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 Les lendemains qui déchantent.

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Finimore
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Finimore
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   Posté le 30-07-2014 à 08:34:48   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

En 2010 Zazie chante « les lendemains qui déchantent ».

Buton Philippe publie en 1993 « Les lendemains qui déchantent. Le Parti communiste français à la Libération » (qui n’a rien à voir avec la chanson de Zazie en 2010).

J’ai lu ce livre en mars 2004, car c’est un ancien camarade du PCRml avec lequel j’étais en contact qui me l’avait prêté.
Cet ancien camarade avait connu en 1975 Philippe Buton alors membre du PCRml. Cet ancien camarade était en 2004, très très critique sur l’arrivisme et l’évolution des anciens dirigeants du PCRml.
Dans un message il me donne des éléments vécus de la période ou Buton était au PCRml. Je lui dit ce que j’en pense dans une lettre du 11 mars 2004 en tenant compte de ses infos. Dans celle-ci je fais une analyse du parcours de Philippe Buton, ainsi qu’une analyse rapide du livre « les lendemains qui déchantent » :

« il est très difficile de dissocier la thèse du livre de Buton, de son évolution personnelle, du PCRml et de l’analyse du mouvement ML.

-Sur Buton, son parcours et son évolution
-Sur le livre de Buton
-Sur le PCRml et l’UJCML
-Sur le gauchisme du PCRml


***

Sur Buton, son parcours et son évolution (du Ml à l’anticommunisme…)

Parcours Buton
-1973 : un des leaders des grèves de 1973
-1975 : « montée » sur Paris
-1978 : participation au 3è Congrès du PCRml comme « invité »
-1979 : distribution de tracts contre le Parti lors de la conférence nationale sur l'Europe
-1988 : présentation de la thèse d'histoire de Buton à la Sorbonne
-1993 : publication de sa thèse en livre :" Des lendemains qui déchantent le PCF à la Libération »

Evolution de Philippe Buton

-1973 – leader des grèves lycéennes sur Angers – Saumur

Du PCR…
1974
-Responsable local sur Angers du PCRml jusqu’en 1975 ou il monte sur Paris.
« Buton avait reçu "l'autorisation" de monter sur Paris pour, croyait-on, renforcer l'organisation mais en fait il visait l'agrégation d'histoire et une carrière universitaire »
Il est « assez évasif sur le thème de ses recherches ».
En 1993, Philippe Buton dira au sujet de son livre « Les lendemains qui déchantent – le PCF à la libération – » : « Près de vingt ans de travail alimentent cet ouvrage ». Donc en 1974, Buton avait bien en vue « l'agrégation d'histoire et une carrière universitaire »


1977
-Buton poursuit ses recherches et documents « concernant notamment le pacte germano-soviétique et les liens entre Moscou et la direction du PCF »

… à la critique de l’analyse du PCR
1978
De la critique de l’analyse du PCRml sur l’analyse de la seconde guerre mondiale.
-Il « s’oppose » au Parti en 1978 « ça se clarifie un petit peu lors de son intervention au congrès du PCR de 1978 mais celle-ci montre plutôt des désaccords avec la ligne politique du Parti »
- « Le désaccord portait sur quoi ? Sur le moment à partir duquel le PCF n'est plus un parti révolutionnaire. »
« Il fit une intervention très dogmatique sur l'analyse à faire de la Seconde Guerre mondiale »
« Pour le PCR, le PCF avait été assez irréprochable pendant le Seconde Guerre mondiale, le pacte germano-soviétique ne le concernait pas directement, il y avait bien eu la démarche faite fin 1940 auprès des autorités allemandes pour faire reparaître l'humanité mais cela était interprété comme une erreur des dirigeants coupés du reste de l'organisation. Pour Buton dès cette époque le PCF était révisionniste ce qui supposait un réexamen par le PCR de cette période »
« De toute façons, l'intervention de Buton au congrès fit un flop, Cluzot intervenant pour recadrer et pour qualifier les analyses de Buton de gauchistes et schématiques »

