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Xuan
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   Posté le 19-04-2013 à 23:57:08   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Vendredi 19 avril 2013 sur le blog de J. Lacaze


HOLLANDE SABORDE NOTRE SYSTEME DE SANTE




LA SANTE DES MALADES ET DES SOIGNANTS BRADEE AU PRIVE PAR
LE GOUVERNEMENT HOLLANDE


Les deux textes qui suivent sont publiés par une revue médicale :

Témoignage d'une infirmière: "Le partenariat public-privé met ma santé mentale en danger”
Mme A. est à bout. Elle n’en peut plus. Infirmière depuis trois ans au sein du centre hospitalier sud francilien (pour en savoir plus cliquez sur: link et sur: link), elle décrit les “abominables” conditions de travail qui sont devenues son quotidien depuis la signature d’ un accord de coopération de l’hôpital public avec la société privée Eiffage .

"Depuis le déménagement dans le nouvel hôpital sud francilien, issu du partenariat public-privé avec Eiffage, mes conditions de travail sont devenues un enfer . Dans l’ancien hôpital, cela allait encore, bien que nous ayons déjà beaucoup de travail. Depuis le déménagement, on est submergé. C’est de l’esclavagisme. On parcourt des kilomètres de couloir pour faire la moindre démarche comme aller récupérer des résultats d’analyse. Ils ont réduit les effectifs pour un établissement beaucoup plus grand. Je ne comprends pas la logique.
Pour faire encore plus d’économies, l’hôpital a commandé un audit pour chronométrer tous nos gestes . Bien sûr, tous les à côtés n'ont pas été comptés. Résultat, il faut tout faire encore plus vite. Trop vite. On bâcle le travail. On n’a plus le temps de parler aux patients. Je n’ai pas choisi d’être infirmière pour exercer de cette manière. Les rapports humains ont disparu de la profession. On pourrait nous remplacer par des robots. J’ai à peine fini avec un malade que j’ai déjà la main sur la poignée de porte pour aller en voir un autre. Il arrive que les patients sonnent pour nous appeler et que personne n’aille les voir par manque de temps. Lorsque c’est comme ça, on espère qu’il n’y a rien de grave pour eux. Et cela arrive tous les jours.


Travail à la chaîne

Cette course perpétuelle fait courir un danger aux malades et c’est terrible. Je travaille avec une boule au ventre dans la crainte de faire une erreur qui pourrait être irréparable. La direction est contente de nous voir travailler à la chaîne mais si demain il y a un problème, il n’y aura personne pour nous sortir de là. Je me rappelle par exemple le cas d’un patient admis dans le service. Il avait l’air d’aller bien. Le lendemain matin lorsque je suis arrivée, j’ai appris qu’un collègue l’avait retrouvé mort dans sa chambre. Les médecins nous disent que ce n’est pas de notre faute mais je sais que le patient n’avait pas été assez surveillé.

Ce qui est terrible c’est que nous sommes tous à bout. Epuisés. Nous faisons environ deux heures supplémentaires par jour qui ne sont pas rémunérées. Quand ce n’est pas plus. L’ambiance dans le service est de plus en plus compliquée à gérer. Tout le monde se tire dans les pattes et se regarde de travers. Si on part sans avoir terminé quelque chose, cela fait du travail qui s’accumule en plus pour les collègues qui prennent la suite. Lorsque je quitte l’hôpital, je suis souvent en larmes. Mon état de fatigue et de stress se ressent aussi à la maison. Les relations avec mon mari sont de plus en plus tendues. Je sais que c’est de ma faute. Je deviens irascible. Un rien m’énerve. Je dors très mal la nuit.


Je suis en plein burn-out

Mon médecin veut m’arrêter. Je suis tremblante, j’ai des cernes. Je pense que je vais le faire. Je ne peux pas continuer comme ça. Je suis en plein burn-out. Ma santé mentale est en danger. Il va falloir que je me recentre sur moi-même et que je trouve une solution. Je vais aussi essayer de réfléchir à mon avenir. Je n’arrive pas à me projeter plus loin dans cet hôpital. J’adore mon métier mais je n’ai pas l’impression de le faire correctement. Je suis partie du privée pour venir à Evry, ce n’était pas une bonne idée. Même dans le privé les conditions de travail n’étaient pas aussi abominables.

Ce partenariat public-privé est une catastrophe . La moindre démarche est compliquée. Le système informatique bug en permanence ce qui rend les télétransmissions impossibles. Plusieurs portes cassées attendent depuis des mois d’être réparées. Savoir qui doit réparer quoi est un véritable casse-tête. Des sonnettes, des tensiomètres et bien d’autres choses ne fonctionnent plus. Eiffage refuse d’intervenir.
Les patients réalisent que les conditions d’hospitalisation se sont dégradées. Une chose est certaine, ma famille ne viendra jamais se faire soigner ici...”



Industrie de santé : le gouvernement veut renforcer le partenariat public-privé


"La ministre de la Recherche, Geneviève Fioraso, a appelé à "renforcer le partenariat public-privé" et à "décloisonner" la recherche dans le secteur des industries de santé, en ouvrant dimanche à Lyon le Forum Biovision consacré aux sciences de la vie.

Face à de "nouveaux défis" en matière de santé (allongement de la vie, maladies liées à l'environnement, cancer), "nous devons renforcer le partenariat public-privé" dans les secteurs de "l'industrie du médicament, du diagnostic, du dispositif médical et (des) biotechnologies" , a dit la ministre. "Il nous faut plus que jamais décloisonner (...) la recherche académique et la recherche privée" et "resserrer les liens, du grand groupe à la start-up" , a déclaré Mme Fioraso.

Les effets positifs de la croissance des entreprises de santé sur l'environnement économique se sont accrus de 18% en dix ans, contre 6% dans le reste de l'industrie manufacturière, a fait valoir la ministre. Elle a également noté que le secteur des industries de santé représente 7% des exportations françaises, au 3ème rang après l'aéronautique et l'agro-alimentaire.

Le directeur général du groupe Sanofi, Chris Viehbacher, a de son côté souligné l'importance des "partenariats" de coopération pour trouver des innovations de "rupture". En 2012, 39 nouveaux médicaments et vaccins ont été approuvés par l'agence américaine du médicament, la FDA, le niveau le plus élevé depuis 15 ans, et 40% venaient de "compagnies émergentes", a observé M. Viehbacher. Les biotechs "sont maintenant en mesure de déposer des demandes et de les commercialiser", a-t-il résumé.

"Pour avancer, il faut des partenariats", a confirmé Jean-Marie Lehn, prix Nobel de chimie. "Si vous voulez transformer le savoir en action, le savoir en technologie, vous avez besoin de collaborations et de synergies", a-t-il dit.

Bref, la grande misère de l'hôpital public n'intéresse pas la ministre ni le gouvernement. Les catastrophes du système anglais n'a pas traversé la manche. Hollande ne la traverse que pour aller dire à la City: continuez à faire du profit, je veille au grain!

De même, l'échec et la dangerosité de la politique vaccinale n'est pas mise en question.

Le nombre de nouveaux cancers et le nombre de morts qu'ils provoquent augmentent d'année en année. Mais il n'est toujours pas question de mettre en place une politique de prévention, possible bon marché et nécessaire. Tous ceux qui dans les 8 ans déclarerons un cancer pourront dire merci à Madame Fioraso et à Monsieur Hollande!

Les scandales à répétition : Médiator, prothèse mammaire PIP en silicone industriel, et le retour du distilbène etc etc, ne gênent en rien ce gouvernement et cette ministre qui ne trouve comme solution que de donner encore plus d'argent à l'industrie pharmaceutique qui étale au grand jour ses turpitudes.

Ce gouvernement est totalement vendu à un mini groupuscule de marchands du temple qui en veulent toujours plus et prospèrent sur la santé et la mort des nôtres.

Il est temps, grand temps de se révolter et d'exiger des comptes et un changement radical de politique.


Docteur Jacques Lacaze


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Site de J. Lacaze

Mercredi 1 mai 2013


MEDICAMENTS GENERIQUES: UNE ESCROQUERIE CRIMINELLE


ON LUI A IMPOSE UN MEDICAMENTS GENERIQUE: ELLE A FAILLI EN MOURIR!

Le cas de cette jeune femme a été rapporté par une revue médicale.
Depuis des années, en fait depuis le début de la vente de génériques, les associations de patients épileptiques et leurs médecins dénoncent la substitution. Très tôt, en effet, les patients épileptiques ont découvert à leur dépend les failles du générique et les risques de rechute lorsque leur traitement est modifié par un générique. Ces risques pour les patients n’ont jamais arrêté les caisses de sécurité sociales, les pharmaciens ou les successifs ministres de la santé. Les choses seront-elles différentes lorsque l’on sera capable de chiffrer le nombre de décès directement liés aux génériques?


Au dernières journées de Neurologie de langue françaises qui se sont déroulées du 9 au 12 avril à Montpellier, les équipes de neurologie et de pharmacologie du CHU de Nice rapportent l’histoire emblématique d’une patiente épileptique qui faillit succomber après qu’on ait substitué son traitement sous lequel elle se portait bien, par un générique. Mais cela ne fut découvert que grâce à la persévérance des médecins du CHU de Nice…

L’histoire commence brutalement puisque cette jeune femme, âgée de 32 ans, est hospitalisée en réanimation pour un état de mal épileptique convulsif généralisé. Chez un épileptique connu, le facteur déclenchant le plus habituel d’un état de mal épileptique convulsif généralisé est lié à un sevrage en médicament antiépileptique. C’est une urgence thérapeutique qui traduit, une atteinte cérébrale aiguë et qui expose le patient à un risque de séquelles neurologiques si l’état de mal dure plus de 60 minutes.

La patiente était en fait traitée pour une épilepsie myoclonique progressive type Unverricht-Lundborg : pour être stable, elle avait besoin de quatre médicaments différents dont un antimyoclonique, du piracetam, en ampoules buvables à la posologie de 36 g/j (Nootropyl).

Lors de son hospitalisation, les médecins savaient que cet état de mal épileptique survenait dans un contexte de vomissements et diarrhées favorisant la malabsorption des antiépileptiques.

Mais malgré leurs investigations, ils ne trouvaient pas de causes aux troubles digestifs. Au total, devant l’aggravation de son état, devenu instable et incontrôlable, générant non seulement des récurrences d’états de mal épileptique généralisés mais aussi d’autres complications liées à l’alitement et à l’hospitalisation prolongée, la patiente restera à l’hôpital pendant 4 mois, 126 jours exactement, alternant les hospitalisations en neurologie, à celles en réanimation (39 jours).

C’est finalement en reprenant l’histoire de la patiente que les médecins découvrent que les problèmes digestifs qui ont entrainés les vomissements et les diarrhées à l’origine de la mauvaise absorptions des antiépileptiques et donc la génèse de tous les problèmes de la patiente, coïncidait avec le déremboursement des ampoules de Nootropyl et le passage à un générique du piracetam. Or ce générique contient des excipients que ne contiennent pas le produit princeps: Les excipients contenus dans ce générique sont de fortes quantités de sorbitol et de glycérol qui expliquent les symptômes digestifs. Tout était donc causé par le fait qu’un générique contienne des excipients différents

C’est en supprimant le générique et en prescrivant à nouveau le traitement en non substituable que les médecins ont sauvé la patiente. La reprise du princeps a entraîné la résolution des problèmes digestifs et un retour à domicile, écrivent-ils.

L’histoire de cette jeune femme, qui pourrait témoigner de l’intérêt des génériques pour le système de santé français, “illustre la possibilité de conséquences dramatiques en terme médical aussi bien qu’économique d’une substitution par le générique du piracetam” écrivent les médecins du CHU de Nice.

En matière d’économie, ce cas est très démonstratif : la boite de Nootropyl solution buvable coûte 3,65 euros, et la boite de générique du Piracetam en solution buvable (Piracetam Mylan) coute aussi 3,65 euros. Rajoutez 84 jours d’hospitalisation à 2000 euros et 39 jours de réanimations à 4000 euros, et vous obtenez une dépense de 330 000 euros pour un générique qui ne rapportait pas un centime d’euros à la sécurité sociale! Qui peut encore défendre ce système? A qui profite t-il?


Ce qu'il faut savoir. Les "médicaments" génériques ne sont pas forcément moins chers que les médicaments princeps. Ils sont fabriqués dans des pays comme l'Inde et comme indiqué dans l'article ne contiennent pas forcément les même composants. D'autre part, le procédés de fabrication lui reste propriétaire du laboratoire qui amis le produit sur le marché et n'est donc pas utilisé par les laboratoires qui fabriquent les génériques. Ils sont donc DIFFERENTS.

L'économie pour la sécu est un leurre, pous ne pas dire une imbécilité. Il suffit par exemple, quand le médicaments n'est plus couvert par un brevet de fixer un autre prix de vente. Les économies, c'est encore une fois sur le dos des patients.


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CANCER ET MEDECINE TRADITIONNELLE INDIENNE


Vers un requestionnement de la médecine occidentale
SI VOUS AVEZ RATE L'EMISSION .....
http://www.agoravox.tv/actualites/sante/article/vers-un-requestionnement-de-la-39510
De quoi se poser beaucoup de questions ....

Source J. Lacaze


Edité le 11-06-2013 à 20:50:52 par Xuan




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Source J. Lacaze

Jeudi 16 mai 2013

LA SANTE DES CITOYENS? L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE S'EN FOUT?


HERBORISTES
ET INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE


Solidement accroché aux ordres vichystes des médecins et des pharmaciens, l'industrie pharmaceutique - servilement suivie par l'Ordre des Pharmaciens - qui avait obtenu la suppression du diplôme d'herboriste par les valets français du régime nazie, ne désarme pas contre les herboristes. Il faut quand même savoir, que c'est la grande industrie chimique allemande qui a imposé ces mesures contraires aux attentes des médecins et des patients. Vous savez, l'industrie qui fabriquait les produits utilisés dans les chambres à gaz! L'industrie qui a été rapidement remise en activité après la défaite du régime hitlérien .....
On a les sponsors qu'on mérite! Mais se réclamer ouvertement du régime de collaboration avec Hitler de Vichy ne grandit pas ni l'Ordre des Médecins, ni clui des pharmaciens et pas plus l'industrie pharmaceutique.
Voir l'article publiée par la revue d’information médicale egora.fr du 16 mai 2013
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De plus en plus, les Français qui se méfient des médicaments se tournent vers les plantes pour se soigner. Cette nouvelle mode ne plait pas à l’Ordre des pharmaciens qui attaque systématiquement en justice les vendeurs de plantes médicinales.
Michel Pierre attend le verdict de son procès qui l’oppose au Conseil de l’Ordre des pharmaciens. On lui reproche la vente de plantes réservées aux apothicaires. Car Michel Pierre est herboriste. Officiellement, cette profession n’existe plus depuis 1941, date à laquelle le régime de Vichy a décidé de céder le monopole de l’herboristerie aux pharmaciens d’officine. Seuls ceux qui étaient en exercice avaient le droit de poursuivre leur métier. Ce qui était le cas de l’ancienne patronne de Michel Pierre avec laquelle il a travaillé pendant de nombreuses années.
A sa mort, ce préparateur en pharmacie de formation a décidé de reprendre le flambeau de l’antique herboristerie de Port-Royal à Paris. “Ce lieu a toujours été une herboristerie. L’autorisation d’exploitation date d’avant 1941. J’ai travaillé pendant 25 ans avec l’ancienne propriétaire. Depuis qu’elle est décédée, il y environ une quinzaine d’année, j’ai pris le droit de continuer à faire ce métier. Je vends des plantes depuis 42 ans, on peut dire que je suis herboriste” déclare Michel Pierre.

En progression depuis 40 ans
Et depuis quelques années, sa boutique ne désemplit pas. “Nous sommes en progression depuis 40 ans, mais de façon beaucoup plus importante depuis trois ou quatre ans. Il y a de plus en plus de jeunes, ce qui n’était pas le cas avant. Beaucoup de clients en ont assez des médicaments et de la pharmacie. Ils n’en peuvent plus des scandales sur scandales. Ces gens ont perdu confiance” analyse l’herboriste qui tempère cependant “il ne faut pas non plus tout jeter dans la pharmacie. En herboristerie, nous traitons surtout des choses simples, comme l’aide à la digestion par exemple.”
La gueguerre existante entre pharmacie et herboristerie ne plait pas à Michel Pierre. Gage de sérieux, ce dernier à même embauché une jeune femme, docteur en pharmacie. Mais lorsqu’elle a voulu s’inscrire au Conseil de l’Ordre, elle a essuyé un refus. “Beaucoup de pharmaciens souhaiteraient ouvrir une herboristerie mais ne peuvent pas. Avec toutes les pressions et les déremboursements, le métier de pharmacien devient de plus en plus difficile. Acheter une officine coûte très cher”, constate l’herboriste qui se verrait bien “partenaire” avec les potards. “Nous exerçons chacun deux métiers à part entière, nous devrions travailler main dans la main” estime-t-il.
Un avis partagé par Ferny Crouvisier, présidente de l’Association pour le renouveau de l’herboristerie. “Il faudrait développer un métier d’herboriste moderne, qui n’aille pas contre les pharmaciens. L’objectif est d’allier les acquis des anciens et les connaissances scientifiques modernes” propose cette experte des plantes. Tout comme Michel Pierre, elle souhaite que soit développée une formation reconnue en herboristerie . “Il serait intéressant que la fac reprennent les études d’herboristerie. Cela pourrait se traduire par un diplôme dans le cursus de pharmacie” imagine Michel Pierre. Aujourd’hui, les trois écoles qui proposent des formations sur l’étude des plantes ne sont pas reconnues.

"Les laboratoires pharmaceutiques se cachent derrière les plaintes de l'Ordre"
En dépit de leurs mains tendues, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP) ne semble pas prêt à faire un pas vers les herboristes. Malgré nos nombreuses sollicitations, Isabelle Adenot, présidente du CNOP n’a pas donné suite . Pour Maitre Patrick Beucher, avocat de Michel Pierre, “les pharmaciens ne veulent pas de concurrents alors qu’ils n’y connaissent rien en plantes, ils ne suivent qu’à peine dix heures de cours sur ce sujet”. Mais selon ce défenseur de l’herboristerie depuis 27 ans, “les laboratoires pharmaceutiques se cachent derrière les plaintes de l’Ordre. Ils veulent continuer à commercialiser des médicaments et font pressions pour que les propriétés des plantes ne soient pas reconnues” ajoute-t-il.
Contrairement à la France, tous les pays européens ne rejettent pas en bloc l’herboristerie. Ils sont 5 000 à exercer en Allemagne et 2 500 en Espagne ou en Italie. Le verdict du procès de Michel Pierre est attendu le 24 mai. Il fera peut être jurisprudence.

Juste un petit mot à ajouter. Les revues médicales en ligne - que je cite souvent - ne sont pas un repaire secret de gauchistes ni d'écolos sectaires, mais font un travail sérieux d'information et s'intéressent réellement à la santé publique.
La médecine des plantes est une médecine incontournable et doit retrouver sa place dans la médecine, avec l'Ordre des pharmaciens, si les tartufes veulent bien céder la place à des gens sérieux et honnêtes, ou contre lui, et au passage reconnaître publiquement qu'ils ont au minimum manqué de clairvoyance dans les contrôles de leurs ouailles. Médiator !!!! La balle est aussi dans le camp des politiques. Mais souvenons nous un certain François Mitterrand avait promis la dissolution de l'Ordre des médecins ..... en 1981.


