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 Un important rapport de Ziouganov

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Xuan
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   Posté le 29-03-2015 à 22:48:15   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Gilbert Remond nous propose la lecture de la première partie du rapport de Zouganov au dernier plenum du comité central du Kprf publié par histoire et société.

Guennadi Andreïevitch Ziouganov est le Président du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF).
Son rapport fait un bilan critique sur la restauration du capitalisme en URSS après la direction de Lénine et de Staline.

Il n'est pas question dans cette première partie des rapports entre l'URSS et l'ensemble du Comecon, ni des interventions soviétiques, ni de la notion de parti père, ni de la scission du mouvement communiste international dans les années 60. La notion de social-impérialisme en est évidemment absente.
En fait cette partie du rapport concerne exclusivement la politique économique intérieure du PCbUS et relève des erreurs successives conduisant à la restauration du capitalisme.


Je publie ce texte ci-dessous, il présente pour tous les communistes un très grand intérêt.

On lira également sur le site de D. Bleitrach :

> Ziouganov : « Notre rencontre avec le camarade Xi Jinping, Président de la RPC, est un événement marquant »

> « L’expérience chinoise est utile pour la Russie. » Article de Ziouganov pour le Quotidien du Peuple et la Pravda

> Ziouganov et l’Asie


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Ziouganov : L’héritage révolutionnaire d’Octobre et les tâches du Parti communiste
.

26
MAR





voici exactement la moitié de la traduction par Marianne des 35 pages du plenum du Parti communiste de la fédération de Russie. Jugeons sur pièce la manière dont ce parti analyse la situation historique non pour en faire notre bible mais pour nous enrichir par le dialogue. Bon travail (Danielle Bleitrach)

______________



L’héritage révolutionnaire d’Octobre et les tâches du Parti communiste. Rapport du Président du Comité central du Parti communiste, GA Ziouganov au Plenum du Comité central du Parti communiste de Mars 2015

19/03/2015 Pravda

http://kprf.ru/party-live/cknews/140505.html

(PREMIERE PARTIE)

Chers camarades!

Nous approchons du 100e anniversaire de l’événement le plus marquant du XXe siècle et de l’histoire de l’humanité. Sa valeur est bien reflétée par cette réflexion de Staline: «La Révolution d’Octobre a infligé une blessure mortelle au capitalisme mondial dont il ne se relèvera jamais … C’est pourquoi le capitalisme ne retrouvera jamais « l’équilibre » et « la stabilité » qu’il possédait avant Octobre. »

L’anniversaire de la Grande Révolution socialiste d’Octobre est une excellente occasion de rappeler sa signification, montrer les acquis du système socialiste et, bien sûr, mobiliser nos forces pour lutter pour le triomphe des idéaux les plus chers des travailleurs.

Dès à présent, nous devons déployer une activité de grande envergure pour préparer le 100e anniversaire de cet événement historique. Il n’est pas moins important de confronter notre expérience historique avec les tâches du parti héritier d’Octobre. Sans oublier les aspects de la révolution qui sont apparus à nous sous un jour nouveau. Leur connaissance et leur compréhension permettront de mieux préparer le parti aux batailles de classe pour la paix, la vraie démocratie, les droits humains et la dignité des citoyens.

Les prémisses de la Grande Révolution

La révolution socialiste en Russie ne s’est pas accomplie spontanément, de manière aléatoire ou soudaine. L’inéluctabilité de son avènement a été démontrée par Lénine sur la base de toute la richesse de la théorie dont les bases ont été posées par Marx et Engels.

La plus grande découverte de Lénine a été sa thèse sur la transition du capitalisme vers une nouvelle étape supérieure : l’impérialisme.


La concurrence capitaliste qui persistait a inévitablement conduit à un développement inégal dans les différents pays. Le monde formait une seule chaîne du capitalisme, et la conquête des marchés signifiait un repartage du monde déjà divisé. Lénine fait une seconde conclusion importante : dans les conditions de l’impérialisme il est inévitable qu’apparaisse un maillon faible de la chaîne capitaliste, au détriment duquel les prédateurs impérialistes cherchent à renforcer leurs positions.

La chaîne du capitalisme peut être rompue en son maillon le plus faible , ou le capital peut ne peut pas résister à l’offensive des forces prolétariennes. Et le fondateur du bolchevisme livre une troisième découverte remarquable: dans les conditions de l’impérialisme, la révolution socialiste peut vaincre d’abord dans plusieurs pays ou même dans un seul.

Une analyse approfondie a convaincu Lénine que le maillon faible dans la chaîne de l’impérialisme était l’Empire russe, et que la Russie pourrait devenir le foyer de la révolution socialiste . Tout d’abord, avant même la transition vers le stade impérialiste, la Russie était déjà enceinte de la révolution. Déjà en 1875, Friedrich Engels avait écrit: « La Russie est sans aucun doute à la veille d’une révolution … qui va détruire d’un seul coup la dernière réserve, encore inexploitée, de toute la réaction européenne. »

Deuxièmement, la première révolution russe s’était terminée par une défaite. Il en était resté des contradictions non résolues qui exigeaient leur dénouement.

Et, troisièmement, au début du XXe siècle, le centre du processus révolutionnaire mondial s’était déplacé de l’Allemagne à la Russie. Comme le notait, par exemple, Karl Kautsky, qui alors s’en tenait encore fermement au marxisme.

La Russie présentait tout un enchevêtrement de contradictions aiguës. Contradiction entre le prolétariat et la bourgeoisie. Entre la superstructure féodale tsariste et l’union de la bourgeoisie et des propriétaires fonciers libéraux. Entre les propriétaires fonciers et les paysans. Entre les koulaks, les paysans moyens et pauvres – ces derniers étant la classe la plus nombreuse dans le pays. A tout cela s’ajoutaient les contradictions entre la bourgeoisie rurale et la communauté paysanne. Il y avait aussi les questions agraires et les questions nationales. Les conflits inter-régionaux et inter-religieux. L’antagonisme entre ville et campagne allait croissant.

La guerre mondiale a exacerbé toutes ces contradictions sociales en y ajoutant de nouveaux antagonismes. Le sentiment de révolution devenait général. « Dans la couronne d’épines des révolutions prochaines s’avance l’année 1916 « a écrit Vladimir Maïakovski . Des motifs similaires apparaissent dans les œuvres de Blok, d’autres poètes et écrivains.

Mais Lénine ne pouvait s’appuyer sur les prédictions des poètes. Son credo reposait sur une analyse scientifique rigoureuse « Il ne peut y avoir de révolution sans une situation révolutionnaire » , – insiste-t-il et il donne à cela une définition devenue classique. Premièrement : pour l’émergence d’une révolution il faut que « les classes inférieures ne veulent plus » vivre comme avant, et « les classes supérieures ne peuvent plus » gouverner comme avant, c’est-à-dire ont perdu la possibilité de conserver les formes anciennes de leur domination. Deuxièmement, il y a une « aggravation, supérieure à la normale de la misère des classes opprimées. » Troisièmement, on voit augmenter de manière significative l’activité des masses, qui dans les époques « pacifiques » se laissent « dépouiller tranquillement « , et en période de turbulences mûrissent pour « une action historique indépendante. »

Le peuple russe a qualifié à juste titre d’ «impérialiste» la Première Guerre mondiale. Elle a exacerbé au plus haut point la pauvreté et la détresse des classes opprimées. Il suffit de rappeler qu’en 1916 le gouvernement tsariste pour la première fois dans l’histoire du pays a formé des détachements pour les produits alimentaires. Leur tâche consistait à exproprier les « surplus » céréaliers des paysans afin d’éviter la famine dans les grandes villes de l’empire.