Rupture définitive avec le PCR
1979
« il distribuait des tracts contre le parti accusé d'une certaine forme de révisionnisme »
1988
Vers l’anticommunisme
« Présentation de la thèse d'histoire de Buton à la Sorbonne, salle Louis Liard. Coup de chance, c'est pendant les vacances, nous déboulons donc le jour prévu à la Sorbonne. Titre de la thèse:" le PCF à la Libération: des lendemains qui déchantent". Dans la salle Stéphane Courtois, dans le jury présentée comme le mentor de Buton, Annie Kriegel. »
« Buton s'est intégré au groupe Kriegel-Courtois pour livrer une problématique bien pauvre: le PCF a échoué à faire la révolution en 45 et il était très inféodé à Moscou."
« la direction du PCF( Paul Laurent notamment) lui a largement permis d'utiliser les archives du Parti »
1993
Le livre de Buton « Les lendemains qui déchantent – le PCF à la libération – » est publié.
Philippe Buton est membre avec Annie Kriegel de la revue « Communisme » dont Stéphane Courtois est le directeur.
2001
La revue Historia n°650 –du 01-02-2001- publie dans sa rubrique « controverse » un article de S. Courtois et un autre d’Alexandre Adler. Le titre de la controverse est « Le PCF voulait-il prendre le pouvoir à la Libération ? ». L’article de Courtois répond oui à cette question et précise « depuis 1992, les archives de Moscou renforcent l’analyse de Philippe Buton ».

Sur le livre de Buton :

Evidemment sur un livre de 352 pages, avec beaucoup de recherches, de documents etc… il y aurait beaucoup à dire. Philippe Buton dit à propos de son livre « Près de vingt ans de travail alimentent cet ouvrage ».
Je vais donc modestement m’en tenir à la forme et au fond. La forme c’est une thèse d’histoire publiée en livre –dont l’introduction démarre par une question « Comment un parti à ambition révolutionnaire a-t-il pu, sans combattre, laisser échapper la seule chance sérieuse qu’il ait eue de faire la révolution ? »- et finit par des remerciements notamment à Annie Kriegel et Stéphane Courtois.
Sur le fond il est intéressant de dégager la thèse du livre, de montrer qu’elle n’a rien de bien nouveau (il dit lui-même que la question à l’origine de sa thèse avait été évoquée par Annie Kriegel et Stéphane Courtois).
Il est aussi instructif de montrer que l’évolution vers l’anticommunisme emprunte souvent les mêmes chemins.
Il y a des traits communs avec l’évolution de Buton et d’autres ex-militants. Le processus de rupture s’il utilise les mêmes chemins, conduit bien souvent à l’anticommunisme de fait.
La thèse de Buton (Le PCF a tenté de prendre le pouvoir à la Libération, mais à échouer) se résume à deux choses : l’une c’est « Entre 1943 et 1947 » le PCF n’a pas « renoncé à toutes perspective révolutionnaire », l’autre c’est « les liens étroits qui unissent le PCF à l’URSS » donc la subordination du PCF à l’URSS.
Philippe Buton choisit d’analyser (certes avec beaucoup de sources, de documents…) la politique du PCF à la Libération, seulement, même s’il relate les contradictions, les insuffisances, les erreurs de ce Parti, il n’éclaire en rien sur les luttes de lignes, sur les processus politiques internes, sur les enjeux réels des choix politiques faits par le PCF, ni sur son évolution. Il n’explique pas mieux, les racines politiques des tendances opportunistes qui ont fait dégénérer le PCF de Parti Communiste vers l’opportunisme, puis vers le révisionnisme et le réformisme social-démocrate. Pourtant Philippe Buton s’est réclamé pendant des années de la critique du PCF sur la base du marxisme-léninisme. Donc il ne peut ignorer l’analyse ML faites à cette époque. Sur cet aspect, je pense que l’analyse du révisionnisme faite par le PCRml comportait des défauts de type gauchiste et des lacunes. Ceci est visible dans l’affirmation du PCRml quand il dit : « dès 1945 le P « C » F est complètement dominé par l’idéologie bourgeoise et définit une ligne complètement révisionniste ». Cette affirmation, ne tient pas compte des réalités politiques internes du PCF et ne comprend pas que le révisionnisme moderne est surtout un phénomène qui induit un processus lent et complexe de dégénérescence.

