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 la méthode Trump

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Xuan
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   Posté le 03-02-2017 à 23:17:23   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La méthode Trump


Nous avons vu que dès son investiture, Trump mettait fin au TPP le 27 janvier et annonçait une taxation des importations et un protectionnisme accru.
Ce qui ne met pas fin à l'interventionnisme ni aux risques de guerre, mais il n'est pas certain que ces mesures soient profitables à l'impérialisme US alors que les BRICS étendent leurs rapports inter régionaux. Des contradictions sont aussi apparues avec les monopoles de la silicon valley qui s'appuient beaucoup sur l'exportation et la délocalisation.

Un nouveau volet qui ne surprendra guère concerne la réglementation financière mise en place après la crise de 2008.

Il faut comprendre ces mesures comme une conséquence de la fin de l'hégémonisme US, qui n'est plus la première économie mondiale.
Aujourd'hui même, le Quotidien du Peuple annonce que "les banques chinoises dépassent pour la première fois les établissements américains" (cf article plus bas).
Ceci implique un traitement de choc de la part du capitalisme financier US pour accroître ses profits en prenant davantage de risques.
Dans la foulée, les pays qui dépendent des USA s'en inquiètent.

Plusieurs articles de la presse économique en ont fait leurs gros titres, dont :

Etats Unis : les banquiers saluent le détricotage financier - l'Express

Trump lance la dérégulation de Wall Street - Les Echos

Trump veut réduire la régulation bancaire - La presse

etc.

Ci-dessous dans :

le Figaro :


Donald Trump lance sa réforme pour soulager les banques
Par Pierre-Yves Dugua
Mis à jour le 03/02/2017

Le président américain a signé deux décrets visant à détricoter les règles qui ont encadré la finance après la crise de 2008. Les lobbys bancaires ont salué cette décision.
De notre correspondant à Washington

Donald Trump continue de tenir ses promesses. Sans attendre que le Sénat, où les démocrates, bien que minoritaires, pratiquent une obstruction sans précédent, confirme entre autres son choix de secrétaire au Trésor, le nouveau président américain multiplie les réunions à la Maison-Blanche avec les dirigeants d'entreprises. Le bouillonnant chef d'État est avide d'écouter leurs recommandations pour stimuler l'investissement, l'innovation, la place des femmes dans l'entreprise, l'éducation et la création d'emplois.
Pour certains patrons qui avaient déjà rencontré le président Trump, leur présence régulière aux côtés du nouveau locataire de la Maison-Blanche pose un problème politique. Elon Musk, patron de Tesla, a dû émettre un tweet en vue de corriger l'impression qu'il cautionnait toutes les initiatives du nouveau président.
Après avoir reçu et questionné les dirigeants de géants comme Walmart, General Motors, IBM, Tesla, JP Morgan Chase, Blackstone Group et PepsiCo, Donald Trump a signé de nouveaux décrets vendredi.

«Les trois choses qui limitent notre croissance sont nos réglementations, notre système de taxation et notre infrastructure. Nous nous attaquons à ces trois problèmes simultanément» [Gary Cohn, ancien numéro deux de la banque Goldman Sachs]

L'un ordonne au département du Trésor de revoir la manière dont la réforme bancaire de 2010 doit être appliquée. Baptisée «Dodd-Frank» du nom des législateurs qui l'ont rédigée, cette loi a renforcé la surveillance des banques dans leurs prises de risque, imposé de nouvelles normes prudentielles et crée un Bureau de protection financière du consommateur (CFPB). L'association bancaire ABA a salué une initiative qui «devrait permettre de libérer le pouvoir de l'industrie bancaire» , tandis que le Financial Services Roundtable, le lobby des grandes banques, va travailler avec la nouvelle administration sur des réformes «constructives» .
Sa mission: mieux défendre les droits des particuliers qui empruntent auprès d'établissements financiers après la crise des subprimes. Or ces derniers affirment que le CFPB freine l'offre de crédit, argument repris par les républicains. «“Dodd-Frank” est un désastre, résume l'ancien promoteur immobilier devenu président, dans son style direct. Il est devenu presque impossible de créer une entreprise et pratiquement impossible de développer une entreprise à cause des réglementations en place.»

