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 l'annexion de Jérusalem

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Xuan
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   Posté le 06-12-2017 à 21:05:50   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Trump vient de décider de déplacer l'ambassades des USA en Israël -
Un article de l'Humanité :


Jérusalem, un instrument du plan machiavélique de Trump


PIERRE BARBANCEY
MARDI, 5 DÉCEMBRE, 2017
L'HUMANITÉ



Jérusalem, un lieu saint pour les juifs, les chrétiens et les musulmans. Tout changement de statut aura des répercussions dramatiques dans la région. Thomas Coex/AFP



Proche-orient. Le président américain pourrait reconnaître la Ville sainte comme capitale d’Israël. Son but : mettre sur pied un nouvel environnement régional pour affronter l’Iran. À charge pour les Saoudiens de contraindre les Palestiniens à l’accepter.

En mai 2016, alors qu’il n’était encore que candidat à la présidence, Donald Trump annonçait lors de la conférence annuelle du Comité des affaires publiques américano-israéliennes (Aipac), organisation pro-israélienne, qu’en cas d’élection, il transférerait l’ambassade des États-Unis « dans la capitale éternelle du peuple juif, Jérusalem ». Ce qu’il pourrait faire maintenant. contrairement à ce qui est dit, cette décision en soi n’est pas nouvelle. En 1995, déjà, Bill Clinton avait signé une ordonnance déclarant : « Depuis 1950, Jérusalem est la capitale de l’État d’Israël. » Cette loi, pour être appliquée, nécessite le transfert de l’ambassade, qui se trouve, comme celles de pratiquement toutes les chancelleries du monde qui reconnaissent Israël, à Tel-Aviv. Tous les six mois, le président en place doit signer une clause dérogatoire. Depuis hier, Trump est censé signer ou transférer.

Le statut de la ville est l’un des plus contestés au monde

Cet acte, pour grave qu’il soit d’un point de vue symbolique, prend place en réalité dans une séquence géopolitique beaucoup plus large et ne touche pas seulement la symbolique de Jérusalem. Le statut de la ville est en effet l’un des plus contestés au monde. Israéliens et Palestiniens la désignent comme capitale (Israël occupant depuis 1967 et ayant annexé la partie orientale, l’Autorité palestinienne parlant plutôt de Jérusalem-Est). Elle est un lieu saint pour les juifs, les chrétiens et les musulmans. Tout changement de statut aura des répercussions dramatiques pour la région. « Rien ne justifie cette décision (…). Cela ne servira pas la paix et la stabilité, au contraire cela nourrira le fanatisme et la violence », a mis en garde le chef de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit dont on se demande quel est le pouvoir.

Devant un sujet aussi sensible, même un Donald Trump comprend qu’il faut agir avec intelligence et finesse car il s’agit d’un des éléments du nouveau plan américain pour la résolution de ce qu’on appelle le « conflit israélo-palestinien ». Non pas pour le résoudre en soi, mais pour ouvrir la voie au but ultime des États-Unis, mais aussi d’Israël et de nombres pays arabes, Arabie saoudite en tête : affronter l’Iran. Dimanche, son gendre et conseiller pour le Proche-Orient, Jared Kushner, expliquait lors d’un forum à Washington : "De nombreux pays au Moyen-Orient veulent la même chose : le progrès économique, la paix pour leurs peuples. Ils regardent les menaces régionales et je pense qu’ils voient qu’Israël, leur ennemi traditionnel, est en fait devenu un allié naturel pour eux à cause de l’Iran, à cause de l’“État islamique” (Daech) en Irak et au Levant. Beaucoup de gens veulent maintenant faire la jonction entre ces deux paramètres." Les grandes lignes de ce plan américain n’ont pas été dévoilées mais ont fuité, comme il se doit. Un État serait octroyé aux Palestiniens sur une partie de la Cisjordanie et sur Gaza mais sans continuité territoriale entre les deux entités, une aide de 10 milliards de dollars serait allouée pour l’établissement de cet État. Quant aux discussions sur le statut de Jérusalem et du droit au retour des réfugiés, elles seraient renvoyées aux calendes grecques. Aux Américains le soin de discuter avec les Israéliens. D’où l’idée de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et une déclaration – encore – de Kushner pour rassurer leur partenaire : il compare la poursuite de l’occupation des territoires palestiniens à "un problème immobilier" (Real Estate Issue).

