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 DECLARATION FORUM DE LA GREVE GENERALE ILLIMITEE

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gorki
Les ouvriers n'ont pas de patrie
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gorki
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   Posté le 03-05-2017 à 13:56:42   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

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PAS UNE VOIX OUVRIÈRE POUR LES DEUX REPRÉSENTANTS DU CAPITAL

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L'émancipation des ouvriers sera l'œuvre des ouvriers eux-mêmes
Xuan
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   Posté le 04-05-2017 à 21:15:18   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Le Pen est hors jeu pour ces élections. Le capital a choisi Macron pour l'Union Sacrée. Le FN est désigné comme le parti de l'opposition, une caricature de parti communiste. Il sert d'épouvantail.


Edité le 04-05-2017 à 21:23:21 par Xuan




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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
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   Posté le 07-05-2017 à 11:45:51   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

Bonjour Xuan,

Avec où sans Marine Lepen pour le représenter, le fascisme restera toujours une option pour la bourgeoisie. Avec Macron, la grande bourgeoisie abat une des dernières cartes de sauvetage de son système de représentation.

Ceux qui sont véritablement hors-jeu aujourd’hui dans le paysage politique sont les communistes ML. Eux, pas même capables de s'accorder sur le service minimum de riposte sociale à soutenir où à mettre en place. Cette dernière semaine avant le second tour, nombre de statisticiens s'accordaient à reconnaître que plus de 50 % de l'électorat qui votera Macron aujourd’hui le fera sans conviction, mais « simplement » par rejet du FN.

En clair, cela incite à comprendre, que les colères rentrées de cet électorat trouveront possibilité d'apaisement aux prochaines législatives malgré une méfiance accrue avec l’offre (je devrais dire les offres) politique à la gauche de la gauche ; et l’affaire sera pliée jusqu’en 2022. Là suite ? elle est simple à envisager, l’absence d’un véritable Parti communiste à direction politique ouvrière, pourrait bien signer une nouvelle défaite de notre classe face au fascisme, faute de combattants.

Maintenant, une fois ce constat établi, et sur lequel les ML (j’entends bien les ML, donc exclusion faite des usurpateurs de l’identité communiste du PRCF) peuvent tomber d’accord ; elle est où la proposition politique d’action qui pourrait attirer la sympathie des plus larges masses en direction des communistes authentiques.

Faire émerger un fort potentiel de lutte de classe en même temps qu’œuvrer au regroupement politique des éléments les plus en pointe qu’il contiendrait, cela est possible, en s’emparant de l’arme de la grève générale illimitée anti-capitaliste, antifasciste. Des Militants ML qui discutent sans sectarisme autour de son contenu revendicatif et pourquoi pas en allant plus loin pour aborder les questions qui font divergence en les dépassants même, voilà comment nous pouvons tous avancer que l’on soit Des EP, du CMC, du PCRF, de VP, de OC-FR, de l’UPML, etc notre forum pouvant servir de base d’accueil à des militants détachés de ses organisations.

Intéressé ? des questions ? alors prenez contact avec le forum à :

oser.lutter.oser.vaincre@gmail.com

Omis soit qui mal y pense, omis soit qui manigance.
Xuan
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   Posté le 09-05-2017 à 00:12:53   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Salut Gorki,

La grève générale pourrait constituer une entrave aux mesures que Macron ne manquera pas d’initier dès son intronisation et sans s’embarrasser de formalités parlementaires.

Si les ml ont peu d’influence je doute du suivi d’un tel mot d’ordre non seulement dans les PME mais même dans les entreprises fortement syndicalisées.
Thorez critiquait aussi cette formule si tu regardes « la grève politique de masse ».

Mais – même si l’action de la classe ouvrière jouera un rôle décisif dans la reconstitution du parti - il me semble que plusieurs questions de fond doivent faire débat, parallèlement à l’action syndicale économique ou aux grèves politiques.
Sinon quel contenu aurait un tel conflit et à qui servirait-il ?
Tu as parlé du PRCF, sa position est ambigüe sur la question nationale. Précisément le « patriotisme économique » défendu par tout un panel politique dont Mélenchon fait débat, mérite une lutte idéologique intense, et demande un réexamen de nos liens avec les prolétariats, les syndicats de classe et les partis communistes d'Europe.

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   Posté le 10-05-2017 à 08:14:25   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

Bonjour Xuan

Excuse-moi, si je considère que ce n'est juste pas une réponse, limite une fin de non-recevoir. N'en prends pas ombrage, mais cela me prouve que l'urgence sociale, cela ne concerne pas forcément tout le monde !

