


Edité le 27-11-2017 à 21:41:51 par marquetalia




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Xuan
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   Posté le 27-11-2017 à 23:10:35   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Comme tu as déjà lu tout le document et que tu lis couramment l'italien, je te laisse faire la traduction toi-même, ça me fera gagner du temps.

L'intervention de l'OTAN en Libye est citée ici :

I criminali interventi armati in Afghanistan, Jugoslavia, Iraq, Libia , Repubblica Centrafricana, Mali, Sierra Leone e oggi in Siria, lungi dall'avere conseguito l'obiettivo “umanitario” dichiarato, hanno al contrario provocato un aggravamento delle emergenze umanitarie e dei flussi emigratori, una crescita dell'instabilità politica nelle aree del mondo colpite dall'aggressione e in quelle limitrofe.

Sur la nature de l'Italie :

[3] "E’ tuttavia da respingere la tesi che l’Italia sia una colonia economica degli USA o della Germania . Questa visione limitativa e semplicistica fornisce un alibi alle teorie comunitaristiche e interclassiste che puntano a far leva su sentimenti di carattere ideale, distorcendo la visione dell’imperialismo ed evitando sistematicamente ogni analisi dei rapporti produttivi. L’Italia è la seconda potenza industriale d’Europa, è un paese imperialista, con una struttura monopolistica certamente più debole di quella statunitense o tedesca"

Apparemment les thèses sur l'impérialisme généralisé ne résistent pas aux faits, de sorte que le Partito Communista prend des positions ponctuelles en parfaite contradiction avec cette conception.

Pour le reste c'est un document très intéressant surtout sur la situation en Italie, qui mérite une traduction intégrale. On verra ça après les fêtes, j'ai déjà des spaghetti au feu et trop cuit c'est pas bon

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DUROC
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   Posté le 30-11-2017 à 20:46:36   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

Pour moi, c'est éminemment positif que de plus en plus d'organisations qui se réclament du communisme et du marxisme léninisme se retrouvent sur les mêmes analyses du monde impérialiste contemporain, plaçant la Russie capitaliste-impérialiste et la Chine capitaliste social-impérialiste comme de nouvelles puissances impérialistes rivalisant avec les vieux impérialismes occidentaux.
Qualifier de manière péremptoire ces organisations communistes de pro-albanaises ou de néo-trotskistes ne constitue pas une critique d'un niveau élevé et dénote d'une complète incompréhension de la théorie léniniste de l'impérialisme...
On verra ça après les fêtes !

Duroc

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Xuan
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   Posté le 30-11-2017 à 23:44:49   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les étiquettes n'ont pas une grande importance, ce qui est positif c'est que l'analyse de la Chine et des émergents "impérialistes" ne résiste pas aux faits.

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DUROC
Jeune Communiste
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   Posté le 01-12-2017 à 09:34:38   Voir le profil de DUROC (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à DUROC   

Quelle est ta définition de l'impérialisme, Xuan ?

Duroc

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Xuan
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   Posté le 01-12-2017 à 18:31:12   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

L’impérialisme a été défini par Lénine à une époque où les puissances impérialistes possédaient le monopole et même l'exclusivité du commerce et de la finance.
L’impérialisme existe toujours mais il a perdu ce monopole. De fait il l’avait perdu depuis la naissance de l’URSS.
Reste la puissance économique, militaire, scientifique, technologique, etc. ce qui n’est pas rien et sans quoi on ne comprend pas la cause de la quasi-totalité des guerres et des crises qui perdurent. Parce que les faits montrent que c’est l’hégémonie US qui en est la cause et non les pays émergents

Depuis les années 70 la plupart des colonies sont devenues indépendantes et la lutte anti-impérialiste s’est transformée pour acquérir l’indépendance économique.
Prétendre que leur indépendance s’est alors muée en impérialisme est un contre sens, nous savons que le néo-colonialisme a prolongé la domination impérialiste malgré l’indépendance politique. Une partie de la petite bourgeoisie qui s’enthousiasmait pour les guérilleros et le Viêt-Cong a été désorientée par ce changement, son révolutionnarisme romantique n’y trouvait plus son compte et on a vu vers quelles dérives « humanitaires » elle s’est laissé embarquer. L’importation et l’exportation des IDE fait aussi partie de la lutte pour l’indépendance de ces pays, mais c’est moins vendeur que les posters du Che.

Il faut réexaminer la question avec attention sans rabâcher des formules comme un magnétophone, et en essayant d’utiliser le matérialisme dialectique. L'impérialisme a une histoire. Il est né du colonialisme et du partage définitif du monde. Il est évident que les pays émergents pourraient remplacer les anciennes puissances impérialistes, personne n’est aveugle au point de faire dans l’angélisme. Reste à savoir comment un hégémonisme pourrait se développer dans un monde multipolaire. Nous ne sommes plus dans le cadre d'une ou de deux superpuissances.

Par contre on ne peut pas dénier aux pays émergents le droit au développement au prétexte qu’ils pourraient prendre ce chemin. Qu’est-ce qu’on peut leur souhaiter ? Qu’ils continuent à élever des chèvres et à tisser des tapis en couleur ?
Ce sont les puissances impérialistes qui s’opposent par tous les moyens à ce développement mais qui ne peuvent plus l’empêcher.
Aujourd’hui l’émergence réduit l’impérialisme à se replier sur lui-même, ou à réviser ses alliances, ou à se fissurer, ou à accentuer ses contradictions internes. Il est notoire que la pauvreté diminue dans les pays émergents tandis qu’elle augmente avec les disparités dans les pays « avancés » (moins nettement en France jusqu’à présent, à cause du filet social plus développé qu’ailleurs).

A propos de la mondialisation, qui est la bête noire de la petite-bourgeoisie radicale et des souverainistes. Il est remarquable que ce mouvement s’inverse, que les USA se ferment et que la Chine en devienne le promoteur.
La mondialisation n’est pas un mouvement propre au capitalisme et par conséquent elle lui survivra. Elle a accompagné toute l’économie mondiale, et la route de la soie a 2000 ans. En faisant tomber les frontières, le commerce entre les pays et les régions a fait progresser l’humanité. Mais c’est l’impérialisme qui lui a donné la forme qu’on connaît, destinée à imposer ses règles commerciales.
Là aussi la mondialisation se transforme en son contraire. La route de la soie et les banques régionales favorisent le développement, et s’opposent même à la propagation des crises du capitalisme occidental dans les pays du sud.

Nous sommes dans cette période charnière où le renversement de la domination impérialiste est une opportunité pour la révolution prolétarienne. Combien de temps durera cette transition on n’en sait rien. On ne sait pas non plus si cette domination disparaîtra sans réagir avec la plus grande violence. Au reste, l’impérialisme occidental peut-il disparaître sans que le capitalisme soit renversé dans nos pays ?

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