Des grèves ont éclaté dans tout le pays. En Janvier 1917, le nombre de grévistes a atteint 400 000. La guerre a nécessité de donner des armes à des millions de travailleurs et de paysans, et la masse des soldats était de plus en plus sensible aux idées socialistes. Ainsi, le 25 Octobre 1916 à Petrograd s’est déroulée une manifestation massive contre le procès des marins de la Baltique, que les autorités poursuivaient pour avoir créé une organisation bolchevique. Et ces épisodes étaient de plus en plus fréquents.

L’incapacité du « sommet » à diriger devenait flagrante. L’épisode Raspoutine montrait clairement que le régime tsariste était pourri jusqu’à la moelle. Dans les plus hautes sphères de l’empire se répandait le mysticisme – signe évident de confusion et d’ignorance.

La Russie a été frappée de plein fouet par la crise systémique du capitalisme. Le pays était devenu une partie de la chaîne capitaliste mondiale. Mais son élite féodale n’était pas en mesure de maîtriser les outils bourgeois de domination. Dans l’Empire russe s’est développée une situation révolutionnaire . Mais les conditions objectives ne sont pas suffisantes pour une révolution. Il faut une action de masse de la classe révolutionnaire, assez forte pour briser l’ancien gouvernement, « qui jamais, même dans une période de crise, ne tombera « , si on ne le « renverse » pas. Lénine rappela les paroles de Marx et Engels : «Contre la puissance unie des classes possédantes la classe ouvrière peut agir en tant que classe, seulement en s’organisant dans un parti politique spécial d’opposition à tous les anciens partis … l’organisation de la classe ouvrière en un parti politique est nécessaire pour assurer la victoire de la révolution socialiste … »

(…)

Le parti bolchévique est apparu dans les conditions spécifiques de la réalité russe. Mais la « Révolution d’Octobre ne peut être considérée simplement comme une révolution dans un cadre national « - c’est par ces mots que commence l’article de Staline sur le dixième anniversaire d’Octobre. Puis il écrit: «C’est avant tout une révolution de niveau international, mondial, car elle signifie un tournant radical dans l’histoire mondiale de l’humanité, de l’ancien monde capitaliste au nouveau monde, socialiste … On ne peut nier le fait que l’existence même d’un « Etat bolchevique » met un frein sur les forces obscures de réaction, aidant ainsi les classes opprimées qui luttent pour leur libération. Ce qui, en fait, explique la haine farouche des exploiteurs de tous les pays contre les bolcheviks.

(…)

Devenu une alternative au menchevisme, le bolchevisme n’accepte pas les compromis avec l’opportunisme et le révisionnisme . Il défend la pureté de la théorie marxiste-léniniste, se bat contre ses falsifications, s’oppose à la convergence des idéologies communistes et sociales-démocrates. Le Bolchevisme en même temps rejette le sectarisme, cherche à unir les forces de la gauche dans l’opposition à la dictature du capital.

Le bolchevisme est un phénomène tout à fait remarquable. Il combine le romantisme des grands idéaux et l’action pragmatique, le respect des principes et la flexibilité dans la tactique, l’énergie bouillonnante et le calcul rationnel.


Le Parti bolchevique (« parti d’un type nouveau » ) a su unir la lutte acharnée de la classe ouvrière contre la bourgeoisie et la lutte paysanne pour la terre. Fusionnant avec le mouvement de libération révolutionnaire des peuples coloniaux et opprimés, il a ouvert des possibilités pour réunir la lutte des classes et la lutte de libération nationale.

Le bolcheviks-léninistes ont toujours défendu le caractère prolétarien du parti « La principale force motrice est dans l’organisation des travailleurs au sein des grandes usines – affirmait Lénine et il a insisté: - Chaque usine doit être notre forteresse. » . Cette tâche est encore aujourd’hui très pertinente pour le Parti communiste.

Le parti d’un type nouveau se distingue par l’unité organique entre une discipline solide et consciente et une large démocratie interne . C’est ce qui a permis aux léninistes de parcourir le chemin difficile allant de l’organisation du parti à l’organisation du pouvoir après la victoire de la révolution socialiste. Ce nouveau pouvoir s’est mis en place si rapidement, fermement et efficacement que déjà en 1919, le correspondant à Moscou du journal « Chicago Daily News » a écrit: « Jamais dans l’histoire de la Russie moderne un gouvernement n’a eu autant de soutien et d’autorité que le gouvernement soviétique actuel. Lorsque vous entrez dans la Russie soviétique, vous remarquerez immédiatement que quoi qu’on dise du bolchevisme, il n’est nullement identique à l’anarchie. Ayant séjourné dans ce pays communiste pendant un certain temps, vous êtes frappé de stupéfaction, parce que la situation est à l’opposé de la représentation que s’en est faite le peuple américain. Il n’y a pas de désordre. Dans les rues de Pétrograd et de Moscou on se sent plus en sécurité que dans les rues de New York et Chicago. «

Le pouvoir soviétique a fait apparaître un type qualitativement nouveau de gouvernance . S’appuyant sur​ les traditions des peuples autochtones de Russie, il allie la créativité des masses des travailleurs et leur culture.

Le 26 octobre (8 Novembre) 1917, le IIème Congrès panrusse des Soviets des députés ouvriers et soldats a formé l’organe suprême de l’Etat soviétique. Au Comité exécutif central ont été élus 62 bolcheviks, 29 sociaux-révolutionnaires de gauche, 6 sociaux-démocrates internationalistes, trois socialistes ukrainiens et un SR-maximaliste. Bientôt les alliés et compagnons des bolcheviks sont sortis les uns après les autres de l’arène politique.

Le pouvoir soviétique est devenu un milieu social particulier . Dans ce contexte, tous les autres partis, à l’exception des bolcheviks, se sont retrouvés dans une position hors-système . Mais pas à cause de « commissaires en vestes de cuir. » Être « hors-système » par rapport à la puissance soviétique était dès le départ inhérent à ces partis. Pourquoi ? Eh bien, parce que chacun d’entre eux, y compris les mencheviks et les socialistes-révolutionnaires, étaient des éléments du système bourgeois. Et s euls les bolcheviks constituaient un parti d’un nouveau type, non seulement pour le mode d’organisation, mais aussi socialement, et politiquement. Par conséquent, ils ont reçu un appui solide dans la masse des travailleurs en Russie.

La vérité historique est avec nous

Il devient de plus en plus clair que le capitalisme est réactionnaire, dépourvu de perspective historique
. Défensivement, il attribue au socialisme la violence, le mensonge, l’hypocrisie, qui sont ses propres défauts. Il mène une croisade contre la mémoire historique, qui n’a pas oublié les grandes réalisations de l’ère soviétique. Il génère mythes et falsifications malveillantes. Il fait passer le noir pour le blanc, le blanc pour le noir. Pour les apologistes du capitalisme, l’antisoviétisme est un moyen d’auto-justification et de salut. Leur agression contre la mémoire historique est naturelle. Elle est indispensable pour remodeler la conscience nationale socialiste en conscience bourgeoise.

