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 Les Maos,la GP...

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Finimore
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Finimore
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   Posté le 11-09-2006 à 15:37:35   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

citation=Finimore]
Pour savoir de quoi il retourne, c'est premièrement de bien connaître là tu bosses les analyses, les positions, les idées autour de toi. De faire un petit travail d'enquête pour savoir aussi ou sont les masses, les ouvriers avancés etc... et deuxiémement de t'impliquer dans un syndicat pour y faire un travail politique concret (tu verras c'est plus compliqué que faire des posts sur internet).[/citation]

oppong a écrit :

Tu parles d'une manière générale ou bien ce sont des conseils que tu me donnes sur ce que JE devrais faire? Parce que je te rappelle quand même que je bosses dans l'administration... Aucun autre communiste sur mon lieu de travail (sur plusieurs centaines de personnes). Pas de travail politique, mais pas de travail syndical non plus de la part des délégués (si ce n'est faire des "HMI"), et bien évidemment pas d'histoire d'ouvriers non plus... Sans parler qu'étant donné le caractère de mon cadre de travail, je suis focalisé sur la défense des "clients", et non sur celle de mes collègues de travail.
Ou alors tu me conseilles de laisser tomber l'administration pour chercher du boulot dans une usine?


J'ai tout à fait conscience de la difficulté de ta situation (elle explique en grande partie ton analyse). Je n'ai jamais dis que c'était facile. Pour ce qui est de ton interrogation "Ou alors tu me conseilles de laisser tomber l'administration pour chercher du boulot dans une usine ?" je te signal que des dizaines de milliers de jeunes maos l'ont fait dans les années 70 notamment (mouvement de l'établissement), mais là encore il y a à boire et à manger dans cette démarche.

Toujours sur le même sujet de la nécessité pour les communistes de bien cerner la question syndicale, voici encore quelques éléments de réflexions et des réponses.

Au sujet du communiqué CGT-CFDT sur le Liban
Il ne faut pas exagéré et grossir "l'impact" d'un tel communiqué, qui bien souvent ne sont répercuté que parmi les adhérents de bases et ne sont ni distribués ni affichés ( sauf dans certains cas ). De plus, là encore peu s'installer chez les militants, un regard ou une analyse critique (individuelle ou collective) en rupture avec le réformisme ou remettant en cause ce type de document sur une base claire de lutte des classes. Ce type de document (communiqué CGT-CFDT) dont le contenu est effectivement imbuvable, peut faire l'objet d'une critique radicale de certaines positions de la direction nationale de la CGT et s'inscrire dans une critique plus globale. Ce n'est pas forcément de gaîté de coeur que la direction CGT, apprend qu'une section d'entreprise a refusé d'afficher un communiqué ou un tract sur la base d'une critique radicale de la société et une démarche s'appuyant sur la lutte des classes.

Sur les critiques envers la CGT
J'ai souvent tendance à accepter voir même à provoquer des critiques très virulentes sur le syndicalisme en général et la CGT en particulier, mais ce dont il est question ici c'est de savoir d'ou émanent les critiques, et quelles critiques ? Est-ce quelles émanent de militants et de camarades qui s'impliquent concrètement dans la lutte ?
Je ne veux pas non plus insinuer et dire que seul les "syndicalistes" luttent et se mobilisent, loin de moi ce genre d'affirmation !
Je n'ai pour ma part jamais été en reste pour critiquer la CGT, ou essayer d'appliquer l'anti-syndicalisme, seulement il faut sérieusement se poser la question : ou mène le rejet du syndicalisme ? Que sont devenus les ouvriers qui brûlaient leurs cartes syndicales ? Que sont devenus ceux qui appelaient à vomir les syndicats et qui ont théorisé là-dessus ?

