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 ouverture de la route de la soie

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Xuan
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   Posté le 16-05-2017 à 23:59:47   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

TV5 monde


Chine: un projet de "Nouvelle route de la soie" à 1000 milliards


Le sommet de deux jours consacré à la "Nouvelle route de la soie" vient de s'ouvrir ce dimanche 14 mai à Pékin. Ce projet d'ouverture d'une immense route commerciale est titanesque.




15 MAI 2017

[voir vidéo sur le site]

La Chine, deuxième puissance économique mondiale veut commercer avec l’Europe via l’Asie centrale, mais aussi avec l'Afrique. La mise de départ est de 1 000 milliards de dollars d’investissements pour financer des projets ferroviaires, portuaires, autoroutiers et énergétiques, et à termes, plusieurs trillions de dollars devraient suivre, selon les médias officiels chinois. Ce projet titanesque implique 68 pays, va toucher près de 4,5 milliards d’habitants et pèserait… 40 % du PIB mondial.

Petit accroc à l'euphorie du président chinois pour son méga projet à la fin de ce sommet de deux jours : la ministre allemande de l'Economie, Brigitte Zypries, a refusé de signer un communiqué commun sur le commerce, suivie de la France, de la Grèce, du Portugal, du Royaume-Uni et de l'Estonie. Les six pays réfractaire estiment que la Chine n'ouvre pas assez son propres marché…


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Sur Europe 1 :

Nouvelles routes de la soie : le projet titanesque de la Chine qui inquiète l’Europe


Il y a plus de 2.000 ans, la curiosité réciproque des Chinois et des Romains pour leurs lointaines civilisations respectives aboutissait à la création de la célèbre "route de la soie". Un avant-goût de la mondialisation, où transitaient pierres précieuses, étoffes, épices, armes et matériaux, qui s’est progressivement éteinte au 15ème siècle à cause des trop nombreux dangers. Plus de 500 ans plus tard, le président chinois Xi Jinping rêve de redonner vie à ce corridor commercial à grands renfort de milliards d’investissements publics. Un projet titanesque qu'il a présenté dimanche et lundi lors d'un sommet à Pékin. Tandis que les États-Unis ont zappé, l'Europe veut faire entendre ses inquiétudes.

Une route terrestre… C’est en 2013 que le projet de nouvelles routes de la soie fait surface. L’idée est simple : relier plus rapidement la Chine et l’Europe par le biais de deux routes. La première, ferroviaire, partirait du centre de la Chine et passerait pas le Kazakhstan, la Russie, la Pologne, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni. Une partie des rails nécessaires existe déjà, notamment en Europe de l’Ouest et il suffirait de les relier à de nouvelles lignes. En sus des chemins de fer, un réseau routier tentaculaire doit venir en complément.

Nouvelles routes de la soie
… et une route maritime. L’autre route, maritime, partirait des ports européens (France, Grèce, Pays-Bas), traverserait la Méditerranée, le canal de Suez, la mer Rouge, l’Océan Indien jusqu’au Sri Lanka, descendrait jusqu’à Singapour puis remonterait vers Shanghai. Serait ainsi créée une ceinture commerciale (en anglais, le projet est nommé "One Belt, One Road" ) visant à mieux intégrer économiquement l’Eurasie.

Un projet à 1.000 milliards d’euros. Sans faire de bruit, le gouvernement chinois a lancé ces deux dernières années les premiers travaux de ce chantier pharaonique. En 2015, la Banque de développement de Chine avait prévu, à elle seule, de débloquer plus de 800 milliards d'euros d'investissements sur 900 projets. Lors du sommet sur les nouvelles routes de la soie qui s’est tenu dimanche et lundi à Pékin, Xi Jinping a ajouté 113 milliards supplémentaires. Et il faut compter les contributions plus modestes d’une vingtaine d’autres pays d’Asie au "Fonds de la route de la soie". Une manne financière (l’équivalent du PIB de l’Indonésie, 16ème puissance mondiale) destinée à financer des milliers de kilomètres d’autoroutes, des ports, des chemins de fer, des gazoducs, etc. En retour, la Chine entend récupérer de la croissance, au moment où son marché intérieur arrive à saturation.