Déjà en 1918 dans sa « Lettre aux ouvriers américains », Lénine révèle clairement les doubles standards des gardiens de capital « on nous accuse des destructions causées par notre révolution. Mais qui sont les accusateurs? Les sbires de la bourgeoisie, cette même bourgeoisie qui, pendant les quatre années de guerre impérialiste, ont détruit la quasi-totalité de la culture européenne et ont réduit l’Europe à la barbarie, à la sauvagerie, à la faim. Cette bourgeoisie nous demande maintenant de faire notre révolution sur d’autres bases que toutes ces ruines, au milieu des épaves de la culture, des débris et des ruines créées par la guerre, avec d’autres personnes que celles qui ont été réduites à l’état de bêtes sauvages par la guerre. Combien humaine et juste est la bourgeoisie!

Ses serviteurs nous accusent de terreur … La bourgeoisie britannique a oublié son année 1649, et les Français 1793. La terreur était juste et légitime quand elle était utilisée par la bourgeoisie en sa faveur contre les seigneurs féodaux. La terreur devient monstrueuse et criminelle quand osent l’utiliser les ouvriers et les paysans pauvres … dans l’intérêt de tous pour renverser la minorité exploiteuse «
.

Selon la logique de l’antisoviétisme, il n’aurait pas dû y avoir de violence, de sang, de destructions, ni d’erreurs. Mais qui a fourni une résistance farouche au pouvoir soviétique? Qui le premier a pris la voie de la terreur contre lui? Qui a bafoué l’intérêt national, pour à tout prix reprendre le pouvoir? Qui a mis ses intérêts de classe au-dessus de l’indépendance de la Russie?

A la veille du premier anniversaire de la création de l’Armée rouge des Ouvriers et des Paysans, Staline a écrit : « Le monde s’est divisé en deux camps de façon claire et irrévocable : le camp de l’impérialisme et le camp du socialisme » . A ce sujet, nos adversaires poussent les hauts cris à propos de la guerre civile déclenchée par les bolcheviks. Mais les faits sont têtus. Le 12 mars 1918, les « Izvestia » publient l’article de Lénine « La tâche principale de notre temps » : « parvenir à tout prix à ce que la Russie cesse d’être misérable et impuissante, et qu’elle devienne vraiment puissante et prospère » . Où parle-t-il de guerre civile?

Le dirigeant bolchévique pose des tâches exclusivement créatives. Et il pouvait se le permettre, parce que « nous avons en quelques semaines, après avoir renversé la bourgeoisie, remporté la victoire contre sa résistance ouverte dans la guerre civile. Nous avons parcouru ce vaste pays de bout en bout en une marche triomphale du bolchevisme « .

Alors donc : cette guerre civile, qu’auraient prétendument déclenchée les bolcheviks, s’est terminée en quelques semaines! Cependant, c’est une tout autre guerre qui a ensanglanté le pays . Pour laquelle le général d’infanterie Alekseev est allé à Novotcherkassk le cinquième jour après la victoire du pouvoir soviétique. Et à qui ont prêté la main 14 Etats bourgeois qui voulaient étrangler la jeune République soviétique. Dès novembre 1917 à Yassi les pays de l’Entente ont convoqué une réunion pour élaborer un plan de guerre dans le sud de la Russie. En décembre de la même année, une conférence de l’Entente à Paris a décidé d’apporter un soutien aux gouvernements contre-révolutionnaires de l’Ukraine, des régions cosaques, de la Sibérie et du Caucase.

Lors de l’intervention et de la guerre civile, la bourgeoisie et les propriétaires terriens bradaient à qui mieux mieux les intérêts nationaux. Le courant antisoviétique préfère garder le silence à ce sujet. Ni les libéraux ni les patriotes russes blancs ne veulent reconnaitre cette réalité historique. Leurs dirigeants ne sont pas en mesure de s’adresser au peuple comme faisait Lénine dans la terrible année 1918:

« Que la presse bourgeoise corrompue vocifère devant le monde entier à propos de chaque erreur faite par notre révolution. Nous n’avons pas peur de nos erreurs. Ce n’est pas parce que la révolution a commencé que les gens sont devenus des saints. Les classes laborieuses, qui ont été opprimées pendant des siècles, … écrasées dans l’étau de la pauvreté, de la brutalité et de l’ignorance …ne peuvent accomplir la révolution sans commettre d’erreurs… Le cadavre du capitalisme se décompose, pourrit au milieu de nous, polluant l’air et empoisonnant nos vies, emprisonnant ce qui est nouveau, frais, jeune et vivant par des milliers de fils reliés au vieux monde pourrissant et mort. «

La vérité léniniste dissipe le mythe antisoviétique sur une prétendue dissimulation des drames et tragédies de la révolution par les bolcheviks. L’étude de l’histoire de la Grande Révolution d’Octobre à travers les sources de Lénine, l’étude de l’histoire soviétique par les œuvres de Staline, l’enseignement de tout cela à la jeunesse avide de vérité sont des défis auxquels nous devons nous attaquer activement et sans relâche.

Les idéologues bourgeois attribuent systématiquement à Lénine ce qui est caractéristique des politiciens bourgeois. Il n’aurait pas craint de sacrifier des victimes dans le but d’atteindre ses objectifs. Les travaux de Lénine, écrits peu de temps avant le soulèvement armé d’Octobre à Pétrograd, montrent le caractère parfaitement mensonger de ces allégations.

Oui, l’histoire des grandes révolutions a montré le danger de la guerre civile. Mais Lénine a tout fait pour l’éviter. Ses célèbres « Thèses d’avril » fondaient la possibilité d’une transition pacifique du pouvoir du gouvernement provisoire bourgeois aux Soviets des ouvriers, des paysans et des députés soldats. Cette éventualité était encore pour lui une certitude jusqu’au milieu de l’année 1917. Le 4 juillet, tout a changé. Après la fusillade d’une manifestation pacifique de travailleurs, soldats et marins, il écrit : « Le slogan « transmission de tout le pouvoir aux soviets » était le slogan de la prochaine étape … C’était un slogan de développement pacifique de la révolution, qui était possible du 27 Février jusqu’au 4 Juillet et, bien sûr, le plus souhaitable, mais il est maintenant tout à fait impossible. «

Mais même dans les nouvelles conditions, Lénine cherchait le moyen d’une transition pacifique du pouvoir aux Soviets. Au début de Septembre 1917 dans son article « Sur les compromis », il écrit que s’il y a au moins « une chance sur cent » pour éviter la guerre civile, il faut la saisir. À la mi-septembre, dans l’article « La Révolution russe et la guerre civile, » Lénine affirmait : «Seule l’union des bolcheviks avec les socialistes-révolutionnaires et les menchéviks, seul un transfert immédiat de tout le pouvoir aux Soviets rendrait la guerre civile en Russie impossible. » Mais les menchéviks et les SR n’ont pas renoncé à l’alliance avec la bourgeoisie. Cette chance d’éviter la guerre civile a été perdue.