De son côté, le tout-puissant prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane (MBS) – pour qui l’affrontement avec l’Iran prime sur le fait palestinien comme il l’a déjà laissé entendre –, a reçu le président palestinien, Mahmoud Abbas, pour lui présenter le plan de Trump. Le successeur d’Arafat aurait refusé. MBS aurait menacé Abbas de pressions pour le contraindre à démissionner et mettre un homme plus docile à sa place. Ce qui éclaire les manœuvres en cours depuis des mois, les pays du Golfe tentant d’imposer à la présidence de l’OLP comme de l’Autorité palestinienne, Mohammed Dahlan, proche des Émirats arabes unis, ancien homme fort du Fatah dans la bande de Gaza. Mahmoud Abbas a tenté, dimanche, de mobiliser la communauté internationale (qui n’a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël) pour peser sur la décision américaine. Sans grand effet pour l’heure.


Pierre Barbancey
Grand reporter


Edité le 06-12-2017 à 23:30:31 par Xuan




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   Posté le 06-12-2017 à 21:08:33   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël pourrait menacer le processus de paix au Moyen-Orient (COMMENTAIRE)


WASHINGTON, 6 décembre (Xinhua) -- La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et la relocalisation de l'ambassade des Etats-Unis dans la ville, qui pourraient être annoncées par le président américain Donald Trump ce mercredi, fragiliseraient le processus de paix au Moyen-Orient et compliqueraient la situation dans la région.

D'après le gouvernement américain, cette décision ne ferait que reconnaître un "fait établi" et ne changerait rien à la situation actuelle.

Cependant, la décision de M. Trump pourrait avoir des répercussions néfastes et plonger les Etats-Unis et d'autres pays dans un chaos irréparable.

Les pourparlers de paix entre les Israéliens et les Palestiniens, dans l'impasse depuis de longues années, seraient la première victime de cette décision unilatérale de Washington, car elle polariserait encore plus les deux parties au lieu de leur donner des raisons de se rapprocher et de s'entendre sur un accord de paix durable.

De plus, cette décision enfoncerait le Moyen-Orient dans une situation chaotique et imprévisible. Elle donnerait aux extrémistes de la région et d'ailleurs un argument pour enrôler de nouvelles recrues prêtes à exécuter leurs plans, sous prétexte de représailles. Si tel était le cas, les pays du monde entier pourraient être confrontés à une situation de plus en plus dangereuse.

Cette nouvelle frasque politique de M. Trump vise de toute évidence à plaire à ses électeurs, qui souhaitent un gouvernement aussi pro-israélien que possible. En prenant cette décision, M. Trump essaie de se présenter comme un président qui tient ses promesses.

"Les Etats-Unis ont toujours été pro-Israël, mais jusqu'ici, ils n'étaient pas forcément perçus comme anti-Palestine. Cette décision laissera penser que Washington ne soutient pas une solution à deux Etats, alors même qu'un grand nombre de personnes considèrent qu'il s'agit de la seule solution pour parvenir à stabiliser la situation" , estime Daniel Serwer, directeur du Programme de gestion des conflits de l'Université Johns Hopkins.

"Ce n'est pas inattendu, mais c'est peu judicieux. C'était une erreur il y a quelques mois et ça le reste aujourd'hui" , a-t-il ajouté.

La communauté internationale, en particulier les pays du Moyen-Orient, a remis en question cette décision très controversée de M. Trump et averti qu'elle aurait de graves conséquences.

Depuis plus d'une décennie, le Moyen-Orient est enlisé dans une crise que la politique des Etats-Unis, centrée sur les propres intérêts de Washington, contribue à prolonger.

Le gouvernement de M. Trump doit montrer qu'il a le sens des responsabilités et réparer les erreurs passées des Etats-Unis afin de contribuer à rétablir la paix dans cette partie du monde. A défaut, il devrait au moins avoir la prudence de ne pas aggraver la situation dans la région.