J'ai cherché à comprendre, pourquoi des camarades pouvaient se laisser enfermer dans la facilité des guerres de tranchées que suppose d'aller fouiller dans les vieux dossiers des questions qui divisent, et qui de toutes les façons ne trouveront pas réponse dans la simple confrontation des idées, si un moment donné la pratique ne vient pas trancher. Aussi j'ai trouver ma réponse avec l’excellent texte sur l'esprit de secte voir ici de l'OC-FR

A+
Xuan
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   Posté le 12-05-2017 à 22:42:53   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Salut Gorki,
pas une fin de non recevoir, l'urgence sociale se manifestera de toutes façons et avec notre modeste participation.
Par contre la grève générale n'est pas que sociale, c'est nécessairement une grève politique. Alors quel serait son objectif ?

D'accord c'est un vieux dossier, mais ce sont les élections qui ont agité les drapeaux tricolores, c'est Le Pen qui s'est vautrée sur le frexit, mais le canard est toujours vivant.

Et je ne parle pas des ambitions de Mélenchon.

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   Posté le 13-05-2017 à 16:53:24   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

Xuan a écrit :

Pas une fin de non recevoir, l'urgence sociale se manifestera de toutes façons et avec notre modeste participation.


Camarade Xuan ! Les communistes clairement identifiés, ML doivent comprendre leur rôle d’avant-garde avec plus de sérieux que cela. Notamment, ils doivent comme premier devoir être ceux qui débarrassent le contenu revendicatif des luttes de tout le fatras d’idées réactionnaires contraires à l’internationalisme prolétarien qu’il peut contenir. Ils doivent montrer la nécessité du dépassement de la lutte économique. Tout cela, ils ne pourront le faire efficacement que de l’intérieur du mouvement ; il faut qu’ils quittent leur rôle d’observateur et de commentateur du mouvement social pour en devenir des acteurs à part entière. Pour cela, il faut qu’ils sortent de leur forteresse organisationnelle dont les remparts se cimentent de la surenchère idéologique, et ce, depuis des décennies.

Xuan a écrit :

Par contre la grève générale n'est pas que sociale, c'est nécessairement une grève politique. Alors quel serait son objectif ?


La France impérialiste, dont les odeurs de putréfaction commencent à bien se faire bien sentir, c’est la toute-puissance, sur le plan de l’influence idéologique dans les masses, des classes intermédiaires qui luttent pour leur survie en tenants la barre dans tous les syndicats. En leur sein, la radicalité d’un certain nombre se retrouvant sur l’offre politique de la gauche radicale, ne doit pas faire illusion ; dans ces masses-là, accepter de faire figure d’alliée de la classe ouvrière dans la révolution prolétarienne ne peut pas être à l’ordre du jour. Tout juste, un ravalement de façade des institutions de la république bourgeoise avec la proposition d’une nouvelle constitution y est consenti…

La particularité de ces couches c’est leur instabilité idéologique, qui autorise la subdivision en courants de pensée ou les idées anciennes y sont remâchées, pour finir en bouillies indigestes. Même les idées les plus réactionnaires y trouvent droit de recyclage. Dans le mouvement « communiste » par exemple ( pour ne prendre que celui-là ) c’est le PRCF qui affiche son attachement à la patrie, à la défense de la nation, maquillant le tout de fragment d’idées du socialisme.

Camarade Xuan les indices s’accumulent qui nous révèlent que nous sommes arrivés à un moment où l’histoire de la représentation politique est syndicale traditionnelle arrivé à bout de souffle. Leur influence se réduit comme peau de chagrin dans la classe ouvrière et les couches des plus pauvres, laissant place à une époque de désespérances sociales "où une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine".

L’urgence sociale, quand elle va se manifester, se sera contre vent et marée et pour se cristalliser en une révolte générale qui va tout déborder, même les anciennes façons de penser la grève générale. Nous verrons apparaître des émeutes de quartier (qui ne seront pas seulement le fait de la jeunesse) rejetant les vieilles représentations du réformisme politique et syndical. Peu de personnes imaginent comment dans les couches les plus pauvres, dans la classe ouvrière, les colères s’accumulent depuis déjà quelques décennies que l’apathie générale qui s’y est installée, ne pourra prochainement plus contenir.

Les contradictions antagoniques s’aiguisant de plus en plus, dans un système qui peine à se sortir de la crise et dont nous sentons bien qu’elles sont porteuses de la Troisième guerre mondiale ; nous avançons avec l’idée, d’unir toutes les forces du mouvement communiste qui échappent à l’emprise des courants de pensée collaborationniste de la petite bourgeoisie. Il faut hisser ces forces à la hauteur de pouvoir peser sur les orientations de lutte que prendra la confrontation de classe aiguë qui ne manquera pas d'arriver.

