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   Posté le 18-02-2007 à 12:08:58   Voir le profil de Paria (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Paria   

Collectifdesfamillesdedisparu(e)senAlgérie
« Je suis interdit d’entrer en Algérie »


Roberto Garretón, avocat chilien

Les autorités algériennes se sont, une fois encore, illustrées par leur déni des règles démocratiques les plus élémentaires en interdisant audéfenseur des Droits de l’Homme, Roberto Garretón, d’entrer sur le territoire algérien.

Roberto Garretón, avocat chilien, a reçu par téléphone de l’Ambassadeur d’Algérie au Chili lui-même, l’interdiction formelle d’entrer en Algérie sans qu’aucune raison n’ait été mentionnée.

Ce coup de théâtre intervient alors que Roberto Garretón avait déjà reçu son visa pour rejoindre l’Algérie, où il est attendu par les associations de familles de disparu(e)s et les associations de victimes du terrorisme qui organisent conjointement les 7 et 8 février à Alger un séminaire intitulé « Pour la Vérité, la Paix et la Conciliation ».

Roberto Garretón, était invité en qualité d’expert de la justice transitionnelle, proche collaborateur du Centre International pour la Justice Transitionnelle (CIJT).
Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des Droits de l’Homme en République Démocratique du Congo, il est également membre de l’organisation chilienne de défense des familles des prisonniers politiques (ODEP) et a témoigné un soutien indéfectible aux diverses associations de défense des Droits de l’Homme en Algérie.

Alors que le gouvernement algérien se félicite de son ouverture sur le monde et se proclame garant des grands principes démocratiques, il a une fois de plus démontré sa volonté d’isoler la société civile algérienne du reste de la communauté internationale.

L’Etat algérien démontre une nouvelle fois son mépris pour les droits fondamentaux en faisant de l’exercice de sa souveraineté un bâillon pour les défenseurs des Droits de l’Homme.

Il semble qu’il soit toujours aussi difficile d’établir un dialogue constructif entre les victimes et les institutions algériennes.
Le Collectif des Familles de Disparu(e)s en Algérie, SOS Disparu(e)s, l’ANFD, Djazairouna et Somoud condamnent fermement cette décision arbitraire et sans fondement du gouvernement algérien et déplorent ce nouvel anéantissement des espaces de
liberté et d’expression sur le sol algérien.

Alger, le 6 février 2007

P/ le comité organisateur

Nassera Dutour
Algéria-Watch
6 février 2007
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   Posté le 18-02-2007 à 12:10:01   Voir le profil de Paria (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Paria   

Violations des droits humains

L’état d’urgence illégalement maintenu depuis 15 ans


Glissement vers l’Etat de non-droit


L’Etat algérien semble s’inscrire dans l’illégalité face à ses propres lois et vis-à-vis du droit international en prorogeant systématiquement l’état d’urgence - instauré le 9 février 1992 pour douze mois - depuis 15 ans sans recours à l’approbation de l’APN,

sans le faire suivre de loi organique comme le stipulent les articles 91 et 92 de la Constitution et sans avoir respecté le Pacte international portant sur les droits civils et politiques.

L’avocat Brahim Touati, dans un document rendu public en 1999, explique que l’Algérie a violé l’article 4 de ce pacte en ne communiquant pas les dispositions de dérogation de droits prises - censées être temporaires - ni ses motifs aux Etats membres de l’ONU.

Le gouvernement algérien a omis cette communication pour l’état d’urgence de février 1992
Plus précisément, le gouvernement algérien s’était contenté d’une note d’information non conforme à ses engagements contractuels.

Cette note ne précise pas les droits auxquels le gouvernement algérien entendait déroger et les motifs qui l’ont conduit à proclamer l’urgence », indique Me Touati.

Sur le fond,
« quelles que soient les circonstances exceptionnelles, les régimes dérogatoires doivent rester dans un cadre juridique contrôlable.

Comment garantir sinon que les pouvoirs spéciaux ne soient pas détournés pour l’instauration d’une dictature ? »

Or, comme précisé plus haut
aucune loi organique n’est venue encadrer la disposition de l’état d’urgence, qualifié de « liberticide » par les militants de défense des droits humains.
Risque relevé par des hommes de loi, à l’instar de Me Ali Yahia Abdenour, de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH),
- qui a déclaré en juin 2003 que
« par la force des arrêtés interministériels du 10 février et du 25 juillet 1993, l’état d’urgence a glissé vers l’état de siège ».

Auparavant, l’avocat Issaâd Mohand a relevé dans son rapport d’enquête sur les événements de Kabylie, publié en décembre 2001, que :

« les pouvoirs donnés par l’arrêté de 1993 au commandement des régions militaires sont des pouvoirs propres, ce qui est caractéristique de l’état de siège ».

L’enchevêtrement des textes] cités a provoqué l’amalgame des compétences entre les autorités civiles et militaires.