Le but de ce livre…et la recherche historique
Définire le but poursuivi par l’auteur Philippe Buton, sa ligne idéologique, comment il se situe politiquement, est-ce qu’il restitue les faits dans le contexte historique etc…n’est pas simple.
La méthode de l’auteur n’est-elle pas -comme le rappelle le Cahier Rouge n°7- « celle de tous les historiens bourgeois, qui fouillent dans les archives, s’emparent de quelques faits, les interprètes dans le sens décidé à l’avance et construisent ainsi des théories nées de leur imagination et nullement de la réalité concrète. » ?
Le domaine de la recherche historique est aussi un enjeu très très important pour contrôler le discours sur l’histoire, y avoir une certaine autorité (voir le couple histoire-pouvoir) il est très facile du fait que les événements sont lointains, complexes, que les témoins sont de plus en plus rares, de faire dire ce que l’on veut aux événements dans certaines circonstances, de les instrumentaliser. Ceci pose la question des experts et des spécialistes du poids de leurs discours, de leur contrôle etc…
Le livre de P. Buton sert objectivement la campagne anticommuniste des Courtois et consorts.

Le cheminement et la période
Ce que je remarque dans le cheminement politique de Buton, c’est les « passages obligés » du processus de rupture. La question de l’histoire ou plus précisément d’un point de l’histoire servant de faille, de fissures dans lequel tout va s’engouffrer, est tout à fait commun de l’évolution de nombreux ex-militants.
La période de la seconde guerre mondiale, la résistance, la Libération –Le PCF, le pacte germano-soviétique…- sont autant de thèmes favoris permettant de développer au début une analyse singulière sur un point pour finalement par la suite devenir une analyse commune à de nombreux anticommunistes. Il est très difficile de comprendre les périodes historiques complexes –guerre-résistance-libération- si l’on a pas une analyse et une démarche matérialiste dialectique. La façon de traiter certains aspects historiques et les conclusions qui en sont tirées, sont le lot commun de l’évolution de certains militants vers des thèses ouvertement anticommunistes. De ce point de vue l’évolution des thèses de l’UCFML sur la résistance, le PCF, l’URSS, le pacte de non agression germano-soviétique… vers des thèses ouvertement anti-marxiste de l’OP n’est que la suite logique de thèses et conceptions (gauchistes, sectaires, dogmatiques…) mises en chantier et développées par certains dirigeants de l’UCFML.
Je pense que l’évolution de Buton est aussi a mettre en parallèle avec les thèses du PCRml sur le révisionnisme (dont certaines ont en partie leurs origines dans l’UJCML.).
Je reviens un instant sur le PCRml et son origine car à mon avis c’est certainement là que se trouve les racines politiques de l’évolution de Buton.

Sur le PCRML et l’UJCML :

Sur le PCRML (voir la revue Octobre n°3/4 et Cahier Rouge n°7 –1974-)
-Les origines du PCRml ont très fortement influencés plusieurs décisions
1- sa transformation en Parti
2- son analyse du révisionnisme et l’histoire du PCF (notamment la période de la Résistance)
3- le développement sur plusieurs points d’une analyse et d’une pratique gauchiste (notamment du fait de ses origines UJCML)

-Les dirigeants du groupe Front Rouge viennent, dans leur majorité de l’UJCML, dont ils ont rompu avant sa disparition. L’UJCML a ses origines dans l’UEC (les étudiants du Parti révisionniste). La pratique et la théorie de l’UJCML est fortement entachée et influencée par de nombreux aspects gauchistes. Crée en 1966 soit 2ans après la FCML, cette organisation se revendiquait principalement de Mai 68 et de la GRCP chinoise. L’UJCML s’est opposé au PCMLF sur la question du Parti.