Sur le bilan
Il ne faut pas s'en tenir à la surface des choses et tirer des conclusions hâtives. Je trouve assez paradoxal le fait de dire '"Il faut faire un bilan, on veut un bilan", et en l'absence de celui-ci, fortement appuyé l'idée fausse et facile d'un rejet du syndicalisme de lutte de classe.
Pourtant, sans bilan on peut déjà par la connaissance d'éléments divers appliqué à la réalité, voire que le rejet du syndicalisme en général, n'est qu'un échec.
A l'heure ou les forces politiques et syndicales sont toutes positionnées dans le cadre de l'alternance gauche-droite, n'est-il pas instructif de connaître par exemple la bataille menée par le PCRML notamment à l'intérieur de la CFDT (avant le recentrage) contre l'union de la gauche, les assises (de Rocard) contre le socialisme -assises visant à faire de la CFDT un marche pied pour l'union de la gauche- ?
Certes les esprits chagrins diront que ces batailles n'ont ni empêcher les manoeuvres du PS, ni le recentrage. Seulement ces batailles apportent des éléments précis et concrets sur le rôle des communistes et le lien avec les ouvriers avancés. Elles illustrent aussi en négatif les méthodes des directions syndicales réformistes et révisionnistes. Les enseignements de ces batailles, comme d'autres par exemple sur les 35 heures ont-ils vraiment été tirés ? Non, nous avons seulement quelques militants qui croyant connaître et faire le bilan et qui s'appuie pour la circonstance sur le défaitisme et le rejet gauchiste du syndicalisme sur la base de leurs propres échecs et impuissances. Le discours gauchiste sur le sujet du syndicalisme trouve aujourd'hui un écho du fait de son apparence radical, simple, et surtout du fait de l'absence de bilan d'ensemble des expériences. Le discours gauchiste s'appuie objectivement sur certains aspects réels de la difficulté de la lutte aujourd'hui, ainsi que de la confusion et de la conséquence du venin révisionniste.

Voilà ce qui est discutable:
-Quel type de travail syndical ? Quel lien avec le Parti ? Quelles cellules d'entreprises ?
-Comment éviter que le travail syndical se substitue au travail politique ?
-Comment éviter "l'installation" dans une situation de confort (permanent - bureaucrate ) à l'intérieur d'une structure syndicale ?
-Comment éviter et combattre la logique du "permanent" coupé des masses et ne faire que de la gestion réformiste ?
-Comment éviter le réformisme politique inhérent à la démarche syndicale (trade unionisme) -réformisme spontané- (le syndicat se battant contre les effets de l'exploitation, mais pas contre les causes de cette exploitation.

Voilà donc les questions sur lesquels il faudrait trouver aujourd'hui des réponses sur la base de l'expérience pratique. Car il est beaucoup plus facile de ne pas répondre à ces questions en se lancant dans une auto-justification par des discours gauchistes et inconséquents.


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   Posté le 04-10-2006 à 12:59:08   Voir le profil de CUERVO (Offline)   Répondre à ce message   http://www.wmaker.net/bribesdevie/   Envoyer un message privé à CUERVO   

"Ici s'est affirmée également la force de la grève politique générale comme méthode de lutte de l'ensemble du prolétariat contre l'ordre actuel"

"il fallait en trouver un nouveau, "plus civilisé", qui pût, d'après la réaction, approfondir les divergences dans le camp du prolétariat, éveiller de faux espoirs chez les ouvriers arriérés, les déterminer à abandonner la lutte et à se rallier au gouvernement.
Ce moyen nouveau, c'est la "législation du travail".
Ainsi le gouvernement tsariste, sans abandonner le vieux moyen, entend en même temps utiliser la "législation du travail" et, par conséquent, résoudre la "brûlante question ouvrière" par la nagaïka et par la loi. Il veut, par diverses promesses -- réduction de la journée de travail, protection du travail des enfants et des femmes, amélioration des conditions d'hygiène, assurances ouvrières, suppression des amendes, et autres bienfaits analogues, -- gagner la confiance des ouvriers arriérés et enterrer ainsi l'unité de classe du prolétariat."

"La réaction, en promulguant une "législation du travail", a ses plans ; elle entend mater le prolétariat, "

"qu'aucune "législation du travail" ne vient au monde sans causes, sans lutte, parce qu'aucune "législation du travail" n'est promulguée par le gouvernement tant que les ouvriers n'ont pas engagé la lutte, tant que le gouvernement ne se voit pas contraint de satisfaire leurs revendications. L'histoire montre que chaque "législation du travail" est précédée par une grève partielle ou générale"

(Staline : La ''Législation Du Travail'' Et La Lutte Prolétarienne)

Rôle contradictoire de la législation du travail qui d'un côté favorise les entreprises majoritairement et de l'autre peux favorisé les salariés...A condition, à condition d'avoir des syndicats combatifs...
1° Point le syndicat à mon avis doit être en relation avec un parti révolutionnaire, point évoqué plus haut par Staline..Grève révolutionnaire...ne veut pas dire grève corporatiste...Or actuellement nous avons trop souvent des grèves corporatistes et ce notamment dans le secteur public..Bloquer les transports (trains, rer et majoritairement sur les lignes de villes déjà défavorisées) pour que les gens n'aillent pas travailler, je trouve cela contre-révolutionnaire pour la simple et bonne raison que d'une part les gens ne comprennent pas le mot d'ordre, et deuxièment car cela joue contre les syndicats qui font grève..
Je pense qu'il y a d'autres moyens d'agir pour les syndicats de cheminots comme bloquer le TGV (vitrine de la SNCF)....
Les luttes sont corporatistes car n'entre pas en liaison avec les autres secteurs en luttes, or comme disait Mao tout est lié..
Maintenant on peut aussi faire la distinction entre les luttes du secteur public et du secteur privé...Dans le privé il est rare de se mettre en grève sous peine de sanctions immédiates...