Dans le cas des événements de Kabylie
non seulement l’investigation a eu des difficultés pour démêler le réseau de prise de décisions en raison de ces confusions organiques,
mais surtout le rapport d’enquête a conclu à l’illégalité de l’intervention de l’autorité militaire durant les émeutes.

A signaler qu’aucune suite n’a été donnée au rapport Issaâd.

Dans une perspective plus large, l’on pourra se demander sur les possibilités d’enquêtes sur les violences alors que le flou des dispositions encadrant le
- « maintien de l’ordre »
- et/ou son « rétablissement»
permettent amalgames et déperdition de la traçabilité des responsabilités. Evoquant l’idée d’un plan national pour les droits de l’homme, le président Bouteflika avait déclaré en avril 2002 que l’élaboration d’un tel document « permettra, notamment, une meilleure lisibilité des normes les encadrant et devra aboutir à terme à ôter à toutes les formes de l’arbitraire tous les alibis législatifs et réglementaires, qui pouvaient, par leur insuffisance, leur servir de caution ». Mais rien n’a été fait, depuis, de la part du chef de l’Etat pour la levée de l’état d’urgence, question qu’il a considérée en juillet 1999 comme « un problème qui concerne les responsabilités du président de la République ».

Adlène Meddi
El Watan, 10 février 2007
ALGERIA-WATCH
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   Posté le 18-02-2007 à 12:13:48   Voir le profil de Paria (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Paria   

Les attentats du GSPC en Kabylie
A qui profite le crime ?


Le président Bouteflika en sera pour ses frais !

Le dispositif légal et réglementaire qu’il a mis en œuvre pour faire amnistier tous ceux qui ont plongé l’Algérie dans un bain de sang se révèle désormais inopérant.

Il a suffi qu’un groupe de gens armés, le GSPC en l’occurrence, fomente une série d’attentats à la bombe dans les Wilayates de Tizi Ouzou et de Boumerdes, aux portes d’Alger, pour que la peur se réinstalle dans tout le pays.

L’évènement qui aurait fait 8 morts et une trentaine de blessés, en majorité des victimes civiles, a été repris en boucle par toutes les chaînes de télévision qui comptent.

La presse écrite lui consacre également la Une de ses journaux et les journalistes « spécialisés » dans l’Algérie, celle de la violence et du chaos, qui avaient rangé leurs stylos depuis quelque temps, reprennent du service.

Lorsque le processus d’une amnistie qui se refusait de dire son nom, parce qu’il obéissait plus à une stratégie politicienne qu’à une volonté de réconciliation et de pardon, avait été enclenché, de nombreuses voix, particulièrement celle des familles de disparus, avaient fustigé ce qu’ils ont qualifié d’auto amnistie.
- Parce que les milliers de personnes qui avaient été enlevées, le plus souvent par des forces de sécurité, ne pouvaient, de cette manière, être passés en pertes et profits.
- Parce que leurs parents gardaient l’espoir qu’ils étaient encore vivants, parce qu’ils pouvaient être exécutés à posteriori pour ceux d’entre eux qui étaient encore vivants, pour effacer toute trace de l’implication des services de sécurité dans les exactions.

Les familles de disparus, qui ont refusés de se laisser acheter, qui continuent à ce jour d’exiger que la vérité soit faite et que leurs morts leurs soient rendus, ont été menacées, persécutées, réduites au silence, empêchées de se réunir, qualifiées d’ « anti nationalistes ».

Des moyens exorbitants et toute la puissance publique seront ainsi consacrés à mettre aux oubliettes une guerre atroce contre les civils qui a fait 200 000 morts, pour reprendre le chiffre du chef d l’Etat, plusieurs dizaines de milliers de disparus, avec tout ce que cela a engendré de veuves et d’orphelins, et tous ceux qui ont survécu à une torture instituée en pratique systématique d’interrogatoire.

Ceux qui avaient provoqué délibérément cette immense tragédie, qui l’avaient mise à profit pour engranger des milliards de dollars et qui avaient pris en main les leviers principaux d’un pouvoir de la rente, avaient fini par prendre au sérieux les risques de pouvoir répondre, un jour ou l’autre, pour crimes contre l’humanité devant des institutions internationales.

Ils décidèrent donc de négocier avec le candidat Bouteflika, qui était le Président sortant, d’une stratégie qui pouvait les absoudre, en contrepartie de leur bénédiction pour un deuxième mandat.
Et c’est ainsi qu’ils réussirent à se faire pardonner, le mot est faible, par le « peuple souverain » qu'ils ont supplicié.

La consultation eut lieu dans des conditions honteuses.

Jusqu’à un matraquage médiatique subliminal qui ne laissait pas d’autre choix aux électeurs qu'entre continuer de se faire massacrer ou d'accepter de fermer leurs bouches et leur mémoire.

La Charte pour la réconciliation nationale et ses textes d’application allèrent jusqu’à aménager dans leurs dispositions des passages où les bourreaux, « agents honorables de l’Etat », furent sublimés, portés aux nues, considérés comme les sauveurs de la République.

D’autres dispositions y précisent qu’il est interdit
- de les accuser,
- de les poursuivre
- et même, dans le fond, d’entreprendre tous travaux de recherche sur leur implication dans la tragédie.