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Xuan
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   Posté le 03-09-2013 à 22:24:41   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Pendant vingt ans, j'ai dans le cadre de mon activitée professionnelle dans un centre de jours pour adolescent eu à soigner des jeunes ( nombreuses d'ailleurs étaient les adolescentes concernées par ce syndrôme) atteints de phobie scolaire, catégorie envhahissantes des motifs de consultation psy ces dernières années et peut être mutantes puisque déclinant d'une autre façon dans ses symptomes ceux de l'hystérie héritiers d'une norme bougeoise ayant rendu la sexualité féminine taboue.
Dans ses manifestations, il s'agit certe d'une angoisse qui se fixe sur l'école, son environement, les enseignants que l'on y rencontre mais aussi les élèves , bref tout autre qui vient réactiver les conflits oedipiens à un moment ou la puperté vient rallumer cet incendie interne refoulé qui chez les garçons s'exprime le plus souvent par une incapacité à maitriser dans des cadres acceptés leur activités pulsionelles.
Il existe en effet deux manières d'exprimer l'angoisse.
L'une s'intériorise a l'extrème et retourne contre soi l'agressivité en inhibant entre autres les capacités intellectuelles, l'autre s'extériorise au tout venant de manière a éviter toute pensé des émotions vécues, ce qui abouti au final aux même conséquences: une inaptitude complète aux apprentissages.
Retourner contre soi l'agressivité ou la projeter sur l'extérieur sont deux modalités d'un mécanisme qui produit une souffrance, et proviennent de l'impossibilité de se représenter les conflits internes dû aux remaniments ormonaux qui resultent de la sexualité réactivée après la période de latence.

Il s'agit d'un l'effet dans ce que l'on appele la crise de l'adolescence procéssus incontournable, qui chez certain sujets fait problème pour des causes psycho sociales, et que nous appellons la crise de la crise.

Rendre responsable l'institution scolaire de cela comme cela nous est proposé est une excroquerie intellectuelle qui cache en fait un projet encore inavouable plus de deux siécle aprés la révolution française, celui de la liquidation de l'école républicaine et démocratique cette geuse qui agresse l'intimité de nos jeunes filles en fleure.
Pourtant il suffit de voir la photos de l'héroïne médiatique ici rapporter pour comprendre le conflit à l'oeuvre. Qu'elles sont ces fleures de sang qui s'échappent en voluttes et s'entrelacent sur le mur de la chambre non loin de la figure glacée d'un bel adolescent? ( cela n'invalidant aucunement les présupposés issus de la scène sociale, introduits par Daniel Scheidermann dans la fin de son article)
Gilbert

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Date : 3 septembre 2013

Source et vidéos : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15983.

PHOBIE SCOLAIRE : LE CAS JUSTINE TOUCHARD


C'est un bagne, en plein XXIe siècle, dont les medias passent trop souvent l'existence sous silence.
Et pourtant, ses hauts murs se dressent au coeur de nos villes. Nous côtoyons chaque jour ses victimes pantelantes dans les rues, devant les pains au chocolat des boulangeries, parfois même dans nos foyers. Ce bagne, c'est l'Ecole. La petite, la secondaire, la supérieure. Vermine, cafards, corvées, humiliations : heureusement, un jour par an, surgissent dans les radios et les télés quelques dizaines d'Albert Londres qui se dressent pour dénoncer le scandale.

Les ravages de l'école, en cette rentrée 2013, ont un visage : Justine Touchard. Vous n'avez pas vu Justine Touchard ? Cette victime de la "phobie scolaire" est pourtant passée dans le journal de Pujadas, chez Calvi sur RTL(1), chez le docteur Cymes bien entendu (2), et ce matin encore elle était l'invitée de Clara Dupont-Monod sur France Inter. Justine Touchard a vécu l'enfer : un matin, elle n'a pas pu aller au collège. Parmi la "chaîne d'incidents qui a déclenché ce blocage" , selon les termes de France Télévisions, le site relève par exemple (3)une certaine timidité en maternelle, "d'énormes zéro au stylo rouge" au CM2 "sans un mot d'encouragement" , une orientation en filière professionnelle, sans parler de quelques anniversaires catastrophiques, et "d'une fréquentation souvent solitaire de la cantine" .

Pourquoi s'est-il trouvé un éditeur (Flammarion) pour publier ce témoignage ? Pourquoi toutes les rédactions de France ont-elles transformé Justine Touchard en marronnier de rentrée ? Et le témoignage de la jeune Justine est-il véritablement le plus éclairant sur les défauts persistants (et réels, bien entendu), de l'école française ? Pendant que France Inter ouvrait son antenne à la jeune fille, s'adonnant à un des exercices favoris des medias -la psychologisation d'un phénomène social- France Culture, sans rescapée pantelante, avec le simple concours de spécialistes du secteur, nous rappelait comment le système français, sous son masque égalitariste, est entièrement tourné vers la reproduction des élites.

Sans doute l'identité sociale de la jeune fille apporte-t-elle un début de réponse à ces questions : Justine est la fille d'une journaliste de Challenges, Anne-Marie Rocco. Elles ont d'ailleurs co-écrit le livre. Sans doute ne faut-il pas chercher plus loin les raisons du bon accueil confraternel réservé à son témoignage, au détriment de ceux de milliers d'autres "décrocheurs", sans doute sociologiquement plus représentatifs de l'inadéquation du système, mais qui n'auraient pas l'idée d'en faire un livre chez Flammarion, et n'ont pas de portables de journalistes dans leur répertoire. Bientôt sur vos écrans : comment le fils de Jean-Michel Aphatie a vaincu le mal de mer, le combat courageux de la nièce de Christophe Barbier contre sa phobie des souris, et le jour où le cousin de la voisine de François Lenglet a réussi à monter sur une chaise.



vous trouverez ci dessous et en clair l'ensemble des adresses web de ce présent message :
(1) http://www.rtl.fr/actualites/info/article/phobie-scolaire-on-pensait-que-notre-fille-traversait-un-passage-a-vide-raconte-une-mere-7764147364
(2) http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/article/magazine/76962/la-phobie-scolaire-en-question-chez-michel-cymes.html
(3) http://blog.francetvinfo.fr/livres-actualite/2013/09/02/le-jour-ou-je-nai-pas-pu-aller-a-lecole-temoignage-sur-la-phobie-scolaire-un-mal-qui-croit.html

Daniel Schneidermann

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Pauvre petite fille riche...

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Jeudi 26 septembre 2013 - oùvalacgt


Amiante : quand l'Etat PS vole au secours des patrons


Nous avons reçu (ci-dessous) un communiqué de l'ASAVA, association des salariés de l'arsenal de Toulon victimes de l'amiante, à propos du refus de classer en "site amiante" la société Aubert et Duval.

Le Conseil d'Etat vient en effet de rejeter la demande de classement (pourtant validée par toute la procédure officielle) au motif que cela "mettrait en danger la pérennité de l'entreprise" ...
On arrive là au coeur de la société capitaliste et de l'exploitation. Même si la justice, l'Etat sont contraints de reconnaître qu'il y a eu empoisonnement des ouvriers, des dizaines de milliers de morts, et bien tout s'arrête quand il s'agit de profit et de respect de la sacro-sainte l'entreprise.
Nous publions le communiqué en intégral, il mérite d'être connu et diffusé. Et les camarades ont bien raison de souligner le rôle de l'Etat PS dans cette sordide opération de sauvetage, au détriment des travailleurs empoisonnés...



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   Posté le 21-10-2013 à 20:35:20   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Deux articles de Jacques Lacaze sur le jeûne thérapeutique :


source

MEDECINE "SCIENTIFIQUE" ET MEDECINE POPULAIRE



LE JEÛNE UNE NOUVELLE THERAPIE ?
de Thierry de Lestrade

Voila un livre qu'il faut absolument lire. Il fera date.Il est écrit d'une façon très précise et très agréable. Il va faire plaisir à mes amis homéopathes, naturopathes, ostéopathes, à nombre de médecins généralistes, bref à tous les thérapeutes qui restent à l'écoute de leurs patients et qui ne veulent pas en priorité leur nuire. Son auteur Thierry de Lestrade à réalisé un film avec Sylvie Gilman qui porte le même titre et qui fait date. Mais il va plus loin, beaucoup plus loin en proposant l'analyse de la situation de la médecine aujourd'hui. Il répond à deux questions décisives: d'où vient et comment s'est constituée la médecine dominante, officielle?
Commençons par lire la conclusion de son livre:

…….
La médecine occidentale a été conçue comme une guerre . Au début du XIXe siècle, Benjamin Rush partait à l’assaut des maladies grâce à l’action virile de médicaments agressifs, prescrits à des doses « héroïques ». La découverte des « microbes », perçus immédiatement comme les nouveaux « ennemis », a lancé à partir de 1880 la « guerre contre la maladie ». Et « la guerre contre le cancer », déclarée en 1971, fait encore rage. Les médecins utilisent en cancérologie un « arsenal thérapeutique » qui s’étend de l’arme de destruction massive aux frappes chirurgicales. Symbole éclatant de cette conception de la médecine : le premier essai de chimiothérapie a été effectué avec un gaz de combat exhumé des tranchées de la première Guerre mondiale.

Alors qu’aucune percée spectaculaire n’est venu renverser le front des maladies chroniques, la guerre impose sa propagande , qui annonce toujours la victoire pour demain. Elle choisit aussi ses héros. Qui se souvient de cette campagne d’affichage de l’Institut national en 2007, où l’on pouvait lire sous des visages d’anonymes : « Nous sommes 2 millions de héros ordinaires. » Ces visages étaient ceux de survivants du cancer. Je m’étais alors posé la question : « et ceux qui succombent, ce sont des lâches ? ».

Toute guerre impose une vision manichéenne, voire simpliste. Les bons contre les mauvais . Les docteurs contre les charlatans. Elle a permis l’éradication stupéfiante de toute méthode de soin alternative au profit de la seule médecine dite scientifique. Et elle se double d’une représentation machiste qui a légitimé l’élimination durable des femmes de la profession médicale.

La guerre, enfin, a son champ de bataille : le corps humain . Découpé en tranches . Scannerisé. Biométricalisé. Décrypté dans son génome. C’est dans l’organisme que l’on cherche à débusquer l’ennemi toujours plus loin, dans une plongée effrayante vers l’infiniment petit. Jusqu’à oublier que le corps est un tout.

N’est-il pas temps de faire la paix avec soi-même ? De ne plus rechercher les ennemis dans son corps, mais de s’en faire un allié ? Le jeûne nous y invite. Jeûner, pour se mettre à l’écoute de son corps, dans une attention nouvelle, attentive,sensible. Pour activer des forces insoupçonnées. Vis medicatrix naturae – le pouvoir de guérir de la nature - , c’est ainsi qu’Hippocrate résumait ce processus. Alexandre Kobosov, le pneumologue russe (cité dans l’ouvrage de de Lestrade), nous l’a répété : « Il y a deux manières de se soigner : une manière passive, en avalant des médicaments ; une manière active, avec le jeûne. »

Un patient actif, à l’écoute de son corps, soit. Encore faudrait-il que le médecin soit à l’écoute de son patient. Il ne s’agit pas ici de juger hâtivement de la qualité de l’engagement du corps médical : la grande majorité des soignants sont dévoués et ne comptent pas leurs heures. On peut néanmoins s’interroger sur la pratique médicale. Sur la formation des soignants, sur le processus amorcé au début du XXe siècle qui a transformé les médecins en ingénieurs. Des techniciens de haut vol, super-spécialisés, super-qualifiés et très efficaces… Dans une certaine mesure.

Car ces praticiens touchent les limites de leur pouvoir lorsqu’on pénètre dans le vaste domaine des maladies chroniques . S’installe alors un autre rapport, où la guerre n’est plus possible. L’enjeu est de taille : 15 millions de Français souffrent de maladies chroniques, soit un quart de la population. Dans ce territoire-là, la prévention doit prendre le pas sur la réparation.

Le rôle du patient devient essentiel , la révolution viendra de lui. Elle s’amorce. Rares sont les malades aujourd’hui qui ne consultent pas Internet, puisant des informations sur toutes sortes de forums.
…..
Thierry de Lestrade consacre les deux premiers chapitre de son ouvrage à dresser le tableau de la médecine aux USA.
Dans le premier chapitre, il explique qu'à sa naissance à la fin du XVIIIe siècle, les USA comptaient très peu de médecins. Les guérisseuses ont pris une grande importance en rendant service à leur communauté. Elles utilisaient les moyens disponibles les plantes principalement. Au passage il rappelle le sort tragique qu'en Europe l'Eglise puis le pouvoir royal a fait subir aux guérisseuses, qui furent brûlées par milliers pour faire place aux médecins issus des nouvelles facultés de Montpellier puis de Paris.
Dans ce contexte des pratiques comme l'homéopathie, la chiropraxie, l'ostéopathie, vont se développer considérablement.
Les médecins orthodoxes vont tenter de lutter contre cet ensemble de praticiennes et de praticiens. Ils vont créer l'AMA : l'association des médecins américains, en 1847 qui va engager le combat contre ceux qu'ils appelaient "charlatans", au nom de la « science ». Ils n'arriveront pas à leur fin. Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour qu'une offensive soit menée et gagne.
Thierry de Lestrade a intitulé son 2éme chapitre: "Comment l'AMA a éradiqué la médecine populaire ». Il faut absolument lire ce chapitre. Je ne vais pas le dévoiler, sauf à dire qu'il est dans le droit-fil de la quasi extermination des peuples premiers qui occupaient ce territoire, de la traite des noirs, du rôle actuel des USA qui disposent de plus de 1000 bases militaires partout sur la planète avec l'objectif de dominer le monde par le feu et le sang.
Les USA ne sont pas réductibles, bien entendu, aux politiques des classes dominantes L'immense majorité des émigrants qui ont contribué à faire la richesse de ce pays étaient la masse des personnes fuyant la misère des pays de la vieille l'Europe ou déportées par bateaux entiers: les vagabonds, les prostituées, etc etc, et qui ont constitué le prolétariat des USA.
L'auteur, souligne le rôle décisif joué par la Fondation Rockefeller dans le soutien à l'AMA avec des anecdotes du genre du soutien financier à l'AMA de l'industrie du tabac. Le développement du grand capitalisme étatsunien et sa politique visant à dominer le Monde est étroitement liée à la naissance de la médecine qui s'est autoproclamée "scientifique". Et aujourd'hui encore, voir l'article du Monde Diplomatique de juiller 2013: "Comment la santé est devenu un enjeu géopolitique?" (Pr D. Kerouedan) cette politique fait partie des priorités de l'administration des USA. Pour ces dirigeants, il faut lutter contre "le communisme, le terrorisme et les maladies". Contre les maladies: uniquement par le volet curatif en excluant totalement le préventif. (Les vaccinations ou "le cholestérol" n'ont rien à voir avec le préventif. Il faudra en reparler)
J'ajoute un mot. On parle de la médecine scientifique", y compris dans le livre de Thierry de Lestrade. Je pense que la médecine est seulement une pratique sociale née avec l'Humanité comme l'agriculture, l'expression artistique etc et qu'elle ne peut pas être qualifiée de scientifique. Cette pratique pose des questions à la recherche scientifique d'une part et d'autre part utilise les résultats de ces recherches ainsi que ceux de la technologie pour mieux soulager les ou guérir les malades. Il importe de poser sérieusement la question de la Science. On assiste à deux phénomènes dangereux. D'une part le dénigrement de la recherche scientifique et de la science, et d'autre part la défense néopositiviste d'une idéologie scientifique au service du capital. Les OGM semble être un terrain privilégié pour ces exercices.
Il est urgent d'en parler et il est urgent que les citoyens s'en mêlent.


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DEFENDONS VRAIMENT NOTRE SANTE (I)

COMMENT FONCTIONNE LA MEDECINE OFFICIELLE? QUELQUES ELEMENTS POUR COMPRENDRE.


1) La médecine officielle est complètement dépendante de l'industrie pharmaceutique , donc il faut se poser la question du fonctionnement de big-pharma en premier.

2) Le seul but de big-pharma est de gagner de l'argent , beaucoup d'argent rapidement et à moindre frais. Il en découle plusieurs conséquence. En voici quelques unes :
- chercher les créneaux rentables . Et là c’est tout simple : viser les maladies chroniques, mais aussi les situations de la vie comme la ménopause où on propose une « solution » sous forme d’hormones. On connaît le résultats des milliers de cancers du sein chez les femmes à qui ont mensongèrement proposé ces produits. On a créé de toute pièce une maladie imaginaire « le cholestérol ». D’ou un créneau très très juteux pour l’industrie. Les anti-cholestérols sont sans doute intéressant pour des excès de cholestérol d’origine familiale qui sont très peu fréquents, mais les donner ces médicaments qui ne sont pas sans risque avec des études truquées c’est inadmissible. Pour les maladies dites orphelines (rares) pas de recherche pas de médicaments
- Big-pharma n’a donc strictement aucun intérêt à guérir les maladies : il en vit comme toute une partie du corps médical et des activités connexes. L’exemple du cancer est significatif. Des campagnes médiatiques nous annoncent depuis des décennies la victoire est proche encore un effort pour la recherche. Et en réalité, cette fameuse science progresse par sauts de puce. Grande nouvelle la survie sous tel traitement a permis de progresser d’un mois, parfois plus, pour des prix astronomiques - qui tombent souvent sur la patient et la famille -. C'est naturel et normal, chacun de nous est prêt à tout pour garder un être cher. A coté de cette pratique franchement odieuse, des moyens thérapeutiques qui ont fait leur preuve, CE QUI SERAIT TRES FACILE DE VERIFIER, sont criminalisés, pourchassés . Une véritable guerre contre ces chercheurs et ces praticiens est organisée. Comme le remarque la philosophe Isabelle Stengers: le charlatan (pour la médecine officielle) est celui qui guérit et veut le prouver (contre bien sur le circuit officiel de l’Evidence based medecine (voir plus loin).
- développer des médicaments très dangereux comme le Médiator en France et le vioxx aux USA : 30 000 décès au minimum (je dis bien trente milles).
- la nécessité de réduire au maximum le prix de production des médicaments . La solution la plus simple est de faire produire dans les pays Inde, Chine en particulier) ou la "main d'oeuvre" est très bon marchée, ce qui veut dire que les travailleurs sont très mal payés. D’où l’invention des médicaments génériques. Ce sont des médicaments qui ont la même formule chimique que le médicament de référence qui n’est plus protégé par un brevet, mais pas le même mode de fabrication (qui reste protégé). Il en résulte des différences très importantes. Autre conséquence la sécu oblige d’utiliser ce type de médicaments.
- comme toutes les industries, big-pharma est maintenant sur le marché mondial. Il en résulte qu’il y a concurrence au détriment de la qualité et surtout spéculation, comme sur les matières premières alimentaires. D’ou des ruptures de stock de certains médicaments qui vont désormais devenir fréquentes. Bref la mondialisation s’attaque aux pauvres en provoquant des famines et aux malades et les privant de certains mdicaments.

3) l es profits de big-pharma permettent d’offrir des avantages aux médecins, spécialement aux leaders qui par leur notoriété influencent l’ensemble du corps médical. En général ces Professeurs, dirigent un secteur de recherche, appartiennent à une institution qui conseille le pouvoir politique (comme l’Académie de Médecine, ou les société savantes de tel ou tel domaine) et enfin sont conseillé de l’industrie pharmaceutique et grassement rémunérés. C’est ce qu’on appelle les 3 casquettes. J’imagine qu'aucun d’entre nous n’a entendu un épicier dire qu’il vend des produits avariés. Et bien ces Professeurs qui dans leur secteur ont mis un produit au point l’on fait commercialiser par big-pharma et vont ensuite conseiller aux institutions ad hoc de le faire admettre, ne savent que faire des louanges pour leur produit qui bien sur n'ont aucun défaut.

