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 sur le Brexit

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Xuan
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   Posté le 10-03-2016 à 13:28:05   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   


Il apparaît que le Brexit est un chantage de la GB envers les autres puissances impérialistes européennes et relève des contradictions inter-impérialistes.
Dans tous les cas il s'agit de renforcer l'exploitation et l’oppression.

Les pressions exercées de part et d'autre n'ont rien de comparable à celles exercées sur la Grèce, et ceci confirme que l'Europe est divisée en deux entre pays dominants et dominés. La GB fait partie des impérialismes dominants.

D'autre part on notera que les conditions posées par Cameron - et acceptées par Hollande et Merkel - brisent le principe "à travail égal, salaire égal" , puisqu'il est prévu de supprimer les prestation sociales pour les immigrants.
Cette mesure figure au programme du FN, de sorte qu'il n'y a pas de différence fondamentale ente ce parti et les autres partis bourgeois.

Ci-dessous des déclarations du PTB (Parti du Travail de Belgique) concernant le "Brexit" et la réaction d'un camarade belge ( sur "Solidaire" ) à ce texte.
Suivent un Appel de syndicalistes allemands pour une rupture avec l’UE et un texte du Parti Communiste d'Irlande.


In Solidaire (mensuel du Parti du travail de Belgique).

Brexit : arracher le débat des mains de la City et des élites européennes


Marc Botenga

La Grande-Bretagne doit-elle oui ou non rester dans l’Union européenne ? Le 23 juin, les Britanniques pourront se prononcer par référendum sur leur appartenance à l’Union. Après un accord au sein du Conseil européen, le Premier ministre conservateur David Cameron fera campagne pour le « oui ». Entre-temps, l’Union européenne a profité du débat pour approfondir encore davantage la législation antisociale.

L’Union européenne se dévoile

Rien de mieux pour comprendre la nature de l’Union européenne aujourd’hui que de comparer le débat sur la Grande-Bretagne et celui sur la Grèce. Quand la Grèce demandait de pouvoir prendre quelques mesures sociales, c’était « njet ». Augmenter le salaire minimum ? Impossible. Sauver les pensions ? Une violation des traités européens. Il fallait respecter les règles, affirmait aussi le ministre N-VA des Finances Johan Van Overtveldt.

Quand, par contre, la Grande-Bretagne a demandé l’autorisation d’accélérer la casse sociale et de faciliter la vie aux institutions financières, tout est devenu possible. Ces mêmes règles qui, pour la Grèce, étaient impossibles à amender ou même interpréter de manière flexible ne valent clairement pas quand on veut organiser la casse sociale ou donner un coup de pouce au monde de la finance. En un seul sommet, le débat sur le Brexit a engendré de nouvelles règles au niveau européen. Et même la possibilité de changer les traités, affirme le Conseil européen dans ses conclusions. Ces conclusions du Conseil européen s’appliqueront bien à tous les Etats membres. Angela Merkel veut d’ailleurs déjà couper dans les allocations familiales allemandes. Sander Loones, député européen N-VA, a aussi appelé à « en profiter pleinement », notamment pour limiter les allocations familiales.

A bas les travailleurs, vive la finance

Trois mesures sautent particulièrement aux yeux. La première concerne les droits des travailleurs ayant un emploi. Les conclusions européennes ajoutent des astérisques à l’abolition de toute discrimination fondée sur la nationalité en ce qui concerne l’emploi, la rémunération et les autres conditions de travail et d’emploi. Ce droit peut désormais être soumis à des limitations. En clair, il sera désormais légalement possible d’octroyer moins de droits à un travailleur étranger. Inutile de dire que cela facilitera le dumping social et augmentera la pression sur les salaires nationaux. C’était bien le but poursuivi.

En deuxième lieu, il y a les mesures qui concernent les chômeurs et les enfants. Implicitement, pour avoir droit à des allocations, il faudra avoir contribué. Sinon, on risque de perdre même le minimum des moyens d’existence. Cela touchera en premier lieu les chômeurs européens séjournant dans un autre pays de l’Union. Sans droits sociaux, les personnes seront obligées d’accepter n’importe quel emploi, à n’importe quelle condition. Cette mesure aura également un impact direct sur les travailleurs nationaux. En créant une force de travail disponible à bas coût, elle permettra au patronat de faire pression sur les salaires nationaux en faisant jouer les travailleurs les uns contre les autres. Plus encore, un commentateur remarquait que cela pourrait à terme ouvrir à terme la voie à l’exclusion totale des systèmes de sécurité sociale des jeunes chômeurs, qui n’y ont jamais contribué.