Si la classe ouvrière, les couches les plus pauvres, se mettre en ordre de bataille, il faut faire entendre notre voix. Nous devons dire la nécessiter pour elles de gagner en autonomie, en refusant la tutelle des organisations réformistes et les récupérations politiques de reconstruction d’un pôle d’attraction social-démocrate fourre tout. Dire la nécessiter de reconstruction d’un authentique Parti communiste de la classe ouvrière, passe nécessairement par lier la théorie à la pratique. Par la grève générale illimitée qui étend son action par-delà les usines les champs et les chantiers, etc., pour gagner les quartiers où s'organisent les débats d'orientation en centralisant les initiatives, il sera plus difficile pour la sociale démocratie de se montrer à la manœuvre, les ML comme des poisons dans l’eau deviendront audibles en gagnant en influence.

La situation actuelle de désespérance sociale et politique des plus larges masses, régulièrement prise en otage de devoir choisir aux élections entre la peste et le choléra, enferme en son sein les solutions de leur dépassement. Aux communistes demeurés fidèles aux principes marxistes-léninistes de se montrer clairvoyants pour se placer à l’avant-garde du mouvement.

J’espère t’avoir mieux éclairé sur les objectifs de notre forum
A+

(Ps) Puisque tu as évoqué Mélenchon, je dirais sous forme de boutade : « que le personnage n’est rien d’autre qu’un ancien militant trotskiste lambertiste qui à passer une vie à pratiquer l’entrisme au sein de la bourgeoisie, et qui aujourd'hui y mène une lutte de tendance en y pratiquant un travail fractionnel »

Des questions ? Écrivez à: oser.lutter.oser. vaincre@gmail.com Envie d’aller plus loin ! inscrivez-vous ICI sur notre forum


Edité le 13-05-2017 à 23:56:34 par gorki




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   Posté le 16-05-2017 à 23:00:43   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

je pense que l'action dans la CGT ne doit pas être abandonnée. Il y a aussi dans cette centrale syndicale des combattants de lutte de classe, quelle que soit leur opinion personnelle. Je parle ici de leur idéologie prolétarienne.
On en connaît toujours autour de soi et y compris dans le syndicat.

Par contre tout ce que tu dis sur l'urgence sociale est parfaitement exact. On ne sait pas encore quelle forme ça prendra mais certainement dans une violence inégalée. Et en face ils le savent très bien. L'Union Sacrée sert à ça.
La destruction de tous les partis traditionnels sert aussi à ça.
Tu parles d'une 3e guerre mondiale. Je n'y crois pas vraiment sinon sous la forme d'une farce grotesque. En tous cas Macron a bien donné à son intronisation un caractère très nettement militariste. La guerre qu'il prépare est une guerre de classe, ici. Et les drapeaux tricolores n'avaient pas d'autre signification.

D'avance on sait que Mélenchon se mettra en travers, en entraînant les derniers bataillons de la gauche "radicale". Pour lui aussi les drapeaux tricolores le 18 mars ont un sens, et de surcroît la ligne de Mélenchon n'est pas seulement une ligne de collaboration de classe, c'est une ligne chauvine, impérialiste.
Mais ça commence à grincer dans le parti révisionniste, la couleuvre ne passe pas.

D'accord avec toi aussi sur l'idéologie "collaborationniste de la petite bourgeoisie" ou plus exactement de ses chefs et idéologues.

A mon sens c'est à la classe ouvrière, après avoir pris la tête de la lutte de classe, de prendre la tête de la petite bourgeoisie.

Enfin il existe des chemins de traverse entre la gauche "radicale" et son ennemi déclaré le FN, aussi étrange que cela puisse paraître. A travers un certain reniement de la gauche social-démocrate classique, une dérive populiste décroissante, ouvertement réactionnaire, souverainiste chauvine. Mais tout ce beau monde a pour commun multiple l'anticommunisme.

C'est la raison pour laquelle j'insiste sur la lutte idéologique en parallèle avec les appels à la lutte de classe.

fraternellement.

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   Posté le 19-05-2017 à 19:28:48   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

Bonjour camarade Xuan

Nous appartenons toi et moi et cette génération d’ouvrier, qui dans les années 60 avons fait nos classes de militants ML dans la lutte contre le révisionnisme en entrant dans la CGT comme à l’époque, c’était d’actualité politique. Maintenant, il serait temps d’en faire le bilan plutôt que de s’arc-bouter sur des tactiques qui n’ont débouché sur rien. Et à y regarder de plus prés nous pourrions même dire que c’est les ML qui y ont perdu des militants. Bien entendu, cette analyse mériterait d’être affinée, mais les faits sont les faits.