-FR dont quelques membres viennent du PCMLF, va finalement trancher pour la création d’un parti. Pour plusieurs raisons :
-Il s’agissait pour FR de se revendiquer d’une filiation historique avec le PCMLF
-Comme le PCMLF était interdit en 1968 par la bourgeoisie, la situation de clandestinité avait accéléré des luttes internes et finalement des départs et des scissions. La revendication de l’héritage politique et idéologique du PCMLF par différents groupes, est aussi une conséquence de l’interdiction.
-Le noyau des dirigeants historiques du PCMLF, regroupés légalement autour du journal l’Humanité-Rouge se revendiquait du Parti, mais ne pouvait pas apparaître publiquement comme Parti. Le groupe de militants lyonnais (issus de l’UJCML) à donc crée en 1974 le PCRml (le groupe Front Rouge avait tenté en vain de prendre le contrôle du PCMLF après son interdiction). En se fondant en Parti, FR tente 2 choses : l’une c’est de dire « le Parti c’est nous », l’autre c’est d’affirmer la filiation et l’héritage avec le PCMLF.

Le PCRml, tout comme FR va développer une analyse « radicale » et gauchiste du révisionnisme et du PCF. FR va critiquer le PCMLF au nom de l’anti-révisionnisme, et des origines politiques PCF de ses fondateurs. En effet, la revue Octobre n°3/4 –1974- intitulée « Quelques éléments sur le mouvement marxiste-léniniste » parle d’une « rupture inconséquente avec le révisionnisme moderne » et que « le poids des origines des premières forces ML » se reflète « dans la manière avec laquelle sont analysés le développement et les manifestations du révisionnisme moderne en France. ». Selon FR les origines PCF du mouvement ML sont à l’origine des appréciations erronées (du PCMLF) « sur l’histoire du P « C » F. –dont on considère qu’il a commencé à dégénérer en 56- ; sur les causes de cette dégénérescence –que l’on attribue à la trahison du noyau dirigeant- ; sur la ligne politique des révisionnistes elle-même –qu’on tend à limiter à l’alliance au sommet avec les « socialistes »- ; sur la possibilité pour le P « C » F de se ressaisir, ou tout au moins de lui arracher des pans entiers de son organisation ; sont autant de signes d’une compréhension encore très largement superficielle du phénomène du révisionnisme moderne. »
La revue Cahier Rouge éditée par le PCMLF (Humanité Rouge) dans son n°7 de 1974 est entièrement consacrée à répondre aux affirmations de FR et de la revue Octobre n° 3/4 .
Elle réponds méticuleusement à FR sur tous les points. Ce n° de Cahier Rouge me paraît très important pour comprendre les racines gauchistes de certaines conceptions de FR puis du PCRml . Je ne dis pas que le PCRml était une organisation gauchiste, mais que le gauchisme l’avait fortement influencé à ses débuts, dans ses analyses et sa pratique. Même s’il a en partie essayé de rectifier le tir par des critiques de l’UJCML et de ses défauts gauchistes plus tard.
Le PCMLF à travers la revue CR n°7, en réponse à FR page 14 dit : << Est-il nécessaire d’indiquer que les affirmations péremptoires d’après lesquelles « dès 45, le P « C » F fut complètement dominé par l’idéologie bourgeoise et définit une ligne complètement révisionniste » ne sont fondée sur aucune analyse dialectique, dans l’ignorance grave des luttes de lignes sévères qui se produisirent entre la base et le sommet, entre le Parti et les sympathisants, entre dirigeants eux-mêmes ? On a bien ici affaire à l’impatience petite-bourgeoise, qui s’empresse de proclamer sans démontrer sérieusement ni expliquer de manière matérialiste. Ces gens n’ont pas compris l’enseignement du président Mao sur le fait qu’il y a toujours lutte entre deux lignes au sein d’un Parti. Dans le cas particulier, nous pourrions largement discuter avec eux sur la façon dont il convient d’apprécier la ligne du PCF de 1949 au 28 mai 1952, quand ses dirigeants durent faire leur autocritique et rectifier leur politique en fonction des remarques précieuses du Bureau