Avec la victoire de la Révolution d’Octobre a été instaurée en Russie la dictature du prolétariat sous la forme des Soviets, qui est devenu le pouvoir de la multitude. Elle a résolu l’immense tâche historique de sauver les gens. Et c’est encore un fait qu’ignorent les antisoviétiques de toutes les allégeances.

En 1919 – l’année la plus meurtrière de la guerre civile – Lénine a prononcé ces paroles qui sont toujours d’actualité: « . Si nous sauvons le travailleur, si nous sauvons la principale force productive de l’humanité – l’ouvrier – nous regagnerons ce que nous avons perdu, mais nous périrons si nous ne parvenons pas à le sauver » . Le gouvernement soviétique a sauvé l’ouvrier, il a regagné le terrain perdu et créé une puissance industrielle puissante. C’est un fait d’une grande puissance créatrice que nous devons mettre à la disposition de la conscience des masses.

La puissance de transformation de la Russie a été ressentie avec une grande finesse par les contemporains. Toujours en 1919, le philosophe anglais Bertrand Russell écrivait : «Même dans le contexte actuel en Russie on peut sentir l’excitation provoquée par les idées fondamentales du communisme, les idées créatives, les espoirs, dont le but est de mettre fin à l’injustice, la tyrannie et la violence, qui entravent la croissance spirituelle … Cet espoir a aidé les meilleurs des communistes à supporter les années difficiles qu’a traversées la Russie, et inspiré le monde entier … que le communisme russe se termine par un échec ou qu’il se développe, le communisme dans son ensemble ne mourra pas « .

L’héritage de la Grande Révolution d’Octobre ne sera pas seulement nécessaire pour nous lorsque nous surmonterons la restauration du capitalisme. Il est nécessaire aujourd’hui – à ce stade de la lutte des classes. Pour le Parti communiste, « la tâche du moment » est de sauver le travailleur, qu’il soit ouvrier ou ingénieur, agriculteur ou enseignant. C’est à cela que nous pensons quand nous combattons contre la privatisation et la faillite des entreprises, quand nous nous battons contre la révision du Code du travail, de la Terre, du Logement, lorsque nous protestons contre la destruction du système éducatif et le massacre de l’Académie des sciences, quand nous exigeons l’adoption d’une loi sur la politique industrielle. Tout cela sont des formes pacifiques de lutte politique. Et elles doivent être multipliées!

Le Parti communiste, bien sûr, est pour que s’effectue la transformation révolutionnaire et le renouveau du pays par des moyens pacifiques. Parmi ces moyens – il y a la nationalisation de la propriété oligarchique et la restauration du système soviétique de gouvernement, sur la base d’un référendum populaire.

La lutte contre le capital prend un caractère non pacifique en réponse à son agressivité, son passage à la répression de masse et de l’écrasement violent de la contestation sociale. Alors, la révolution violente fait valoir ses droits, et le plus important, selon Lénine, est la volonté de la classe ouvrière « de passer d’un état passif d’oppression à l’état actif de l’indignation et de la révolte. » L’avant-garde prolétarienne – le Parti communiste – doit être prête à un tel développement. Comme il est indiqué dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies, le gouvernement est tenu de prendre soin des besoins de la population afin qu’il ne soit pas obligé d’avoir recours « à la révolte contre la tyrannie et l’oppression. »


Edité le 29-03-2015 à 23:50:56 par Xuan




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L’art soviétique de l’édification



A la fin de sa vie Staline a dit: « Le rôle spécifique du gouvernement soviétique s’explique par deux facteurs : d’une part, le fait que le gouvernement soviétique ne devait pas remplacer une forme d’exploitation par une autre forme, comme c’était le cas dans les anciennes révolutions, mais abolir toute exploitation ; d’autre part, le fait qu’en raison de l’absence dans le pays de tout rudiments préétablis d’une économie socialiste, il fallait créer, pour ainsi dire, » à partir de zéro » de nouvelles formes socialistes de gestion. «

Dans l’ère socialiste, le rôle décisif appartient à la politique économique. Comme l’a souligné Lénine : « L’essence même de la transition d’une économie capitaliste à une société socialiste est que les problèmes politiques occupent une importance secondaire par rapport aux problèmes économiques. » Staline a consacré aux lois objectives dans la société socialiste son ouvrage « Problèmes économiques du socialisme en URSS. » Il y livre une analyse de l’expérience exceptionnelle des premières décennies de la construction socialiste fondée sur la doctrine marxiste-léniniste.

L’étape la plus importante pour la jeune République soviétique fut la décision du X Congrès en mars 1921 sur le passage à la nouvelle politique économique. Parmi les membres du parti, nombreux étaient ceux qui ont appelé la NEP un recul désastreux pour la révolution. Cette position a été exprimée non seulement par Trotski, mais aussi par des partisans dévoués de Lénine, comme le commissaire du peuple à l’approvisionnement Tsiouroupa. Cependant, la victoire de Lénine lors du dixième Congrès, remportée suite à d’âpres débats, a témoigné : la plupart des communistes ont admis l’idée de Lénine sur la subordination des objectifs politiques par rapport aux problèmes économiques.

Nous, les communistes, sommes prêts à diriger le pays, et nous avons besoin d’approfondir cette expérience historique . Aujourd’hui, il y a des velléités d’établir une analogie entre la nouvelle politique économique de Lénine et la perestroïka de Gorbatchev. Ils s’emparent de la nouvelle politique économique des années 1920 pour discréditer le rôle décisif de l’Etat dans la gestion de l’économie et continuer à imposer à notre société l’idée qui a pourtant montré sa nocivité de » marché autorégulateur. » Cependant, « l’idéologie du marché libre n’était qu’un prétexte pour l’utilisation de nouvelles formes d’exploitation » - ce n’est pas un idéologie communiste, mais le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, un américain , qui le dit.

Toute comparaison de la perestroïka de Gorbatchev avec les pratiques des premières années soviétiques est sans fondement. Au début de 1921, la jeune République soviétique était dans une situation désespérée. Le pays avait été dévasté par deux guerres – la Première Guerre mondiale et la guerre civile. De 1913 à 1921, la production industrielle avait été divisée environ par cinq. Le volume de la production agricole réduit de moitié. Le nombre des victimes de la guerre, de la famine, des épidémies atteignait 25 millions de personnes.

Lorsque fut décidé le passage à la NEP, en Extrême-Orient régnaient encore les envahisseurs japonais et leurs complices gardes blancs. Le pays était en proie aux mauvaises récoltes et à la famine. Dans le Kouban et sur le Don, en Ukraine, dans la région de la Volga et en Sibérie les émeutes de koulaks faisaient rage. À l’époque où se déroulait le X Congrès a éclaté la rébellion anti-bolchevique de Cronstadt. Devant le gouvernement soviétique se posait la question : qui va l’emporter? Ou les bolcheviks gagneront et on continuera à construire le socialisme, ou la bourgeoisie mondiale détruira la jeune république des Soviets.

Après six décennies, l’état de notre pays était fondamentalement différent . Au milieu des années 1980, le fort potentiel économique, scientifico-technique et culturel de l’URSS en avait fait l’un des principaux pays du monde. Et ainsi la NEP avait été utilisée par le gouvernement soviétique pour sauver le pays et créer un État puissant. Alors que la pérestroïka n’a engendré que la destruction du pays et la suppression du système soviétique.