Ce fut donc une auto amnistie au vrai sens du terme .

Les Généraux algériens qui furent à l’origine du malheur de tout un peuple furent ainsi soustraits à toute forme d’investigation sans autre forme de procès et même sans que leur implication fut seulement évoquée, dans cette charte qui restera dans l’Histoire comme un monument de fausseté et de scélératesse.

Dans le lot furent absous par la même occasion tous ceux,
- islamistes armés, qui furent les instruments aveugles et zélés de ceux qui leur concoctaient des fetwas d’assassinat depuis leurs bureaux des Tagarins de Ben Aknoun et d’ailleurs.

Il le fallait bien, pour neutraliser en un seul coup tous ces illuminés de bas étage, ces hommes dde main sanguinaires.

Ils n’étaient plus d’une quelconque utilité si ce n’est de servir de prétexte pour ramener les compteurs à zéro et permettre aux nouveaux milliardaires de faire fructifier leurs trésors de guerre.

La flambée des prix des hydrocarbures aidant, le Président Bouteflika croyait avoir enfin la possibilité de donner la pleine mesure de son destin national.

L’Histoire n’a pas d’Etat d’âme, croyait il.

Qu’importent les moyens utilisés si en fin de compte il pouvait renvoyer tous ces " chefs de guerre " à leurs casernes ou à leurs foyers et faire accéder de plain pied le pays au rang qu’il voulait pour lui.

Dans quelques années, devait il penser, les plaies seront cicatrisées, les morts oubliés et l’Algérie hissée au niveau de prospérité et de paix retrouvée que lui permettent ses moyens et sa position. L’Histoire se souviendrait de lui, croyait il, comme de l’Homme providentiel, celui qui a sorti l'Algérie du chaos.

Mais c’était compter sans l’ambition maladive et démesurée des décideurs qui sont tapis dans l’ombre du Pouvoir.
Si certains d’entre eux, à l’instar du Général Major Mohamed LAMARI, ont accepté juste après l’adoption de la Charte nationale pour la réconciliation, de se retirer et de se consacrer à leurs affaires, en contrepartie de privilèges tenus ultra secrets jusqu’à aujourd’hui, il n’en a pas été de même des chefs du DRS.

- Ceux-ci, qui ont réussi, à la faveur de la décennie rouge, à bâtir une organisation tentaculaire qui noyaute tous les cercles vitaux du Pouvoir, et qui sont conscients qu’ils continuent de tenir entre leurs mains, non seulement les mannes de toutes les rentes et particulièrement celle des hydrocarbures, mais surtout l’essentiel du Pouvoir.
- Ils sont bien plus puissants, en terme de nuisance, que le Président de la République lui même, quoique celui-ci ait réussi, pour des considérations diverses et contrairement à ses derniers prédécesseurs, à réintégrer de très larges espaces décisionnels.

Les chefs du DRS ont donc refusé net de se consacrer à leurs seules prérogatives, seraient elles exorbitantes. Ils pouvaient pourtant continuer à agir dans la vie publique comme le font leurs homologues du SDECE, de la CIA, du M16, c'est-à-dire dans toutes les missions habituellement dévolues aux services spéciaux en matière de sécurité du territoire.

Mais en étant placés sous la houlette du Chef de l’Etat, qui a toute latitude de les congédier.
- Or c’est cet aspect des choses qu’ils refusent d’envisager. Non seulement ils n’acceptent pas de se conformer à une vision républicaine de leurs prérogatives, ils ne veulent pas remettre éventuellement à quelqu’un d’autre la formidable pieuvre qu’ils ont conçue, mais ils ne veulent surtout pas sortir du noyau de la Décision politique.
Surtout pas maintenant que les Néo Cons américains les ont embrigadés dans leur politique planétaire de « Lutte contre le terrorisme islamiste »

Les Américains connaissent plus que quiconque la réalité de la tragédie algérienne.
Ils connaissent les moindres détails du vaste complot du DRS et d’autres généraux sur la manipulation des groupes armés,
- sur la guerre psychologique qui a été menée contre le peuple algérien,
- sur la parfaite maîtrise de la torture,
- des massacres de masse,
- sur les enlèvements
- et sur tout l’effroyable cortège de techniques de guerre subversives qui ont été utilisées pour arriver à leurs fins.

Ils savent et ils n’ont pas tort de le penser, que le DRS a vaincu le FIS.
Il l’a annihilé !

Aux yeux des Américains qui ont suivi avec attention le formidable succès du FIS au sein de la population, pour s’être servis eux même de nombreux de ses dirigeants dans le « Djihad » en Afghanistan, l’ascension de l’islamisme politique en Algérie était irréversible.

L’interruption du processus électoral après la victoire du FIS et les évènements qui s’ensuivirent avaient laissé penser à de l’improvisation et à des sursauts de désespoir d’une junte qui voulait sauver sa peau. La suite des évènements n’allait pas tarder à démontrer que ceux qui avaient pris les évènements en main étaient passés maîtres dans la subversion de haut vol.