Inquiétude en Europe

L'offensive contre «Dodd-Frank» est défendue par Gary Cohn, ancien numéro deux de la banque Goldman Sachs, recruté par Donald Trump comme principal conseiller économique.
«Les trois choses qui limitent notre croissance sont nos réglementations, notre système de taxation et notre infrastructure. Nous nous attaquons à ces trois problèmes simultanément» , résumait vendredi Gary Cohn.

Pour l'heure, les détails de l'allégement des restrictions à l'activité bancaire et financière ne sont pas connus. Mais celle-ci sera surveillée de près, de l'autre côté de l'Atlantique, par les banquiers européens, inquiets du déséquilibre que pourrait provoquer une réglementation plus favorable aux établissements financiers américains.

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Il n'y a là aucune surprise puisque le même site signalait la volonté de Trump d'abroger la loi Dodd-Franck dans un article du mois de novembre dernier La réglementation financière dans le collimateur de Trump :

Par Lefigaro.fr avec AFP
Mis à jour le 15/11/2016
Donald Trump promet d'abroger une loi emblématique votée après la crise financière de 2008 mais Wall Street elle-même reste circonspecte sur les intentions du nouveau président républicain. Si Trump affirme vouloir en finir avec le Dodd-Frank Act et dit travailler à le "remplacer par de nouvelles politiques pour encourager la croissance économique et la création d'emplois" , il reste cependant avare de détails sur la manière dont il entend procéder.
La loi Dodd-Frank, réponse de 848 pages de l'administration Obama à la crise financière, régule l'ensemble du secteur financier et a pour objectifs d'éviter une répétition des errements ayant conduit à la banqueroute de la banque Lehman Brothers et de mettre fin au "Too big to fail" (banques trop grosses pour faire faillite).

D'après une source bancaire proche de Donald Trump, le nouveau président envisage de réduire les pouvoirs de l'agence de protection des consommateurs (CFPB), créée par la loi, et affranchir les banques régionales du carcan réglementaire. Il entend également modifier la qualification de SIFI (Systemically Important Financial Institution), attribuée aux établissements posant un risque à l'ensemble du système financier.
Contesté par le secteur pour son manque de transparence, le label SIFI soumet une institution financière à une surveillance accrue et à des minima de capitaux propres importants. Le changement le plus symbolique dans les tuyaux est la disparition, selon cette source, de la règle Volcker, qui limite la spéculation pour compte propre et force les grandes banques à se délester de certains produits financiers spéculatifs mais lucratifs. Depuis sa mise en place, la loi Dodd-Frank a été dénoncée par le secteur financier, qui estime qu'elle l'asphyxie, l'empêche de créer des emplois et de financer l'économie réelle.

Présentée jusqu'à maintenant comme une garantie contre les excès du secteur financier, la loi suscite généralement le soutien de l'opinion publique.
"Changer de discours sur Dodd-Frank ne sera pas simple" , prévient Christopher Whalen, expert chez KBRA. "Il (Trump) sera très prudent en démantelant une loi qui a des côtés positifs pour la protection du système financier et des consommateurs. Ce qu'il a montré jusqu'à maintenant c'est qu'il écoute sa base électorale" , souscrit Gregori Volokhine chez Meeschaert. Pour Richard Bové chez Rafferty, "tout changement de règles doit commencer par la Réserve fédérale. Les individus associés à l'élaboration de ces règles à la Fed doivent partir" .