4) Durant la dernière guerre et sous l’impulsion de l’occupant a été créé l’Ordre des Médecins qui quoi qu’on en dise a été purement et simplement prorogé à la Libération. Sa fonction, s’assurer que les médecins restent dans les clous et qu’il ne vient pas l’idée d’aller voir ailleurs si des thérapeutiques ne sont pas mieux que celles de big-pharma. Bref une police des médecins. Pour en savoir plus regarder sur ce site la page :MON MEMOIRE PRESENTE DEVANT L'ORDRE REGIONAL DES MEDECINS

5) Dernière pièce importante de ce dispositif : la médecine fondée sur les preuves : l’Evidence based medecine (EBM pour les initiés). Elle nous vient tout droit des USA et a été popularisée par la fondation Rockfeller. Elle se fonde tout simplement sur ce qu’on appelle le double aveugle. Je ne rentre pas dans les détails, que je reprendrais un jour, mais c’est une escroquerie scientifique. Elle consiste à comparer l’effet d’un médicament à celui d’un placébo ( un faux médicaments sans action en principe ) ou d’un autre médicament. Ceci avec une méthodologie draconienne : ni le malade, ni l’expérimentateur ne savent ce que les personnes incluses dans l'essai utilisent. Ceci à partir de la sélection de cobayes ayant la même maladie et des caractéristiques biologiques proches. En général le résultat (quand c'est positif) est 80% d’effet positifs et 20% d’effets négatif (aggravation …) et nuls. Je ne rentre pas dans le détail sauf pour dire que quand un médicaments a fait ses preuves il devient Le Médicament de telle maladie et a force de loi. Le médecin est obligé de le donner et est en faute s’il ne le donne pas. Si vous êtes dans les 20%, c’est comme au loto : vous avez perdu. La sanction peut être parfois très lourde: décès, infirmités etc. Mais vous n’avez rien à dire le médicament est « scientifique prouvé".
Je passe pour le moment sur les aspects stupides du procédé pour indiquer deux choses : d’autres méthodes scientifiques sont possibles, mais rejetées. Et la 2éme chose, c’est que ce procédé du double aveugle a l’énorme avantage de disqualifier systématiquement les médicaments et médecines venues d’ailleurs ou partant d’autres expériences et conceptions . Le ridicule ne tuant pas, des pratiques plus que millénaires comme l’acuponcture sont ainsi disqualifiée mais aussi la médecine indienne et bien d’autres médecines, l’homéopathie et la médecine des plantes en premier. Je rappelle que le diplôme d’herboriste a été supprimé par un décret du gouvernement collaborationniste de Vichy et n’a jamais été rétabli depuis.

6) Dernier point important : la médecine officielle big-pharma en tète n’a que faire de la prévention . La prévention est pour eux l'horreur. Ils assimilent hypocritement la prévention à la prise de médiccaments comme les anticholetérols, les hormones, ou l'administration de vaccins aux conséquences souvent désastreuses. La vraie prévention est ailleurs. Elle est fondée certes sur l'élimination des causes des maladies (pollutions de toutes sortes, malbouffe, stress, conditions de travail dans l'industrie en particulier etc) et sur la connaissnce des mécanismes pour pouvoir intervenir avec précision. C'est le cas de la prévention active des cancers proposée par le Docteur Gernez.


J’attends des exemples, des commentaires, votre avis. Je vais développer cette rubrique régulièrement. C’est de notre santé de notre vie, de celle de nos enfants, de nos proches qu’il est question : ça vaut qu’on en parle.

Pour terminer voici la préface à sa thèse de médecine consacrée à Philippe-Ignace Semmelweis par le Docteur Louis Ferdinand Destouches plus connu sous le nom de Céline (1936) :
« Supposez qu’aujourd’hui, il survienne un autre innocent qui se mette à guérir le cancer.Il sait pas quel genre de musique on lui ferait tout de suite danser ! ça sera vraiment phénoménal ! Ah ! qu’il redouble de prudence ! Ah ! il vaut mieux qu’il soit prévenu.Qu’il se tienne vachement à carreau ! Ah ! il aurait bien plus d’afur à s’engager immédiatement dans une légion étrangère ! Rien n’est gratuit en ce bas monde. Tout s’expie, le bien comme le mal, se paie tôt ou tard. Le bien c’est beaucoup plus cher , forcément. »

Et enfin un témoignage reçu sur mon courriel : « À Gustave Roussy, on vous donne l'impression d'être découpé en spécialités: on voit le chirurgien, puis le chimiothérapeute, puis on verra un radiothérapeute et le protocole est décidé sans vous, vous êtes mis devant le fait qu'il vous faudra chimio,radio et hormone. Comme le référent est le chimiothérapeute, on ne peut pas discuter avec lui de l'opportunité de ce traitement .... »
Ce n’est pas un secret : ça se passe de cette façon dans tous le Hôpitaux, cliniques et centre anti-cancers

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Lundi 4 novembre 2013
MEDICAMENTS CONTRE LE RHUME DANGEREUX


Le service de pharmacologie du Centre Hospitalo Universitaire de de Toulouse a publié dans son bulletin d’information Bip31.fr une mise en garde contre les médicaments anti-rhume. Ces derniers seraient dangereux pour le système cardio-vasculaire: Actifed Rhume, Nurofen Rhume, Dolirhume, Humex Rhume…


Augmentation du risque d'infarctus et d'accidents vasculaires cérébraux (AVC)

Vendus sans ordonnance et le plus souvent utilisés par voie orale, ces médicaments contiennent de la pseudoéphédrine, à effet vasoconstricteur. C’est cette molécule qui augmenterait le risque de faire un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral (AVC). La vasoconstriction resserre les vaisseaux sanguins, ce qui a pour conséquence d’augmenter les efforts fournis par le cœur ainsi que ses besoins en oxygène.

Pour lire la suite voir le site AMESSI.


Je ne vais pas détailler les moyens homéopathiques, phytothérapiques oligothérapeutiques et autres que j'ai utilisés durant 30 ans avec une efficacité impressionnante et constante. Mais qu'attendent les pouvoirs publics pour arrêter la mise à disposition de tels médicaments criminels, délivrés le plus souvent sans ordonnances?
Sans doute , ces personnes qui prétendent s'occuper de la santé sont plutôt aux petits soins au chevet de l'industrie pharmaceutique qui amasse des milliards sur notre santé et celle des notre. C'est clair, ces produits dont la toxicité est connue depuis toujours doivent être interdit purement et simplement.


Docteur Jacques Lacaze
source


Edité le 04-11-2013 à 23:18:39 par Xuan




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Jeudi 7 novembre 2013
QUAND DES SCIENTIFIQUES BAFOUILLENT !




LA GRANDE ILLUSION: QUE CACHE CES INFORMATIONS DIFFUSEES PAR CERTAINS "SCIENTIFIQUES"?


La revue médicale diffusée en ligne Egora.fr, qui m'a toujours semblé très sérieuse publie un article intitulé: Sécu individuelle, retraite à 120 ans et séquençage des bébés : c'est pour 2050 ! Cet article s'inspire de celui d'une revue scientifique, parait il aussi très sérieuse: "pharmanalyses". Voici l'article de cette dernière revue:

(Je reviendrais sur ce problème qui est très important)

Jacques Lacaze - source

Assurance maladie et retraite : clap de fin


Source

La réforme des retraites en cours de débat au Parlement et le Projet de loi de financement de la Sécu pour 2014 (PLFSS) qui va suivre n’anticipent pas l’arrivée imminente de la génomique. A l’horizon 2050, la médecine réparatrice des gènes permettra à la fois un extraordinaire allongement de l’espérance de vie – 120, 130, 150 ans – et la suppression du caractère aléatoire de la maladie. Cette double révolution provoquera une explosion des systèmes de protection sociale fondés sur le principe de la solidarité, selon lequel les jeunes financent la retraite des anciens et les biens-portants les soins des malades. Un système assurantiel fondé sur le calcul du coût social de chaque individu établi sur la base du séquençage de son génome se substituera à la protection sociale collective. Explications.L’espérance de vie progresse d’un trimestre tous les ans. Elle s’établit aux alentours de 78 ans pour les femmes et de 75 ans pour les hommes. Ce rythme – relativement linéaire depuis 3 décennies – justifie les réformes de retraites, entreprises un peu partout en Europe, repoussant l’âge légal de départ en retraite et/ou le nombre d’années de cotisations nécessaires pour aspirer à un repos bien mérité. Mais, d’arithmétique, la progression de l’espérance de vie va devenir géométrique. Grâce au progrès des thérapies géniques, l’homme pourra d’ici une à deux générations vivre facilement, 120, 150, 200 ans. Certains pronostiquent même 1000 ans. Cette évolution inédite de la longévité n’est pas une vue de l’esprit mais une perspective réelle comme le montrent plusieurs exemples.

Le prix Nobel de médecine vient d’être attribué à deux chercheurs américains et à un allemand pour leurs travaux sur les vésicules, le système de transport cellulaire qui assure « la livraison » des hormones et des neurotransmetteurs aux bons endroits et aux bons moments. La défaillance de ces transporteurs peut entrainer le développement de maladies neurologiques ou immunitaires ou encore le diabète à la manière d’une éclisse mal vissée qui peut provoquer le déraillement d’un train…. Les recherches récompensées permettent de mieux comprendre les causes des erreurs d’aiguillages des vésicules, ce qui ouvre la voie à la mise au point de thérapies réparatrices.

En septembre 2013, les instituts américains de la santé on accepté de financer, à hauteur de 25 millions de dollars, 4 projets de recherche dont l’objet est de réaliser, dès 2014, le séquençage du génome de tous les nouveau-nés. Le séquençage – dont le coût unitaire ne dépasse pas une centaine de dollars – permettra de lire le potentiel génétique des bébés recrutés pour ce programme et de connaitre leur prédisposition à telle ou telle maladie. Ces « volontaires » seront suivis pendant 5 ans afin de déterminer le meilleur moyen d’utiliser ces informations médicales prédictives.

laurentalexandre Pour le Dr Laurent Alexandre (photo), président de la société DNA-vision, spécialisée dans le séquençage, ce genre de programme arrivera prochainement en France. « 100% des bébés seront séquencés en France en 2020 » prédit-il. Dans un livre (*) retentissant publié en 2011, ce médecin hors normes – urologue, il a fait Science-Po et l’ENA et a créé dans les années 90 Doctissimo, le site d’information médicale grand public de référence – estime que « « La génomique et les thérapies géniques, les cellules souches, la médecine des protéines-chaperons et des nanotechnologies réparatrices, l’hybridation humain-machine permettent d’envisager une croissance de l’espérance de vie en bonne santé beaucoup plus rapide que ce que la société envisage généralement. Cette médecine de la résilience devrait repousser les limites de notre longévité dans des proportions inimaginables il y a seulement trente ans. Il est probable que l’espérance de vie doublera déjà au cours du XXIème siècle, et l’obtention d’une quasi-immortalité ne serait plus qu’une question de temps ». Ce qu’il appelle la « grande convergence NBIC » c’est-à-dire le mariage des nanotechnologies, de la biologie, de l’informatique et des sciences cognitives devrait permettre d’atteindre une espérance de vie de 1000 ans…..

miroslav-radman Le généticien Miroslav Radman (photo), de l’Université Paris-Descartes travaille sur une bactérie – la Déinococcus - dont les caractéristiques pourraient permettre de « prolonger la vie humaine au delà de ce qui est imaginable aujourd’hui ». Il a publié, en septembre 2013, un article dans lequel il démontre que l’oxydation des protéines est la cause et non la conséquence de la dégénérescence cellulaire et donc du vieillissement. Sa bactérie bloquera le processus d’usure des protéines qui pourraient ainsi indéfiniment protéger les molécules de tout processus de vieillissement. « Ce serait le grain de sable qui viendrait ralentir, sinon arrêter le tic-tac de notre horloge biologique. D’ici à une dizaine d’années, nous pourrions disposer d’un vaccin qui nous prémunirait contre le vieillissement et les maladies qui l’accompagnent » explique-t-il. A Houston, le séquençage est entré dans une phase clinique. Une équipe du Baylor College of Medicine a séquencé l’exome – l’ensemble des gènes codant des protéines – de 250 patients atteints de maladies neurologiques et a identifié la mutation génétique à l’origine de la pathologie chez un quart des patients. Pour Laurent Alexandre, « c’est le début de l’industrialisation du séquençage ».

Une révolution de la protection sociale

Et il ne s’agit là que de quelques exemples des travaux qui, dans les laboratoires du monde entier, préparent un avenir dans lequel les hommes vivront très longtemps et porteront en bandoulière ou plus exactement sur une puce ou un quelconque support informatique le séquençage de leur génome. Le dossier médical personnel de demain n’indiquera pas les antécédents médicaux mais les événements médicaux à venir et le moment de leur survenu. Cette révolution médicale impliquera une révolution de la protection sociale qui, de collective deviendra individuelle. Les systèmes mis en place au XXe siècle et particulièrement après la seconde guerre mondiale sont fondés sur une double solidarité : intergénérationnelle pour les retraites (les actifs financent les pensions de retraites) et sanitaire pour la maladie (les biens portants payent les soins des malades). La solidarité couvre un risque collectif pour l’ensemble de la population et aléatoire pour chaque individu. Chacun ignore le nombre d’années qu’il a à vivre et s’il sera malade. C’est cela qui va changer. Avec la médecine génétique et prédictive, le risque individuel ne sera plus aléatoire mais prévisible et donc quantifiable et valorisable. Avec le génome séquencé et le parcours biologique connu à l’avance de toute la population, il sera possible de connaitre le coût social de chaque individu. La protection sociale collective n’aura plus d’intérêt. Il sera possible de doter chaque individu d’un compte social personnel (CSP) qu’il lui appartiendra de créditer et d’équilibrer. Votre programme génétique indique que vous avez une prédisposition au cancer qui se révèlera à votre soixantième année. Le coût du traitement peut être prédéterminé, comme un devis pour travaux. Votre responsabilité est de créditer votre CSP pour assurer le coût de votre traitement….

Recul de la retraite

Cette connaissance individuelle du profil génétique ouvre aussi la voie à une révolution dans le domaine de la retraite. Là aussi, les règles collectives de la solidarité – âge légal, durée de cotisation – n’auront plus de sens. Pourquoi imposer les mêmes critères à celui qui a espérance de vie programmée de 91 ans et celui dont le pronostic de vie est de 163 ans ? C’est totalement inégalitaire et inéquitable. L’équité consistera à ne plus fixer un âge légal de retraite et un nombre d’années de cotisation égal pour tous, mais à déterminer un nombre d’années de retraite auquel chacun a droit qu’elle que soit l’espérance de vie inscrite dans son génome. On pourrait, par exemple, déterminer que chacun a droit à 20 ans de retraite. Celui dont le temps de vie génétiquement prévu est de 138 ans devra donc travailler jusqu’à 118 ans et créditer son compte social personnel pour financer sa retraite tandis que celui qui n’a qu’un potentiel de 95 ans sera mis en retraite à 75 ans.

Des perspectives effrayantes

Le séquençage génomique généralisé amènera d’autres bouleversements dans la vie individuelle et collective, en particulier dans le domaine de l’éducation. Le concept de coût/efficacité imposera de ne pas investir dans la formation et les études de ceux dont l’espérance de vie et les prédispositions à des maladies lourdes apparaissent à la lecture de leur génome….Ces perspectives éthiquement effrayantes ne sont pas de la science-fiction. Elles sont contenues en germe dans la révolution de la techno-médecine – selon l’expression du Dr Alexandre – qui est en marche.

Le projet de loi sur les retraites – en cours d’examen par le Parlement – qui ne réforme rien, mais modifie le curseur des annuités de cotisation et quelques paramètres financiers – et le PLFSS – qui tentent d’endiguer le déficit de l’Assurance-maladie– ne sont pas à la hauteur des enjeux. Il serait temps de regarder l’avenir au-delà de l’horizon des prochaines élections.

Philippe Rollandin

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   Posté le 09-01-2014 à 18:19:29   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le camarade J. Lacaze nous informe du décès d'E. Gernez :

Jeudi 9 janvier 2014
DECES DU DOCTEUR ANDRE GERNEZ


Le Docteur André Gernez est décédé dans sa 91éme année, le mercredi 8 janvier, vers 17 heures 30, au Centre Hospitalier de Roubaix, où il avait été chef de Service de radiologie, d’une insuffisance respiratoire terminale, entouré de sa famille.

Ce scientifique de génie, qui se considérait cependant comme un chercheur amateur, a été un vrai trouveur.

Bachelier à quinze ans, il s’inscrit en Faculté de Médecine avec dérogation spéciale. Dès ses premières années d’étude médicale, il pointe des contradictions majeures dans les postulats fondamentaux de la biologie. Il ne cessera jamais durant toute sa carrière, qui va durer jusqu’à ses derniers jours, de chercher ces contradictions et donc la voie de leur résolution. Son dernier texte, écrit de sa main, est daté du 13 décembre 2013.

Il fut ainsi amené à récuser le dogme admis par tous du double cycle cellulaire, selon lequel nos cellules seraient alternativement génératrices et fonctionnelles. Il proposa en 1966, par un mémoire aux Académies des Sciences et de Médecine, ses célèbres « Néopostulats biologiques et pathogéniques ». Il fondait par là le concept de cellule génératrice (ou souche). Le paradoxe dans cette affaire est que les observations de ce qu’il postulait à partir de la critique de la conception classique avait déjà été faite sans doute dès le début du XXème siècle, mais aucune conclusion n’en avait été tirée. Ce concept de cellule souche, aujourd’hui universellement repris par les chercheurs, qui en font la notion majeure de la biologie, permit à André Gernez de construire une théorie cohérente de la cinétique cellulaire.

L’accueil réservé, à son premier travail, par la communauté scientifique internationale fut unanime. André Gernez a poursuivi ses recherches à partir de ses travaux initiaux, sur le mécanisme du cancer, qu’il mit à jour, puis sur les maladies dégénératives, neurologiques en particulier. Il proposa des stratégies de prévention de ces maladies par différents mémoires, tous adressés aux Académies, mais aussi aux sociétés scientifiques, aux chercheurs, aux autorités politiques.

Alors que des travaux de recherche paraissaient partout dans le monde validant ses propres travaux, un silence, qu’il qualifiera de concerté, était instauré, sur ses propositions.

De nombreuses tentatives pour le briser ont été menées de toute part.
La création de l’Association pour André Gernez en 2010 permet aujourd’hui de rassembler et de coordonner les initiatives qui viennent de partout.
Nous pensons qu’honorer cet immense chercheur, qui a introduit en biologie et en médecine des concepts majeurs parfaitement opérationnels, c’est œuvrer pour que d’une part, ses propositions soient connues de l’ensemble de la communauté scientifique d’aujourd’hui et pour que d’autre part des chercheurs, des médecins s’emparent de sa méthode de travail, de ses concepts, de ses propositions, pour qu’enfin une politique publique de prévention des maladies dégénératives puisse voir le jour. C’est de l’intérêt de tous, car nous sommes tous concernés.

Le Docteur André Gernez repose à son domicile
6 avenue Marin la Meslée.
On peut se recueillir et lui rendre hommage
le matin de 9 heures à 12 heures

Les obsèques auront lieu le lundi 13 janvier
en l’Eglise Saint Vincent de Marcq-en-Baroeul
(14 place du Général de Gaulle).
Rassemblement à 9 heures15

Merci d’adresser vos condoléances à :
- Madame André Gernez
6, avenue Marin La Meslée
59700 Marcq-en-Barœul
-ou au siège de l’Association Pour André Gernez :
APAG
24, rue des Acacias
62750 Loos-en-Gohelle


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Mercredi 5 février 2014

INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE:
UN SCANDALE DE PLUS!


« L’affaire du Lucentis met le monde médical en ébullition »


(Article publié par la revue médicale Neuroscoop.net)

C’est ce que constate Daniel Rosenweg dans Le Parisien. Le journaliste observe sur une page que ce « médicament contre la perte de vision liée à l’âge coûte une fortune à la Sécu. Mais le décret autorisant un médicament équivalent et 30 fois moins cher tarde à sortir » .
Daniel Rosenweg note ainsi que « l’affaire du Lucentis [fabriqué par Roche et vendu par Novartis] est un scandale à près de 400 millions d’euros contre lequel plusieurs personnalités du monde médical et politique ont décidé de monter au créneau. […] Le problème vient du fait que ce médicament vendu 895 € l’injection a un équivalent : l’Avastin, produit par Roche, qui coûte moins de 30 € » .

Le journaliste explique que « l’Avastin, conçu comme un anticancéreux, n’est pas autorisé dans le traitement de la DMLA, et son propriétaire, Roche, refuse de demander une extension d’autorisation. Officiellement, les deux laboratoires martèlent que les deux médicaments ne sont pas équivalents. Mais plusieurs événements sont venus battre en brèche cet argument » .