D'autre part, et là effectivement quand j'entends les syndicats dire "il ne faut pas casser l'outil de travail", ou "il ne faut pas que la boîte coule"..On se dit qu'effectivement des années de réformisme du P"C"F à fait son oeuvre depuis mai 68...La CGT n'est pas plus aujourd'hui communiste que le P"C"F...Et je crois que l'on peut militer en son sein par défaut, faute de syndicat effectivement révolutionnaire, pour être au contact des problèmes d'entreprise, mais il ne faut plus attendre d'un tel syndicat des avancées et des mots d'ordre de grève générale...
Maintenant je pense que sans Parti Communiste rééllement révolutionnaire il ne peut y avoir de syndicat rééellement révolutionnaire...et de ce fait il me semble que toute lutte contre les entreprises (à l'intérieur comme à l'extérieur de celle-ci) peuvent être prise en compte....


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CUERVO a écrit :

La CGT n'est pas plus aujourd'hui communiste que le P"C"F...


Personne n'a dit que le CGT était communiste (mis à part le FN quand une grève se déclenche). Je pense qu'aujourd'hui tant au sein de la classe ouvrière qu'un sein de la CGT, l'hégémonie et la domination du P"C"F (révisionnisme) n'est plus comme dans les années 60/70/80.
Pour l'instant le P"C"F ne peut plus jouer le rôle qu'il jouait dans cette période.

CUERVO a écrit :

Et je crois que l'on peut militer en son sein par défaut, faute de syndicat effectivement révolutionnaire, pour être au contact des problèmes d'entreprise,


Tout à fait !

CUERVO a écrit :

mais il ne faut plus attendre d'un tel syndicat des avancées et des mots d'ordre de grève générale...


La question n'est pas d'attendre des mots d'ordre comme la grève générale, l'expérience récente de la lutte contre le CPE a montré largement dans les manifs (et les débats dans certains syndicats) que par exemple le mot d'ordre de grève générale était bien plus généralisé que pendant la lutte contre le plan Fillon (retraite) ou le CIP. Si la grève générale n'a pas eu lieu, ce n'est pas seulement parceque les dirigeants syndicaux trainaient les pieds, c'est aussi parceque concrètement il n'est pas du tout sûre que les acteurs du mouvement étaient prêt à l'organiser (cela nous renvoie au niveau politique du mouvement).

CUERVO a écrit :

Maintenant je pense que sans Parti Communiste rééllement révolutionnaire il ne peut y avoir de syndicat rééellement révolutionnaire...et de ce fait il me semble que toute lutte contre les entreprises (à l'intérieur comme à l'extérieur de celle-ci) peuvent être prise en compte....


Je pense aussi comme ça et aussi qu'il y a un lien dialectique entre le parti et le syndicat.


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   Posté le 14-11-2006 à 22:54:55   Voir le profil de CUERVO (Offline)   Répondre à ce message   http://www.wmaker.net/bribesdevie/   Envoyer un message privé à CUERVO   

1) je vais peut-être me faire des ennemis mais je ne pense pas que la stratégie des syndicats soit éminement révolutionnaire aujourd'hui...Exemple quand j'entends dire des délégues du personnel de la CGT au sujet de faire grève :"nous on est pas pour que la boîte coule" "on est pas pour casser l'outil de travail" etc, etc...bref ce ne sont pas avec les syndicats tels qu'ils sont actuellement que l'on peut trouver une voie révolutionnaire..

2) La conclusion d'Humanité Rouge sur la GP est un peu seche à mon avis...L'on sait qu'il y avait beaucoup de bourgeois dans la GP, mais sa conclusion est un peu la même que celle du PCF à l'époque...Cependant il est vrai que la GP était un peu coupée des masses d'un certain côté et son action un peu imcomprise par ellles...mais elle a quand même réalisée de belles et bonnes actions et on ne peut pas jetter le bébé avec l'eau du bain....


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   Posté le 15-11-2006 à 04:58:27   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

CUERVO,

sur le point 1- Il n'a jamais été dit que les syndicats étaient révolutionnaires, ni que ceux-ci en tant que syndicats allaient faire la révolution.

sur le point 2- Le texte de la brochure de l'HR sur la GP est à remettre dans son contexte. Ceci dit, la démarche politique de l'HR et de la GP est très différente vis-à-vis de la question du Parti, c'est-à-dire comment édifier un parti ML. La ligne de l'HR (PCMLF) reste malgré des erreurs une ligne correcte.


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