Ils avaient été formés sur le tas. Sur un tas de cadavres.
]Mais
de fil en aiguille,
de massacre en élaboration de Fetwas,
et d’infiltration d’islamistes en création de toutes pièces de groupes armés, le DRS et des Généraux d’autres corps, allaient découvrir, chemin faisant, que tout était possible, puisque tout était permis, y compris par celles d’entre les démocraties occidentales qui se posaient en champions des Droits de l’Homme.

Les Américains qui ne cachent pas leur admiration pour les régimes forts et déterminés, surtout lorsque ceux-ci se révèlent aussi efficaces, ont trouvé en le DRS un partenaire rêvé.

Le Président américain lui-même serait sous le charme. I

ls ont publiquement et en diverses occasions fait l’éloge de « ces services qui ont su et pu vaincre le Terrorisme »
C’est pour cela que depuis quelques mois des contacts de plus en plus fréquents ont eu lieu entre des représentants du Pentagone et ceux de l’Armée algérienne.

Il y a même eu des contacts informels sans que le Président en soit informé, en violation des principes les plus élémentaires de la diplomatie.

Mais les Américains qui connaissent la réalité du régime algérien et le culte du secret qui le personnifie, ne s’embarrassent pas de protocoles et préfèrent taper à la bonne porte.

D’autant qu’ils savent que le Président algérien, qui navigue entre deux eaux, fait tout pour ne pas les froisser.

Dans leur logique guerrière, le DRS et les Généraux qui voient en cette amitié empressée que leur témoignent les Américains un atout supplémentaire pour leur suprématie au sein du Pouvoir, la violence terroriste ne doit pas désarmer.
Quitte à être entretenue.
Quitte à être ravivée.

Mais le problème majeur qui se posait était que la quasi-totalité des fanatiques qu’ils avaient réussi à pousser à la violence s’était rendue aux autorités.

Le maquis était dégarni. Il n’y restait qu’une poignée d’irréductibles que certains cercles dirigeants de l’Armée combattaient mollement, sans les réduire.

Ces groupes armés, confinés en Kabylie et dans le grand Sud ne s’attaquaient plus qu’à des militaires isolés ou à des élus qui leur tombaient entre les mains.

Leur capacité de nuisance était tombée au plus bas. Ils erraient lamentablement d’une région à une autre se contentant de rançonner des populations isolées.

Des témoignages concordants faisaient état de leur délabrement physique. Ils souffraient de la faim et du froid, étaient couverts de vermine.

Alors, qu’à cela ne tienne !
Du jour au lendemain, le monde entier apprenait que Ben Laden les avait bombardé au rang de « Qaeda pour les Etats Islamiques du Maghreb »,
les gens qui les ont rencontrés affirment qu’ils ont été requinqués, qu’ils ont été remis à neuf, que leur armement s‘est considérablement amélioré.

La mission qui leur a été impartie, en connaissance de cause ou à leur insu, est entrée dans sa phase de réalisation.

La machine a été réactivée.
Ould Kablia, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Intérieur avait pourtant récemment déclaré à Tunis que « le GSPC tend à être éradiqué en totalité et qu’il ne représente pas de menace pour le Maghreb, allié de El Qaeda ou non ! »

Le Ministre s’était fait l’interprète du Chef de l’Etat. Il s’avère qu’il avait tort.
Le GSPC vient de démontrer qu’il vient d’acquérir une redoutable capacité de nuisance.
En menant de façon simultanée une série d’attentats spectaculaires contre des commissariats de police et d’autres sièges sécuritaires, les quatre chats aux abois qu'étaient les membres du GSPC et qui ne parvenaient même pas à trouver de la nourriture, se sont retrouvés avec une organistation capable de secouer tout le pays, et plus encore..

La revendication s’est faite à l’autre bout du Maghreb, à Rabat.
Pour frapper les esprits et leur imposer l’idée d’une dynamique maghrébine.
Il ne manque plus que les vidéos transmises par El Djazira. En droit fil de la logique qui s’installe.

Parmi les morts et les blessés, les plus nombreux sont des civils. Pourtant, depuis de nombreuses années et même au plus fort des années rouges, le credo du GSPC était de ne jamais s’attaquer aux civils !

Djamaledine Benchenouf,
Algeria-Watch, 14 février 2007
Melestam
6ème classique unanimement reconnu.
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   Posté le 20-02-2007 à 15:42:41   Voir le profil de Melestam (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Melestam   

Il s'est passé/se passe beaucoup de choses bizarres en Algérie (notamment au sujet du nucléaire français).


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"Le boukharinisme est ainsi en définitive une thèse niant la négation de la négation."
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   Posté le 20-02-2007 à 17:00:22   Voir le profil de Paria (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Paria   

La répression multiforme que subit le SNAPAP continue de plus belle


Ce jour, mardi 13/02/2007 nous avons surpris des jeunes etudiants n'ayant aucune relation avec notre syndicat occupant notre deuxieme siege national (le premier ayant été spolié par un groupe d'individus appuyés par les autorités) situé à Bab Ezzouar (Alger) aprés son effraction.