Les fondements de la politique économique des bolcheviks avaient été exposés par Lénine longtemps avant le X Congrès. Dans « Les tâches immédiates du gouvernement soviétique » , il a justifié la nécessité absolue d’une période de transition entre les économies capitaliste et socialiste, et défini les conditions fondamentales de cette transition historique.

Tous les articles et tous les discours de Lénine reflètent une profonde compréhension de la situation et de la responsabilité pour l’avenir du pays. Ainsi, il souligne: « On ne peut pas tricher avec les classes « Quelle précision et quelle véracité dans ces paroles de Lénine ! Elles ne peuvent être comparées avec la démagogie de Gorbatchev à propos de «socialisme à visage humain».

Les réformes de la perestroïka ont enclenché un processus désastreux pour le pays. Les architectes de cette politique n’ont pas formulé leurs buts aux citoyens. tandis que le Parti bolchevique posait clairement ses objectifs. Lénine, en particulier, a déclaré: « Nous déclarons ouvertement, honnêtement, sans tricherie aux agriculteurs que, pour maintenir la voie vers le socialisme, nous vous ferons, camarades paysans, un certain nombre de concessions, mais seulement dans telles et telles limites et dans telle ou telle mesure et, bien sûr, nous jugerons nous-mêmes – dans quelle mesure et dans quelles limites « .

Y a-t-il eu à la fin des années 1980 au moins un soupçon de cette franchise et de cet esprit de responsabilité dans les discours de M. Eltsine prononcés du haut de tribunes décorées avec des affiches proclamant « Tout le pouvoir aux Soviets »? Il faudra seulement quatre ans, et en Octobre 1993, il donnera brutalement l’ordre de tirer sur le pouvoir soviétique et ceux qui se dressaient pour sa défense. Se cramponnant au pouvoir présidentiel, ce « rénovateur du socialisme » va commencer à pondre des décrets sur la privatisation de la richesse nationale, concoctant à la hâte une bourgeoisie russe toute nouvelle.

Dans ses travaux sur l’économie de la période de transition, Lénine considérait toute l’économie nationale comme un ensemble. C’est pourquoi, en annonçant la NEP, il s’est à nouveau tourné vers le plan d’électrification, dont la mise en œuvre permettait de faire des progrès rapides.

Le chef du Conseil des Commissaires du Peuple comprenait : il ne suffit pas de permettre aux agriculteurs de produire et de conserver leurs excédents de produits agricoles. Il est important de créer les conditions de leur commercialisation, pour augmenter les actifs et développer l’économie paysanne. Et il faut donc apporter une grande attention au commerce et aux coopératives de consommateurs. Ce sont elles qui ont permis de fournir des biens industriels aux agriculteurs et d’écouler leurs produits. Le rôle de l’Etat dans la période de la NEP ne faiblit pas, mais se renforce. Et c’est cette politique du gouvernement qui a transformé les paysans pauvres en paysans moyens.

Le gouvernement russe actuel, empêtré dans ses dogmes libéraux sur la non-intervention de l’état dans la gestion économique, n’est pas en mesure de résoudre les problèmes ni dans industrie, ni la science, ni l’agriculture ou la construction, ou encore le commerce. Aucune politique cohérente dans ces domaines n’est visible jusqu’à maintenant. Comment espérer dans ces conditions un boom économique.

Les idées de Lénine sur le rôle de la politique économique ont été reprises par Staline. Au XIVe Congrès en 1925, il dit: «Nous devons faire de notre pays un pays économiquement autonome, indépendant, orienté sur le marché intérieur… Nous devons bâtir notre économie de sorte que notre pays ne devienne pas un appendice du système capitaliste mondial, qu’il ne soit pas inclus dans le système général du développement capitaliste en qualité de filiale, que notre économie se développe… comme une unité économique indépendante, s’appuyant sur le lien entre notre industrie et l’économie paysanne de notre pays. » Ces réflexions étaient claires pour le peuple. Elles ont rassemblé la société soviétique dans la lutte pour l’indépendance de l’URSS.

L’objectif déclaré par Staline de créer la base industrielle a été atteint. Dans les années 1922-1929, au début du premier plan quinquennal, avaient été construites plus de 2 000 grandes entreprises industrielles. Le pays a connu un succès que reconnaissaient même ses adversaires. En janvier 1932, le journal français « Le Temps » écrit: « L’Union soviétique a remporté la première manche, en s’industrialisant sans l’aide de capitaux étrangers. » Au Français fait écho le journal britannique « Financial Times », qui déclare: « Les succès enregistrés dans le secteur de l’ingénierie ne font aucun doute … l’Union soviétique produit maintenant tout l’équipement nécessaire pour ses industries métallurgiques et électriques. Elle a réussi à créer sa propre industrie automobile. Elle a créé la production d’instruments et d’outils, qui couvre toute la gamme des petits instruments de haute précision et jusqu’aux presses les plus lourdes « .

Les anti-communistes russes d’aujourd’hui ont toutes les raisons de haïr le régime soviétique. Sur le fond des avancées héroïques de Lénine et de Staline, ceux qui ont enfoncé la Russie dans la dette, accumulé les prêts en dollars auprès des banques étrangères, expatrié leurs biens dans des sociétés offshore, saigné l’économie russe, humilié et volé les citoyens font pâle figure. Les bolcheviks ont mis leur pays au premier rang. La politique du gouvernement libéral c’est le pillage garanti. Dans son livre, «Les gens qui ont volé le monde » l’Americain Nicholas Shaxson écrit: « Les citoyens de Russie et de nombreux autres pays regardent, impuissants, les élites nationales piller les richesses de leur pays, et de connivence avec les financiers et hommes d’affaires occidentaux cacher leur butin dans des paradis fiscaux pour éviter de payer des impôts. «

Au cours des deux premiers plans quinquennaux a été créé un potentiel extrêmement puissant. En 1937, 80% de la production industrielle en URSS provenait d’usines construites dans la période de 1929 à 1937. Sur la même période, le pays a doublé la productivité du travail. Une attention particulière a été accordée à la science et à l’éducation. On construisait activement des équipements culturels : théâtres, cinémas, bibliothèques, des clubs d’enfants, aussi bien dans les zones rurales que dans les grands centres industriels.

L’écrivain américain Theodore Dreiser a écrit en 1937: «Je suis particulièrement reconnaissant à la révolution soviétique, car elle a fortement soulevé pour la première fois à l’échelle mondiale la question des nantis et des démunis. L’Union soviétique en 1917 a commencé une grande campagne pour la défense des pauvres. En cela on voit l’importance mondiale et le triomphe du marxisme. Utiliser le travail, l’agriculture, l’industrie, les ressources naturelles, la technologie, le savoir humain, le pouvoir de l’homme sur la nature, utiliser tout cela pour le bénéfice de tous les travailleurs, pour assurer à tous une vie aisée et cultivée – telle est la leçon que la révolution soviétique enseigne au reste de l’humanité. .. «

Ayant survécu dans une lutte terrible contre le fascisme, l’Union soviétique a été en mesure de reconstruire rapidement l’économie, les villes et villages détruits. En 1952, les indices de construction de logements neufs ont été multipliés par 8 par rapport à 1925. La science et l’éducation ont atteint de nouveaux sommets. Tout cela prouve de façon concluante la supériorité du socialisme en tant que modèle social et système économique. Cette supériorité mobilise jusqu’à ce jour les adeptes du capitalisme pour lutter contre l’histoire soviétique. Ils déforment constamment la vérité sur la guerre et la victoire d’un peuple qui a défendu les acquis du socialisme, sauvé le monde du fascisme.