Daniel Rosenweg relève ainsi que « pas moins de 6 études internationales, dont une française, ont été réalisées pour vérifier l’équivalence des deux produits. Toutes convergent : mêmes bénéfices, à de subtiles nuances près, et effets indésirables comparables » .

Le journaliste observe en outre que « la Cour européenne autorise le reconditionnement de l’Avastin pour la DMLA » et cite le Pr François Chast, patron de la pharmacie de l’hôpital Cochin-Hôtel-Dieu à Paris, qui déclare que « la jurisprudence européenne s’appliquant à chaque Etat membre, il faut vite nous autoriser à utiliser de nouveau l’Avastin. Ce que je ne comprends pas, c’est qu’un gouvernement de gauche fasse le jeu des industriels » .

Daniel Rosenweg note par ailleurs que « la Société française d’ophtalmologie, elle, n’est pas prompte à batailler. «On respectera les textes», se limite curieusement à déclarer son président »,évoque « un décret qui se fait attendre » , puis remarque que « quand on leur demande s’ils sont prêts à attaquer la France si elle devait dégainer sa RTU [recommandation temporaire d’utilisation], Novartis reste prudent : «Nous respecterons la réglementation». De son côté, Roche laisse entendre qu’il n’ira sans doute pas sur le terrain judiciaire… » .

Bref, se servir sur la sécu, c'est à dire sur nos cotisations, notre salaire diféré est le sport favori de l'industrie pharmaceutique, avec la complicité active d'une partie du corps médical, surtout surtout les "grands patrons" (leaders d'opinion) et des décideurs c'est-à-dire des politiques.

L'industrie pharmaceutique: copains et coquins ......


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Samedi 8 mars 2014

UN CHOIX DE SOCIETE MAJEUR EN SANTE


"Le premier patient au monde ayant reçu un cœur artificiel autonome, de technologie française, vient de décéder deux mois et demi après son intervention à l’âge de 76 ans" .
Dans l'article reproduit ci dessous, le Docteur Luc Périno pose très clairement un choix de société, à propos de la santé publique en France, dans son site consultable ici: link.

J'avais été frappé que l'annonce de cette opération au journal de 20 heures, a été immédiatement suivie d'un discours sur la "chance" que représentait cette prouesse technologique, comme on dit, pour l'économie, et pour l'entreprise capitaliste qui la commercialisera.

Les constatations de Luc Périno sont certes vraies.

L'actuelle politique de santé - beaucoup plus de distibution de soins, que de santé publique - est basée sur le traitement des maladies à un stade avancé ou très avancé. Il nécessite beaucoup de haute technologie, comme le coeur artificiel. Ces politiques de santé publique ont, bien sur, le mérite de faire tourner l'économie, comme le bon président actuel aime le rappeler, et surtout celui de remplir les poches du système privé, à but (très) lucratif médico-industriel - big pharma en tète - Il suffit de regarder les profits encaissés par les actionnaires ......

Je pense pour ma part, qu'une autre politique de santé publique est possible et devrait être basée sur la prévention des maladies qui aujourd'hui sont de très loin les plus fréquentes: les maladies dégénératives comme le cancer, l'athéromatose (responsable de l'infarctus cardiaque, de l'AVC, et autres maladies des artère), les maladies neuro dégénératives (SEP, maladie d'Alzheimer, maladie de Parkinson, la myopathie de Duchenne .... ), mais aussi les pathologies allergiques comme l'asthme.
Cette politique devrait être menée par les pouvoirs publics, au seul service de la santé des citoyens et sous leur contrôle. Cela n'exclue pas bien sur de faire bénéficier les autres pays des avancées qui pourraient être acquises. Les grandes institutions comme le CEA, le CNRS, l'INSERM ou le Centre des substances naturelles de Gif-sur-Yvette sont là pou le prouver .... mais la tendance est à transférer au privé et donc aux actionnaires le coté exploitation financière des évancées scientifiques et technologiques .... tout en tenant sous le boisseaux celles qui gènent la course au profit comme la prévention des maladies dégénératives.

L'exemple de la politique du silence instituée contre les travaux André Gernez en est un exemple flagrant.
Docteur Jacques Lacaze


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Texte du Docteur Luc Périno.
"Il y aura toujours deux types de réactions après ce genre de fait. Demi victoire pour les uns, puisqu’un patient a pu vivre plus de deux mois avec une telle prothèse et après une intervention d’un très haut niveau de sophistication. Demi-échec pour les autres, puisque deux mois et demi de survie de piètre qualité sont négligeables au regard de la raison clinique.
"Les uns sont progressistes, confiants en une technologie sans limite, ils ont compris l’ampleur du marché sanitaire et veulent en faire profiter notre pays. Ils ont raison, car ce qui est bon pour notre pays est certainement bon pour notre santé.
"Les autres sont volontiers conservateurs, revendiquent un humanisme parfois désuet et jugent qu’il est trivial de greffer un cœur artificiel tout neuf sur un système vasculaire usé de 76 ans. Ils ont raison, car ce patient n’a évidemment gagné ni quantité ni qualité de vie et on peut raisonnablement penser qu’il en sera de même pour beaucoup d’autres après lui.
(Note de J. L. qui est progressiste, qui est conservateur?)
"Les uns peuvent victorieusement clore le débat en rétorquant qu’il n’y aurait jamais eu aucun progrès sans audace, sans risque et sans échec.
"C’est pourquoi, il faut situer ce débat ailleurs, au niveau des choix stratégiques de notre pays. Il faut admettre sans honte que les enjeux de ce progrès sont plus d’ordre commercial que d’ordre clinique et prendre les mesures pour en garantir les brevets et en protéger les inventeurs. Il faut avoir le courage d’admettre que le grand marché de la santé est très prometteur et qu’il ne pourra s’épanouir que s’il est dissocié de la solidarité nationale.
"La solidarité a pour but d’assurer la protection maternelle et infantile, d’éduquer, de porter assistance aux déshérités et aux blessés, d’empêcher les morts prématurées, et d’entourer dignement les mourants. Elle n’a pas pour but de rembourser de médiocres médicaments pour une hypothétique protection vasculaire ou cognitive, ni de promouvoir des chimiothérapies ou des prothèses artificielles qui font laborieusement gagner quelques mois ou semaines de vie à de très rares concitoyens.
"Pourquoi ne pas mettre simplement, sans cynisme de part et d’autre, chaque chose à sa place. Le marché est devenu trop important pour que l’on s’en passe, la solidarité nationale est trop indispensable pour qu’on lui fasse courir le moindre danger.
"Si la France ne se décide pas rapidement à séparer le public du privé, à comprendre enfin que le marché et la solidarité doivent être séparés pour s’alimenter l’un l’autre, alors notre merveille technologique de cœur artificiel terminera en Californie et nous la rachèterons à prix d’or en la faisant payer par des augmentations de charges sociales au prétexte fallacieux que quelques jours éventuels de survie n’ont pas de prix"
.

_____________________________________________


PS. Il va sans dire que les propos du Docteur Luc Périno ne m'engagent pas. Ils ont le mérite de bien montrer l'enjeu qui est à mon sens:

- santé publique au service des citoyens avec comme but central rester en bonne santé et/ou de la recouvrer,
- ou haute technologie au service de l'industrie privée du complexe médico pharmaco industriel.


En d'autre terme promouvoir une politique de santé publique pour réduire au maximum les chances de survenue d'un cancer, d'une maladie cardiaque d'une maladie neurologique ou allergique, ou laisser faire pour traiter à grand frais et beaucoup de souffrances ce qui aurait pu être prévenu.

Jacques Lacaze

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Sur le même site :
Samedi 8 mars 2014

AUGMENTATION DES MALADIES DEGENERATIVES


De nombreux lecteurs m'ont signalé que l'article "AUGMENTATION DES MALADIES DEGENERATIVES" était illisible. Je le re publie en espérant qu'il soit normalement visible et que je ne me heurte pas à une forme larvée de censure.... J. L.

LE NOMBRE DES MALADIES
DE LONGUE DUREE EXPLOSE ...
.
Regardez le tableau communiqué par Mr Jean-Marie Magnien, et les commentaires de ce spécioaliste en nutrition: ALD

Le site consacré au régime Seignalet est à: link

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   Posté le 12-10-2014 à 14:27:43   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

EBOLA



Je signale deux articles sur ce sujet

Dans la lettre des communistes de Vénissieux : LE VIRUS EBOLA NE VIENT PAS D’AFRIQUE
Sur le blog de J. Lacaze : DAECH, EBOLA, GUERRE IDEOLOGIQUE ? MISE EN CONDITION


Edité le 12-10-2014 à 20:51:23 par Xuan




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Ebola, Otan médical, Oms et forces militaires atlantistes : une stratégie de reconquête coloniale de l'Afrique de l'Ouest ?

2014-10-20, Numéro 343

http://pambazuka.org/fr/category/features/93201




Une stratégie du soin ouvertement colonialiste et impérialiste accompagne la lutte contre Ebola. L'Union africaine ne compte pour rien dans les stratégies de l'Ue, de l'Otan, de l'Oms et des Usa en Afrique, qu'il s'agisse du terrorisme en Afrique ou des problèmes sanitaires. C'est le Nord qui décide pour le Sud dans ses anciennes colonies de ce qu'il y a de mieux pour ces populations en s'appuyant sur des kleptocrates mis au pouvoir par les pays occidentaux.

Au moment où près de 10 000 soldats des forces de l'Otan (Etats Unis, Allemagne, France, Grande-Bretagne) vont s'abattre sur l'Afrique de l'Ouest pour lutter contre l'Ebola, dans le plus grand silence de leurs médias complices, on ne peut que s'étonner de cette conception du soin si spécifique aux pays occidentaux, tandis que les Russes, les Cubains déploient laboratoires et centaines de médecins sans déployer aucun militaire. C'est à un tel point que les autorités étatsuniennes étaient incapables de justifier devant le Congrès les subtilités et les détails de cette opération militaire si ce n'est de créer un centre de commandement Africom à Monrovia.

Ce déploiement intervient au moment où Foreign Policy (The Ultimate Ebola Fighting Force) évoque la possibilité de créer un Otan médical voulu par l'Oms et les pays occidentaux. Une force militaro-humanitaire capable d'intervenir sans l'aval des pays hôtes pour lutter contre une épidémie ravageant ce pays : soit une reconquête militaire de ces pays au nom du prétexte médical.

« Cet «Otan médical», pour ainsi dire, consisterait en une coalition de pays qui recruterait des équipes spécialisées - composées de médecins, d'infirmières et d'autres - des organismes et des systèmes de santé nationaux. L'alliance pourrait nommer un médecin en chef, et tous les pays participants développeraient conjointement des plans opérationnels pour mener des exercices de répétition.

Les équipes seront déployées à la demande de l'Oms suite à la déclaration d'une urgence sanitaire mondiale. Elles pourraient être mobilisées pour supprimer une maladie soit complètement, ou à un niveau tel que le pays pourrait alors gérer la crise lui-même. Elles auraient le pouvoir de fournir directement les traitements médicamenteux et mettre en œuvre des mesures de prévention, sans ingérence politique de la part d'un pays dans lequel une épidémie est en train de se produire. » (Ebola et impérialisme militaro-médical au Liberia : vers un "Otan médical" ?).

On comprend alors mieux le pourquoi du déploiement de ces milliers de militaires, s’il faut effectivement administrer aux populations locales des traitements sans l'aval de leur population ou de leur gouvernement.

Rappelons seulement qu'en Haïti les Etats Unis avaient déployé 10 000 Marines, le lendemain du tremblement de terre en janvier 2010, pour envoyer dans un second temps des équipes de médecins et de chirurgiens sur le terrain, auxquels Msf a reproché un usage abusif de l'amputation. Fin 2010, une épidémie de cholera a éclaté faisant 3000 morts en Haïti.

"Un groupe d'experts nommés par l'Onu a conclu que l'épidémie de choléra en Haiti était due à la contamination de la rivière Meye, affluent du fleuve Artibonite, par une souche pathogène de Vibrio choléra d'origine sud-asiatique, à la suite d'activités humaines. Selon le ministre de la Santé haïtien, Alex Larsen, il s'agit d'une souche de type O1, la plus dangereuse. Une étude publiée peu après a démontré l'identité parfaite des souches isolées au Népal et en Haiti au début de l'automne 2010. Selon une synthèse publiée début 2012, les données épidémiologiques et génétiques montrent que la source du choléra en Haiti provient de la relève d'un bataillon de casques bleus népalais au début du mois d'octobre 2010." (Wikipedia). Suite aux plaintes portées par la société civile haïtienne contre ce contingent de casques bleus, les Etats-Unis ont pourtant soutenu l'impunité de l'Onu.

Assiste-t-on à un procédé similaire avec l'Ebola ? Nul ne peut le dire pour le moment. Mais la communication de l'Oms apparaît de plus en plus alarmiste alors que nombre de ses derniers rapports ne vont pas dans le même sens. Si l'on ne peut nier la gravité de l'épidémie actuelle, l'Oms semble reporter une augmentation du nombre de cas relayés par les médias de masse occidentaux alors que les derniers rapports de l'OMS montrent un net infléchissement de l'épidémie dans certaines régions sans qu'il faille crier victoires pour autant.

Dans son rapport du 1er octobre (Ebola Response Roadmap Situation Report), l'Oms notait une baisse du nombre de nouveaux cas depuis deux semaines en Afrique de l'Ouest. Dans son rapport du 3 octobre (WHO: Ebola response roadmap update, October 3, 2014) elle reconnaissait également avoir surévalué le nombre de cas alors que la prévalence des cas d'EBola diminue. Ainsi, au Libéria, il y a environ 931 cas avéré tandis que l'Oms en rapporte plus de 3834.

Le Libéria étant précisément l'endroit où les 4000 militaires Us sont en train d'être déployés (les Etats Unis ayant récemment révisé leur nombre à la hausse de 3000 le gouvernement Obama est passé à 4000 soldats ) sans que les éléments sur le terrain puissent justifier un tel déploiement d'après les chiffres non diffusés de l'Oms dans les médias.

Lorsque l'Oms communique sur un nombre de cas de plus de 4000 morts liés à l'Ebola en Afrique de l'Ouest, elle communique un chiffre qui n'a pas été confirmé, mais qui comprend les cas confirmés avec les cas probables et les cas suspectés. Ainsi si l'on consulte leur rapport du 3 octobre (avant que l'Oms annonce le chiffre de plus de 4000 décès) : il y aurait 3431 décès liés à l'Ebola mais sur ces 3431 seulement 2071 ont été confirmés.

Dans son dernier rapport du 10 octobre, l'Oms estime le nombre de décès à 4024 selon les mêmes calculs alors que le nombre de décès confirmé lié à l'Ebola est de 2423.

Vous aurez constaté que le nombre de décès entre le rapport du 8 octobre et du 10 octobre bondit de 3431 à 4024 soit 593 de plus imputables à l'Ebola alors que le nombre de décès confirmés liés à l'Ebola sur la même période bondit de seulement de 352 (on passe de 2071 décès confirmés à 2423). Cela veut dire que l'Oms rapporte 243 décès supplémentaires imputables à l'Ebola sans aucune preuve biologique. D'autre part l'Oms décrit un nombre de décès supplémentaire au nombre de cas car ceux-ci auraient été rapportés récemment et attribués à l'EBola notamment en Sierra Leone. Une comptabilité pour le moins erratique qui tend à surévaluer la crise sanitaire dans ces pays même si on ne peut méconnaître l'augmentation de l'incidence de la maladie, selon l'Oms.
Dans son rapport du 8 octobre, l'Oms, tout en tenant un ton particulièrement alarmiste, annonce que le nombre de cas a diminué au Libéria dans la région de Lofa, et en Sierra Leone dans les régions de Kailahun et de Kenema (l'un des épicentres où se situait un laboratoire biologique Us luttant contre le bioterrorisme qui a dû fermer en aout devant les protestations des populations et du gouvernement de Sierra Leone). Ces deux pays sont les endroits pourtant où les forces militaires Us et britanniques vont débarquer en force. Tandis que des forces militaro-humanitaires franco-allemande vont débarquer en Guinée. A chacun sa sphère d'influence. Quelque 4500 militaires et civils allemands issus de l'armée allemande sont prêts à intervenir.

Inutile de dire que dans ce contexte les rumeurs les plus folles circulent dans ces pays. Ainsi un article du Liberian Observer met en cause des faux diagnostics d'Ebola par les hôpitaux locaux dû à un leurre utilisé par des manipulateurs. Selon ce journal qui n'en est pas à des approximations près, des personnes mal intentionnées infesteraient les puits d'eau ou les bouteilles d'eau à base de formaldéhyde qui à haute dose dans l'eau pourrait provoquer des symptômes similaires à l'Ebola. La méfiance s'installe au point que le ministre de l'information du Sierra Leone ait déploré le traitement sélectif de l'information par les médias occidentaux. Ce n'est pas le déploiement massif de soldats des forces atlantistes qui vont rétablir la confiance à moins qu'il s'agisse de cadrer ses populations pour administrer les traitements médicaux jugés nécessaire par l'Otan médical en conjonction avec l'Oms ?

D'ailleurs, l'Union européenne (Ue) ne s'en cache pas puisque les institutions de l'Ue ont prévu de déployer des troupes militaires pour restaurer la sécurité dans les zones épidémiques. Une stratégie du soin ouvertement colonialiste et impérialiste. Il est vrai que l'Union africaine ne compte pour rien dans les stratégies de l'Ue, de l'Otan, de l'Oms et des Usa en Afrique qu'il s'agisse du terrorisme en Afrique ou des problèmes sanitaires. C'est le Nord qui décide pour le Sud dans ses anciennes colonies de ce qu'il y a de mieux pour ces populations en s'appuyant sur des kleptocrates mis au pouvoir par les pays occidentaux. La présidente libérienne, pour ne pas gêner le déploiement des troupes Us, a demandé à ses propres troupes de rentrer dans les casernes tout en réclamant les pleins pouvoirs, tandis que le Qg des forces militaires Us s'est installé au ministère de la défense libérien.

Ebola et coups d'Etat militaire occidental en Afrique de l'Ouest ? Nous reviendrons ultérieurement sur le parcours d'Ellen Johnson Sirleaf qui a toujours soutenu les intérêts étatsuniens au Libéria, même durant la guerre menée par la France et les Etats Unis via le Burkina Faso et l'agent de la Cia, Charles Taylor, contre le dictateur Samuel Doe issu du peuple autochtone libérien qui luttait contre la pénétration Us au Libéria. (Lire également : US admits African war crimes suspect Charles Taylor was CIA agent). Une guerre civile menée dans les coulisses par la France et les Etats-Unis via leur pion Compaoré et Taylor, qui a fait plus de 150 000 morts. A noter que Charles Taylor n'a pas été condamné pour ses crimes au Libéria, soutenu qu'il était par les Usa et indirectement par la France mais pour son soutien à la terrible rébellion du Ruf en Sierra Leone.

La présidente Ellen Johnson Sirleaf adulée par l'administration Obama a joué un rôle de soutien envers le criminel contre l'humanité Charles Taylor à un point tel que la Commission Vérité et Réconciliation libérienne avait demandé à ce qu'elle soit écartée de la vie politique pendant 30 ans. On comprend mieux pourquoi à présent. On comprend aussi mieux pourquoi Ellen Johnson Sirleaf a reçu le prix atlantiste de la paix (aka prix Nobel) avant les élections qui devaient la porter au pouvoir.

Chez les Occidentaux, "la guerre c'est la paix" et "l'intervention militaire c'est le soin". D'Haïti au Libéria même combat ?

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Le monde Diplomatique - janvier 2015

ITINERAIRE D'UN MEDICAMENT ORDINAIRE


Les dessous de l'industrie pharmaceutique

Les scandales rythment l'information sur l'industriepharma¬ceutique et focalisent l'attention sur ses excès. Suivre le parcours d'un médicament sans histoire, de sa conception à sa prescription, montre pourtant que la frontière est mince entre les dysfonctionnements et les pratiques routinières.