La lutte des classes demeurant le moteur de l’histoire, je demeure convaincu que la lutte idéologique contre le réformisme et le révisionnisme n’a plus pour exclusive d’être menée dans les syndicats. La classe ouvrière rendue méfiante de par ses expériences négatives (principalement par ses échecs de ses luttes contre les licenciements) rejette globalement toutes les directions syndicales. Nous pouvons même observer que se faisant, elle a laissé aux travailleurs des catégories intermédiaires, adeptes du réformisme, la possibilité de faire de la CFDT le premier syndicat de France, même si sa représentativité effective relève des apparences trompeuses.

A+

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Xuan
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   Posté le 25-05-2017 à 20:35:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Salut camarade gorki,

Ce n'est pas la présence dans les syndicats qui est en cause pour moi, c'est la direction politique et l'absence de parti, le lien entre l'action économique et l'objectif final. On arrive à un point où les militants CGT de la base ont un train d'avance sur les organisations politiques.
Mais la méfiance envers les directions n'est pas une organisation.

j'ai reçu un autre écho pour une grève générale.

"Évolution n'est pas compliquée
Pas BS oin
D'en blablater
Pendant des heures
Pour rien
Construire
Les salariés précaires ont besoin actes imediats
De même les personnes en situation de handicap
U n seul.mots d'ordre
Greve générale
Dew actes
Les blabla c'est fini"



Pour ce qui concerne les objectifs, dans l'immédiat il faudrait une augmentation générale des salaires et des pensions.
Abolition de la loi travail et des réformes sur les retraites
Embauche des intérimaires, régularisation des sans papiers et « à travail égal salaire égal » (y compris travailleurs détachés par exemple)

Tu dis quoi ?


Edité le 25-05-2017 à 20:52:34 par Xuan




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   Posté le 27-05-2017 à 17:27:55   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

Xuan a écrit :

Tu dis quoi ?


"Je dis-gére !"

Salut camarade xuan

Xuan a écrit :

Ce n'est pas la présence dans les syndicats qui est en cause pour moi, c'est la direction politique et l'absence de parti, le lien entre l'action économique et l'objectif final. On arrive à un point où les militants CGT de la base ont un train d'avance sur les organisations politiques. Mais la méfiance envers les directions n'est pas une organisation.


Il y a méprise, je ne remets pas en cause la présence des Militants ML dans les syndicats, elle est naturelle, et même incontournable. Ce que je discute, c’est de l’importance politique qu’on lui accorde aujourd’hui… D’ailleurs, je ne vois pas qui pourrais contester le fait que les Militants ML se sont noyé là-dedans, et c’est quoi le bilan ? Et bien de mon point de vue, que leur action à tout simplement servit à fournir aux syndicats des champions de la lutte des classes en leur redorant leur blason. Cela, sans que se soit d’une quelconque utilité à la création du parti dont notre classe a tant besoin… Croyant trouver des troupes pour le parti, se sont eux qui sont allé boucher les brèches de décrédibilisation laissée par la collaboration de classe dans les syndicats. Des militants de base défiants envers leur direction syndicale, ce n’est pas nouveau et ils ont toujours été légion, et cela, à changer quoi « rien » sinon qu’à aller alimenter le fond de commerce des anarcho-syndicalistes eux demeuré figés sur la charte d’Amiens, rejetant toute idée de parti.

Xuan a écrit :

J’ai reçu un autre écho pour une grève générale. "Évolution n'est pas compliquée Pas BS oin D'en blablater Pendant des heures Pour rien Construire Les salariés précaires ont besoin actes imediats De même les personnes en situation de handicap U n seul.mots d'ordre Greve générale Dew actes Les blabla c'est fini


Il est cool l’écho, mais il vient de percuter un mur…

Si! si ! si ! si ! Il y a besoin de « « blalater » » pendant des heures, et mêmes des jours. Déjà pour ne pas laisser revisos et réformistes le faire à notre place, et puis parce que l’on ne « blablate » pas pareil sur nos conditions de vie, quand l’on est : travailleurs en activité, au chômage, ou dans la grande précarité. Toutes les aspirations à une vie meilleure dans les couches populaires méritent d’être entendues et défendues par les revendications de la grève générale illimitée. Par contre, si l'écho veut exprimer qu’il est grand temps de passer à l’organisation pratique dans les faits, alors, je suis entièrement d’accord.