En attendant, le vent de la dérégulation a conforté en Bourse les actions des banques, déjà dopées par les espoirs d'une remontée des taux d'intérêt. L'indice KBW a gagné 7,5% depuis le 9 novembre, au lendemain de l'élection. A Wall Street, le consensus semble plutôt s'orienter vers une modification de la loi et non son abrogation.
"Il faut un équilibre: Nous ne sommes pas contre la régulation mais nous ne voulons pas qu'elle aille trop loin" , déclare sous couvert d'anonymat à l'AFP un grand banquier. La dizaine de grands banquiers interrogés par l'AFP s'accordent pour dire que la loi Dodd-Frank a permis aux banques américaines d'assainir leurs bilans et d'être plus solides.

"Ce serait approprié de songer à abroger" certains pans de Dodd-Frank "mais pas la loi dans sa totalité" , a déclaré la semaine dernière Lloyd Blankfein, le PDG de Goldman Sachs. Outre le coût d'un abandon de la loi, puisque les banques ont investi des milliards de dollars pour se conformer à la gestion des risques imposée par Dodd-Frank, les grands banquiers américains font valoir que les établissements resteront soumis aux règles internationales telles Bâle 3. Ils veulent également juger sur pièces la nouvelle administration:
"Il ne faut pas oublier que les républicains sont ceux dont le projet en août prévoyait le rétablissement du +Glass Steagall act+" , avertit un grand banquier.
Cette autre loi emblématique des années 1930 a imposé jusque dans les années 1990 la séparation des banques de dépôts et d'investissement.
Elle avait été abrogée par le président démocrate Bill Clinton. Le nouveau président va aussi pouvoir agir sur la réglementation financière par le biais du remplacement de la direction de la SEC, le gendarme de la Bourse américaine. Son actuelle présidente, Mary Jo White, a annoncé lundi qu'elle ne resterait pas à son poste au-delà de la fin du mandat du président Obama

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Sur la Tribune, également en novembre :


Trump, Wall Street et les banques : vers une dérégulation massive
Par Delphine Cuny 09/11/2016


Donald Trump avec le gérant de hedge fund John Paulson au club économique de New York, en septembre dernier. (Crédits : Reuters)

C’est un des rares points sur lesquels il s’est montré constant : le futur président américain veut abolir la loi Dodd-Frank de stabilité financière votée par les Démocrates après la crise des subprimes. Derrière son discours offensif contre Wall Street, le milliardaire est proche des hedge funds.
Hillary Clinton était la candidate préférée du monde de la finance, rassuré par sa personnalité connue et prévisible. Mais pour le vainqueur Donald Trump, la finance n'est pas vraiment son ennemie, même si son discours a pu être ambivalent vis-à-vis de Wall Street, cible de certaines de ses attaques populistes. S'il est un rare point sur lequel il s'est montré constant, c'est son intention de déréguler massivement le secteur bancaire, en bon libéral républicain : il a déclaré à plusieurs reprises son intention de revenir sur la loi Dodd-Frank votée en 2010 par les Démocrates pour préserver la stabilité financière et éviter une nouvelle crise à la Lehman. Il avait ainsi lancé sur Fox News il y a un an :
« Il faut se débarrasser de Dodd-Frank. Les banques ne prêtent plus d'argent à ceux qui en ont besoin. A moi, elles m'en prêtent, je n'en ai pas besoin. Mais si vous avez besoin d'argent pour créer de l'emploi, construire un immeuble ou monter une entreprise, les banques ne sont pas là. Ce sont les régulateurs qui dirigent les banques » .
[ "Ne cassons pas les banques, débarrassons-nous de Dodd-Frank" sur Fox News en octobre 2015, à 4'30]

"Supprimer la réglementation anti-croissance"