UNE ENQUETE DE QUENTIN RAVELLI *


J’ai compris que j'étais fliquée, qu 'on savait exactement ce que je prescrivais, s'indigne une médecin installée à Paris. J'étais naïve, moi, je ne savais pas. [Un jour], une visiteuse médicale m'a dit: "Vous ne prescrivez pas beaucoup !"Je me suis demandé: "Comment peut-elle savoir cela ? " » Cette pratique de surveillance, qui choque de nombreux praticiens, est orchestrée par les services commerciaux des laboratoires. Pour augmenter ou maintenir leurs parts de marché, les grands groupes pharmaceutiques déploient des trésors d'ingéniosité. Ils n'hésitent pas, par exemple, à modifier les indications de leurs médicaments pour gagner de nouveaux clients.

Considérée par certains médecins comme « la Rolls Royce de l'antibio dans le cutané» , la Pyostacine, fabriquée par Sanofi - l'un des tout premiers groupes pharmaceutiques mondiaux en chiffre d'affaires (33 milliards d'euros en 2013) -, a connu un tel destin. Longtemps dévolu à un usage dermatologique, l'antibiotique a opéré un « tournant respiratoire » : il est désormais massivement utilisé dans les cas d'infections broncho-pulmonaires et oto-rhino-laryngologiques. Cette dernière utilisation, critiquée par de nombreux médecins puis dénoncée par les pouvoirs publics, a pu conduire à une surconsommation d'antibiotiques, participant ainsi au problème plus vaste du renforcement des résistances bactériennes - un enjeu de santé publique majeur, responsable de sept cent mille décès par an dans le monde (lire "l'autre cauchemar de Darwin" à la fin).

Pour comprendre la nature versatile de la marchandise médicale, nous avons suivi la vie de ce médicament ordinaire, depuis les laboratoires de recherche jusqu'aux visiteurs médicaux, en passant par l'usine de production du principe actif (1). A chaque étape, la marchandise change de nom : les biologistes parlent de la bactérie Pristinae Spiralis , les chimistes de la pristinamycine fabriquée par la bactérie, les visiteurs médicaux vantent les mérites de «la Pyo» aux praticiens, les ouvriers la surnomment affectueusement « la Pristina », voire « la bestiole ». Le long de cette chaîne, l'antagonisme entre les besoins du malade et les profits de l'industriel, entre la valeur d'usage et la valeur d'échange (2), ne cesse de se manifester.

Il redouble l'opposition entre salariés et dirigeants, particulièrement sensible dans une entreprise en pleine restructuration, où les salariés ont du mal à enrayer les suppressions de postes et à imposer leurs propres conceptions du médicament.

VENDRE...
«Ton job, c'est de suivre ta performance»


Large bloc tout en verre de trente-sept mille mètres carrés, le siège de Sanofi évoque la transparence et le respect des patients, dont les silhouettes stylisées trônent en haut de l'édifice, entourées d'un cœur bleu. Au troisième étage de ce bâtiment situé dans le sud de Paris se trouvent les services du marketing, où s'activent les salariés qui ont œuvré, à partir des années 1990, à l'introduction de la Pyostacine sur le marché des infections respiratoires. Avec un succès évident, puisque, de l'hiver 2002 à l'hiver 2010, le nombre de ventes pour des infections broncho-pulmonaires a bondi de 112%, tandis que la progression n'était que de 32,6% dans le domaine dermatologique.

Cette augmentation ne correspond pas à une explosion du nombre de malades ou à une épidémie dévastatrice, mais à une stratégie commerciale : le marché des infections respiratoires représente un volume de prescriptions beaucoup plus important que celui des infections dermatologiques. «il se trouve que pour les germes qui infectent les bronches, les poumons, les sinus, ça marche super bien , rappelle un médecin de l'entreprise. Du coup, on l'a développée avec cette indication-là. » De la peau au poumon, la valeur d'échange a métamorphosé la valeur d'usage.

Les orfèvres de ce genre de tournant thérapeutique sont les chefs de produit, souvent appelés «chefs produit», des salariés spécialisés dans la promotion d'un seul médicament ou de quelques médicaments aux indications proches. Ici, on est «chef produit Pyostacine», « chef produit Tavanic», « chef produit antalgiques» et même « chef produit psychotiques ». M™ Célia Davos (3), la chef de produit Pyostacine, qui se dit « très orientée business» , décrit le contenu de son métier: «Ton job, c 'est de suivre ta performance, c 'est de suivre ton produit, c 'est de voir où il va, selon ses concurrents, selon le marché, selon la pathologie, et de tout mettre en œuvre pour maximiser le chiffre d'affaires. » Ce poste, situé au cœur du service marketing, lui-même au centre du siège social, fonctionne comme une plaque tournante où les salariés arrivent des divers services et peuvent ensuite être réaffectés vers d'autres horizons, comme managers, responsables du service marketing, de la communication, des affaires publiques, des ventes.

Le rôle du chef de produit consiste à mettre en scène l'utilité d'un médicament en préparant le matériel des visiteurs médicaux, ces commerciaux qui se déplacent dans les cabinets pour convaincre les médecins de prescrire leurs produits. Parmi l'arsenal de la Pyostacine, on trouve l'ADV, ou aide de visite, sorte de guide à partir duquel le visiteur construit son discours en suivant les arguments que le marketing a élaborés ; l'ELIM, pour élément léger d'information médicale, qui synthétise les points les plus importants ; le TAP, ou tiré à part, numéro d'une revue scientifique comme Infectiologie , patronnée par la Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf) et présentant uniquement les derniers résultats d'essais cliniques réussis concernant la Pyostacine. Mais aussi une multitude de gadgets paramédicaux - petites lampes en plastique disposant d'un abaisse-langue pour regarder au fond de la gorge du patient tout en pensant à la Pyostacine, boîtes à mouchoirs permettant d'orner le bureau du médecin, stylos Pyostacine, clés USB Pyostacine. Ces textes et objets, que l'on repère partout dans les bureaux du siège, se retrouveront dans les coffres de voiture des visiteurs médicaux, puis dans les cabinets des praticiens.

Tous les médecins n'intéressent pas les laboratoires au même titre. Ceux qui ont un important «potentiel de prescription» font l'objet d'une attention particulière. Pour les identifier, les laboratoires utilisent les services du Groupement pour l'élaboration et la réalisation de statistiques (GERS), qui dispose des chiffres de ventes aux grossistes et de ventes directes en pharmacie, ou du Centre de gestion, de documentation, d'informatique et de marketing (Cegedim), qui fournit les données issues des logiciels de prescription des médecins. A ces sources officielles s'ajoutent les réseaux de renseignement informels, comme les enquêtes des visiteurs médicaux auprès des pharmaciens ou des collègues. Pour les services marketing, toute information concernant les pratiques des médecins est bonne à prendre, car elle permet d'établir un «ciblage des clients» à potentiel. Ainsi, les « petits ATB, petits Pyostacine » (petits prescripteurs d'antibiotiques, petits prescripteurs de Pyostacine) et les « petits ATB, gros Pyostacine» , qui prescrivent déjà abondamment le produit promu, seront moins visés que les « gros ATB, petits Pyostacine », car ces derniers peuvent convertir une partie importante de leurs ordonnances d'autres antibiotiques en ordonnances de Pyostacine.

Evidemment, ces stratégies commerciales ne se traduisent pas mécaniquement par des ventes. Encore faut-il qu'elles soient mises en œuvre sur le terrain par les visiteurs médicaux. En France, en 2014, on en comptait seize mille, salariés des entreprises pharmaceutiques, qui passaient leur temps à rencontrer les médecins. A raison de deux cent treize jours ouvrés par an et de six visites par jour, ce sont donc plus de vingt millions de discussions qui se sont tenues avec les médecins. Ces entretiens sont minutieusement préparés. Pour en améliorer l'efficacité, les commerciaux rédigent par exemple des brochures présentant divers «profils-types » de médecins: la «femme médecin syndicaliste», le «médecin économe», le «médecin de famille», le «médecin remplaçant», le «médecin copain», le «médecin scientifique», le «médecin stressé »... Ces brochures sont utilisées au cours de séminaires de formation pour aider les visiteurs médicaux à mettre en place des « parcours de fidélisation » visant à mieux connaître leurs cibles. On apprend, au cours de ces « ateliers produits », que le médecin de famille - 55 ans, grosse clientèle, président d'un programme de formation médicale continue - est plus «sensible à l'approche humaniste du patient» que le médecin scientifique «installé à la campagne» , au «contact très froid» , contrairement au médecin copain, «jovial mais un peu mou» . Une fois imprégnées de ce jeu des sept familles, les visiteuses médicales - car il s'agit le plus souvent de femmes - doivent aller sur le terrain pour améliorer l'«élasticité» des médecins. Plus un praticien est dit « élastique », plus il est réceptif au discours de l'industrie pharmaceutique.

Or les médecins deviennent de plus en plus critiques, au point de fermer leurs portes aux visiteurs médicaux, dont le nombre a chuté depuis dix ans. Cette résistance croissante pousse l'entreprise à trouver d'autres formes de lobbying, plus scientifiques et donc moins détectables, en s'adressant plus particulièrement aux meneurs d'opinion - dits «KOL», pour key opinion leaders — écoutés et respectés par les milliers de médecins prescripteurs. Ainsi, Sanofi cherche à influencer les doyens des universités, parfois perçus comme responsables de l'esprit critique des jeunes médecins.

Quand j'étais stagiaire chez Sanofi, qui organise depuis vingt ans les concours blancs de l'internat de médecine, j'ai par exemple eu à construire des «argumentaires pour doyens » afin de convaincre les plus réticents d'accueillir l'entreprise dans leurs amphithéâtres. Les mauvais résultats de certaines facultés étaient utilisés pour emporter la conviction, notamment ceux de Paris-Y qui a connu une chute spectaculaire de la proportion d'étudiants classés dans le premier quart du concours national. Ce résultat s'expliquait, selon Sanofi, par la personnalité du doyen, considéré comme l'un des plus rétifs à l'organisation des épreuves classantes nationales (ECN) blanches et n'autorisant pas la libre circulation de brochures, affiches et autres produits publicitaires déguisés.

Toute cette machine à influencer ne fonctionne pas sans heurts ni opposition. Il y a, à tous les niveaux, des doutes, des dissonances, des contradictions. Certaines visiteuses médicales, particulièrement au courant des problèmes de résistance bactérienne, cherchent par exemple à parler aux médecins de l'ensemble des antibiotiques disponibles et pas seulement de ceux qui rapportent le plus d'argent. Elles s'efforcent de tisser des liens non commerciaux avec les praticiens, n'hésitent pas à partager leurs doutes et leurs critiques. Mais elles se retrouvent souvent confrontées à des mutations arbitraires, à des changements de zone, à des rappels à l'ordre de la direction, qui sont difficiles à contrer quand planent les menaces de licenciement.


PRODUIRE...
« Il y a deux ans, j'ai perdu le sommeil »


L'usine où est fabriqué le principe actif de la Pyostacine, à partir de bactéries mises en fermentation, se trouve près d'une boucle de la Seine, au sud de Rouen, où sont disséminés de nombreux sites industriels, comme ceux de Total ou d'ASK Chemicals. Dans l'usine Sanofi, touchée par les baisses d'effectifs, certains locaux ont été remplacés par des rectangles de gazon qui alternent avec les ateliers en activité, reliés entre eux par des faisceaux de tuyaux apportant de l'oxygène, de l'eau purifiée, des solvants, des acides. Quand on y entre pour la première fois, une odeur saisit les narines: c'est celle des déchets agricoles que les bactéries mises en fermentation consomment en quantité avant de sécréter les principes actifs. Le parfum entêtant de la mélasse de betterave sucrière qui parvient sur le site par wagons-citernes domine l'atmosphère.

Dans l'atelier de fermentation, le bruit frappe à son tour: comme des hélices d'avion tournant au ralenti, les longues pales de dizaines de fermenteurs de deux cent vingt mètres cubes tournent en permanence. C'est ici que naît la molécule pristinamycine qui se retrouvera dans les millions de boîtes conditionnées en Espagne, puis vendues en pharmacie sous le nom commercial de Pyostacine. Selon les ouvriers, le travail en lui-même est plutôt intéressant et souvent imprévisible, car il porte sur des organismes vivants. Mais les conditions sont particulièrement éprouvantes. Les ouvriers de l'usine travaillent en 5x8, ce qui signifie qu'ils sont répartis en cinq équipes qui travaillent deux jours de 5 heures à midi, puis deux jours de midi à 20 heures, et enfin deux jours de 20 heures à 5 heures.

Officiellement, ils bénéficient ensuite de quatre jours de repos. Mais, onze fois dans l'année, l'un de ces quatre jours est supprimé, selon le système de «remontes» sans lequel le temps de travail serait inférieur à trente-cinq heures par semaine. Il ne reste donc souvent que trois jours de repos, en fait fortement écourtés par la nuit du dernier cycle ou la matinée du prochain. Qui suit ce rythme ne dort donc jamais trois fois de suite aux mêmes heures. «Le cerveau n'arrive plus à reprendre les rythmes d'éveil et de sommeil , raconte M. Etienne Warheit, qui boucle sa trente-quatrième année de 5 x 8. "y a deux ans, j'ai perdu le sommeil: je ne pouvais plus faire une nuit de six heures. J'étais fatigué le soir à 22 heures, je piquais du nez, mais à minuit j'étais réveillé et pas moyen de m'endormir avant 2 heures. Et puis inversement... J'arrivais au boulot, j'étais fatigué, donc je prenais du café. Tu te trouves en permanence en incapacité défaire ton travail. Tu vas le refaire par trois fois, parce que tu as peur d'avoir oublié des choses, d'avoir fait une connerie, tu sais, tu perds confiance en toi.»

Quand les ouvriers trouvent ce rythme trop épuisant et souhaitent être «dépostés», c'est-à-dire travailler en journée, leur direction refuse le plus souvent car elle n'a pas d'autres postes à leur proposer. L'objectif est d'abord de rentabiliser les machines, qui fonctionnent en permanence. Pour justifier ces cadences infernales, la direction s'abrite derrière une forme de déterminisme technique : les rythmes biochimiques de fermentation et d'extraction des bactéries rendraient les 5 x 8 inévitables. « C'est évident que dans une usine comme ici, à partir du moment où vous avez des productions qui sont en continu et qui ne peuvent qu 'être en continu, ce n'est pas possible de faire autrement» , explique le médecin de l'usine. Cette explication scientifique décourage toute recherche d'aménagement collectif du travail. Elle participe d'un discours plus général, qu'on peut appeler «biotechnologique» : l'usine, tournée vers les produits d'avenir, ressemblerait de plus en plus à un laboratoire - voire, selon le directeur de la production, à «une PME qui sait tout faire» , où la contestation ouvrière n'aurait plus de raison d'être.

Il y a donc un abîme entre les pratiques concrètes du groupe industriel et son discours - «L'essentiel c'est la santé», proclame son slogan inscrit à l'entrée de l'usine. Mais les protestations, qui donnent à l'un des responsables des ressources humaines l'impression d'être «sur un tonneau de poudre» et qui faisaient même craindre au directeur de l'usine de « descendre » dans les ateliers, sont intégrées à la stratégie industrielle de l'entreprise. En proposant à plusieurs ouvriers de devenir techniciens, en utilisant le discours des biotechnologies comme moyen de masquer la réalité de l'usine, l'entreprise a réussi à transformer la revendication collective unifiant au départ l'ensemble des forces syndicales en désirs individuels de promotion professionnelle. Cette récupération a reposé, notamment, sur la peur : pendant plusieurs années, de la fin des années 1990 à 2005, la direction du groupe a fait planer la menace d'une revente de l'usine. Ce scénario, qui n'a finalement jamais eu heu, a surtout permis de faire accepter une restructuration et la suppression d'une quinzaine de postes en 5 x 8 sur soixante-dix-sept. De menacée, l'usine se voit promue au rang de «site pilote» du groupe Sanofi.

Un tel retournement de situation - qui n'a pas changé les conditions de travail ni les salaires - reflète la forte utilité industrielle des bactéries. Le «boom des biotech» marque même une orientation générale du capitalisme industriel de ce début du XXIe siècle, qui développe des biotechnologies dites vertes (agriculture), blanches (industrie), jaunes (traitement des pollutions), bleues (à partir des organismes marins) ou rouges (médecine). Pour toutes ces applications, des marchés se développent, et souvent les taux de profit y sont exceptionnels, ce qui explique pourquoi l'industrie pharmaceutique rachète ces dernières années des entreprises de biotechnologie. En avril 2011, Sanofi a ainsi mis la main, moyennant 20 milliards de dollars,'sur Genzyme, une entreprise américaine spécialisée dans les biomédicaments pour la sclérose en plaques et les maladies cardio-vasculaires. Cet attrait s'explique notamment par le fait que les nouvelles molécules utilisées dans le traitement de nombreuses maladies ne proviennent pas de la chimie de synthèse classique, mais de l'utilisation de matériaux vivants, souvent génétiquement modifiés, qui permettent de faire d'importantes économies de production.

CHERCHER...
« Le conflit d'intérêts, il est permanent»


Aux Journées nationales d'infectiologie, où je me suis rendu en 2011, deux «espaces» se font face. D'un côté l'«espace des marques», où les commerciaux parlent de la Pyostacine : cinquante-six stands de laboratoires pharmaceutiques, disposés en sept rangées, selon une logique de blocs décalés qui impose un déplacement en zigzag aux mille cinq cents médecins inscrits. De l'autre, l'« espace des molécules », où l'on ne parle plus de Pyostacine mais de pristinamycine. Avec deux auditoriums, baptisés Einstein et Pasteur, où se déroulent des symposiums scientifiques. Au début des années 2000, Sanofi a progressivement abandonné son programme de recherche de nouveaux antibiotiques et d'amélioration des anciens. Cette politique a conduit, en 2004, à la fermeture du centre de recherche anti¬infectieux de Romainville, malgré les luttes des salariés - chimistes, biologistes et techniciens de laboratoire -affirmant que l'arrêt des recherches, du point de vue de l'emploi comme de la santé publique, était une décision désastreuse. Mais parallèlement à ce désinvestissement, les laboratoires exercent un certain contrôle sur la recherche publique : ils financent les congrès médicaux et influencent, en contrepartie, leur organisation scientifique, matérielle et spatiale.

Pour accéder à l'espace scientifique des Journées nationales d'infectiologie, qui se trouve à l'opposé de l'entrée du congrès, les médecins doivent passer, au minimum, devant treize stands dont la physionomie reflète le poids et l'influence de l'exposant. Aux délicieux petits-fours de la multinationale Boehringer Ingelheim, dégustés au milieu de sièges design et sous la lumière bleue de longues lampes halogènes verticales, répondent les deux briques de jus de pomme posées sur une longue table en formica couverte d'objets en désordre que propose Studio Santé, un réseau français de coordination des soins, spécialisé dans la perfusion à domicile...

Malgré l'apparente séparation des espaces, les liens entre l'univers commercial et le monde scientifique sont solides. Lors des congrès, le principal objectif des entreprises est de montrer la supériorité scientifique de leurs produits. Les symposiums portent donc les noms de leurs sponsors - «sympo Bayer», « sympo GSK», « sympo Sanofi»... où s'affrontent les KOL de chaque laboratoire. Pour s'assurer les services de médecins influents, les lobbyistes des grands groupes mènent un travail de longue haleine qui passe notamment par l'organisation de voyages à vocation pseudo-scientifique. Une «médecin produit» de Sanofi raconte comment elle a constitué le groupe d'experts d'un médicament en s'appuyant sur les praticiens qui influençaient les autres prescripteurs. «J'ai dit: "J'ai dix places, je ne veux que ceux qui font 1 million d'euros ou plus [de chiffres d'affaires]. " La première année, je les ai emmenés à Singapour. La deuxième année, il s'est trouvé que c'était grosso modo les mêmes, on est allés où ? A Durban [Afrique du Sud] "L'année d'après, on était à Cancùn [Mexique], et l'année d'après on est en Birmanie. C'est bête à dire - ça ne se dit pas parce qu’on n’a pas le droit - mais c’est comme ça que tu te crées de vrais partenaires. »

On retrouve, dans l'organisation des essais cliniques, une imbrication similaire Dr Jean-Jacques Sernine, chargé de certains essais cliniques, est un infectiologue renommé. Sa carrière s'est construite autour de deux pratiques professionnelles : la coordination d'essais cliniques pour l'industrie pharmaceutique (notamment sur la Pyostacine chez Sanofi) et l'expertise auprès des agences publiques du médicament. Même s'il n'évaluait pas les mêmes médicaments dans les deux cas - sinon il y aurait eu un flagrant conflit d'intérêts personnel -, il faisait partie d'un petit groupe d'experts qui, pris collectivement, passait d'un bord à l'autre, de l'industrie à la médecine publique. «Le conflit d'intérêts, il est permanent. Le principal conflit d'intérêts, quand on est là-dedans, c 'est de s'intéresser aux antibiotiques ! justifie-t-il. Les choses ne sont possibles que s'il y a un échange entre les évaluateurs que nous sommes au niveau administratif et l'industrie pharmaceutique. » Juge et partie, condamné au conflit d'intérêts, le groupe social des experts est ainsi prisonnier de sa propre compétence.