Pour le contenu revendicatif, il doit faire l’objet de larges discussions (rien à voir avec le blablatage) de façon à unir tous les travailleurs syndiqués ou bien pas et plus largement encore. Car la grève générale illimitée, si elle doit continuer de prendre sa source dans les entreprises, en regard des expériences anciennes, il demeure essentiel qu'elle fonde ses comités d’organisation dans les quartiers. Elle doit mettre en mouvement toutes les populations ayant des revendications spécifiques, par exemple, les précaires, les femmes, la jeunesse des quartiers, chômeurs, retraités étudiants, etc. C’est pour cela que nous considérons que la direction des affaires de la grève générale doit échapper aux directions syndicales , dont on sait à l’avance qu’ils manœuvreront pour en saboter l’organisation…

Merci camarade Xuan de l’intérêt porté a cette question.

Intéressez pour développer plus ! c’est ICI

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   Posté le 27-05-2017 à 22:26:01   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

le " blablatage " faisait partie du courrier reçu, répondait à un débat sur la reconstruction du parti communiste, et n'avait pas de rapport direct avec notre discussion.
C'est juste une réaction spontanée d'un militant de base ouvrier du pcf, donc "exprimer qu’il est grand temps de passer à l’organisation pratique dans les faits" comme tu dis.

Bien qu'elle m'ait pris à ce moment à contre-pied, elle m'a paru plutôt saine en mettant le doigt sur l'urgence du point de vue des exploités. Et quant à la reconstruction du parti, la lutte de classe en est l'élément moteur.
Déjà la lutte contre la loi travail (avec ses limites) a mis la classe ouvrière sur le devant de la scène, alors qu'il semblait qu'elle n'existait plus.
Du coup les nuit debout ont fait figure de copie édulcorée. Mais c'est la nature de classe du parti qui est en jeu. Soit le parti du prolétariat soit un mouvement de citoyens . C'est encore la question maintenant.

Pour l'heure il n'est question de grève générale que dans les hydrocarbures et dans le cadre syndical.

A +
amitiés


Edité le 27-05-2017 à 22:29:35 par Xuan




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   Posté le 10-06-2017 à 18:54:34   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   



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   Posté le 10-06-2017 à 22:44:05   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

D'après ce que j'entends je ne suis pas sûr que le peuple soit mystifié.

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   Posté le 17-06-2017 à 17:22:05   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

Salut camarade Xuan

Je suppose que tu veux parler de l'abstention, qui effacerait cette mystification ?

La démocratie bourgeoise à une très longue histoire de fonctionnement derrière elle. Aussi, elle a appris à intégrer l’abstentionnisme des masses comme appartenant à son mode de fonctionnement ; mode qui soit dit en passant, ne peut pas être sa négation. Dans l’état actuel de dépendance des masses à l’idéologie dominante, l'abstention est simplement un rejet exprimant des ressentiments diffus, mais principalement de frustrations, liées au fait que le système démocratique ne peut répondre à toutes les attentes.

Seul, par l’avènement du socialisme, la démocratie prolétarienne (dictature du prolétariat) peut-être la négation de la démocratie bourgeoise.

Pour que l’acte de s’abstenir aux différentes consultations électorales organisées par la bourgeoisie, apparaisse comme une prise de conscience de la mystification qu'elle propose, plusieurs conditions doivent être réunies.

Déjà, que celui-ci soit le résultat d’un mot d’ordre, lancé par une organisation révolutionnaire du prolétariat rejetant le parlementarisme ; mais d’abord et avant tout, qu’il soit adressé spécifiquement à la classe ouvrière, cela au titre quelle est seule la classe révolutionnaire jusqu’au bout, les classes intermédiaires parlant de démocratie en général, là vidant de fait de son contenu de classe.

A+

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Jo Limaille
Pionnier
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   Posté le 17-06-2017 à 20:25:29   Voir le profil de Jo Limaille (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Jo Limaille   

Salut camarade Gorki.
Assez d’accord avec ton texte.
Cependant je ne mettrais pas le signe égal entre Dictature Révolutionnaire du Prolétariat (déterminante) et démocratie prolétarienne, même si les deux doivent marcher de pair.

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Nic Enet
gorki
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   Posté le 21-06-2017 à 10:29:20   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

Salut Camarade Jo

Juste une question de fond et de forme. En URSS par exemple, le pouvoir des soviets fut la forme de la dictature du prolétariat, que Lénine lui-même qualifiait de "démocratie prolétarienne"

Seulement la vraie question à traiter de nos jours, (principalement dans les grandes métropoles impérialistes) n'est pas celle-ci, mais quelle définition chacun apporte à la notion de prolétariat... C'est par là que passe la vraie ligne de démarcation, entre les communistes authentiques et leurs mauvaises copies, qu'elles se revendiquent du Marxisme-léninisme - du trotskisme, etc.