Cette loi a créé de nouvelles agences de contrôle, limité les activités spéculatives des banques (à hauteur de 3% des fonds propres) et encadré les produits dérivés (à l'origine de la crise des subprimes). Les banques seraient entravées par la régulation et ce serait une des causes de la faible croissance américaine selon Donald Trump. Son programme économique, peu détaillé, met d'ailleurs l'accent sur la suppression "massive" de la "réglementation anti-croissance" et la mise en place d'un "nouveau cadre réglementaire moderne" . Il a été plus explicite dans une interview à l'agence Reuters au mois de mai dernier.
"Dodd-Frank empêche les banques de fonctionner [...], il faut que ça cesse", a-t-il dit, confiant qu'il serait en faveur de "quelque chose proche d'un démantèlement de Dodd-Frank" .
Le programme officiel adopté par le parti républicain cet été reprenait le principe classique de la dérégulation à la Reagan et l'idée d'une abrogation de la loi Dodd-Frank, en particulier la suppression de la commission de protection des consommateurs créée dans ce cadre.
Le chef de la stratégie de marchés de Natixis Global Asset Management, David Lafferty, indique d'ailleurs dans une note ce mercredi qu'il envisage un assouplissement de la réglementation bancaire, citant la loi Dodd-Frank.

Wall Street, je t'aime, moi, non plus

En revanche, avec Wall Street, les rapports sont plus ambigus et le discours de campagne du candidat républicain a été plus ambivalent. Il a beaucoup critiqué les liens de sa rivale "possédée par Wall Street" avec les grandes banques de la place, qui l'ont grassement payée pour des conférences (675.000 dollars pour trois discours chez Goldman Sachs). En campagne dans l'Iowa, Donald Trump avait déclaré en janvier :
"Je connais Wall Street. Je connais les gens de Wall Street. Nous allons avoir les meilleurs négociateurs au monde, mais en même temps je ne vais pas laisser Wall Street s'en tirer en toute impunité. Wall Street nous a causé d'énormes problèmes. On va taxer Wall Street".
Et le milliardaire de l'immobilier d'assurer qu'il ne se souciait "pas des gars de Wall Street. Je n'accepte pas leur argent" .

Pourtant, quelques mois plus tard, opérant à virage à 180 degrés, Donald Trump s'est rapproché de plusieurs grandes figures de la finance, de l'actionnaire activiste Carl Icahn au gérant de hedge fund John Paulson, qui a fait fortune grâce à l'effondrement du marché des prêts hypothécaires, en vendant à découvert des subprimes. Il a mis en sourdine ses diatribes anti-finance et aurait récolté plus de 5 millions de dollars de l'ensemble du secteur de la finance pour sa campagne, selon l'organisme non partisan Center for responsive politics, qui suit les donations sur son site OpenSecrets.org.


[Les principaux donateurs par secteur selon OpenSecrets.org]

Trump a cependant encore attaqué Hillary Clinton sur ce terrain en septembre, affirmant qu'elle avait touché "100 millions de dollars de Wall Street et des hedge funds ". Le chiffre est un peu gonflé : c'est en réalité 78 millions (mais 105 millions sur l'ensemble finance, assurance, immobilier).

Quant à la taxe sur les hedge funds qu'il a évoquée, sur la plus-value des fonds de capital investissement (carried interest, intéressement à la performance, dont le projet de taxation en France avait été à l'origine de la fronde des "pigeons" en 2012), il n'est pas certain qu'elle soit réellement appliquée, vu la philosophie générale de baisse d'impôts du président élu.

L'impact de Trump sur Wall Street, et l'ensemble des marchés financiers mondiaux, pourrait cependant concerner surtout les taux d'intérêts : il s'est montré très critique à l'égard de Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale, qu'il a dénoncée comme étant "plus politique que Clinton" et maintenant "des taux artificiellement bas" . Paradoxalement, l'incertitude qui s'ouvre d'ici à la prise de pouvoir effective en janvier remet en cause le scénario de la Fed d'une remontée graduelle de ses taux directeurs.

Les banques européennes pénalisées ?

Quid des banques européennes en revanche ? Feront-elles les frais du protectionnisme plaidé par le président élu ? Les marchés financiers s'en inquiètent ce mercredi.
Les négociations en cours sur l'amende de 14 milliards de dollars dont la justice américaine menace Deutsche Bank pourraient être pénalisées : l'action de la banque allemande perdait 3% mais a fini en nette hausse (+3,48%).