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   Posté le 06-12-2017 à 22:30:40   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

A Alger, Macron trouve "regrettable" la décision de Donald Trump de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale d'Israël mercredi.


http://www.europe1.fr/international/macron-qualifie-de-regrettable-la-decision-de-trump-sur-jerusalem-3513368

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Berlin "ne soutient pas" la décision de Trump sur Jérusalem


Romandie "Berlin - La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré mercredi que son gouvernement ne soutenait pas la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

Le gouvernement allemand "ne soutient pas cette position car le statut de Jérusalem ne peut être négocier que dans le cadre d'une solution de deux Etats", a déclaré la chancelière, citée dans un tweet de son porte-parole Steffen Seibert, rappelant la position de Berlin, favorable à l'option des deux Etats, palestinien et israélien.[...]"

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Pour la deuxième fois Trump réussit non seulement à unir les pays arabes mais à diviser le camp impérialiste.
Le développement des contradictions entre un pays du second monde comme la France et l'hégémonisme US ne résultent pas seulement de l'éviction de la social-démocratie atlantiste, mais de l'affaiblissement de l'hégémonisme. Par exemple la question du financement de l'OTAN constitue une cause matérielle de ces divisions.

Il y a une semaine, le gouvernement sioniste s'en prenait aux organisateurs du Giro pour avoir dénommé le départ du tour 2018 "Jérusalem-Ouest" et leur imposait le changement d'intitulé.

Theresa May : "Nous ne sommes pas d'accord avec la décision américaine de transférer son ambassade à Jérusalem et de reconnaître Jérusalem comme la capitale israélienne avant un accord final sur son statut"

Le secrétaire général de l'ONU a rappelé son opposition à "toute mesure unilatérale", après la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.
Le statut de Jérusalem ne peut être résolu que par une "négociation directe" entre Israéliens et Palestiniens, a déclaré mercredi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres en rappelant avoir toujours été "contre toute mesure unilatérale" .
"Pas d'alternative à la solution de deux États". "Il n'y a pas d'alternative à la solution de deux États" avec "Jérusalem comme capitale d'Israël et de la Palestine" , a ajouté le patron des Nations unies, après l'annonce du président américain Donald Trump d'une reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale de l'État juif.

Lire aussi concert de critiques après l'annonce de Trump sur Jérusalem

L'hégémonisme US s'isole de plus en plus.


Edité le 06-12-2017 à 23:40:23 par Xuan




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   Posté le 06-12-2017 à 22:33:13   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Jérusalem: Donald Trump a ouvert «les portes de l'enfer»


De la Palestine à Israël, de nombreux pays ont réagi à la décision du Président américain de reconnaître la ville sainte de Jérusalem comme capitale de l'État hébreu.


© AP PHOTO/ SEBASTIAN SCHEINER


Les réactions de la communauté internationale, à savoir de la Palestine, de la Turquie, de la Russie, de la France, sont tombées en cascade après que Donald Trump a déclaré que les États-Unis ont reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël.
Alors que le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a salué un «jour historique», la Turquie a jugé cette décision «irresponsable».

«Nous condamnons la déclaration irresponsable de l'administration américaine (…) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l'ONU» , a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu sur Twitter.

Pour le Président palestinien Mahmoud Abbas, les États-Unis ne peuvent plus jouer leur rôle historique de médiateur de paix avec les Israéliens.

«Par ces décisions déplorables, les États-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu'ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu'ils ont joué au cours des dernières décennies» , a dit M. Abbas à la télévision palestinienne.

L'Iran a prévenu que la décision de Trump provoquera une «nouvelle Intifada».

D'après Leonid Sloutsky, le chef du Comité des affaires étrangères de la Douma (chambre basse du Parlement russe), la démarche de Trump pourrait de nouveau «faire exploser» la situation dans la zone du conflit entre la Palestine et Israël.
Selon Federica Mogherini, Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, l'Union européenne est très préoccupée par les conséquences de la décision du Président américain.

Quant à Emmanuel Macron, il a qualifié cette annonce de «regrettable» et appelé à «éviter à tout prix les violences». L'Allemagne ne soutient pas non plus la décision de Trump, tandis que Theresa May a demandé aux États-Unis de présenter un plan détaillé visant à régler la situation au Moyen-Orient.

Dans la bande de Gaza, le Hamas a déclaré que le Président des États-Unis avait ouvert «les portes de l'enfer pour les intérêts américains dans la région».