Camarade ! Que vaut véritablement la "dictature du prolétariat" si elle est exercée, dans la forme, par une représentation politique, (quand bien même revendiquerait-elle son attachement à l'idéal communiste) de couches qui n'y appartiennent ? Aux camarades qui intellectuellement s'échinent à réfléchir sur le comment du pourquoi de la disparition du camp socialiste, dans le monde, j'offre ce file à suivre...

A+
Jo Limaille
Pionnier
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   Posté le 21-06-2017 à 14:07:16   Voir le profil de Jo Limaille (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Jo Limaille   

Salut camarade Gorki.

La forme du pouvoir prolétarien est, de manière non travestie, la dictature révolutionnaire du Prolétariat.

« La liberté consiste à transformer l'État, organisme qui est mis au-dessus de la société, en un organisme entièrement subordonné à elle (…) Dès lors la question se pose : quelle transformation subira l'État dans une société communiste ? Autrement dit : quelles fonctions sociales s'y maintiendront analogues aux fonctions actuelles de l’État ? Seule la science peut répondre à cette question ; et ce n'est pas en accouplant de mille manières le mot Peuple avec le mot État qu'on fera avancer le problème d'un pouce. Entre la société capitaliste et la société communiste, se place la période de transformation révolutionnaire de celle-là en celle-ci. A quoi correspond une période de transition politique où l’État ne saurait être autre chose que la dictature révolutionnaire du prolétariat . » (Karl Marx, Critique du programme de Gotha, 1875)

«L’État ouvrier est le premier État dans l’histoire humaine qui défend le gouvernement de la majorité de la population contre des minorités d’exploiteurs et d’oppresseurs : au lieu d’institutions spéciales d’une minorité privilégiée (fonctionnaires privilégiés, chefs de l’armée permanente), la majorité elle-même peut s’acquitter directement de ces tâches ; et plus les fonctions du pouvoir sont exercées par l’ensemble du peuple , moins ce pouvoir devient nécessaire » (Lénine, CEuvres, tome 25, page 454).


« La dictature du prolétariat ne peut être la démocratie « intégrale », la démocratie pour tous, pour les riches et pour les pauvres ; elle « doit être un Etat démocratique, mais uniquement pour le prolétariat et les non-possédants ; un Etat dictatorial, mais uniquement contre la bourgeoisie... » (L'Etat et la révolution) . Les discours de Kautsky et consorts sur l'égalité universelle, la démocratie pure, parfaite, ne sont que des phrases bourgeoises voilant l'inadmissibilité d'une égalité entre les exploiteurs et les exploités. La théorie de la démocratie « pure » est celle de l'aristocratie ouvrière apprivoisée et entretenue par les pillards impérialistes. Elle a été élaborée pour couvrir les plaies du capitalisme, farder l'impérialisme et lui conférer une force morale dans sa lutte contre les masses exploitées. En régime capitaliste, il n'y a pas et il ne peut y avoir de libertés véritables pour les exploités, car les locaux, les imprimeries, les entrepôts de papier, etc., nécessaires pour l'utilisation de ces libertés, sont le monopole des exploiteurs. En régime capitaliste, il n'y a et il ne peut y avoir de participation véritable des masses exploitées à l'administration du pays, parce que, dans les pays les plus démocratiques, les gouvernements sont instaurés non pas par le peuple, mais par les Rotschild et les Stinnes, les Rockefeller et les Morgan. En régime capitaliste, la démocratie est une démocratie capitaliste ; c'est la démocratie de la minorité exploiteuse basée sur la limitation des droits de la majorité exploitée et dirigée contre cette majorité. Ce n'est que sous la dictature du prolétariat que sont possibles les libertés véritables pour les exploités et la participation réelle des ouvriers et des paysans à l'administration du pays. [g]Sous la dictature du prolétariat, la démocratie est prolétarienne ; c'est la démocratie de la majorité exploitée, basée sur la limitation des droits de la minorité exploiteuse et dirigée contre cette minorité.[/g] » (Staline, Les bases du léninisme, 1924)

« De là, trois côtés fondamentaux de la dictature du prolétariat : 1. Utilisation du pouvoir du prolétariat pour la répression des exploiteurs, la défense du pays, la consolidation des relations avec les prolétaires des autres pays, le développement et la victoire de la révolution dans tous les pays ; 2. Utilisation du pouvoir du prolétariat pour détacher définitivement de la bourgeoisie les travailleurs et les masses exploitées, pour renforcer l'alliance du prolétariat avec ces masses, pour faire participer ces dernières à la réalisation du socialisme et assurer leur direction politique par le prolétariat ; 3. Utilisation du pouvoir du prolétariat pour l'organisation du socialisme, l'abolition des classes, l'acheminement vers une société sans classes, sans Etat. La dictature du prolétariat est la réunion de ces trois côté, dont aucun ne peut être considéré comme l'indice caractéristique unique de cette dictature, et dont l'absence d'un seul suffit pour que la dictature du prolétariat cesse d'être une dictature dans un pays encerclé par le capitalisme. » (Staline, Du léninisme, 1925)