Les conséquences d'une présidence Trump sur l'économie mexicaine pourraient être très négatives pour la banque espagnole BBVA, qui y réalise 40% de ses bénéfices, soulignent les analystes de Jefferies, et dans une moindre mesure pour Santander : l'action BBVA a plongé de plus de 5%, Santander de 1,7% avant d'effacer ses pertes en fin de séance.

HSBC, première banque européenne, très exposée au commerce international, pourrait également pâtir de la politique de Donald Trump, qui reste encore assez floue en la matière, même si certains redoutent la remontée des droits de douane et, partant, des guerres commerciales. A court terme, la plupart des banques pourrait souffrir d'un attentisme généralisé sur les marchés et d'un report d'opérations financières.

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Secteur financier : leadership pour les banques chinoises


le Quotidien du Peuple en ligne 03.02.2017 16h43

Les banques chinoises prennent la tête du palmarès « Brand Finance Banking 500 » , non seulement par la base d'actifs mais aussi la valeur financière de la marque, devançant pour la première fois les établissements américains.

Selon un rapport publié mercredi par le cabinet de conseil en affaires basé à Londres, la Banque industrielle et commerciale de Chine (ICBC) s'empare de la première place avec une valeur de marque de 47,8 milliards de dollars, dans la liste des structures financières les plus précieuses, soit une croissance annuelle de 32%.

«Les banques chinoises trustent les premiers rangs à mesure qu'elles grandissent et s'intensifient sur le marché international. La facilitation des transactions internationales stimule les revenus en leur permettant de se bâtir une belle réputation auprès de clients potentiels à travers le monde» , a déclaré le PDG de Brand Finance, David Haigh.
La valeur financière de la marque se base sur les investissements en terme de marketing et crédibilité auprès des clients, du personnel et des actionnaires, font la performance d'une banque.

La valeur totale des établissements chinois représente 258 milliards de dollars, soit 24% de l'ensemble des 500 premières banques mondiales, 1% de plus que les banques américaines agrégées.

En plus de l'ICBC, on retrouve la China Construction Bank et la Banque de Chine avec une croissance respective de 17% et 13%. Harbin Bank a triplé ses revenus en 2016 pour atteindre 811 millions de dollars, devenant l'entité connaissant la progression la plus spectaculaire.

Les banques chinoises ont écrasé ses concurrentes américaines comme Wells Fargo, ancien numéro un mondial. La valeur de la marque entachée par le scandale du faux compte, condamnée à une amende en 2016, a baissé de 6% à 41,6 milliards de dollars.

(Rédacteurs :Yishuang Liu, Guangqi CUI)


Edité le 03-02-2017 à 23:55:36 par Xuan




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Division au sein de la bourgeoisie US - A noter Tesla ne figure pas dans la liste.

Apple, Google, Facebook et consorts attaquent le "décret Trump" en justice

06/02/2017 à 15h21
source http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/apple-google-facebook-et-consorts-attaquent-le-decret-trump-en-justice-1097422.html

Une dizaine d'entreprises de la high tech ont déposé un recours en justice contre le décret signé par le président des États-Unis pour bloquer l'entrée sur le territoire des ressortissants de sept pays majoritairement musulmans.

La Silicon Valley passe à l'offensive. Plusieurs dizaines d'entreprises de high-tech, dont Facebook, Google, Microsoft et Twitter ont déposé une requête en justice contre le décret de Donald Trump limitant l'immigration de pays considérés à risques par le président américain.

Ce document vient en soutien de la procédure en cours visant à contrecarrer l'application du décret du président américain. Signé le 27 janvier et suspendu depuis vendredi par la justice américaine en attendant l'examen d'une plainte des États de Washington et du Minnesota, le décret interdit l'entrée du territoire américain aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen).

Un décret accusé "d'infliger des dommages importants au commerce américain"

Déposé dans la nuit de dimanche à lundi devant une Cour d'appel fédérale, le mémoire de 97 signataires représentant des entreprises de high-tech accuse la mesure anti-immigration "d'infliger des dommages importants au commerce américain, à l'innovation et à la croissance" du secteur des affaires.
Le décret altère le recrutement et prive les industries de talents, menace les opérations commerciales et ampute la capacité des entreprises à attirer des investissements aux États-Unis, souligne le mémoire des plaignants dont des extraits ont été diffusés par les médias américains.