Nous avons pris attache avec le commissariat de police de Bab Ezzouar , la police nous a informés que ces jeunes ont défoncé les portes et changé les serrures en présence d'un huissier de justice, ceci sur ordre du procureur de la Cour d'El Harrach qui leur delivré un mandat.

Nous n'avons pas été informés de ce mandat de procureur alors que notre syndicat est propriétaire de ce local.

Il s'agit d'une action purement arbitraire.
Les cadres syndicaux du SNAPAP vont observer un sit-in devant le siège national le 28 Février 2007 pour dénoncer cette action inacceptable.

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   Posté le 01-03-2007 à 22:15:30   Voir le profil de Paria (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Paria   

L'article suivant est un monument dans son genre. Il doit être lu très attentivement et gardé soigneusement. Il est la preuve écrite et indélibile de la manipulation des groupes terroristes par certains clans du régime. (D. Benchenouf: voir commentaire ci-dessous)

LA RÉGION EST DEVENUE UNE ZONE DE REPLI DU GROUPE TERRORISTE

Les maquis du Gspc en Kabylie

L'Expression, 26 février 2007

C’est à partir de ces fiefs, toujours décimés et sans cesse renouvelés, que l’organisation tire ses ressources.

Les maquis kabyles ont constitué pour le Groupe salafiste pour la prédication et le combat, devenu depuis peu Organisation Al Qaîda du Maghreb islamique, une constante dans la stratégie du Gspc.

Les hommes ont changé, les chefs aussi, mais ces «immenses réservoirs» qui vont pratiquement de Boumerdès à la lisière de Jijel, s’étendant sur deux cents kilomètres, continuent à constituer la principale réserve de l’organisation.

Région, géographiquement, culturellement et linguistiquement délimitée, la Kabylie présente les caractéristiques d’une région hostile à toute récupération et réfractaire à tout compromis.

Les enjeux politiques, la précarité de la vie, les écarts entre les privilégiés, les nantis et les petites gens restent énormes, ce qui a eu pour effet d’y créer une situation sécuritaire très complexe.

Depuis avril 2001 et les confrontations qui ont suivi, les événements politiques et sociaux ont créé en Kabylie un no man’s land sécuritaire qui perdure.

Les choses se sont peu à peu tassées, par lassitude plutôt que par résolution des vrais problèmes.

L’Etat a consenti des indemnisations aux victimes, mais la région vit les mêmes problèmes sociaux, avec toujours une omniprésence du Gspc, et aussi avec ceci en bonus: une montée en force de la criminalité et une prolifération de la petite délinquance.

En fait, la Kabylie a posé de sérieux problèmes aux autorités, et les choses ont vraisemblablement évolué dans tous les sens, et non pas uniquement dans le bon sens.

Le risque économique, élevé, rend utopique tout investissement sérieux et durable, à un moment où le braquage de banques, de bureaux de poste, des recettes municipales et des contributions, est devenu un métier qui fait florès, aussi bien chez les groupes armés de la région que chez les jeunes, tentés par la radicalisation et le gain à portée de main.

Ainsi, le Gspc continue toujours, et pour les raisons stratégiques, politiques, sociales, culturelles et économiques que l’on sait, à occuper les montagnes alentour.

Un chef militaire nous confiait récemment:
«Il s’agit bien d’une situation anormale, et tout ce qui se passe aujourd’hui est le résultat d’un cumul de plusieurs années de tensions politiques et sociales.»

En termes clairs, les services de sécurité ont été neutralisés en Kabylie:
la Gendarmerie nationale y a été délocalisée, et les seuls effectifs de la police ne peuvent sécuriser toute la région, qui présente à ce jour de larges couloirs pour les groupes armés, de passage, en transhumance ou sédentaires.

En voici les principaux groupes et sous-groupes dirigés organiquement par trois grandes katibate dans la région de Tizi Ouzou:

1-Katibate En-Nour:
61 hommes, dirigés par I.M. dit Mouloud al-Fermache et le dénommé Hazem, et constituant 4 sections.

- La section de Guergour:
15 hommes dirigés par O.M. dit Al-Irbad.

- La section de Sidi Ali Bounab:
30 hommes dirigés par A.Y. dit Abou Khouthaïma.
Cette section stationne aux alentours de Oued Ighzer.

La section de Boukhalfa:
6 hommes.

La section d’Aïn El Hammam:
10 hommes dirigés par M.K. dit Khaled es-Sawwaff.

2 Katibate al-Farouk:
30 hommes pour 2 sections:

- La section de Boghni:
18 hommes commandés par B.M. dit Youcef al-Harrachi.
Cette section stationne dans les forêts de Amghour, Ichichouach, Souk El-Thenine, les Ouadhias et Mechtras.
- La section de Draâ Al Mizan
12 hommes commandés par M.A. dit Abdeljabbar.