Une telle situation se répercute sur l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), dont tout le travail repose sur l'expertise. Située carrefour Pleyel à Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, elle est logée dans un imposant bâtiment vitré qui n'a pas la grâce et la légèreté du siège commercial de Sanofi. Quand je m'y suis rendu, la porte tournante de l'agence, temporairement enrayée par les intempéries, était entourée d'un ruban de chantier rouge et blanc. C'est donc par une porte classique qu'il fallait passer pour arriver dans une salle d'attente à laquelle de nombreuses plantes en plastique, aux feuilles poussiéreuses, donnaient une allure de cabinet de taxidermiste.

Cette inégalité esthétique reflète une profonde dissymétrie sociale et économique, qui rend difficile de croire que FANSM exerce un contre-pouvoir efficace. En effet, elle n'a souvent ni le temps ni les moyens de lire et d'analyser l'ensemble des dossiers de demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM) que les entreprises lui font parvenir. Le EX Sernine ironise sur une demande d'AMM à laquelle il a contribué: «C'était cinquante-sept volumes de six ou sept cents pages chacun, qui pesaient cent dix kilos et faisaient deux mètres de haut. Et ce n’était qu’une partie du dossier. Quand on pense que, à l'époque, les entreprises déposaient un dossier en cinquante exemplaires... Il y avait un trente-cinq tonnes qui amenait à Saint-Denis les dossiers correspondants. » Cette situation est loin d'être nouvelle. La chronique judiciaire de Bertrand Poirot-Delpech dans Le Monde, pendant le scandale sanitaire du Stalinon en 1957, la mentionne déjà comme un problème fondamental : «Maître Floriot, par exemple, s'est livré à un calcul indiscret. Sachant que 2276 visas ont été accordés en 1953 et que les commissaires ont siégé huit fois dans l'année à raison de quelques heures chaque fois, il a abouti au temps record de quarante secondes par examen de dossier (4). »

Aujourd'hui, les essais cliniques sur les antibiotiques se déroulent dans des conditions obscures, sur fond de diffusion sélective, voire de manipulation des données. Un essai, réalisé au début des années 2000, sur l'utilisation de la Pyostacine dans des cas de pneumonie illustre le problème : il y avait, selon le Dr Sernine, sept échecs du traitement pour le groupe de patients traités avec la Pyostacine, et seulement quatre pour le comparateur. Selon l'expert, qui partage l'avis de la directrice médicale du laboratoire, on aurait inclus des malades dans des situations à ce point sévères qu'elles requéraient un autre traitement que la Pyostacine : «Donc la conclusion que j’en ai tirée, c'est que c'est un échec non pas de l'antibiotique, mais de la stratégie. » Un argument étonnant d'un point de vue logique : comment juger de l'efficacité d’un médicament si les patients qu'il ne soigne pas sont d'emblée disqualifiés, si l'on part du principe qu'il n'est efficace que lorsqu'il est efficace ?

Il est difficile pour l'ANSM de débusquer ce type de raisonnements circulaires au sein de dossiers statistiques complexes, qui ont aujourd'hui remplacé l'argumentation fondée sur le regard médical parcourant les cas cliniques individuels. Souvent, ce maniement des nombres conduit à des falsifications. En 2007, la consommation de Ketek a provoqué plusieurs décès de patients pour cause de troubles hépatiques et conduit l'un des responsables des essais cliniques à purger une peine de prison de deux ans aux Etats-Unis, au motif d'avoir «inventé» des patients pour gonfler artificiellement l'efficacité du médicament. Loin d'ignorer le problème, certains responsables scientifiques se souviennent, plusieurs années après le scandale, que pour ce médicament « il y avait des cadavres dans le placard» .

Cette expression, utilisée par l'une des directrices médicales du groupe, témoigne d'un certain cynisme - non généralisé - à l'intérieur de l'entreprise, dont les hauts cadres ont profondément intériorisé les codes. Pour eux, les intérêts du groupe passent avant ceux de la santé des patients dès qu'un conflit apparaît entre ces deux systèmes de valeurs. D'une manière générale, dans les bureaux du service médical comme dans ceux du marketing, il règne une forme d'amnésie sélective du médicament. L'histoire des effets secondaires imprévus, des essais cliniques biaises et des scandales sanitaires n'est pas mémorisée, et l'échec clinique n'a pas le même statut que la réussite.

On touche ici à l'un des problèmes de fond de l'industrie pharmaceutique : le fait que les essais cliniques, c'est-à-dire la preuve de l'efficacité des médicaments, sont établis par ceux qui produisent ces mêmes médicaments. Certains ont qualifié ce phénomène de dépendance de « capture réglementaire» de l'Etat par les entreprises. Cet engrenage resurgit à chaque nouveau scandale : Stalinon (1957), Thalidomide (1962), Distilbène (1977), Prozac (1994), Cérivastatine (2001), Vioxx (2004)... A chaque vague de ce que les tribunaux appellent des « homicides involontaires», la question de l'indépendance des essais cliniques refait surface. Mais jamais les réformes qui s'ensuivent ne remettent en question le régime de propriété commerciale du médicament.

Le problème trouve sa source dans la nature du système économique, qui n'est pas plus moral pour le médicament que pour le pétrole ou les cosmétiques. Pas seulement parce que les mêmes actionnaires sont aux commandes - L'Oréal reste le principal actionnaire de Sanofi, depuis le départ récent de Total. Tant que les médicaments seront source de profit, le vieil antagonisme entre valeur d'usage et valeur d'échange demeurera. Et continuera à échapper au contrôle de la société dans son ensemble, ainsi qu'à celui des premiers concernés : les médecins et les malades.

QUENTIN RAVELLI.


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* Chargé de recherche au Centre national de la recherche scientifique, auteur de La Stratégie de la bactérie. Une enquête au cœur de l'industrie pharmaceutique, à paraître ce mois-ci au Seuil .


notes


(1) Menée dans le cadre d'un doctorat en sociologie, cette enquête a duré quatre ans, pendant lesquels l'auteur a été embauché à plusieurs postes : stagiaire dans les services commerciaux de Sanofi,
ouvrier dans les usines du groupe, etc.
(2) Par exemple, le diamant a une haute valeur d'échange et une faible valeur d'usage, par comparaison avec l'eau, à faible valeur d'échange et haute valeur d'usage.
(3) Tous les noms ont été modifiés pour préserver l'anonymat.
(4) Bertrand Poirot-Delpech, Le Monde, 1er novembre 1957.

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encadré :

L'autre cauchemar de Darwin


METICILLINE impuissante contre le staphylocoque doré, superbactérie de New Delhi, bacilles tuberculeux ou entérocoques devenant incontrôlables : la résistance bactérienne s'étend à l'ensemble de la planète, et ses causes ne sont pas seulement «naturelles». A force d'être utilisés sans discrimination, souvent sans raison médicale, voire comme facteur de croissance dans les élevages, les antibiotiques perdent de leur efficacité. Le phénomène est connu depuis longtemps : quand on soumet une population de bactéries à une forte dose d'antibiotique, celles qui ont des caractéristiques génétiques particulières survivront et transmettront à leur descendance la même capacité de résistance.

Dès 1913, Paul Ehrtich disait qu'il fallait frapper «dur et fort» contre les micro-organismes pathogènes, sinon ils développeraient des résistances. En 1928, Alexander Fleming expliquait comment les bactéries, soumises à des traitements inadaptés à la pénicilline, trop courts ou trop modérés, devenaient insensibles à celle-ci. Dans les années 1950, l'infectiologue Maxwell Finland faisait de la prescription non thérapeutique son principal cheval de bataille et critiquait les pratiques de l'industrie pharmaceutique comme celles des médecins. Depuis, ce classique mécanisme darwinien de sélection naturelle a pris une ampleur mondiale dramatique. On estime par exemple que, aux Etats-Unis, le nombre de décès liés aux bactéries résistantes est supérieur au nombre cumulé des morts du sida et des homicides.

Le monde politique a commencé à s'intéresser sérieusement à la question avec plusieurs décennies de retard. En 1998, pour la première fois, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) considère la lutte contre les résistances comme l'une de ses priorités. De nombreux pays mettent en place leur propre plan d'action, à l'image de la France et du slogan «Les antibiotiques, c'est pas automatique!», lancé en 2002 et qui a permis de faire baisser la consommation... le temps de la campagne.

Pour ne pas prendre de risques, et souvent sous la pression de leurs patients, de nombreux médecins prescrivent encore des antibiotiques alors que la maladie à laquelle ils ont affaire n'a pas d'origine bactérienne. Mais ce n'est que la dimension médicale d'un problème économique plus classique de surproduction : chaque entreprise pharmaceutique, en cherchant à vendre davantage d'antibiotiques, accroît un risque global qui îgnore lea frontières.

Q. R.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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A PROPOS DU TIERS PAYANT


La bronca des médecins contre la généralisation du tiers payant est foncièrement réactionnaire et rencontre l'hostilité des masses
Evidemment cette mesure mettrait le doigt sur les dépassements d'honoraires qui ne sont pas remboursés.

Mais le principal argument est la salarisation de leur profession et la fin de leur statut libéral.
Préserver le statut de profession libérale n’intéresse pas les monopoles, qui ont bien flairé les affaires en or qu’ils pourront réaliser en salariant ces professions avec un statut de cadre ou de cadre supérieur.

C’est l’opération pharmacie dans les grandes surfaces par exemple. Les ophtalmos pourraient aussi se faire bouffer, et ainsi de suite.

C’est une conséquence inévitable du capitalisme de détruire les résidus des modes de productions qui l’ont précédé.

Naturellement on ne va pas les plaindre, mais on a tout lieu de s'inquiéter de l'action conjuguée et apparemment contradictoire de l'ordre des médecins et du PS.

L'article qui suit est tiré du blog de Christian Lehmann, médecin généraliste, qui apporte quelques éléments peu connus sur le sujet. En particulier comment s'inscrit cette réforme dans le cadre du développement des mutuelles au détriment de la sécurité sociale :


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source : blog de Christian Lehmann sur Médiapart


Tiers-payant généralisé chez le médecin: Ce que cache Marisol Touraine derrière l'effet d'annonce


26 JUIN 2014 - PAR LEHMANN CHRISTIAN

Je suis médecin généraliste, et je pratique le tiers-payant depuis plus de quinze ans.
Et pourtant, le brouhaha médiatique orchestré par Marisol Touraine autour de la généralisation de ce dispositif me pose problème.
Je passe sur les cris d’orfraie de ceux qui ont toujours vilipendé le tiers-payant chez le généraliste comme une vilenie bolchévique, quand le tiers-payant chez le spécialiste ne serait qu’une facilité de trésorerie.( Vous payez intégralement votre IRM chez le radiologue, vous? )
Ainsi du Dr Ortiz, de la CSMF, qui explique qu’honorer le médecin de la main à la main, glisser le chèque ou le billet, est indispensable, un fondement même de l’acte médical. Mouaaaais… A d’autres. L’argument est pitoyable. (1)

Marisol Touraine, Don Quichotte abonnée aux dîners du Siècle

Je m’attarde un instant sur l’utilisation politique qui est faite par Marisol Touraine de cette mesure : incapable de traiter les vrais sujets, à savoir la désertification médicale liée à la totale déconnexion des tarifs de remboursement par rapport à la réalité économique de la pratique médicale, elle botte en touche, menant des campagnes médiatiques successives.
Hier, elle « luttait » contre les dépassements d’honoraires en ville, en laissant en l’état la situation aux consultations hospitalières avec leurs files d’attente à deux vitesses…(2)
Aujourd’hui, elle fait mine de découvrir le tiers-payant, quand le problème n’est pas « qui paie le médecin ? » mais « comment un médecin peut-il indéfiniment fonctionner correctement avec des tarifs déconnectés du coût de sa pratique ? »
A chaque épisode, la seule chose qui semble importer à la Ministre est son propre affichage médiatique : abonnée aux dîners du Siècle (3) , Marisol Touraine ne cesse de scander à qui veut encore l’entendre qu’elle est « de gauche », résolument « de gauche », épidermiquement « de gauche » un peu comme une Carla Bruni sous acide.

Le tiers-payant existe depuis longtemps

Reprenons en amont : le tiers-payant existe, depuis longtemps, et les médecins le pratiquent, depuis longtemps.

Certains parce qu’ils sont conscients de faciliter ainsi le recours aux soins de certains patients (4), et parce que cela leur permet de faire honorer les « petits actes » comme les actes plus lourds.

Le tiers-payant existe, et aucune des études menées depuis des années n’a mis en évidence ce que clament nombre de ses détracteurs, à savoir qu’il pousserait à la consommation de soins par des patients irresponsables. (5)

Le tiers-payant existe, et a toujours été combattu par une frange conservatrice de la profession, considérant que le patient DOIT payer de sa poche pour que le soin ait un sens. Mais non contents de camper sur leurs positions, leurs syndicats réactionnaires ont tout fait pour empêcher les généralistes ( et seulement les généralistes) de pratiquer le tiers-payant s’ils le souhaitaient.

CSMF et SML mirent ainsi à bas en 2004 le système optionnel du médecin référent, dans lequel le généraliste, en contrepartie d’un forfait annuel, se formait indépendamment des firmes pharmaceutiques, tenait un dossier informatisé, et pratiquait le tiers-payant intégral pour ses patients, en étant payé directement par l’Assurance-Maladie, qui se tournait ensuite vers les assurances ou mutuelles pour récupérer la part complémentaire.

( J’en vois qui ne suivent pas : l’Assurance-Maladie rembourse en général 70% du tarif de l’acte – soit par exemple 16,10 euros sur une consultation à 23 euros- et la complémentaire rembourse le restant, soit 6,90 euros. En théorie.)

Petits arrangements politiques entre amis sur le dos des patients et des généralistes

En 2004, il y a dix ans, Chirac plaça à la tête de l’Assurance-Maladie un assureur, Frédéric Van Roekeghem, qui ( pur hasard) venait d’AXA, dont, ( re-pur hasard), le PDG Claude Bébéar était un ami de trente ans du Président de la République. (Et on sait combien l’amitié, à l’UMP, est un bien précieux) (6)

Van Roekeghem avait une mission : au nom de la sauvegarde de l’Assurance-Maladie solidaire, utiliser les techniques libérales de l’assurance privée pour « dégraisser le mammouth ». Dans ce jeu de dupes, l’accès aux soins des patients fut prétexte à un petit arrangement politique entre amis.

Douste-Blazy, cardiologue à mèche spécialiste du massage cardiaque assis, fut envoyé sur les plateaux de télé pour vanter la réforme dite du « médecin traitant ». En back-office, Xavier Bertrand, accessoirement ancien d’AXA lui aussi ( le monde est petit, et plein d’amusantes coincidences), se rapprochait des syndicats réactionnaires et leur offrait sur un plateau les têtes des 11.000 généralistes référents. Assurés que le médecin traitant, dénué de moyens financiers, ne pourrait en aucune façon tenir le rôle de coordination qui lui était dévolu, CSMF et SML signèrent des deux mains la convention, poignardant dans le dos la médecine générale, qui ne s’en est jamais remise. (7)

Brimades et poursuites : l’Assurance-maladie ne défend pas le tiers-payant

Du côté de l’Assurance-Maladie, Frédéric Van Roekeghem empila les contraintes administratives, les contrôles, les brimades. Sous sa direction, le nombre d’arrêts de travail litigieux passa brutalement du simple au double ( quitte à utiliser des tours de passe-passe peu glorieux) , justifiant ainsi politiquement la chasse aux abus sarkozyste. Comme tout ultralibéral qui se respecte, l’ancien assureur voulut mettre en place sa propre alternative à l’option référent, la « rémunération à la performance ». CSMF et SML participèrent à la mise en œuvre de ce permis à points, qui chaque année fait office de marronnier pour nombre de journalistes de l’information sociale, lesquels titrent régulièrement sur « ce treizième mois pour les généralistes » sans jamais révéler que les items médicaux choisis pour cette rémunération sont pour certains moisis ( dosage des fractions du cholestérol, prescription d’aspirine ou de statine systématique aux diabétiques) voire carrément scandaleux (promotion aveugle de la mammographie systématique de dépistage, alors que s’amassent les études prouvant sa faible utilité et les risques du surdiagnostic : mastectomies inutiles, etc…)

Dans le même temps, obéissant à la Voix de son Maître, Frédéric Van Roekeghem reproduisait le discours sarkozyste, récoltait les franchises dans la poche des cancéreux et des malades d’Alzheimer. Des directeurs de caisse, bien dressés, pourchassaient pendant ces années-là les soignants pratiquant encore le tiers-payant. La caisse du Lot et Garonne menaçait de poursuites médecins et infirmiers. Leur large utilisation du tiers-payant était considérée comme « une dérive » par Gilbert Pécouil (8), le directeur de la CPAM départementale, y compris dans le cadre des patients atteints d’une « affection longue durée » : « Le tiers payant est prévu en cas de précarité. L’ALD n’en est pas une forcément : c’est au professionnel de juger de la situation.» Frédéric Van Roekeghem laissa faire. (9)

Moi, Président des « mutuelles pour tous »

Lorsque François Hollande, le candidat du Parti « Socialiste », arriva au pouvoir, on put espérer un temps une amélioration de la situation. L’inverse se produisit. La politique de santé fut confiée à une grande bourgeoise qui, comme nombre de politiques, n’y comprenait que pouic.

Van Roekeghem, hier conspué, fut célébré par les anciens opposants aux franchises. L’ancien assureur d’AXA était donc « ce grand serviteur de l’Etat avec qui il est très agréable de travailler » , selon Catherine Lemorton, députée « socialiste » et présidente de la commission des affaires sociales de l’Assemblée, qui vanta dans les colonnes du Monde les qualités de celui que le quotidien considérait comme « le véritable ministre délégué à la Santé ».

Dans le même temps, les incestueuses relations entre politiques et assureurs continuaient. Nicolas Sarkozy s’était montré prudent. Son frère Guillaume l’avait été nettement moins, déclarant à son arrivée à la tête du groupe Mederic : « Mon ambition est que Médéric relève les défis des réformes à venir qui transformeront profondément l'intervention des acteurs complémentaires, notamment dans le domaine de la santé, pour jouer un rôle de premier plan dans l'amélioration des services de protection sociale » .
Hollande, lui, ne se gêna pas, déroulant le tapis rouge à Etienne Caniard, « médiatique » (10) directeur de la Mutualité Française.