En 1995, le Congrès américain a adopté une loi prévoyant le transfert de l'ambassade des États-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem. Mais à cause du statut contesté de cette ville et de l'importance de cette question pour les pays arabo-musulmans, tous les Présidents américains signaient tous les six mois une dérogation à cette loi.

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   Posté le 06-12-2017 à 23:34:40   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Sur Global Times

Jérusalem : mauvais plan de Trump pour les États-Unis


Source: Global Times Publié: 2017/12/6 22:52:38

Le président américain Donald Trump devrait annoncer mercredi que les Etats-Unis reconnaissent Jérusalem comme la capitale d'Israël et y transféreront leur ambassade de Tel-Aviv. C'est la conclusion des médias américains et européens d'un briefing de la Maison Blanche et des appels téléphoniques entre les dirigeants de Trump et du Moyen-Orient.

Mercredi à Beijing, les médias du monde entier ont rapporté la décision étonnante de Trump comme un fait établi. Une grande inquiétude monte, du Moyen-Orient à de vastes pans des États-Unis et de l'Europe.

Les décisions de Trump briseront la situation relativement calme entre la Palestine et Israël et réécriront le paysage politique au Moyen-Orient. Depuis le «Printemps arabe», affrontements entre musulmans chiites et sunnites, la lutte contre l'État islamique et la guerre civile syrienne ont constitué la tourmente dans la région, tandis qu'Israël attendait tranquillement que cette rivalité soit épuisée. Mais maintenant, le point focal de la région retournera probablement à l'ancienne question du territoire occupé.

Trump remue le nid d'un frelon. Il est difficile d'analyser ses motivations du point de vue des relations internationales, car une telle démarche provoquera inévitablement le Moyen-Orient, générant l'insatisfaction et la haine de tout le monde arabe et même de tout le monde islamique envers les États-Unis. Le risque d'un nouveau cycle d'attaques terroristes contre les États-Unis pourrait émerger.

Cela ne servira à rien pour le développement économique des Etats-Unis, auquel Trump attache une grande importance.

Si la raison principale de Trump pour déplacer l'ambassade est de tenir ses promesses de campagne, sa volonté politique montre seulement l'impatience et l'impulsivité du pays. Trump fait ce que ses prédécesseurs n'ont pas eu le courage de faire.

L'objection du monde arabe et islamique est forcément drastique. Les forces radicales trouveront une occasion rare de prouver que le radicalisme est nécessaire et correct. Une série d'incidents violents est susceptible de se produire.

Trump est en effet un président audacieux. Il croit que le pouvoir des États-Unis est tout puissant. Il estime probablement que le pays peut faire ce qu'il veut et tant que Washington se décidera, toutes les autres forces devront céder. Même les croyances religieuses des autres peuvent être changées par les États-Unis.

Pendant un certain temps, le monde n'avait pas été témoin de la forte volonté des présidents américains. Puis Trump a pris ses fonctions. Il a transformé plus de sa volonté en politiques réelles que prévu. Depuis son entrée à la Maison Blanche, les Etats-Unis se sont retirés de l'accord de Paris sur le climat et du Partenariat transpacifique, ont bombardé une base aérienne en Syrie et ont interdit les voyages à destination de six pays à majorité musulmane. Cela semble incroyable, mais Trump ne fait que ce qu'il a promis.

Qu'est-ce que le président va faire ensuite? Le suspens porte du poids. Il semble qu'il va décidément appliquer le pouvoir des États-Unis et réformer avec force ces endroits dans le monde qui le mécontentent.

Par exemple, sous sa direction, les États-Unis peuvent être sérieux en termes d'utilisation de la force militaire contre la Corée du Nord. Si Pyongyang refuse d'arrêter ses essais nucléaires et de missiles, la possibilité pour Trump de recourir à la force armée est plus élevée.

Quand il s'agit d'interactions avec Trump, la force nationale est plus cruciale que le coton. Les forces qui ne veulent pas être manipulées par les États-Unis doivent en être conscientes.