3-Katibate Al Ansar:
20 hommes pour deux sections:

- La section de Bounab 2
- 12 hommes dirigés par F.B. stationne dans les contreforts sud des monts de Sidi Ali Bounab.

- La section de Tigzirt:
8 hommes, dirigés par M.M. dit Ikrimah.
Cette section prend pied aux alentours de Mizrana, Lazer et Laâzib.

A Béjaïa, trois grandes sections sont opérationnelles
- la section d’Akfadou -la section d’El Kseur -la section d’Azazga.

Pour des raisons de sécurité, le PC du Gspc choisit la stratégie de la «mobilité permanente», et change de fief sans cesse.

Entre janvier et juin 2006, il était à Toudja, débordant carrément vers Béjaïa, puis s’est déplacé dans les forêts et monts inexpugnables du massif central du Djurdjura, à Tikjda et à Akfadou.

N’ayant pas de statistiques précises, les services de sécurité estiment à une cinquantaine les hommes du Gspc dans cette seule région, qui sert surtout de rampe de lancement, de repli et de PC occasionnel pour la direction du Gspc et de lieu de rencontre pour les groupes qui remontent du Sud ou viennent de l’Est.Les nouvelles mutations du Gspc, depuis son adhésion à Al Qaîda, rendent encore difficile toute évaluation des hommes et des ressources disponibles, bien qu’il est certain que le fait de bénéficier du label Al Qaîda dans le Maghreb, va ouvrir toutes grandes les portes au Groupe salafiste pour puiser dans la logistique et les hommes des groupes connus ou non dans toute la région maghrébine, saharienne et sahélienne.

Fayçal OUKACI





Commentaire de Djamaledine Benchenouf

C'est tout simplement ahurissant!

De pareils renseignements sur ces groupes du GSPCd'une telle précision, avec

- l'identification des chefs de groupe,
- du nombre précis des membres qui y activent,
- de leurs territoires,
- de leurs mouvements et du tracé de leurs itinéraires,
- de leurs bases de repli,
- de rencontre et de stationnement,

ont une signification évidente:

Ces groupes sont dirigés par les services de sécurité qui prétendent les combattre. .

Sinon comment expliquer une pareille connaissance du maquis du GSPC dans une région où les services de sécurité sont quasi inexistants, selon le journaliste.

Dans cette région qui a été plongée délibérement dans l'insécurité et l'anarchie et dont des forces obscures veulent faire un détonnateur pour miner tout le pays.

Quand on dit d'un groupe qu'il est composé de 61 hommes, pas de 60 ou de 65, mais de 61, remarquez la précision, à l'homme près et qu'ils sont commandés par flène, dit feltène,
que le groupe est scindé en tant de sections,
et autres renseignements aussi précis sur tous les autres groupes présents en Kabylie,

c'est que les services reçoivent des BRQ réguliers et quotidiens en provenance de ces mêmes groupes.

Si les services qui ont communiqué ces informations connaissent tout cela de ces groupes, qu'ils suivent tous leurs mouvements et qu'ils ont une si parfaite connaissance de leur composition et de leur interaction, pourquoi n'ont ils pas pu déjouer les récents attentats ?

La conclusion à en tirer s'impose d'elle même.

Que ces chiffres soient communiqués à un journaliste rend encore plus trouble tout ce mic mac.

Certains pourraient penser que c'est pour semer la zizanie au sein du GSPC et les pousser à s'entretuer.

Trop primaire pour le DRS, comme pour le GSPC, d'ailleurs

Cette extra ordinaire précision sur le GSPC en Kabyle, proçède d'une manipulation de l'opinion

On tente de lui faire avaler que ce groupe est réellement structuré, qu'il dispose d'une vraie capacité de nuisance et surtout qu'il est structuré dans la Quaida.

Peut être pour préparer l'opinion à des attentats qui se préparent.

De l'intox d'apprenti subversif contre le clan adverse qui dit tout le contraire sur la capacité de nuisance du GSPC et qui fait tout pour le ramener à des proportions bien plus modestes.
Celles d'un groupe aux abois, et dont le réel soutien logistique est à chercher ailleurs que chez l'habitant.

Le DRS est habituellement plus adroit et plus retors.
Cette grossière manipulation a certainement une explication qui se tient.

Peut être est elle le signe que des mutations profondes s'opèrent dans l'antre de l'ogre.

Djamaledine BENCHENOUF
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   Posté le 06-03-2007 à 10:35:32   Voir le profil de Paria (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Paria   

Mounir Hammouche, décédé des suites de la torture


Mounir Hammouche, né le 15 décembre 1980 et demeurant à Ain Taghrout, Wilaya de Bordj Bou Arreridj avait été enlevé une première fois le 20 décembre 2006 vers 20 heures à la sortie de la mosquée par plusieurs hommes en civil et armés, circulant à bord d’un véhicule gris de marque Peugeot 406 et immatriculé à Alger.

Il avait été séquestré dans une caserne du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) et libéré le lendemain.