Et, finalement, pour la finance ? La finance britannique et la City, le cœur financier de Londres et une des plus grandes places financières mondiales avec Wall Street, pourrait désormais même échapper aux mesures européennes, déjà trop modestes, sur la surveillance des établissements et marchés financiers ou la résolution de leurs défaillances.

Un référendum du Capital

Le Premier ministre britannique David Cameron semblait avoir deux objectifs principaux : faciliter encore davantage la vie aux institutions financières de la City, et accélérer l’austérité. Remarquons donc que, si l’Union européenne n’a pas eu besoin de Cameron pour imposer l’austérité et aider les banques, Cameron ne voulait nullement faire changer l’Europe de cap. Au contraire, pour lui, le train austéritaire européen va bien dans le bon sens. Il fallait juste un peu pousser sur l’accélérateur. Menacer d’un Brexit, dont ni Cameron ni Angela Merkel ne veulent, était le coup d’accélérateur approprié. Son objectif semblait moins un Brexit qu’utiliser le débat pour promouvoir les intérêts du patronat et de la grande finance et amadouer le courant eurosceptique de son parti.

Le référendum du 23 juin sur cet accord verra néanmoins le parti conservateur divisé sur le sujet. Le maire de Londres, Boris Johnson, a par exemple déjà fait savoir qu’il fera campagne pour une sortie de l’Union européenne. Certains milliardaires dirigeants des fonds spéculateurs, comme Crispin Odey et Michael Hintze, ont financé la campagne en faveur du Brexit, tout en affirmant que les faibles règles financières de Bruxelles ne leur font pas peur. D’autres fonds toutefois, et les grosses banques d’investissement, telles JPMorgan, Morgan Stanley, Bank of America, Goldman Sachs, Citigroup et Standard Chartered, se sont rangées du côté du « non » au Brexit. La Confederation of British Industry, organisation patronale, s’est elle prononcée pour l’appartenance à une UE réformée. Si certains se rangent plus d’un côté ou d’un autre, il ne fait aucun doute que le débat lui-même leur soit favorable. Le débat permet en effet d’assouplir encore les règles qui les gouvernent.

Ces contradictions traduisent aussi une division qui existe depuis longtemps au sein de la bourgeoisie britannique. L’Union européenne devrait-elle être limitée à une simple zone de libre-échange économique, ou la Grande-Bretagne doit-elle aussi participer au bloc politique et militaire ?

Arracher le débat des mains de l’élite

Les travailleurs n’auront rien à gagner au référendum. Il s’agira d’un choix entre zéro et zéro, entre la peste et le choléra. En cas de vote en faveur du Brexit en juin, ils opteront de fait pour un gouvernement pro-finance et super-austéritaire. En cas de vote contre le Brexit, ils opteront pour l’appartenance à une Union européenne avec les mêmes objectifs.

Comme le souligne Frances O’Grady, secrétaire générale du syndicat TUC, il faudra arracher le débat sur l’Europe des mains des fonds spéculateurs et des banques. Un débat sur l’Europe doit se concentrer sur comment abolir le dumping social et non pas le faciliter, comment taxer les millionnaires et non pas les aider, comment arrêter de privatiser les services publics et non pas en accélérer la casse. Il faudrait parler de comment augmenter les droits des travailleurs plutôt que ceux de la haute finance. Cela, ce sont des débats que l’on doit poser au niveau européen. C’est d’ailleurs ce que les mouvements sociaux européens commencent à faire. A ce changement radical, il faudra travailler ensemble, souligne Frances O’Grady.