Et cela est vrai tant en pratique qu’en théorie.
Pour différentes raisons, l’Etat Prolétarien qui sort de l’Etat bourgeois, ne peut se proclamer d’abord Démocratie Prolétarienne mais doit se proclamer Dictature du Prolétariat.
Le développement de la démocratie est un aspect, une des tâches de la dictature du prolétariat : infrastructures, émulation, etc.

L’interversion des deux, voire la suppression de la dictature par la démocratie ne sont que les marques de l’opportunisme ou du révisionnisme. Et désarment la classe ouvrière.

Dans les métropoles, nous ne sommes plus au temps où le prolétariat était, pour Marx, le prolétariat moderne, celui qui grossissait et s’organisait dans les fabriques.
Ce prolétariat (y compris l’armée de réserve) existe toujours et constitue encore le fer de lance de la lutte de classe.
Cependant, avec l’essor du secteur des services, des petites et moyennes entreprises, des auto-entrepreneurs (dont une partie est liée au prolétariat traditionnel : transport (depuis le début de la révolution industriel), sous-traitants divers, est apparu un prolétariat plus disséminé : personnel de grande-surfaces, faux indépendants, etc.
D’autre part une couche importante du prolétariat, intermédiaire entre l’armée de réserve proprement dite et le lumpen-proletariat s’agrandit : petits boulots, chômeurs sans espoir de retrouver du travail, etc.

Donc, il faudrait faire une analyse de classe plus approfondie.
En attendant reprendre le sens générique : celui qui ne possède que sa force de travail pour subsister. Et considérer comme productif tout travailleur qui vend sa force de travail contre du capital.

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Nic Enet
gorki
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   Posté le 22-06-2017 à 13:01:27   Voir le profil de gorki (Offline)   Répondre à ce message   http://ouvrier.communiste.free.fr/   Envoyer un message privé à gorki   

Jo Limaille a écrit :

Donc, il faudrait faire une analyse de classe plus approfondie. En attendant reprendre le sens générique : celui qui ne possède que sa force de travail pour subsister. Et considérer comme productif tout travailleur qui vend sa force de travail contre du capital.


Camarade Limaille, désolé, mais "ton sens générique" amène à un faux révisionniste, qui fait aller le prolétaire du manœuvre à l'ingénieur. De plus, il n'y a rien à attendre pour pratiquer l'analyse des classes sociales en présences pour définir qui appartient ou n'appartient pas au prolétariat tant dans ses dimensions nationales qu'internationale ; chez Ouvrier Communiste, nous sommes à jour là-dessus. Une petite indication tout de même, pour t'aider à t'y retrouver, regarde aux origines de la production de la plus-value et tu trouveras les prolétaires que tu sembles avoir difficultés à distinguer parmi les autres catégories de travailleurs. Aussi, tu m'excuseras de ne pas m'étendre sur le sujet, car si tu fouilles un peu le forum, tu verras que ce débat a déjà eu lieu...

A+

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Jo Limaille
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   Posté le 22-06-2017 à 14:23:16   Voir le profil de Jo Limaille (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Jo Limaille   

Salut camarade Gorki

D’une part c’est toi qui a lancé la discussion sur ce point.

D’autre part je n’ai aucune difficulté à ce sujet.
«Il faut rejeter l'expression révisionniste "la classe ouvrière du manoeuvre à l'ingénieur".
Il faut rejeter également la théorie de "l'extinction" de la classe ouvrière.» Xuan.

Il est clair que la place occupée par rapport aux moyens de production est incontournable. Non seulement les ingénieurs et autres directeurs peuvent souvent se retourner (réserves financières, actions, etc.) mais surtout ils sont idéologiquement proches du patronat (actionnariat).
Ils font partie, dans leur majorité, de la haute petite-bourgeoisie et même, pour un grand nombre, de la bourgeoisie. Ce n’est pas à eux que nous devons nous adresser, bien sûr.
Je n’ai pas voulu alourdir mon texte avec de telles évidences dans un forum M.L., d’autant que j’avais déjà désigné le prolétariat industriel classique (y compris l’armée de réserve) comme fer de lance de la lutte de classe, encore aujourd’hui. Et que je voulais surtout mettre l’accent sur les couches du prolétariat les plus maltraitées : chômeurs de longue durée ou définitifs, abonnés aux petits-boulots, etc.