d’Information des Partis communistes et ouvriers, impulsé par Staline et dirigé par Jdanov. Il y a deux façons d’aborder la nécessaire critique du parti communiste français : celle de la bourgeoisie anticommuniste avec laquelle se confond celle des trotskystes, c’est à dire la formulation de jugements sans autres fondements que les ragots et la calomnie à base de philosophie subjectiviste et idéaliste. Est-ce que nos amis dirigeants de Front Rouge adoptent une attitude opposée ? L’autre méthode consiste à rechercher la vérité historique à travers une juste pratique concrète qui se fonde sur la philosophie matérialiste dialectique pour laquelle tout phénomène résulte de l’opposition de deux contraires. Est-ce que nos amis dirigeants de Front Rouge adoptent cette attitude ? >>
Le Manifeste pour le socialisme édité par le PCRml en 1977 développe toujours cette analyse fausse du PCF quand à propos des années 1936 et 1945 il parle de « révolutions manqués ». Le n°14 de Prolétariat répond dans un article aux propos du « Manifeste », voici ce qu’il y est dit : << Pour faire un bilan du passé, il nous semble qu’il faut être plus prudent et moins unilatéral. Il faut examiner avec soin les conditions historiques passées, les possibilités révolutionnaires effectives et la ligne politique et idéologique du parti du prolétariat. Un tel bilan reste à faire pour l’histoire du PCF et des luttes révolutionnaires dans notre pays, mais les premiers éléments que nous possédons n’autorisent pas à notre avis les conclusions du « manifeste ». Qu’on nous comprenne bien : en 1936, en 1945, il y a eu des erreurs graves, voir une ligne opportuniste de droite qui a triomphé au sein de la direction du PCF pour la direction du mouvement de masse. Pour 1936 et 1945 on peut sans exagérer, parler dès aujourd’hui de « situations non exploitées », par contre les conclusions du « manifeste » sur les « révolutions manquées » nous semblent excessives et non fondées sur une analyse concrète du passé, vraiment matérialiste historique. Ces divergences d’appréciation, seraient, somme toute, secondaires, si le « manifeste » n’en tirait pas une thèse contestable : celle de la négation de fait de l’existence du parti du prolétariat depuis 50 ans dans notre pays. Au fond le « manifeste » qui comptabilise avec facilité un nombre important d’occasions révolutionnaires manquées, nie l’existence et le rôle joué par le parti communiste pendant tant d’années et cela, c’est en dernière analyse, nier le rôle historique de la classe qui se reconnut en lui et mena des assauts victorieux sous sa direction ! >>

Les interrogations, les recherches et la thèse de Buton suivent un mouvement de balancier assez classique, gauchiste puis droitier. Il critique le PCF comme totalement révisionniste en 1945, puis critique le PCRml jugé révisionniste, puis la poursuite de ses analyses le font remettre totalement en cause le rôle positif du PCF pendant la seconde guerre mondiale, le rejet de l’analyse et de la justesse stratégique du pacte germano-soviétique de non agression, ainsi que le rejet du rôle de l’URSS de Staline, vont le faire passer d’une analyse gauchiste à une conception droitière de cette période. Et le PCF n’est plus critiqué pour ses erreurs réelles et son absence d’une réelle stratégie pour prendre le pouvoir après la guerre, mais pour avoir essayer de prendre le pouvoir à la Libération, d’avoir été aux ordres de Moscou « les liens étroits qui unissent le PCF à l’URSS ». Le PCF n’est plus critiqué pour son opportunisme et ses tendances révisionnistes, mais comme l’indique Buton au dos de son livre, le PCF entre 1944 et 1947 n’a pas « renoncé à toutes perspective révolutionnaire ».
Le basculement vers des conceptions anticommunistes à la Courtois est achevé. »

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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
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