L’écrivain et militant da gauche Owen Jones est plutôt d’accord. En juillet dernier, il défendait encore un Brexit, mais il affirme aujourd’hui que plus personne ne peut encore croire qu’il est possible de changer l’Union européenne via un pays à la fois. Pour lui, il faut un mouvement européen aspiring to redistribute wealth and power, c’est-à-dire qui veuille redistribuer la richesse et le pouvoir. Ce mouvement est en train de se construire. Pensons aux 3 millions d’Européens qui soutiennent une initiative citoyenne contre le Traité transatlantique TTIP que la Commission européenne négocie avec les Etats-Unis, ou aux innombrables volontaires aidant les réfugiés, face à des Etats qui refusent de prendre leurs responsabilités.


MA REPONSE AU TEXTE DU PTB QUI SEMBLE OPTER POUR UN DESINTERET DE LA CLASSE OUVRIERE VIS-A-VIS DE CETTE LUTTE REFERENDAIRE :


Nic Enet : « Bien sûr ce référendum a été programmé par la droite britannique pour faire pression sur l'Europe et obtenir encore de meilleures conditions pour l'exploitation des travailleurs et la valorisation du capital.
Orienter la lutte des travailleurs vers la seule sortie de l'EU serait sans aucun doute une erreur. Cette lutte est inséparable de la lutte contre les monopoles et pour le socialisme.
Il est donc clair que les travailleurs britanniques doivent absolument trouver le moyen de "détourner" ce référendum à leur avantage et qu’on doit les y aider.

Cependant il n’est pas tout à fait juste d’écrire : « En cas de vote en faveur du Brexit en juin, ils opteront de fait pour un gouvernement pro-finance et super-austéritaire » puisque le gouvernement Cameron fera campagne pour le « NON ». En outre Marc Botenga adopte un point de vue statique ; Cameron n’est pas éternel.
Nous ne sommes pas dans la situation du référendum grec où effectivement le choix était entre deux mémorandums aussi pires l’un que l’autre.

Cela justifiait la mobilisation du Parti Communiste de Grèce pour le double « NON » : « NON » au gouvernement, « NON » à l’EU, contre les monopole et pour le socialisme.
Dans le cas de l’Angleterre un « OUI » au Brexit, pour autant qu’il soit obtenu par une mobilisation des travailleurs contre le capitalisme monopoliste et pour le socialisme, serait un pied de nez et à l’EU et à Cameron.

C’est, à mon avis, dans la dynamique d’une lutte pour le « OUI », contre Cameron et les monopoles capitalistes que le mouvement des travailleurs peut construire ses propres exigences.
Avec la conscience internationaliste d’être à l’avant-garde dans le vaste mouvement de contestation des diktats de l’EU.
Mais ce n'est malheureusement pas le Labour, avec ou sans Corbyn, qui dirigera cette lutte.

« Nous ne voulons pas laisser l’initiative dans ces domaines à ceux qui font croire que l’Union européenne peut être réformée et devenir une force sociale et progressiste, ni à ceux qui proposent de se replier sur leur propre Etat-nation comme alternative à la coopération et la solidarité européennes » Congrès PTB 2015 p. 34.
« Il n’y aura pas de changement de cap dans tous les pays d’Europe en même temps. Mais quelques pays peuvent servir d’avant-garde pour faire souffler un vent nouveau ». Congrès PTB 2015 p. 35.
"Nous devons lutter pour faire tomber cette Union européenne et construire une autre forme de coopération" David Pestieau (vice-président du PTB) in Links International Journal of Socialist Renewalis le 15 octobre 2015. »



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In Parti communiste français Bassin d'Arcachon et Val de l'Eyre.
Appel de syndicalistes allemands pour une rupture avec l’UE


lundi 7 mars 2016
Un appel qui ne passera pas inaperçu...

Appel européen
Nous sommes des travailleurs, des jeunes, des militants syndicalistes et politiques de toutes tendances du mouvement ouvrier, de tous les pays du continent européen (membres ou non de l’Union européenne).
Un référendum est convoqué le 23 juin en Grande-Bretagne, avec une question à l’ordre du jour : « rester » dans l’Union européenne ou « la quitter ».

Nous saluons et appuyons les syndicats, les sections du Labour et les militants ouvriers britanniques qui, malgré les consignes de la direction du Labour et des sommets de la Confédération européenne des syndicats (CES), ont décidé d’appeler à voter pour « quitter » l’Union européenne le 23 juin !