«Une mutuelle pour tous» , glapissaient les sbires hollandais qui firent passer l’ANI ( Accord National Inter-Entreprises) au forceps, omettant de pointer que comme leurs prédécesseurs, ils poursuivaient le désistement programmé de l’Assurance-Maladie, ouvrant le marché des soins de ville aux assureurs privés, y compris ceux se parant encore de la raison sociale « mutuelle ».
A l’Assemblée Nationale, Bruno Le Roux ( ancien vice-président de la très sulfureuse MNEF) déposait une loi permettant aux complémentaires de créer leurs propres réseaux de soins, et Fanélie Carrey-Conte, en tant que rapporteur de cette loi Le Roux, fustigeait les médecins réticents. On a récemment pu voir le premier à l’œuvre, menaçant servilement de représailles les députés encore «socialistes» rechignant à couvrir d’un voile pudique la longue série des renoncements hollandais. Tandis que la seconde fait actuellement plutôt profil bas, la tristement célèbre Mutuelle des Etudiants ( LMDE) , dont elle fut longtemps administratrice, ayant été de manière répétée dénoncée pour sa gabegie et l’indigence stupéfiante de sa gestion par la Cour des Comptes, Que Choisir, et bien d’autres. Faire carrière politique ou servir l’intérêt public, le choix est parfois cruel. Mais pas pour tout le monde, apparemment. (11)

A l’automne 2012, devant un Etienne Caniard satisfait, Marisol Touraine vint annoncer au Congrès de la Mutualité Française que le gouvernement reportait d’une année l’obligation de publication des frais de gestion des mutuelles « dont nous connaissons les difficultés qu’elles créaient pour vous » ( On croit rêver, je sais). (12)

Nous semblons avoir dérivé très loin de la question initiale, celle du tiers-payant, mais un peu de patience, vous allez voir que nous sommes en fait très proche du cœur du réacteur.

Un gouvernement « socialiste » converti au néolibéralisme

Le gouvernement « socialiste », de reniement en reniement, cale de manière de plus en plus évidente son action sur le modèle de son prédécesseur, ignorant le peuple, flattant les puissants, se prosternant devant la banque.

Le calamiteux Hollande a nommé Ministre des Finances un fraudeur fiscal de compétition. Son conseiller personnel, rédacteur du fameux discours : « Mon adversaire c’est la finance » , s’est révélé être un menteur pétri de conflits d’intérêt avec les firmes pharmaceutiques.

Il a récemment viré son secrétaire général, ancien banquier de HSBC, pour le remplacer par une économiste de la Bank of America Merryll Lynch, accessoirement administratrice à jetons dans le groupe de luxe de François Pinault.

Pour Hollande et Valls, comme pour Margaret Thatcher avant eux : There Is No Alternative .

Conformément aux préceptes néolibéraux, et au dogme de la réduction des dépenses publiques, seule à même de permettre de continuer à servir aux banques les intérêts d’une dette illégitime, il faut réduire les dépenses sociales, quoiqu’il en coûte. Et pour ce faire, basculer progressivement la prise en charge de la protection sociale de la Sécu vers les complémentaires, affolées par ce gigantesque marché (13).

La mise en place du tiers-payant vise, dans ce contexte, à habituer le patient à ne plus payer le professionnel de santé directement, non pas tant pour lui faciliter l’accès aux soins, mais pour permettre un désengagement progressif et invisible de la Sécurité Sociale au profit des complémentaires. Ce qui se joue, c’est l’indépendance professionnelle du soignant, mise à mal par l’assureur-payeur, bien éloigné d’une logique solidaire. (14)

Une usine à gaz signée Xavier Bertrand

D’autant que la réforme mise en place par Xavier Bertrand a profondément complexifié les remboursements des soins, instaurant aujourd’hui des pénalités parfois incompréhensibles aux patients qui n’auraient pas choisi de médecin traitant… mais aussi à ceux, nombreux, pour lesquels les organismes d’assurance-maladie ont perdu trace administrative de cette déclaration, ou même ceux dont le médecin cesse son activité ou décède. Ces retenues et pénalités, nombre de patients ne s’en rendent pas compte, tant le « parcours de soins », grâce à Xavier Bertrand et Frédéric van Roekeghem, est une usine à gaz. Les médecins qui pratiquent le tiers-payant, eux, en sont bien conscients, car c’est eux qui subissent de plein fouet les erreurs des caisses, qu’ils imputent le plus souvent en pertes pures et simples. Le coût du recouvrement de ces erreurs fréquentes n’est pas nul : une étude sur les centres de santé l’a chiffré à près de 4,38 euros par acte(15) !

Le seul moyen de généraliser le tiers-payant serait donc, dans un premier temps, d’assurer un payeur à guichet unique, l’Assurance-Maladie, qui règle le professionnel de santé directement puis se retourne vers les complémentaires. Frédéric Van Roekeghem y rechigne : le cost-cutter que Chirac a mis en place, que Sarkozy a apprécié, que Hollande a conforté, a suffisamment taillé dans les effectifs des caisses pour que ce qui hier, du temps de l’option référent, était envisageable, le soit beaucoup moins aujourd’hui, alors que les dossiers en attente s’empilent dans les CPAM, incapables même de comptabiliser correctement le nombre de patients qui ont déclaré tel ou tel médecin comme médecin traitant.

Quand on n’est même plus capable de tenir à jour correctement un listing du nombre de patients d’un médecin, comment organiser le remboursement des actes, et gérer la multiplicité des 600 complémentaires et la grande médiocrité informatique et administrative de nombre d’entre elles ?...

Marisol Touraine, moderne Marie-Chantal, n’en a rien à faire. La ministre veut laisser une marque, une marque « sociââââle », et l’intendance suivra.

Du moins le croit-elle, en empilant sur les épaules d’une CNAM en difficulté gestion du tiers-payant et relance du « Dossier Médical Partagé » promis par son prédécesseur Douste-Blazy depuis… 2004. En complexifiant les tâches administratives de recouvrement de médecins dont le temps utile consacré au soin ne cesse de diminuer dans un univers de contraintes accumulées. Dans la grande lignée des réformes «socialistes», elle annonce une réforme courageuse... dont d’autres feront les frais.

Marisol Touraine, pompier-pyromane

Rendre le tiers-payant obligatoire, dans l’état actuel des flux informatiques soignant-AssuranceMaladie-complémentaires, est impossible, et conduira à l’explosion du système.

Si Marisol Touraine voulait généraliser le tiers-payant, il faudrait commencer par faire cesser les brimades qu’encourent aujourd’hui les médecins qui le pratiquent... et mettre en place un payeur unique. Il faudrait ôter les freins existant à la réalisation du tiers-payant par les soignants qui y sont attachés, et rémunérer le coût de cette tâche administrative, comme ce fut le cas du temps de l’option référent. Mais cela conforterait le rôle de l’Assurance-Maladie solidaire, dont le pouvoir politique, depuis plus d’une décennie, envisage avec soulagement la mort.

Dans l’état actuel des choses, outre l’inflexion du discours ( moins culpabilisant envers les patients) le tiers-payant généralisé de Marisol Touraine n’est donc que la caution sociale d’une politique antisociale.


Médecin généraliste depuis 1984, Christian Lehmann est écrivain, auteur de la trilogie « No Pasaran » ( Ecole des Loisirs) et de « Patients si vous saviez » ( Points-Seuil)


notes

(1) Le docteur Ortiz passe sous silence l’essentiel, à savoir que la CSMF est l’un des responsables du bordel sanitaire actuel en médecine de ville, et non des moindres.

(2) Rendez-vous rapide avec le professeur renommé pour les (très) riches, rendez-vous plus tardif, éventuellement avec un membre de son équipe, pour le commun des mortels

(3) Le Siècle est un club fermé réservé à de grands « décideurs » financiers, industriels, et politiques, et autres éditocrates médiatiques : l « Elite » de la nation, en somme….

(4) Je pratique le tiers-payant parce qu’il facilite l’accès aux soins des patients aux ressources limitées ( pas seulement les patients bénéficiant de la CMU, comme il est dit souvent, mais les personnes âgées aux faibles retraites, les jeunes couples, les étudiants, etc…).

(5) L’irresponsabilité supposée des patients fut la grande litanie des temps sarkozystes, d’où la franchise sur les soins :
-franchise que Sarkozy mit en place
-franchise qui fit reculer l’accès aux soins des plus faibles
-franchise que les députés socialistes dénoncèrent lorsqu’ils étaient dans l’opposition
-franchise qui n’étouffe plus les mêmes députés socialistes maintenant que leur clan est aux affaires.

(6) On me glisse à l’instant même dans l’oreillette qu’au Parti « Socialiste » aussi, l’amitié est un bien précieux., comme le prouve Manuel Valls aux côtés de son ami Henri de Castries, actuel PDG d’AXA ( comme c’est charmant, toutes ces coincidences)

(7) L’option référent fut supprimée d’un trait de plume, et les deux syndicalistes signataires de ce forfait reçurent en temps utile la Médaille de la Légion d’Honneur des mains de Xavier Bertrand. On n’est jamais si bien servile que par soi-même.

(8) « Que ton nom soit inscrit quelque part… » Lorsqu’on Google le nom du zélé directeur, seuls remontent des articles sur les conflits internes de la caisse avec ses salariés { «Vous savez qu’on prend des antidépresseurs pour venir travailler ici ! » lance un agent} , des « soucis de remboursement » dans le département pour les pharmaciens en tiers-payant, ou encore un interview dans lequel le directeur affirme son implication dans les programmes de dépistage du cancer du sein et du colon ( dont la pertinence laisse fortement à désirer….) . Mais jusqu’ici, sa vision très particulière du rôle d’une Sécurité Sociale Solidaire, et ses menaces envers des professionnels de santé pratiquant le tiers-payant envers des patients en affection de longue durée, semblait être passé sous le radar du World Wide Web. L’injustice est réparée.

(9) Dans une tribune récente sur Mediapart, l’ami Marcel Garrigou-Grandchamp, spécialiste des questions juridiques à la Fédération des Médecins de France, le souligne : «Il faut aussi savoir, mais cela n'est pas politiquement correct, et ce n'est donc pas dit haut et fort, que l'assurance maladie n'est pas favorable au tiers payant ! Un exemple lorsque ses pôles de contrôle passent au crible l'activité d'un médecin (par exemple lors d'une procédure dans le cadre de l'art 315 du code de la sécurité sociale) tous les actes en tiers payant sont considérés comme suspects !» On notera aussi qu’une des raisons de l’opposition du directeur de l’Assurance-maladie au tiers payant intégral… est que celui-ci complexifie énormément la récupération des franchises qu’il lui faut ensuite aller réclamer directement aux assurés…

(10) On ne compte plus dans les média les tribunes du directeur de la Mutualité Française, les colloques que celle-ci sponsorise. On ne s’étonne pas de voir Alternatives Economiques (pourtant sourcilleux sur la question des conflits d’intérêt... chez les autres) réaliser son Spécial Santé avec le «partenariat » de la Mutualité Française, ni de voir Eric Favereau, dans Libération, louer « une des personnalités les plus attachantes et les plus compétentes du monde de la santé » entre deux Jeudi de la Santé organisés en partenariat avec…. vous aurez deviné…la Mutualité Française.

(11) Que Choisir révèle opportunément que Laurence Rossignol, l’actuelle Secrétaire d’Etat à la Famille et aux personnes âgées a été salariée pendant 18 ans par la LMDE pour un emploi qu’on semble pouvoir aisément qualifier de.... discret. Combien de hiérarques socialistes ont-ils ainsi émargé dans ce système «mutualiste», qui sait au moins se montrer «solidaire» envers ses amis?

(12) La publication des frais de gestion des mutuelles semble effectivement poser à celles-ci « quelques difficultés» . Comment, effectivement, révéler aux assurés la part considérable de leurs cotisations qui sert à financer les salaires faramineux de certains dirigeants collectionneurs de voitures de course, les rallyes automobiles et les courses nautiques, sans oublier les confortables émoluments de comiques autrefois surréalistes ( Chevalier et Laspalès) depuis longtemps reconvertis dans la traite des pigeons ?


(13) Que les complémentaires françaises aient les yeux plus gros que le ventre, et soient elles-même menacées à terme par le jeu de l’ultra-concurrence libérale, est un autre problème. Le marché de la santé fait bander les assureurs, comme les subprimes faisaient bander Lehman Brothers. Beaucoup resteront sur le carreau... et commencent, un peu tardivement, à s’en rendre compte…. Alors que François Hollande fait des pieds et des mains pour faire adopter le traité transatlantique, il est urgent de rappeler ce qu’écrivait dès 1999 la Coalition des industries de service américaine au sujet des négociations du GATT: « Nous pensons pouvoir progresser largement dans les négociations afin de dégager les opportunités pour les compagnies américaines de s’implanter sur les marchés de soins étrangers... Historiquement les services de santé dans de nombreux pays ont été sous la responsabilité du secteur public. Cette appartenance au secteur public a rendu difficile l’implantation marchande des industries de service du secteur privé US dans ces pays...» A bon entendeur...
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/20131017trib000791141/pourquoi-les-mutuelles-perdent-de-leur-assurance.html
http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20140616trib000835336/complementaires-sante-le-defi-de-l-ultra-concurrence.html
http://www.argusdelassurance.com/acteurs/acs-les-mutuelles-demandent-un-amenagement-de-la-reforme.79503
http://www.latribune.fr/blogs/le-blog-du-contrarian/20131127trib000798061/complementaires-sante-les-clauses-de-designation-un-scandale-d-etat.html

(14) Il suffit de voir la manière dont les banques et assurances font pression sur les patients, au nom de la loi Kouchner ( !!!) , pour forcer leur médecin à révéler des pans entiers de leur dossier médical, au mépris de la législation, lors des négociations de prêt, pour savoir à quoi ressemblera un monde où le médecin est financièrement lié à l’assureur «complémentaire».

(15) La médecine d’équipe avec application du tiers payant systématique a un coût que cette étude aura permis de chiffrer précisément :

c oût du tiers payant par acte : 4,38 € (soit 20 % sur un acte de généraliste) ;
gestion des rejets et actes impayés : 5 % du chiffre d’affaires de la structure.

La pratique du tiers payant qui concerne obligatoirement les centres de santé d’aujourd’hui et les maisons de santé de demain (partie obligatoire du cahier des charges du rapport Juilhard- Vallancien) est d’abord un service pour le patient. Elle sous-entend la mise en place d’un accueil administratif et social. En effet, il est nécessaire pour chaque patient de vérifier ses droits ou de lui « dire ses droits » que souvent il ignore (AME, CMU, CMUC).

Cette simple fonction engendre un surcoût de 25 % par rapport à un exercice libéral classique.

in: La place des Centres de Santé dans l’Offre de Soins Parisienne, Richard Bouton Consultants.

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Une avancée essentielle dans la lutte contre le paludisme, issue de la médecine traditionnelle chinoise combinée avec la médecine moderne :


Les scientifiques chinois, irlandais et japonais partagent le Prix Nobel 2015 de Médecine


French.xinhuanet.com - Publié le 2015-10-06 à 01:19

(Xinhua/Rob Schoenbaum)



STOCKHOLM, 5 octobre (Xinhua) -- La Chinoise Tu Youyou, l'Irlandais de naissance William Campbell et le Japonais Satoshi Omura ont tous trois remporté le Prix Nobel 2015 de Médecine, a annoncé lundi l'Assemblée Nobel à l'Institut Karolinska en Suède.

Mme Tu a remporté la moitié du prix "pour ses découvertes concernant une nouvelle thérapie contre le paludisme" , alors que MM. Campbell et Omura ont reçu l'autre moitié du prix "pour leurs découvertes concernant une nouvelle thérapie contre les infections causées par les parasites ascarides ", a fait savoir l'assemblée.

D'après le communiqué, Mme Tu a découvert l'Artémisinine, médicament qui a considérablement réduit les taux de mortalité des patients souffrant du paludisme.

William C. Campbell et Satoshi Omura ont découvert un nouveau médicament, l'Avermectine, dont les dérivés ont radicalement abaissé la prévalence de la cécité des rivières et la filariose lymphatique, tout en montrant l'efficacité contre un nombre de plus en plus grand d'autres maladies parasitaires.

Dans une interview exclusive accordée à Xinhua après cette annonce, Juleen R. Zierath, présidente du Comité Nobel pour la Médecine, a déclaré que "l'inspiration (de Mme Tu) de la médecine chinoise traditionnelle" était importante.

"Mais ce qui a été vraiment très vital était que Tu Youyou a identifié l'agent actif dans cet extrait de plante" , a déclaré Mme Zierath, ajoutant: "Il y a eu beaucoup de chimie moderne, de bio-chimie attachée à cela pour mettre au point ce nouveau médicament" .

Les maladies causées par les parasites ont tourmenté l'humanité pendant des millénaires et constituent un important problème de santé majeur. Les maladies parasitaires affectent en particulier les populations les plus pauvres et représentent une énorme barrière à l'amélioration de la santé humaine.

Les lauréats du Nobel de cette année ont développé des thérapies qui ont révolutionné le traitement de la plupart des maladies parasitaires dévastatrices, a indiqué le communiqué.

Le paludisme touche près de 200 millions d'individus chaque année. L'Artémisinine est utilisé dans toutes les régions du monde touchées par le paludisme. En thérapie, il réduirait la mortalité de plus de 20 % en général et de plus de 30 % chez les enfants.

L'Ivermectine, dérivé de l'Avermectine, est utilisé aujourd'hui dans toutes les régions du monde touchées par les maladies parasitaires. L'Ivermectine est très efficace contre une série de parasites, et ses effets indésirables sont limités, selon le communiqué.

Mme Tu, née en 1930, est diplômée du Département de pharmacie de l'Université de médecine de Beijing en 1955, et est professeur en chef à l'Académie chinoise de médecine chinoise traditionnelle.

M. Campbell, est né en 1930 en Irlande. Il est actuellement chercheur émérite à l'université de Drew, Madison, dans le New Jersey, Etats-Unis.

M. Omura, né en 1935 au Japon, est un citoyen japonais. Il est professeur émérite à l'université de Kitasato.



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Guinée : la scientifique chinoise a bien mérité le prix Nobel de médecine (INTERVIEW)


French.xinhuanet.com 2015-10-06

CONAKRY, 5 octobre (Xinhua) -- La scientifique chinoise Tu Youyou a bien "mérité le prix Nobel de médecine" même s'il y a aussi d'autre personnes dont des Africains qui font d'énormes travaux et qu'il faut encourager, a déclaré l'épidémiologiste et coordonnateur adjoint du programme national de lutte contre le paludisme en Guinée, Dr Timothé Guilavogui.

Le Dr Guilavogui a tenu ces propos dans une interview accordée à Xinhua, lundi à Conakry, en commentant le prix Nobel de médecine de cette année, partagé par l'Irlandais William Campbell, le Japonais Satoshi Omura et la Chinoise Tu Youyou.

Mme Tu, âgée de 84 ans, professeur en chef à l'Académie chinoise de médecine chinoise traditionnelle, a remporté le prix Nobel de médecine, pour avoir découvert un traitement particulièrement efficace contre le paludisme grâce à l'Artémisinine, extrait de la plante armoise annuelle ou absinthe chinoise.

[i]"Ces médicaments sont venus au moment où la chloroquine avait prouvé son inefficacité [/i]", a expliqué le Dr Guilavogui, ajoutant que si on n'avait pas trouvé une solution d'échange, "beaucoup d'enfants allaient mourir de paludisme" .

Il a indiqué que la découverte d'une telle molécule est venue répondre à un problème de santé lié au paludisme, car, a-t-il dit, tout enfant dans les pays en développement qui accède à ces médicaments peut guérir à 100%.

Le docteur guinéen a affirmé que pour parler de la lutte contre le paludisme, il faut tout d'abord parler de la contribution de la Chine, parce que la plupart des molécules et même des stratégies ont été découverts par la Chine.

[i]"Si vous prenez par exemple la stratégie d'élimination du paludisme par le traitement de masse qui est appliquée dans certaines pays comme les îles de Comores, c'est une découverte des professeurs agrégés de la Chine" [/i], a rappelé en guise d'exemple Dr Tomothé Guilavogui.

" Toute chose qui prouve que la médecine chinoise a beaucoup à apporter dans le traitement de cette maladie récurrente dans nos pays" , a-t-il affirmé.

"Je suis convenu que le développement de la médecine chinoise peut contribuer à aider les pays en voie de développement pour résoudre les problèmes de santé publique ", a-t-il ajouté.

Les résultats des recherches montrent que l'introduction de l'Artémisinine et de l'Artémether dans la prise en charge du paludisme gave, l'adoption du traitement intermittent préventif et de la chimio prévention saisonnière du paludisme, comme approches préventives chez l'enfant, contribuent à réduire considérablement la morbidité et la mortalité liées au paludisme en Guinée, où la prévalence du paludisme est de 44% selon une enquête de 2012.