Tu m’excuseras si je ne connais pas les analyses de classes des myriades de petites sectes ( dont beaucoup ne représentent qu’elles-mêmes) qui peuplent le paysage français. Par contre si tu peux m’indiquer l’endroit où je peux trouver votre analyse de classes, je l’examinerais avec grand plaisir.

Le PTB (Parti du Travail de Belgique) nous en promet une depuis 2015.
Le KKE (Parti Communiste de Grèce) l’a progammée lors de son dernier congrès (2017).

Enfin c’est bien d’inventer de nouveaux concepts, comme «faux révisionniste», encore faudrait-il leurs donner un contenu concret.

Bien à toi


Edité le 22-06-2017 à 17:57:00 par Jo Limaille




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Nic Enet
Jo Limaille
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   Posté le 22-06-2017 à 16:23:51   Voir le profil de Jo Limaille (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Jo Limaille   

Salut camarade Gorki

Pour définir la fraction de la classe la plus susceptible de mener une lutte de classe payante (ce qui n’est pas encore la Révolution Socialiste même si c’est la même fraction qui, à mon avis, sera la plus révolutionnaire), il faut tenir compte de plusieurs facteurs : le degré d’exploitation, la place par rapport aux moyens de production, le nombre capable de se mobiliser en même temps, le degré d’organisation (y compris le rapport avec un P.C. s’il existe un P.C.), la place stratégique de l’entreprise, etc.

Mais ça ne définit pas tout le prolétariat, ni toute la classe ouvrière, si on veut faire une distinction entre eux.

Il faut remarquer que l’ancienne définition de «travailleur productif», comme producteur de marchandises, reste utile pour déterminer la fraction de la classe la plus susceptible de mener une lutte de classe payante et celle qui est la plus révolutionnaire.

Maintenant pour «organiser le parti pour la révolution» il est nécessaire de faire une analyse exhaustive de toute la classe et de ses différentes couches, des classes sur lesquelles la classe ouvrière peut exercer son hégémonie ou qui peuvent être neutralisées, et des classes ou couches ennemies.
Ainsi que des contradictions qui animent ces classes et des contradictions entre elles.
Il est nécessaire aussi de connaître la composition du capital français et sa place dans l’impérialisme international. Etc.

Bien à toi.


Edité le 22-06-2017 à 17:58:15 par Jo Limaille




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Nic Enet
Xuan
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   Posté le 22-06-2017 à 22:56:45   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Salut à tous les deux,

Nous avons déjà débattu longuement sur ce sujet et nos idées sur le fond sont proches.
Faut-il parler de production de marchandise ou de plus-value ? Et s'agit-il de la plus-value en général ou de celle créée dans l'entreprise capitaliste ?
Nous ne détaillons pas suffisamment l'artisanat, les TPE, PME, grandes entreprises et monopoles. Ce n'est pas nécessaire pour étudier le process du capital mais pour savoir où organiser les plus exploités c'est indispensable.

Pratiquement l'ingénieur salarié qui pond un logiciel pour son entreprise ou pour une autre peut-il être considéré comme un prolétaire ou comme un artisan salarisé ? En tous cas sa place dans les rapports de production n'est pas identique à celle de la classe ouvrière et son idéologie diffère aussi. La contradiction entre travail intellectuel et travail manuel intervient aussi. Le critère de la lutte de classe tranche et démontre qu'il a jusqu'ici une position hésitante et nullement d'avant-garde, contrairement à certaines théories révisionnistes.

Je dis bien jusqu'ici parce que la société se transforme et avec elle les statuts des classes intermédiaires. Autrefois les électroniciens étaient appelés des "seigneurs" dans les usines. Maintenant ils ont dû se recycler.
L'auto entreprenariat introduit des différenciations dans le travail et dans les statuts en même temps qu'il concurrence les artisans, et cela dans de nombreux corps de métier.

Sur le fond je partage les propositions de Jo Limaille particulièrement sur l'analyse des classes. Le critère de la lutte de classe me paraît essentiel.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Jo Limaille
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   Posté le 22-06-2017 à 23:13:36   Voir le profil de Jo Limaille (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Jo Limaille   

Salut camarade Xuan.

J’ai passé quelques heures sur le forum.

Je pense en effet que nous avons le même point de vue général.
Finalement beaucoup de nos «désaccords» reposent sur des malentendus ou sur des points sur lesquels une étude plus approfondie nous mettrait d’accord.

Bien à toi.

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Nic Enet
Xuan
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   Posté le 24-06-2017 à 16:18:42   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   



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