Berceau des entreprises de high-tech, la Silicon Valley emploie des milliers d'immigrants et se dit particulièrement touchée par la mesure anti-immigration. Parmi les autres signataires de la requête figurent AirBnb, Dropbox, eBay, Intel, Kickstarter, LinkedIn, Lyft, Mozilla, Netflix, PayPal, Uber et Yelp.

Au cours du week-end, la nouvelle administration républicaine avait fait appel devant la même Cour de la suspension de l'application de son décret, décidée vendredi. Depuis, ce tribunal croule sous des dizaines de requêtes, à l'instar de celle formulée par les patrons américains de la Silicon Valley qui avaient déjà critiqué dans le passé le décret de Donald Trump.
Parmi elles, figure celle d'un groupe de personnalités du parti démocrate aux États-Unis, dont les ex-secrétaires d'Etat John Kerry et Madeleine Albright. Il a demandé lundi à la Cour d'appel fédérale de poursuivre le blocage du décret migratoire du président Donald Trump.

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Les Etats-Unis et la Chine "ne peuvent pas se permettre un conflit"


le Parisien 08 février 2017


La Chine et les Etats-Unis auraient tous deux beaucoup à perdre d'un conflit mutuel, a déclaré mercredi Pékin, [le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, le 7 février 2017 à Canberra, lors d'une visite en Australie] à l'heure où Washington durcit ses avertissements sur les différends territoriaux en mer de Chine méridionale.

"Tous les responsables politiques sérieux reconnaissent clairement qu'il ne saurait y avoir un quelconque conflit entre la Chine et les Etats-Unis" , a martelé Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, lors d'une visite en Australie.
"Les deux pays seraient perdants et ils ne peuvent certainement pas se permettre ça" , a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par la télévision australienne ABC.
Pékin revendique la majeure partie de la mer de Chine méridionale, mais des nations riveraines (Philippines, Vietnam, Brunei, Malaisie) ont des prétentions concurrentes sur des îlots de cette zone, riche en ressources et couloir maritime stratégique du commerce mondial.

Pour affirmer sa souveraineté, la Chine mène des travaux de "remblaiement" pour agrandir des îlots qu'elle contrôle et y construire des ports, des phares et des pistes d'atterrissage.

Or la Maison Blanche, trois jours après l'investiture du nouveau président Donald Trump, a lancé de stridents avertissements à Pékin sur la mer de Chine, rappelant que les Etats-Unis "défendront les intérêts internationaux" .

Le nouveau secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a, lui, agité la menace d'un blocus pour empêcher l'accès de la Chine aux îles contestées. Ce qui pourrait, a dénoncé la presse chinoise, provoquer un "affrontement militaire" .

De même, lesecrétaire à la Défense de Donald Trump, James Mattis, a réaffirmé que le microscopique archipel des Senkaku en mer de Chine orientale, contrôlé par Tokyo mais revendiqué par Pékin, était couvert par l'alliance militaire entre les Etats-Unis et le Japon.

Pour autant, M. Wang a estimé que les relations sino-américaines avaient déjà "surmonté toutes sortes de difficultés" au cours des décennies.

Après un entretien avec son homologue chinois, la chef de la diplomatie australienne Julia Bishop a pour sa part appelé Pékin à "jouer un rôle responsable et à respecter l'ordre fondé sur le droit international" en mer de Chine méridionale, selon ABC.

Manille se montre plus pessimiste: le ministre philippin de la Défense, Delfin Lorenzana, a confié mardi à l'AFP redouter que Pékin n'édifie des constructions sur un récif proche des côtes philippines dans les eaux âprement disputées, ce qui serait selon les Philippines "inacceptable" .