La prévalence varie selon le milieu de résidence: 53% en milieu rural contre 18% en milieu urbain

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   Posté le 05-02-2016 à 10:43:36   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur le blog de Jacques Lacaze

MYLAN ET LE DOCTEUR KNOCK


Nous avons tous remarqué qu'une publicité d'un groupe pharamaceutique, le laboratoire spécialisé dans les médicaments générique Mylan, passe en boucle sur nos écrans. Son ambition: avoir 7 milliards de clients, c'est à dire la population mondiale au lit !
Bref, prospérer sur la misère de la totalité de l'Humanité

Voir son site:
Le groupe Mylan

Mylan est un des leaders mondiaux de la fabrication de médicaments génériques et de spécialités pharmaceutiques.



COMME L'EXPLIQUE LE MONDE DIPLOMATIQUE, LA MEILLEURE SOLUTION RESTE D'INVENTER DE NOUVELLES MALADIES


"Il y a une trentaine d’années, le dirigeant d’une des plus grosses firmes pharmaceutiques au monde tint des propos fort éclairants. Alors proche de la retraite, le très dynamique directeur de Merck, Henry Gadsden, confia au magazine Fortune son désespoir de voir le marché potentiel de sa société confiné aux seuls malades. Expliquant qu’il aurait préféré que Merck devînt une sorte de Wrigley – fabricant et distributeur de chewing-gums –, Gadsden déclara qu’il rêvait depuis longtemps de produire des médicaments destinés aux... bien-portants. Parce qu’alors Merck aurait la possibilité de « vendre à tout le monde ». Trois décennies plus tard, le rêve de feu Henri Gadsden est devenu réalité.
"Les stratégies marketing des plus grosses firmes pharmaceutiques ciblent dorénavant les bien-portants de manière agressive. Les hauts et les bas de la vie de tous les jours sont devenus des troubles mentaux, des plaintes somme toute communes sont transformées en affections effrayantes, et de plus en plus de gens ordinaires sont métamorphosés en malades. Au moyen de campagnes de promotion, l’industrie pharmaceutique, qui pèse quelque 500 milliards de dollars, exploite nos peurs les plus profondes : de la mort, du délabrement physique et de la maladie – changeant ainsi littéralement ce qu’être humain signifie. Récompensés à juste titre quand ils sauvent des vies humaines et réduisent les souffrances, les géants pharmaceutiques ne se contentent plus de vendre à ceux qui en ont besoin. Pour la bonne et simple raison, bien connue de Wall Street, que dire aux bien-portants qu’ils sont malades rapporte gros.
"Au moment où la majorité des habitants des pays développés jouissent de vies plus longues, plus saines et plus dynamiques que celles de leurs ancêtres, le rouleau compresseur des campagnes publicitaires ou de sensibilisation, rondement menées, transforment les bien-portants soucieux de leur santé en souffreteux soucieux tout court. Des problèmes mineurs sont dépeints comme autant d’affections graves, de telle sorte que la timidité devient un « trouble d’anxiété sociale », et la tension prémenstruelle, une maladie mentale appelée « trouble dysphorique prémenstruel ». Le simple fait d’être un sujet « à risque » susceptible de développer une pathologie devient une pathologie en soi.
"L’épicentre de ce type de vente se situe aux Etats-Unis, terre d’accueil de nombreuses multinationales pharmaceutiques ........ "


Pour lire l'intégralité de l'article, publié dans Le Monde Diplomatique de mai 2006, cliquez sur:
Pour vendre des médicaments, inventons des maladies


Par Alan Cassels & Ray Moynihan (Le Monde diplomatique, mai 2006) // Ayant atteint les limites du marché des malades, certaines firmes pharmaceutiques se tournent désormais vers les bien-portants...

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   Posté le 07-03-2016 à 20:35:09   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

5 mars 2016

LES VACCINS, BIG PHARMA ET LE NOUVEL ORDRE MONDIAL .....


Le dossier que je vous propose de lire, est d'une extrême importance. Il concerne en fait notre avenir , l'avenir de l'Humanité sur cette planète. Rien que ça !

La politique vaccinale placée sous la directioin exclusive du secteur privée (intervention massive de la Fondation Bill & Melinda Gates qui a donné 10 milliards de dollars pour permettre de faire de l’époque 2010-2020 « La décennie des vaccins » ) est le prototype de la volonté des grandes firmes qui dominent la planète de tout contrôler de reduire les populations de la planète à des consommateurs écervelés et totalement soumis à unevéritable politiquen de déshumanisation .
Et ce qui se passe sur les vaccins se passe dans tous les domanies de notre vie.
Je me répète, mais il faut en débattre très sérieusement pour commencer à se battre. Et le temps presse .

Dr Jacques Lacaze

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Conférence du Dr Suzanne Humphries, néphrologue, au Danemark, en novembre 2015.

"Vous pourriez vous demander pourquoi je vous parle aujourd’hui du « consentement fabriqué » au lieu de vous parler du « consentement éclairé ». Il existe à cela plusieurs raisons. L’une d’elles est le changement que j’ai pu observer dans le système médical qui s’efforce de faire accepter aux gens le type de comportement que le système veut qu’ils adoptent.

"Vous pourriez croire, comme c’est le cas avec d’autres pratiques médicales, que c’est sur la véritable science (« solid science » que repose le consentement éclairé. Les faits montrent cependant que les choix que vous faites n’ont jamais été basés sur un consentement libre et éclairé.

"En 1997, l’OMS a forgé une stratégie qui a été publiée dans le livre « The Strategic Plan ». Cet ouvrage était destiné à modifier complètement la manière dont les gens envisagent les vaccinations. Ce plan comportait des points-clés et devait se servir des médias pour élaborer des messages destinés à conditionner l’opinion publique, et à convaincre les leaders d’opinion à tous les niveaux de la société. Il fallait des porte-paroles à tous les niveaux pour véhiculer un message, et un seul message.

"Ce plan met l’accent sur le partenariat privé/public, ainsi que sur le concept de philanthropie. Tout ceci dans le but de faire accepter l’idée que les vaccins constituent un élément de base, un élément essentiel de la vie en société. Tous ceux qui lisent cet ouvrage pourront réaliser clairement que ce plan ressemble à la parabole de la grenouille dans l’eau froide. Comme l’eau est réchauffée très progressivement, très graduellement, la grenouille ne peut se rendre compte de ce qui se passe jusqu’à ce qu'arrive le moment où elle est finalement cuite. Comme la grenouille, nous sommes conduits progressivement à une situation dans laquelle il ne nous sera plus possible de voir autre chose que le dogme que l’on veut nous imposer. ........


Lire la suite sur le site:
Vaccins: comment le doute est interdit et le consentement fabriqué! - Le site d'Initiative Citoyenne

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   Posté le 08-04-2016 à 17:42:51   Voir le profil de Finimore (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Finimore   

Dans les années 70 les ml se sont investis sur le front de la santé à travers notamment la création du CLISACT -comité de liaison et d'information sur la sécurité les accidents et les conditions de travail -voir au moment du tribunal populaire de Liévin-
En 1974 le PCRml avait lancé la publication d'un bulletin intitulé "l'hospitalier marxiste léniniste"
Le n°1 est dispo sur le site des Editions Prolétariennes
http://editions-proletariennes.fr/Actu/nouveau.htm

en version PDF
http://editions-proletariennes.fr/Dochml/presse/pcrml/hospitalier/hml01.pdf


Edité le 09-04-2016 à 07:01:09 par Finimore




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Ni révisionnisme, Ni gauchisme UNE SEULE VOIE:celle du MARXISME-LENINISME (François MARTY) Pratiquer le marxisme, non le révisionnisme; travailler à l'unité, non à la scission; faire preuve de franchise de droiture ne tramer ni intrigues ni complots (MAO)
Xuan
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   Posté le 03-05-2016 à 23:42:52   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La division de la classe ouvrière et les accidents du travail


Le projet porté par le FN de retirer toute forme de protection sociale aux travailleurs immigrés se réalise sans lui, sous le gouvernement socialo.
Autant dire que le "front républicain" contre le FN, à seule finalité électorale, n'est que de la poudre aux yeux.
Ici il s'agit de retirer aux sans papiers les indemnités d'accident du travail, en sachant pertinemment qu'ils en sont les premières victimes.


Les travailleurs étrangers pourraient ne plus être indemnisés en cas d’accident du travail


PAR NOLWENN WEILER 20 AVRIL 2016
bastamag

Quand un travailleur se casse la jambe en tombant d’un échafaudage, ou quand il se brûle avec de l’huile de friture dans la cuisine d’un fast-food, il peut être indemnisé comme victime d’un accident du travail. Et s’il contracte un cancer à force d’être exposé à des produits chimiques, il a la possibilité d’avoir accès à une indemnisation à cause de sa maladie professionnelle. Qu’il ait des papiers ou non.
Le fait de travailler « au noir » n’empêche pas d’avoir accès à ces indemnisations. Une personne est considérée en situation de travail salarié en France dès lors qu’elle exerce une activité pour le compte d’un employeur moyennant rémunération, y compris si ce travail n’est pas déclaré par l’employeur [1].

Le gouvernement de Manuel Valls pourrait bientôt mettre fin à cette égalité de traitement entre travailleurs nationaux et travailleurs étrangers.
« Le ministère en charge des textes d’application de la loi "Protection universelle maladie" (PUMa) s’apprête à durcir spécifiquement les conditions d’ouverture des droits et de maintien des droits des ressortissants étrangers » , s’alarme l’observatoire du droit à la santé des étrangers (ODSE).

Entrée en vigueur le 1er janvier 2016, la protection universelle maladie vient remplacer la couverture universelle maladie (CMU), qui avait été mise en place par le gouvernement de Lionel Jospin. « À rebours des excellentes intentions de la réforme PUMa visant à simplifier les formalités administratives pour la majorité des assurés, les projets de décrets font le choix de durcir les conditions pour les personnes étrangères » , s’inquiète l’observatoire.

« Une mesure gravissime »

Comment ce durcissement va-t-il s’opérer ? La durée des droits à être indemnisé pourrait dépendre de la durée des titres de séjour, lesquels ne durent parfois qu’un mois... « Cette logique va conduire à de nombreuses ruptures de droits à l’échéance des titres, conduisant à des problèmes dans la continuité des soins, et nécessitant ensuite des démarches de réouverture, coûteuses pour les intéressés et pour les caisses » , déplore l’observatoire du droit à la santé des étrangers.

« Il s’agit d’une mesure gravissime, qui octroie aux employeurs le droit d’exposer des salariés sans papiers à des dangers graves ou mortels, en sachant que ces travailleurs n’auront plus aucun recours pour obtenir la réparation des préjudices subis » , estime de son côté l’association Henri Pézérat, qui soutient les luttes sociales concernant la santé des personnes en lien avec leur travail.

Selon l’observatoire du droit à la santé des étrangers, 700 000 ressortissants étrangers pourtant en séjour parfaitement légal en France pourraient être concernés. « Cette disposition donne aux employeurs toute latitude – en toute impunité – pour accroître le recrutement de travailleurs sans papiers tout en réduisant de façon drastique toute démarche de sécurité dans les « sales boulots » qui leur sont réservés, dans le nettoyage, mais aussi le BTP, la restauration rapide, la manutention, etc.... » , ajoute l’association Henri Pézérat.
« Même la loi « Pasqua » sur l’immigration, votée en 1993, avait conservé le droit d’être indemnisé en cas d’accident du travail et de maladie professionnelle pour les sans-papiers. En outre, de nombreuses règles internationales dont la convention n°19 de l’organisation internationale du travail (OIT) exigent l’égalité de traitement avec les nationaux et prohibent toute exclusion de travailleurs salariés, au motif de la régularité de leur séjour. »

Notes
[1] « L’irrégularité de la situation d’un ressortissant ne fait pas obstacle au versement des prestations prévues au livre IV du code de la sécurité sociale » (Circulaire ministérielleD.S.S./A.A.F. n¡ 95-11 du 17 février 1995).

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Xuan
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   Posté le 11-07-2016 à 00:34:27   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Montpellier : le professeur Henri Joyeux radié de l'Ordre des médecins


MIDI LIBRE

Montpellier : le professeur Henri Joyeux radié de l'Ordre des médecins Henri Joyeux est un professeur très controversé dans le milieu médical.

AFP / ERIC PIERMONT

La chambre disciplinaire ordinale de première instance du Languedoc-Roussillon a rendu sa décision ce vendredi 8 juillet. Le Conseil national de l'Ordre des médecins avait déposé une plainte contre le médecin montpelliérain en raison de ses propos sur la vaccination.

Selon l'Agence de presse médicale, le professeur Henri Joyeux "sera radié de l'ordre des médecins à compter du 1er décembre, par décision de la chambre disciplinaire ordinale de première instance du Languedoc-Roussillon" . Une information qui leur a été communiquée vendredi. Il a 30 jours pour interjeté appel de cette décision.
Une pétition en ligne

Le chirurgien cancérologue de Montpellier a fait l'objet une plainte du Conseil national de l'Ordre des médecins. Patrick Bouet, président de cette instance, avait alors expliqué que les faits reprochés au Pr Joyeux étaient "la tenue de propos non appuyés sur des bases scientifiques [et portant] atteinte à la profession" ainsi qu'un "discours qui peut être dangereux pour la population parce qu'il s'agirait de discréditer le mécanisme de vaccination préventive" .
Le professeur avait publié une pétition en ligne qui avait réuni, ce samedi 9 juillet à 20 h 30, 1 036 612 signatures. Dans le texte accompagnant cette pétition, il avait dénoncé les substances "dangereuses" contenues selon lui dans les adjuvants des vaccins dits hexavalents (qui protègent de six maladies) que les parents sont obligés d'utiliser pour leurs enfants, en raison de la pénurie de vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP) – les trois seuls obligatoires.

La “peine” la plus lourde"

La sanction écopée par Henri Joyeux est la "peine professionnelle" la plus lourde prévue que peut appliquer une chambre disciplinaire de première instance. Elle sanctionne "une faute professionnelle très grave, pas technique : une insuffisance à la déontologie, un défaut d’information, ou tous les comportements déviants comme viols ou abus" , selon le Dr André Deseur, du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), cité par le Quotidien du médecin, dans le cadre d’une autre affaire. " Il y en a deux ou trois chaque année" , explique-t-il. Le médecin ne peut plus ensuite exercer en France. La radiation est communiquée à tous les conseils départementaux.

Manquements au "code de déontologie"

Pour la chambre disciplinaire, le médecin à la retraite depuis 2014 "a commis des manquements d'une extrême gravité au code de déontologie", il n'a pas respecté l'article stipulant que "le médecin doit apporter son concours à l'action entreprise par les autorités compétentes en vue de la protection de la santé et de l'éducation sanitaire" et qu' "il participe aux actions de vigilance sanitaire" . De plus, la chambre disciplinaire indique qu'il a enfreint la loi "en indiquant des dangers pour la santé de suivre les recommandations du Haut Conseil de la santé publique" .

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   Posté le 10-11-2016 à 20:43:08   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

source Le blog de Jacques Lacaze

CANCER:

"UNE PANDEMIE APOCALYPTIQUE

SI RIEN N'EST FAIT"


selon l'Obs du 4 novembre 2016. L'hebdo ajoute: "Le Congrès mondial contre le cancer s'est tenu du 31 octobre au 3 novembre à Paris. Christophe Leroux, porte-parole de la Ligue contre le cancer, dresse le bilan" .

Voir l'article de Bérénice ROCFORT-GIOVANNI:
http://tempsreel.nouvelobs.com/sante/20161103.OBS0676/cancer-une-pandemie-apocalyptique-si-rien-n-est-fait.html
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COMMENTAIRE ET TÉMOIGNAGE DE JACQUES LACAZE

« Il existe désormais des thérapies innovantes ultra-performantes contre différents types de tumeurs, y compris contre celles réputées inguérissables » . Je ne suis certainement pas le seul médecin, qui comme l'ensemble de la population, entend ou lit ce genre d'affirmation péremptoire. C'est pratiquement plusieurs fois par an et depuis des décennies, que ce phénomène purement médiatique se produit. En notant qu'en général l'annonce est agrémentée d'une très belle photo d'une jeune femme procédant à la rituelle palpation de son sein .... Tout est bon pour faire passer un message, quelque soit sa qualité.

J'ai fait face à un cancer il y a 3 ans. Très tranquillement et sans jamais ni m'affoler, ni m'angoisser, j'ai contacté un ami chirurgien. Il m'a opéré, les choses se sont très bien passées et je me fait contrôler chaque trimestre depuis. Et en même temps, j'ai mis en route des moyens actifs de prévention.

Mais d'abord, quoi de nouveau est révélé dans cet article de l'Obs ? Que de très vieilles méthodes thérapeutiques, quasiment aussi vieille que la cancérologie, deviennent « ultra performantes ». Bigre, et j'insiste j'ai lu ce type d'informations – privilège de l'âge sans doute – un nombre incalculable de fois. Mais sans doute qu'une jeune génération (oublieuse de l'histoire des thérapeutiques anti cancer??) s'est enfin levée ?
Tout en notons que strictement rien de nouveau n'est proposé ! Mais, ne soyons pas trop négatif et attendons sereinement « la révolution » à la veille de laquelle nous sommes semble t il conviés.

Bien sur, j'ai noté le scoop : « Le cancer est une maladie multi-factorielle, l’environnement a donc très certainement un impact ». Je rappelle pour ceux qui ne le sauraient pas ou qui l'ont oublié, qu'un cancer est « guéri » s'il ne récidive pas au bout de 5 ans. Si la personne décède à 5 ans et un mois pas exemple, elle décède « guérie ».

Il n'est pas question pour moi de proposer une solution, mais quand même une piste.
« On ne comprend toujours pas pourquoi certains échappent à cette maladie et d’autres non. La génétique n’est qu’une partie de l’explication » est il précisé. Sans développer il est classiquement, mis en avant ce qu'on appelle les « causes des cancers », c'est à dire les facteurs qui sont mis en évidence dans le processus qui conduit à un cancer. Et bien entendu, il faut lutter contre ces causes. Mais …...

On sait de science sure qu'un cancer se développe à partir d'une cellule qui a muté. La mutation en question faisant retrouver - en partie - à la nouvelle cellule, la propriété des cellules embryonnaires de se multiplier selon une progression géométrique (1, 2, 4, 8, 16, 32, 64, …. ). Le calcul montre très facilement en de combien de temps on passe d'une cellule à 1 milliard de cellules soit la masse de 1 gramme, qui est le seuil de détection le plus précoce d'un cancer ( par exemple sur un canal galactophore). Une cellule se divise en moyenne 4 fois par an. En général, la détection se fait à un stade beaucoup plus tardif, stade auquel le cancer s'est déjà solidement implanté et est donc difficile à éradiquer.

L'idéal est donc de pouvoir intervenir avant ce stade de 1 milliards de cellules, et si possible, bien avant. C'est, l'enjeu de la prévention active du cancer. Il faut savoir que la masse de 1 gramme est atteinte au bout de 8 ans.

Il va de soi, que l'écrasante majorité de ces embryons de cancer que nous fabriquons tout les jours sont éliminés par notre système de défense. Une cellule qui y échappe en France par exemple a concerné en 2015, 385 000 personnes (211 000 hommes et 174 000 femmes) selon les chiffres publiés.

A mon humble avis la prévention doit être proposée à l'ensemble de la population française et au moins à partir de 40 ans. Je signale que l’enquête SUVIMAX (voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/SU.VI.MAX ) a donné des infos de grande valeurs en démontrant qu'une population soumise simplement à un régime et une complémentation en divers sels minéraux et vitamine, voit l'incidence du cancer diminuer d'une façon significative. Cette information doit être publiée et illustrée année après année au moments sensible. Ce devrait être la tâche de la presse en particulier.
A quand une politique publique et nationale de prévention active des cancers ?

Docteur Jacques Lacaze
http://www.prevention-cancer.net/site/


Edité le 10-11-2016 à 20:45:53 par Xuan




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