De la Grèce au Portugal, de la Pologne à l’Allemagne… nous avons depuis des années, fait l’expérience de ce que signifient les traités européens fondés sur la « concurrence libre et non faussée », les directives et les plans dictés par l’Union européenne ou par la Troïka (et mis en œuvre par chacun des gouvernements, quels que soient leur couleur politique).

Nos peuples et les travailleurs de toute l’Europe ont subi cette politique, que leurs pays soient membres de l’Union européenne ou qu’ils soient sous « partenariat d’association » : déréglementation, casse des Codes du travail et des droits ouvriers (retraites, Sécurité sociale, conventions collectives), privatisations-destruction des services publics et coupes dans les budgets au nom de la dette, remise en cause de toute forme de souveraineté nationale et populaire.

Nous constatons que l’Union européenne (imbriquée dans l’OTAN par les traités) soutient les interventions militaires étrangères qui jettent sur les routes de l’exil des millions de réfugiés.

Nous constatons que lors du sommet européen des 18 et 19 février, le premier ministre britannique et la Commission européenne ont scellé un accord qui aggravera encore la mise en concurrence des travailleurs entre eux. Au nom de cet accord, tout travailleur originaire d’un pays de l’UE, émigré en Grande-Bretagne, sera privé pendant quatre ans de tous les droits sociaux arrachés par la classe ouvrière britannique. Ce qui ne pourra amener qu’à une concurrence entre travailleurs, qu’à une nouvelle offensive pour baisser le « coût du travail » des travailleurs britanniques, et favoriser un climat xénophobe réactionnaire.

Contre cette « Union européenne » qui tente par tous les moyens de dresser les travailleurs les uns contre les autres au plus grand profit des capitalistes et des banquiers, nous opposons l’union des travailleurs et des peuples de toute l’Europe pour la défense et la reconquête de leurs droits, de la souveraineté et de la démocratie.

Avec les 578 délégués réunis à Trondheim au congrès de la Confédération syndicale norvégienne (LO), nous soutenons les travailleurs britanniques qui, voteront pour« quitter l’UE »et« lutter main dans la main avec les travailleurs d’Europe et du monde entier ».

Une victoire des travailleurs britanniques le 23 juin sera un point d’appui pour tous les travailleurs qui dans tous les pays, s’opposent par leur propre lutte de classe, aux plans de destructions de l’Union européenne et des gouvernements qui appliquent sa politique.

Premiers initiateurs :

Peter KREUTLER (vice-président Afa Düsseldorf, Ver.di membre de la direction de la conférence des délégués du personnel du secteur 6 (Fonctionnaires nationaux et territoriaux) de Düsseldorf
Dr Cornelia MATZKE (ancienne députée au 1er Parlement régional de Saxe après 1989, Ver.di)
Norbert MÜLLER (Ver.di, AfA, Francfort/Main)
Peter SAALMÜLLER (Ver.di, SPD)
Anna Helena SCHUSTER (Ver.di, déléguée du personnel)
Birgit SCHUTZ (Syndicat NGG de la restauration, membre du conseil d’entreprise, AfA Düsseldorf)
Holger PFEIFFER (Ver ;di, délégué du personnel)
H.W. SCHUSTER (Ver.di, délégué du personnel, Président de l’AfA Düsseldorf)



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In Solidarité Internationale PCF
9 mars 2016

Le Parti communiste d’Irlande à propos du soi-disant Brexit (sortie du Royaume-Uni de l'UE)



Déclaration du Parti communiste d’Irlande, 1er mars 2016, traduction TF pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf »

Le Parti Communiste d'Irlande exprime sa solidarité avec toutes les forces progressistes en Grande-Bretagne, en particulier le Parti communiste de Grande-Bretagne, dans la campagne à venir pour le retrait de l'Union Européenne. En particulier, nous appelons les travailleurs de la partie nord-ouest de notre pays à voter pour la sortie de l'UE.
Un vote pour la sortie de l’UE peut être un vote pour aller vers une autre voie, un vote contre la militarisation mondiale croissante dont l'UE est une des forces motrices sur le continent européen mais aussi dans le monde.