La famille rapporte que les agents des services secrets lui reprochaient
« de ne pas faire la prière dans la mosquée la plus proche de son domicile »
- et également
« le fait qu’il portait une barbe ainsi qu’une tenue vestimentaire islamique ».

Deux jours plus tard, le 23 décembre 2006
les mêmes hommes circulant dans le même véhicule ont arrêté M. Hammouche à la sortie de la mosquée après la prière du soir.

Quatre autres hommes ont été enlevés au même moment. I
l s'agit de Z.A., M.F., L.W., R.M.

Ces cinq personnes ainsi que deux autres, non encore identifiées, ont été conduites au CTRI (Centre territorial de recherche et d’investigation) dépendant du DRS de Constantine, où elles ont subi des tortures et des mauvais traitements.

Le 29 décembre au soir, les services de sécurité ont informé la famille de Mounir Hammouche que celui-ci

« était décédé lors de sa garde à vue ».

Ils ont prétendu que ce dernier
« s’était probablement suicidé »
- et
« qu’une autopsie avait de toute façon été pratiquée »
- et
« qu’ils pouvaient enterrer le corps »

La famille a récupéré le corps dans la même soirée.

Ses proches ont pu constater que la victime portait de nombreuses traces de tortures, dont une blessure au niveau de la tête ainsi que des ecchymoses au niveau des mains et des pieds.

La famille a procédé le lendemain 30 décembre à l’enterrement du corps en présence des autorités sécuritaires et sous surveillance policière. Même le wali, des commissaires de police et le chef de daïra sont apparus sur les lieux.

La famille est convaincue que Mounir Hammouche est décédé des suites de la torture qu’il a subie à la caserne du DRS de Constantine lors de sa garde à vue.

C’est d’ailleurs ce service, dont les membres ont également la qualité d’officier de police judiciaire, qui a présenté les quatre autres personnes arrêtées au procureur de la république du tribunal de Bordj Bou Arreridj, lequel a requis l’ouverture d’une information judiciaire pour « apologie au terrorisme ».
Art. 87 bis 4.- Ordonnance n° 95-11 du 25 février 1995.

« Quiconque fait l’apologie, encourage ou finance, par quelque moyen que ce soit, des actes visés à la présente section, est puni d’une peine de réclusion à temps de cinq (5) à dix (10) et d’une amende de 100 000 DA à 500 000 DA ».

Cette accusation ainsi que celle « d’appartenance à une organisation terroriste » est couramment invoquée par les services de sécurité algériens pour justifier les arrestations et détentions arbitraires ainsi que des gardes à vue prolongées.

Les quatre hommes enlevés au même moment que Mounir Hammouche sont toujours en détention provisoire et nous avons appris l'arrestation d'autres personnes dans les villages voisins pour des motifs semblables.

Algeria-Watch et Al-Karama for Human Rights, 22 février 2007
Paria
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Paria
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   Posté le 14-03-2007 à 17:53:25   Voir le profil de Paria (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Paria   

ASSASSINAT DE DEUX JEUNES A KAIS


Les gendarmes continuent de tuer !

Ils viennent d’assassiner deux jeunes Algériens à Kaïs. Belhafsi Sofiane et Belaamri Fateh, ont été fauchés en pleine jeunesse par des criminels en uniforme.

Ils ont tué le premier qui était à bord d’un véhicule qu’ils avaient pris en chasse et qu’ils auraient pu immobiliser par d’autres moyens, sans être obligés de recourir à des tirs ciblés pour tuer.

Puisqu’ils disposaient d’un véhicule plus rapide et que l'interception se faisait en terrain dégagé. Les occupants de celui qu’ils poursuivaient n’étaient pas armés et ils ne représentaient aucun danger pour eux !

Le jeune qu’ils ont touché mortellement n’était même pas au volant et se trouvait à l’arrière du véhicule.

Ils ont tué le deuxième, alors que celui-ci, un ami intime de la victime, accompagnait une foule nombreuse de jeunes qui avaient assailli la brigade de Gendarmerie, au lendemain du crime, pour exprimer leur colère, leur exaspération contre des bandits en uniforme qui ont fait main basse sur leur petite ville et qui tuent leurs frères.

Les gendarmes qui disent avoir utilisé des balles en caoutchouc, pour protéger leurs familles soutiennent ils malgré la mort de ce jeune homme, ont tiré à balles réelles pourtant.

Tiré pour tuer !

Si la foule présentait une véritable menace pour leurs familles, comment expliquer que plus de trois cent jeunes en colère n’aient pas investi les lieux, pourtant très accessibles.

Le fait est que le gendarme qui a tiré à balle réelle, a visé une cible et qu’il a tiré froidement, pour tuer

Les gendarmes sont de très bons tireurs. Ils peuvent viser les jambes ou les pneus.

Ils préferent cibler la tête ou les organes vitaux.


L’explication en est d’abord que les gendarmes, censés tous être des officiers de Police Judiciaire, dûment assermentés, sont pourtant formés à l’emporte pièce.

Non pas pour faire face à des situations extrêmes et ne jamais perdre leur sang froid, mais pour réprimer toute velléité de la population.