La mort de Staline fut une perte irréparable pour le pays. Avec son départ, l’Union soviétique a perdu un allié fidèle de Lénine, qui comprenait à fond le marxisme et s’attachait constamment à renforcer le caractère socialiste de l’économie nationale. On a commencé à dévier de la position léniniste : résoudre les problèmes économiques en utilisant les lois objectives du développement de la société. Les décisions politiques et bureaucratiques devinrent la norme dans le domaine économique.

En 1957, à la place des ministères de tutelle ont été créés les conseils économiques (Sovnarkhozes). On abandonnait ainsi la loi du développement proportionnel planifié, dont le respect pour Staline avait un rôle décisif. Trois ans plus tard, les ministères de tutelle ont dû être restaurés, mais la qualité de la planification et des liens intersectoriels harmonieux a été considérablement affaiblie.

En 1958, sous la direction de Khrouchtchev, on a décidé de transférer les stations de machines et de tracteurs aux fermes collectives. L’efficacité de l’utilisation des machines agricoles a été fortement réduite. Si de 1954 à 1958, le volume de la production agricole dans le pays avait augmenté de 46%, de 1958 à 1963 n’a pas été observé de croissance, et les rendements ont chuté.

Malgré tous les points négatifs, le CC du PCUS et le Conseil des Ministres de l’URSS accordaient une grande attention à l’amélioration des méthodes de gestion économique. En témoigne la discussion et l’étude détaillée dans de larges cercles du parti de la réforme de la gestion économique dans la période 1965-1970. Elle est entrée dans l’histoire sous le nom de réforme Kossyguine. Dans le cadre de cette réforme, la principale catégorie de l’économie de marché – le profit – a été considérée comme le principal indicateur de l’efficacité des entreprises. Cela entrait en contradiction avec les lois objectives du système socialiste, ce contre quoi avait mis en garde Staline. L’absolutisation du facteur profit entrait en conflit avec le développement planifié de l’économie.

Oui, les années 1965-1970 ont été marquées par un taux élevé de croissance du produit national brut : une moyenne de 7,4% par an. La croissance annuelle moyenne du revenu national était de 7,7%. Les effets des systèmes de stimulation économique et d’encouragement matériel se faisaient sentir. Les entreprises et les branches d’industrie avaient été autorisées à faire des contributions aux fonds d’incitation matérielle et aux fonds de développement de la production. Leur existence est compatible avec les principes léninistes de la comptabilité analytique (khozraschyot). Cependant, l’utilisation de ces fonds n’était pas conforme à l’usage prévu. La recherche du profit n’encourageait pas les entreprises à supporter les coûts de développement, d’introduction et de mise en œuvre des nouvelles technologies. A commencé à décliner la dynamique du progrès scientifique et technique. Grandissait l’écart qualitatif entre la science et la production. Ce problème est resté sans solution.

Les recettes financières provenant des exportations de pétrole et de gaz n’ont pas été utilisées à bon escient. Jusqu’au milieu des années 1980, elles ont stimulé les importations. Cela a affecté le rythme du progrès scientifique et technologique. Le marché soviétique des biens de consommation a été de plus en plus envahi par des marchandises provenant de pays occidentaux. Ce qui a aidé les « Surintendants de la perestroïka » à convaincre la population des avantages de l’économie capitaliste, de ce que le « marché libre » est un bon objectif au nom duquel on peut supporter la thérapie de choc et la privatisation accélérée.

Créer une économie socialiste puissante était extrêmement difficile. Ce fut fait par des gens d’une grande intelligence et d’une haute spiritualité, Lénine, Staline et leurs camarades de combat. Le peuple entier participait à ce grand processus de création. Mais la démolition de l’économie soviétique fut l’œuvre de gens ignorants, qui ne possédaient pas la théorie marxiste-léniniste, et avaient rejeté la grande expérience de l’ère soviétique. Ils n’étaient pas en mesure de maîtriser le système complexe de contrôle, d’utiliser pour cela la méthode scientifique qui aurait permis de faire accéder le pays à un niveau supérieur de développement du socialisme. En fin de compte, les rapports de production entrèrent en conflit avec les puissantes forces de production.

L’ancien chef de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan triomphe ouvertement : «L’importance économique de l’effondrement de l’Union soviétique est énorme … plus d’un milliard de travailleurs mal payés, mais souvent très bien formés se sont jetés dans le marché concurrentiel mondial … Une telle migration de main d’œuvre sur le marché du travail a réduit le niveau mondial des salaires, l’inflation, les anticipations d’inflation et les taux d’intérêt et contribué ainsi à la croissance économique à l’échelle mondiale « .

Cet « avantage » de la destruction de la grande puissance socialiste a été capté par ceux qui concentrent dans leurs mains les leviers de l’économie capitaliste mondiale. Les citoyens de l’URSS ont subi d’énormes pertes. Et le maintien du capitalisme oligarchique, comprador signifierait que la Russie n’a pas encore fini de payer les conséquences les plus graves de la destruction de l’économie socialiste.

Il est important que toutes les générations de communistes sachent : la construction du socialisme est un processus fondé scientifiquement, et dirigé scientifiquement. Le socialisme possède une vertu qui lui est propre – à condition de connaître les lois du développement social, ses bâtisseurs peuvent accélérer de manière significative le progrès socio-économique.



Les causes des défaites temporaires



Chers camarades, nous sommes maintenant placés dans des circonstances particulières. Les efforts combinés de l’impérialisme occidental et de la contre-révolution interne ont fait leur travail. Avec la complicité directe du groupe de Gorbatchev, la contre-révolution bourgeoise et la restauration du capitalisme se sont imposés dans la grande patrie soviétique et chez nos frères et sœurs du camp socialiste
. Nous devons expliquer honnêtement pourquoi nous n’avons pas su préserver les conquêtes du peuple soviétique. Pourquoi nous n’avons pas défendu les idéaux de plusieurs générations qui ont créé un grand pays et se sont dressés à plusieurs reprises pour tenter de renverser le pouvoir des suppostats et des exploiteurs. Pourquoi dans les années 1980 nous n’avons pas pu sauver l’honneur et l’intégrité du Parti communiste de l’Union soviétique.

Mikhaïl Gorbatchev a commencé ses activités en tant que secrétaire général du Comité central du PCUS non pas avec la célèbre pérestroïka, mais avec le slogan raisonnable d’accélérer le développement du pays. L’appel à réunir les avancées du progrès scientifique et technique avec les avantages du socialisme était en réalité la mise en œuvre d’idées énoncées encore au temps de Brejnev. Toutefois, l’accélération à la Gorbatchev a pris un tour criminel.