Autre gouvernance mondiale. "Ce qui nouveau, c’est que le sens des routes de la soie s’est inversé", analyse Jean-François Di Meglio, président du think tank Asia Centre, interrogé par Europe1.fr. "La première route de la soie marchait avant tout dans l’intérêt de l’Occident. Cette fois, c’est la Chine qui prend l’initiative et compte en profiter." Lors du sommet, Xi Jinping a ainsi vanté les mérites de son projet devant une trentaine de responsables étrangers, parmi lesquels Vladimir Poutine, Recep Erdogan, Alexis Tsipras ou encore la présidente du FMI Christine Lagarde et le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. "Cela ressemblait à un G20 réapproprié", souligne Jean-François Di Meglio, présent à Pékin. "C’est d’ailleurs l’idée sous-jacente de ce projet : montrer qu’une gouvernance mondiale alternative est possible." Xi Jinping a ainsi réitéré son discours de Davos, en janvier, présentant la Chine comme le moteur d’une nouvelle mondialisation.

L’Europe émet des doutes. Les nouvelles routes de la soie ont beau englober une soixantaine de pays et 4,4 milliards d’habitants, les ambitions de Xi Jinping ne plaisent pas à tout le monde. Donald Trump n'a pas fait le déplacement à Pékin. "Les États-Unis ignorent complètement les nouvelles routes de la soie" , assure Jean-François Di Meglio. A l'exception de l'Italien Paolo Gentiloni, aucun dirigeant du G7 n'a participé au sommet (la France a envoyé Jean-Pierre Raffarin), donnant l'impression que les Occidentaux craignent que la Chine ne cherche avant tout à tirer à elle la couverture du commerce international.


Jean-Pierre Raffarin ✔ @jpraffarin
J'ai rencontré ce matin le Président XI Jinping et je lui ai remis un message du Président Macron: Amitie, Respect et Indépendance 🇫🇷🇪🇺🇨🇳 https://twitter.com/globaltimesnews/status/863943904743243777 …
08:10 - 15 May 2017


Plusieurs pays européens ont refusé de s'associer à un communiqué sur le commerce préparé par la Chine. Ces pays - parmi lesquels l'Allemagne, l'Estonie et la Hongrie - ont jugé que ce texte ne faisait pas suffisamment mention des préoccupations des Européens en matière de transparence des marchés publics ou de normes sociales et environnementales.
"Les nouvelles routes de la soie posent deux problèmes à l’Union européenne. D’abord, elle ne partage pas la vision de la Chine de l’échec de la gouvernance mondiale actuelle. Ensuite, cette route ne contient que peu de projets qui bénéficieraient à l’Europe occidentale" , explique Jean-François Di Meglio. L’absence d’implication des États-Unis, partenaire structurel et historique de l’Europe, déstabilise également le Vieux continent qui craint désormais de perdre son influence en Asie centrale au profit de la Chine.

L’Inde s’inquiète. Autre pays soucieux : l’Inde. L’autre géant émergent n’a même pas envoyé de délégation à Pékin et critique vertement les nouvelles routes de la soie, un projet qui risque de créer un "fardeau de la dette insoutenable" et qui compromet sa "souveraineté". En effet, l’une des liaisons passe par le Cachemire, contrôlé par le Pakistan mais revendiqué par New Delhi. "L’Inde se sent cernée de toutes parts avec ce projet", précise Jean-François Di Meglio.

"Une vision de coopération". D’autres pays, en revanche, ont salué la volonté de la Chine d’ouvrir le projet des routes de la soie à des acteurs nouveaux comme le Chili et l’Argentine. "En ces temps où la tentation est grande de répondre à la crise de la mondialisation par l'isolement et par les murs, cette initiative offre une vision de connectivité, de coopération et de dialogue" , s'est félicité le chef du gouvernement grec, Alexis Tsipras. Il est particulièrement concerné puisque le port du Pirée, cédé à des capitaux chinois doit devenir "un pont entre l'Asie et l'Europe".

Quoi qu’il en soit, la Chine compte mettre en place son rêve de route de la soie moderne. Mais pour l’instant, le géant asiatique est un peu seul dès qu’il s’agit de parler financement. "La présence de pays investisseurs tiers aiderait vraiment la Chine. En réalité, les nouvelles routes de la soie ne pourront se faire dans le concours des États-Unis et de l’Europe. L’UE ne doit pas se braquer et analyser finement le projet car il y a de belles opportunités à saisir. Il faut simplement faire attention au risque de subordination" , avertit Jean-François Di Meglio.

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