Leur perception de la foule a été forgée de façon à leur désigner tout mouvement de la population comme une menace qu’il faut briser par tous moyens.

Tout manifestant est pour eux une cible permise.
Ils savent qu’ils peuvent tuer.
On le leur a inculqué.


D’autant que les gendarmes de Kaïs ont avec sa population une relation très particulière.

C’est pour cela que les deux jeunes de Kaïs sont morts ! Parce que le Darak El Watani porte en lui le réflexe d’une force de répression, parce que le gendarme est assuré de l’impunité et parce pour lui tous les jeunes sont des trabendistes qui doivent payer la dîme.

L’assassinat du jeune Germah Massinissa qui a enflammé toute la Kabylie, qui a eu des conséquences tragiques sur toute la région des années durant, et qui continue d’en avoir, qui a fait germer dans le cœur de nombreux Kabyles jusqu’au désir de se séparer de l’Algérie, aurait pu servir d’exemple.

Un Etat attaché à la sauvegarde du pays et de sa cohésion aurait pris toutes les dispositions pour que pareille tragédie ne se reproduise plus. Ce fut loin d’être le cas.

Le pouvoir instrumenta lui-même la colère des gens. Il fomenta le départ de tous les gendarmes de la Kabylie.

Non pas pour se soumettre à la volonté de la population, comme il le laissait croire, mais pour la punir et l’abandonner à son propre sort.

Comme pour lui dire :
"Ou tu acceptes qu’on tue tes enfants sans broncher, comme le reste des Algériens, où on instaure la pagaille chez toi ! »

Entre temps, la gendarmerie , encore pire que les autres Corps de sécurité, continuait de se consacrer à ses activités favorites :
- la corruption,
- le racket,
- l’extraction de fonds,
- la gestion du trabendo.

A Kaïs, les gendarmes se sont toujours distingués pour leur forte implication dans ces trafics.
Toute la population garde en mémoire de nombreux cas qui ont failli mettre le feu à la poudrière.

Des scandales à répétition. Sans répercussion aucune pour les gendarmes qui ont en été les auteurs.

A Kaïs, ces « auxiliaires de la justice » se sont toujours comportés en maillons incontournables de tous les trafics qui ont cours dans la région. Il faut savoir que la population de Kaïs, qui s’est particulièrement intensifié au cours des vingt dernières années, souffre d’un chômage endémique.

Dans une région agricole vivrière très difficile à exploiter, dont le barrage qui date de la période coloniale, s’est lourdement envasé, et dont l’unique ressource, pour une population active dont le taux de chômage dépasse les 50%, est le Trabendo.

Kaïs se trouve en effet sur l’axe du commerce informel à destination et en provenance de la Tunisie.
Tout y transite :
- Cheptel ovin,
- denrées alimentaires,
- cigarettes de contrebande
- et Kif.

La gendarmerie de Kaïs est fortement et notoirement impliquée dans le trafic.

Elle y pratique un racket systématique sur tous les réseaux.


On connaît même le cas de gendarmes qui tiennent des carnets où ils notent les montants que doivent leur verser les jeunes qui activent dans telle ou telle filière.

Ils sont au courant de tout ce qui se passe, connaissent les chemins détournés, « vendent la route » aux trafiquants des autres régions qui transitent par leur « territoire », disposent d’indicateurs et de rabatteurs patentés.

Ce sont des « protecteurs » qui pressurent les jeunes qui n’ont pas d’autre choix pour gagner leur vie.

S’ils ont tiré sur le véhicule qui a pris la fuite, ce n’est pas parce qu’ils pensaient avoir affaire à des terroristes éventuels, mais parce qu’ils devaient, à ce moment, croire qu’un trabendiste voulait échapper à leur racket.
S’ils ont tiré sur le deuxième, c’était pour mater une foule asservie qui osait relever la tête !

Tous les gendarmes ne sont pas ainsi.
Certains sont restés honnêtes et tentent vaille que vaille de faire leur devoir dans les voies de l’honneur et en respect du serment qu’ils ont prêté.

Ils ont d’autant plus de mérite qu'ils sont très mal vus par leurs collègues, dans ce corps où les seules valeurs qui ont cours sont celles du profit à tout prix, de la force brutale et de l’oppression.

Les deux jeunes Algériens qui ont été assassinés, car c’est le mot, par ces brutes sanguinaires, viennent s’ajouter à la longue liste de leurs exactions.

Les Algériens de cette région, comme celle du reste du pays, trop longtemps meurtris par ceux qui prétendent les protéger, sont dans l’expectative.
Pour le moment, le temps est à la douleur.

Kaïs enterre ses morts dans la pudeur et le recueillement.
Mais les Algériens ne seront pas éternellement des hommes qu’on tue impunément !

Djamaldine BEN CHENOUF
10 mars 2007
Algéria-Watch

Xuan
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9400 messages postés
   Posté le 31-05-2012 à 15:53:40   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

BHL bavarde, Zohra Drif lui a claqué le bec.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
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