Fin 1986 il fut décidé de créer des nouvelles coopératives, en fait des coopératives bourgeoises. En outre, pour leur profit privé, elles ont été autorisées à utiliser les moyens de production collectifs. C’était la première étape vers la stratification de la société. Sur cette base, a commencé à se former une alliance des « entreprises de l’ombre » des intellectuels plus ou moins dissidents et des « surintendants » des nouvelles coopératives . Bientôt, ils ont été rejoints par les dirigeants des premières banques commerciales et les structures entrepreneuriales créées au nom du Komsomol.

Une mesure honteuse avec effet à retardement fut le renoncement légal à la propriété collective, déclarée propriété de l’Etat. Pour la privatisation des biens publics il aurait fallu le consentement de son propriétaire – le peuple. Un référendum sur la question n’entrait pas dans les desseins des adeptes de la «perestroïka». Après la «transformation» de la propriété il suffisait de décrets gouvernementaux pour la vendre au secteur privé.

L’équipe de « réformateurs » a légitimé étape par étape la transition vers un mode de vie capitaliste.
Le 6 mars 1990 a été adoptée la Loi « Sur la propriété en URSS », le 2 avril 1991 – la Loi «Sur les principes généraux de l’entreprise privée en URSS », le 1er juillet 1991 – la Loi «Sur les principes fondamentaux de dénationalisation et de privatisation des entreprises « . Maintenant, il était possible de transférer à la propriété privée des entreprises publiques.

Gorbatchev et son entourage ont fait très peu pour maintenir le niveau de vie des citoyens. Au contraire, pour provoquer le mécontentement de la population, ils ont contribué à la création de pénuries sur les produits de première nécessité.

Un tournant pour la déformation politique du socialisme a été le Plenum du PCUS en janvier 1987. Le Secrétaire général du Comité central du Parti a ouvert la saison de la chasse aux cadres du parti. Bientôt ont été proclamés des appels trotskystes à faire « feu sur le quartier général. » En violation des Statuts du parti, plus de 100 membres ou membres-candidats du Comité central ont été exclus de cette structure. Parmi eux – de récents membres du Politburo, des hommes politiques de premier plan. Puis ont été remplacés 97% des secrétaires et responsables du Comité central des partis communistes des républiques soviétiques, des comités régionaux et des comités territoriaux du PCUS, presque tous les chefs des journaux et des magazines centraux et nationaux.

La direction du parti a tourné le dos ouvertement à ceux qui faisaient sa base sociale. Si, au XXVIIe Congrès du PCUS les travailleurs représentaient 34% des délégués, et les kolkhoziens – 17,4%, parmi les délégués au XXVIII Congrès les travailleurs n’étaient plus que 11,6%, et les kolkhoziens – 5,4%.

La renonciation au soutien de la classe ouvrière était tout à fait compréhensible. Ce sont les travailleurs qui s’opposèrent à la ligne en faveur du « marché » comme on disait, mais qui équivalait en fait à un retour au capitalisme. Près de 90% des travailleurs qui se sont exprimés lors du Congrès, de la tribune ou au micro, ont critiqué Gorbatchev et demandé que le travail du Comité central soit déclaré non satisfaisant. L’électricien d’Irkoutsk Guennady Perchine a expliqué cette position : « Les décisions du XXVII Congrès du PCUS sont en grande partie restées lettre morte. À ce titre, j’estime que cette évaluation négative reflétera les activités réelles du Comité central et du Politburo au cours de la période considérée » .

Afin de faciliter la restauration du capitalisme, on a créé les conditions pour que le parti se détache de la classe ouvrière. Les opportunistes Gorbatchéviens ont lancé dans le débat public l’idée même d’interdire les activités des organisations du Parti dans les entreprises et les institutions. En 1990, on discutait déjà de la possibilité de passage à une structure territoriale du PCUS.

Les principes structurels du parti étaient violés de façon de plus en plus flagrante. En fait, Gorbatchev n’était plus responsable devant le Comité central. Pour se protéger de la possibilité d’être révoqué de son poste de Secrétaire général, il a été le premier dans l’histoire du parti a obtenir d’être élu directement au Congrès.

La position du KPRF est connue : la restauration du capitalisme en Union soviétique n’était pas inéluctable. Mais l’oubli des lois du développement social a abouti à un ensemble de conditions objectives qui facilitèrent la mise en œuvre des plans contre-révolutionnaires du capitalisme mondial et des traîtres indigènes.

Tout d’abord , la direction soviétique a surestimé le niveau de développement de l’URSS. En fait, la société n’avait pas atteint le stade du «socialisme mature». Et dans la période de transition du capitalisme au socialisme les contradictions économiques peuvent conduire à des crises. En 1986, dans son rapport au XXVIIe Congrès du PCUS, le Président du Conseil des Ministres de l’URSS Ryjkov a fait état des tendances défavorables pour les années 1981-1985 ans. Dans l’économie, il y avait une détérioration des indicateurs de qualité. Le taux de croissance de la production industrielle diminuait. En fait, les revenus réels avaient cessé d’augmenter. Il n’avait pas été possible d’accomplir pleinement les tâches du onzième plan quinquennal. De nombreuses branches d’industrie n’avaient pas été en mesure d’atteindre les objectifs fixés. L’objectif d’augmenter les revenus réels et d’améliorer le commerce de détail n’avait pas été réalisé. Les finances de l’Etat et la circulation de l’argent posaient problème.

Dans la deuxième phase de la pérestroïka pour la période 1987-1990, les manifestations individuelles de la crise ont commencé à se transformer en une crise à part entière, à cause des actions contre-révolutionnaires du groupe de Gorbatchev. 1990 a été l’année la plus difficile pour l’économie soviétique.

Deuxièmement , une révolution ne se développe avec succès que si elle se fixe des tâches qu’elle est en mesure de résoudre. En d’autres termes, des tâches pour lesquelles les conditions objectives sont réunies. Et la précipitation ici est lourde des conséquences les plus négatives. Ainsi, l’objectif posé au XXIIe Congrès du PCUS de « construction à grande échelle du communisme » ne correspondait pas à la réalité du moment. En outre, il était présenté d’une manière complètement fantaisiste : la création de la base matérielle et technique du communisme avait pour critère d’atteindre le niveau économique des États-Unis. Autrement dit dans le cadre du capitalisme américain … il y avait déjà la base du communisme. Un exemple de «précipitation » dans les années 1970 était le concept de liquidation des villages peu prometteurs, qui a infligé des dégâts considérables à l’agriculture, en particulier dans les zones de terres peu ou moyennement fertiles de la Russie.

Troisièmement, durant toute la période soviétique demeurait la menace des forces d’agression de l’impérialisme. Plus de quatre décennies s’est prolongée une épuisante « guerre froide ». Zbigniew Brzezinski a souligné que la course aux armements avait ruiné l’Etat soviétique. Malgré cela, l’Union soviétique avait atteint la parité militaire avec les États-Unis et pouvait utiliser la révolution scientifique et technologique pour accroître la production de biens de consommation de haute qualité. Cependant, cette occasion a été manquée. La pérestroïka a commencé…

Ce ne sont que quelques-uns des phénomènes objectifs qui ont créé les conditions pour la restauration du capitalisme. Bien sûr, il fallait aussi un facteur subjectif. Et ici, on doit avec regret noter le rôle très négatif de personnes comme Gorbatchev et Eltsine, Yakovlev et Chevardnadze. Citons simplement leur ambition démesurée et leur manque de droiture, à partir de quoi, comme il s’est avéré, on n’est pas loin de la trahison.