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La Chine met en garde Trump contre une guerre en Asie


asyalist
La guerre entre les États-Unis et la Chine aura-t-elle lieu ? Ce n’est pas réaliste aux yeux de Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, qui a tout de même pris la peine de le rappeler lors de sa visite en Australie.
Début février au Sénat, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson avait agité la possibilité de « bloquer » l’accès de Pékin à ses propres îles poldérisées en mer de Chine méridionale. Depuis, les Chinois s’appliquent à minimiser les perspectives d’un conflit qui « mènerait à l’échec » . En espérant « faire entendre raison » à Donald Trump sur le respect des intérêts chinois. Réaliste ?

« Révisez vos cours d’histoire sur la Seconde Guerre mondiale ! » Ce mardi 7 février, c’est une leçon que Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, a voulu adresser au mauvais élève Trump depuis Canberra où il est en visite officielle.
Précis, le diplomate a rappelé la Déclaration du Caire de 1943 et celle de Potsdam en 1945 : « le Japon doit retourner à la Chine tout le territoire qu’il lui a pris » , rapporte Channel News Asia
C’est que les Chinois n’ont toujours pas digéré les propos du secrétaire d’État américain Rex Tillerson. « Pékin ne devrait pas avoir accès aux îles qu’il a construites en mer de Chine du Sud » , avait déclaré l’ancien patron d’ExxonMobil lors de son audition de confirmation au Sénat le 1er février dernier. Sous-entendu : les États-Unis pourraient « bloquer » la Chine dans la zone, militairement s’il le faut.

Certes, les Chinois ont été sensibles aux dires du secrétaire américain à la Défense James Mattis, en visite à Tokyo samedi dernier : « La diplomatie est la priorité en mer de Chine méridionale. » Mais la Chine veut mettre les choses au clair le plus vite possible et minimiser toute perspective de guerre avec les Américains.
« Il ne peut pas y avoir de conflit entre la Chine et les États-Unis. Les deux parties ne peuvent pas se le permettre » , a ainsi prévenu Wang Yi, indique le Straits Times. Pour le diplomate, une telle éventualité serait un « échec » .

Cependant, la question obsédante pour la Chine est plus profonde : Trump accepte-t-il la réalité en Asie orientale ? C’est ce que demande le quotidien nationaliste Global Times dans un éditorial. Le milliardaire américain n’a pas encore de politique claire sur la Chine ni sur l’Asie de l’Est, reproche le journal. Et l’alliance forte de Washington avec le Japon et la Corée du Sud « n’aidera pas à faire face à une Chine montante » .

Du côté américain aussi, la politique chinoise de Trump inquiète, souligne le South China Morning Post. La crainte émane d’un rapport signé par d’anciens hauts-diplomates américains sous les administrations démocrates et républicaines. Avant son investiture, rappellent-ils, Donald Trump s’est montré « ouvert aux négociations » sur la « politique d’une seule Chine » .
Une décision qui pourrait « déstabiliser l’Asie-Pacifique » et rendre Taiwan « plus vulnérable » . Soucieux de faire pression sur Pékin pour réduire son excédent commercial avec Washington, Trump n’a pas pris conscience du « danger » d’abandonner la reconnaissance d’une seule Chine avec Pékin pour capitale, jamais remise en cause par Washington depuis 1979.
Ainsi, l’initiative de Trump pourrait porter atteinte à la position-même des États-Unis en Asie-Pacifique. Trump devrait donc « soutenir la diplomatie » en mer de Chine du Sud, tout en maintenant une double présence navale et aérienne active pour éviter une éventuelle offensive de Pékin.

Par Joana Hiu

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Trump écrit à Xi Jinping, dit espérer une "relation constructive"


09/02/2017 zonebourse

Donald Trump a écrit une lettre à son homologue chinois Xi Jinping, dans laquelle il dit vouloir développer avec lui une "relation constructive" qui profite aussi bien aux Etats-Unis qu'à la Chine, a annoncé mercredi la Maison blanche.