Un vote pour la sortie de l’UE pourrait aussi remettre en question la poursuite de l'adhésion à l'UE de l'Etat d'Irlande-du-Sud et redonner des opportunités de lutte à la classe ouvrière à l'échelle nationale.

Nous ne devons pas nous laisser distraire par le fait que des forces très réactionnaires et chauvines, nostalgiques du temps de l'Empire Britannique, sont également opposées à l'Union Européenne. Nous soutenons l’exigence de sortie de l'UE non pas sur des bases nationalistes étroites mais plutôt sur une base internationaliste et ouvrière. Il y a une nécessité de briser l'unité des monopoles européens, de briser l'unité du réseau patronaux européens, en les divisant, ce qui ne pourra que les affaiblir dans leur ensemble. Un retrait de la Grande-Bretagne pourrait bien déclencher une réponse populaire des travailleurs dans les autres Etats-membres pour faire également campagne pour un retrait. Cela pourrait briser la peur que l'UE a si efficacement propagée selon laquelle en dehors d'elle-même, il n'y aurait que le désastre économique.

L'accord négocié entre la Grande-Bretagne et les institutions de l'UE est une nouvelle attaque contre les droits des travailleurs dans toute l'Europe, en particulier contre les travailleurs migrants, la partie la plus vulnérable de la classe ouvrière.

La lutte contre l'Union Européenne est profondément une lutte pour la démocratie et la souveraineté des peuples. C'est une lutte anti-impérialiste, une lutte dont certaines forces dans le nord-est de notre pays, précédemment opposées à l’UE, se sont éloignées en se retirant dans une position idéalisée “de critique engagée ” de l'impérialisme.
Nous rejetons les illusions propagées pour étayer ces arguments. Elles sous-estiment la capacité d’unir notre peuple sur une base progressiste. Il est faux de défendre l'idée que l'UE puisse être éventuellement un bastion pour protéger les droits des travailleurs et l'environnement. Ces arguments sont fallacieux. L'UE et les traités depuis le traité de Maastricht en 1992 n'ont fait qu’institutionnaliser l'austérité et consolider les intérêts, l'influence et le pouvoir des grands monopoles européens et du capitalisme monopolistique en particulier.

Les attaques contre les travailleurs irlandais continueront, à l'intérieur ou à l'extérieur de l'Union Européenne. La qualité d'Etat-membre ne garantit aucune protection contre les attaques sur les droits des travailleurs, bien au contraire: toutes les institutions centrales sont au-dessus de tout contrôle démocratique et ne rendent de comptes à personne, ainsi que les traités l'ont entériné.

La Banque Centrale Européenne, qui est l'institution centrale pour imposer la politique économique et monétaire de l'EU est dirigée par et pour les agences financières et les grandes banques. La Commission Européenne est la gardienne de la conformité avec la stratégie fiscale, politique et militaire de l'UE. Les attaques contre les travailleurs, le contrôle de la fiscalité des Etats et la suprématie absolue du “marché” font partie intégrante de l'UE.

Nous n’acceptons pas l’idée que l'UE soit source, ou puisse le devenir, d’un changement social ou économique progressiste, que ce soit à l'échelle nationale ou transnationale. Les lois et les institutions de l'UE sont conçues pour empêcher et bloquer tout changement à l'échelle européenne et nationale. Le traité de Lisbonne en 2009 a encore consolidé le pouvoir et l'influence idéologique du milieu des affaires sur les politiques et les institutions de l'UE. Il a sacralisé la primauté des directives (lois) de l'UE sur les législations nationales, rendant illégale dans les faits toute politique économique ou sociale alternative. Tant que l'UE sera là, il n'y aura aucun retour à une forme de démocratie réelle à l'échelle nationale.

La nature anti-démocratique de l'UE et le pouvoir absolu qu'exerce le milieu des affaires européen sur elle sera encore consolidé par l’adoption du Partenariat Transatlantique de Commerce et d'Investissement (TAFTA)

Le Parti Communiste d'Irlande en appelle à la plus large coalition des forces progressistes pour faire campagne pour le retrait de la Grande-Bretagne mais aussi de l'Irlande de l'Union Européenne.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
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