Est-il nécessaire de mentionner les traîtres qui se sont introduits dans le parti aujourd’hui, quand nous parlons du 100ème anniversaire de la Révolution d’Octobre? Oui, cela est nécessaire. Tout d’abord, afin d’éviter à nouveau un tel malheur. Deuxièmement, pour aider chacun à comprendre : ce que nos compatriotes ont connu dans les années de la perestroïka – ce n’était pas le vrai socialisme, mais un socialisme déformé. Aux yeux de beaucoup de Russes il y a aujourd’hui une image déformée du Parti communiste soviétique et du socialisme . Ces derniers ont été salis par ce que certains appellent Katastroika, d’autres – gorbostroyka, et d’autres – « marasme eltsinien. »

Oui, nous nous démarquons résolument d’un certain nombre d’actes et d’individus. Nous comprenons bien à quel point les communistes ont besoin d’une protection contre de nouveaux renégats et traîtres, à quel point sont importantes la vigilance et la fidélité au slogan de Lénine: « Plus de lumière! » La critique et l’autocritique est l’apanage des forts, et chaque génération de membres du parti doit le comprendre et le garder à l’esprit.

Mais même de la période de la perestroïka nous, communistes, ne devons pas tout rejeter. Car avec tous les gens de l’époque qui sont restés fidèles aux idéaux, loyaux envers les travailleurs, nous avons formé le Parti communiste de la Fédération de Russie. Il a été créé par ceux qui comprenaient : la défaite du socialisme est temporaire. Par ceux qui étaient prêts à agir pour le triomphe de la vérité et de la justice. Ayant vécu la tragédie de la défaite du socialisme sur leur terre natale, les communistes russes n’ont pas permis l’enterrement de leur parti, et mènent une lutte courageuse et digne pour la renaissance du pays.

La solidité de nos convictions, voilà la partie la plus précieuse de l’héritage que nous faisons nôtre.
Elle prend son origine dans les combattants de Krasnaia Presnya pendant la Révolution de 1905, les ardents bolcheviques Ivan Babouchkine et Nicolas Bauman , l’aiguilleur de la ligne ferroviaire Nikolaevski Ivan Voinov tué à l’été 1917 pour avoir diffusé la «Pravda», Sergei Lazo , brûlé en 1920 par les envahisseurs japonais dans le foyer d’une locomotive à vapeur… Cette conviction a une armature solide. Elle soutient l’édifice de notre cause. Elle aide encore et encore les communistes à aller de l’avant!


Edité le 29-03-2015 à 23:30:48 par Xuan




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   Posté le 30-03-2015 à 01:00:11   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

il faut se mobiliser,en commencant par participer à la manif de fin mai à paris pour les 70 ans de la fin du nazisme,puis à Moscou lors des 100 ans de la révolution d octobre rouge en 2017.le nouveau"maillon faible" de l impérialisme n est ni l europe,ni le japon,mais bel et bien l Amérique Latine,où l intervention impérialiste u.s est impossible,le Venezuela se placant sous la protection chinoise et russe.

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   Posté le 30-03-2015 à 08:17:55   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

ce n est pas le p"c"f qui compte 10 pourcents seulement d ouvriers,et qui a renoncé à Lénine depuis belle lurette qui conduira la France vers la dictature du prolétariat-à laquelle le parti révisionnistene fait plus référence depuis 1978.

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Xuan
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   Posté le 30-03-2015 à 20:03:41   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

dernier message supprimé : il s'agit d'un sujet sur le bilan du PCbUS marquetalia.
Evite de mélanger tous les sujets.

Quant à tes affirmations péremptoires je t'invite à retourner sept fois ton clavier avant de balancer n'importe quelle prédiction.
La description que donne Ziouganov du maillon faible de l'impérialisme a le mérite de s'appuyer sur l'étude des contradictions dans un pays et pas sur des intuitions.

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   Posté le 30-03-2015 à 20:29:01   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

j ai vu à l époque sur arte un documentaire où un militant du kprf affirmait que la prochaine révolution prolétarienne,qui déferla sur le monde,aura lieu en Amérique Latine.

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Xuan
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   Posté le 01-04-2015 à 23:02:51   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

C'est son point de vue et ça ne t'engage pas à le répéter comme un perroquet, sans l'ombre d'une démonstration.
C'est une manie chez toi de trouver des maillons faibles ici ou là au gré de tes lectures.
Après le Japon et l'Amérique Latine, c'est où le prochain maillon faible ?

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   Posté le 01-04-2015 à 23:17:58   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

le Japon n est certainement pas le "maillon faible" de l impérialisme,mais court à sa perte démographique.

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   Posté le 06-04-2015 à 00:22:56   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

C'est pourtant ce que tu avais prophétisé en créant le sujet le japon,"maillon faible"de l impérialisme.

Tu t'était rendu compte alors de ton erreur mais tu recommences avec l'Amérique Latine...

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   Posté le 06-04-2015 à 10:22:37   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

I am sorry,apparement ni le Japon,ni l Amérique Latine ne correspondent à un quelconque "maillon faible".

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   Posté le 07-04-2015 à 07:01:36   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

marquetalia a écrit :

I am sorry,apparement ni le Japon,ni l Amérique Latine ne correspondent à un quelconque "maillon faible".


En effet, la grande présentatrice historique du "Maillon faible" (de 2001 à 2007), Laurence Boccolini n'a jamais parlé ni de l'Amérique Latine ni du Japon. La célèbre formule "vous êtes le maillon faible, au-revoir !!" énoncée par Laurence Boccolini devant des millions de prolétaires, n'a rien à voir avec la version édulcorée et opportuniste de son successeur Julien Courbet, représentant la voie de droite...

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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
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   Posté le 09-04-2015 à 00:23:01   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pour être tout-à-fait juste, j'ai mis en ligne il y a quelques années le sujet l'Europe, maillon faible de l'impérialisme, en relevant le fait que les pays européens étaient pris dans un nœud de contradictions particulièrement dense et serré.

La situation diffère cependant de celle de la Russie pré révolutionnaire à cause de l'absence de partis communistes révolutionnaires.


Edité le 09-04-2015 à 00:23:23 par Xuan




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   Posté le 24-04-2015 à 01:38:53   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

Ziouganov dirige le parti révisionniste issu de la déstalinisaton,il veut importer en Russie le meme modèle qu en Chine Populaire;le parti communiste ouvrier de Russie par contre est authentiquement marxiste-léniniste http://rkrp-rpk.ru/

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SMT2
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   Posté le 26-04-2015 à 21:12:19   Voir le profil de SMT2 (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à SMT2   

marquetalia a écrit :

Ziouganov dirige le parti révisionniste issu de la déstalinisaton,il veut importer en Russie le meme modèle qu en Chine Populaire;le parti communiste ouvrier de Russie par contre est authentiquement marxiste-léniniste http://rkrp-rpk.ru/


d'accord avec marquetalia.

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   Posté le 26-04-2015 à 21:43:00   Voir le profil de marquetalia (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à marquetalia   

merci SMT2.la bourgeoisie russe n a rien à craindre de Guennadi Ziouganov,qui veut instaurer le"socialisme de marché" qui prévaut à Pékin.

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