Le président américain a multiplié les attaques contre la Chine pendant la campagne électorale et depuis son arrivée à la Maison blanche, critiquant pêle-mêle la politique commerciale et monétaire de Pékin et ses ambitions territoriales en mer de Chine.

Dans sa lettre, Donald Trump remercie Xi Jinping pour sa lettre de félicitations le jour de son inauguration et souhaite au peuple chinois une Année du Coq prospère, précise la Maison blanche dans un communiqué. (Eric Walsh; Tangi Salaün pour le service français) )


Edité le 09-02-2017 à 07:19:35 par Xuan




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marquetalia
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Les Etats unis ne pourront pas endiguer la formidable et inexorable poussée de la Chine Population qui va installer une base navale en Namibie,à Walvis Bay

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Xuan
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Donald Trump reconnaît le principe de la "Chine unique" et apaise Pékin

10/02/2017 à 21h26


Après avoir agacé la république populaire de Chine en prenant contact avec Taïwan il y a deux mois, Donald Trump a rassuré le président Xi Jinping en reconnaissant le "principe de la Chine unique" lors d'un entretien téléphonique ce jeudi.

Deux mois après un coup de fil retentissant avec Taïwan, Donald Trump a apaisé la Chine en assurant à son homologue Xi Jinping qu'il respecterait le "principe de la Chine unique" interdisant tout contact diplomatique entre des pays étrangers et le frère ennemi taïwanais. Lors d'un entretien téléphonique, "les deux dirigeants ont discuté de nombreux sujets et le président Trump a accepté, à la demande du président Xi, de respecter le principe d' 'une seule Chine' " , a indiqué ce jeudi la Maison Blanche.

Cette conversation, la première entre les deux hommes depuis l'investiture de Donald Trump, a été "très très chaleureuse", a souligné ce vendredi le président américain lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe en visite à la Maison Blanche. "Nous sommes dans le processus de très bien nous entendre, et je pense que cela bénéficiera beaucoup au Japon", a déclaré le chef d'Etat américain.

La Chine assure que les "deux chefs d'Etat ont hâte de se rencontrer le plus tôt possible"

L'île de Taïwan est coupée politiquement du reste de la Chine depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Le territoire se gouverne seul mais n'est pas reconnu par l'ONU. La Chine interdit donc à tout pays avec lequel elle a des relations diplomatiques d'en avoir simultanément avec Taïwan: c'est le principe de la "Chine unique". Washington a ainsi coupé ses liens en 1979 avec Taïwan et reconnu le régime communiste de Chine continentale comme l'unique autorité légitime chinoise.

"Xi Jinping salue la réaffirmation par Donald Trump de l'adhésion du gouvernement américain au principe de la Chine unique" , a réagi vendredi le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué. "Les deux chefs d'Etat (...) ont hâte de se rencontrer le plus tôt possible" , a-t-il noté.

Donald Trump avait envoyé une lettre à Xi Jinping

Dans un entretien au quotidien Wall Street Journal en janvier, Donald Trump avait indiqué être prêt à remettre en cause le principe, estimant que "tout était sur la table, y compris la Chine unique" . Le principe n'est "pas négociable" , avait alors rétorqué Pékin. Après son élection, mais avant son investiture, Donald Trump avait également irrité la Chine en acceptant un appel téléphonique de la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen. La presse d'Etat chinoise avait alors dénoncé son "inexpérience".

Le ton a changé. La Maison Blanche avait annoncé ce mercredi que le chef de l'Etat américain avait envoyé à Xi Jinping, à l'occasion du Nouvel an chinois, une lettre dans laquelle il souhaitait une "relation constructive" entre les deux pays, après les accès de tension survenus depuis son élection.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
marquetalia
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   Posté le 13-02-2017 à 21:29:52   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Les medias ont,pour Nouvel an,fait allusion aux voeux du président chinois au même rang que ses homologues américain,allemand ou russe,signe que Pékin ne compte plus pour du beurre et s est hissé au rang de superpuissance.a noter que la Chine Populaire installe une base à Sao Tome e Principe

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