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   Posté le 07-12-2017 à 23:25:26   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

LE PARTI COMMUNISTE PALESTINIEN (PCP) CONDAMNE LA DÉCISION DU GOUVERNEMENT TRUMP DE RECONNAÎTRE JÉRUSALEM COMME LA CAPITALE D'ISRAËL


Solidarité Internationale PCF Palestine-Israël 07 DÉC. 2017



Le Parti Communiste Palestinien a publié une déclaration sur la déclaration de Donald Trump sur le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem, "capitale éternelle de l’État palestinien". (Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF)

Cette déclaration rappelle que l'occupation sioniste historique de la terre palestinienne n'aurait pas eu lieu sans le soutien de l'impérialisme britannique et américain formant cette entité usurpatrice qui, depuis sa création, confisque la terre et déporte le peuple de Palestine.

Le Parti communiste de Palestine a qualifié le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem de "déclaration de guerre" contre le peuple palestinien et sa cause nationale. "Cela nous oblige à nous unir et à mettre fin à la division palestinienne rapidement et correctement, la seule option viable pour notre peuple étant une résistance massive", a déclaré le communiqué.

Il a été observé que l'attaque américaine contre les droits du peuple palestinien signifie que l'arrogance de la politique américaine est en train de défier le peuple palestinien, les nations arabes libres et le monde.

La déclaration a souligné que l'objectif central dans le viseur de l'attaque de Trump sont les masses du peuple palestinien, sa résistance nationale. Elle déclare que cette situation nécessite de dessiner une politique de confrontation incluant :

- L'unification de toutes les factions au sein de l'arène politique palestinienne et la restauration de l'OLP sur la base d'une démocratie révolutionnaire.

- De revoir la Charte de l'OLP et remplacer la solution à deux États par la solution démocratique à un État, qui nécessite une lutte par tous les moyens.

- De rencontrer toutes les factions de l'action nationale pour préparer un troisième soulèvement, dirigé par les factions de la résistance.

- De souligner la nécessité de surmonter les agendas ou engagements régionaux.

- De donner un rôle plus important aux masses à travers les congrès du peuple, un Congrès Général du Peuple, dans le pays et parmi la diaspora, afin de dessiner une politique de confrontation.

- De résister à la division des partis palestiniens concernant les engagements d'Oslo sur la base des décisions du Congrès Général du Peuple.

Le PC palestinien a conclu cette déclaration avec les slogans "Vive Jérusalem, capitale éternelle d'un État palestinien indépendant" et "Liberté pour les prisonniers du Parti Communiste Palestinien".

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   Posté le 11-12-2017 à 10:43:12   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Les Etats-Unis isolés à l'ONU sur la question du statut de Jérusalem


Par RFI Publié le 09-12-2017


Les réactions à la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël continuent de générer une très forte réprobation. Dernière en date, celle du Conseil de sécurité de l’ONU qui s’est réuni en urgence vendredi à New York à la demande de huit pays.
Les Américains sont apparus totalement isolés diplomatiquement. Ses alliés traditionnels, le Royaume-Uni et la France, ont condamné une décision « qui n’est pas conforme aux résolutions du Conseil de sécurité » .


Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

Jamais, même lors du déclenchement de la guerre en Irak, les Etats-Unis n’ont paru aussi seuls. Les 14 membres du Conseil de sécurité ont unanimement condamné la décision de Washington.

« Nous sommes en désaccord avec la décision américaine de déménager leur ambassade à Jérusalem et de la reconnaître unilatéralement comme capitale d’Israël avant un accord final , a affirmé Matthew Rycroft, représentant britannique et plus proche allié des Américains. Cette décision n’aide pas à promouvoir la paix dans la région, un but que je sais que nous partageons tous dans ce conseil. »

Dans une rare unité européenne, les ambassadeurs français, britannique, italien, allemand et suédois ont aussi condamné une décision qui n’est pas conforme aux résolutions du Conseil de sécurité qui ne reconnaît aucune modification aux frontières du 4 juin 1967 à l'exception de celles convenues par les parties par la voie de négociations.

Peu ébranlée par ces condamnations en cascade, l’ambassadrice américaine a estimé au contraire que Washington devait rester un partenaire privilégié : « Nous sommes plus engagés à promouvoir la paix des Israéliens et Palestiniens que nous ne l’avons jamais été auparavant. »

Le conseil a pris note en pressant les Américains de faire des propositions détaillées pour un règlement israélo-palestinien.

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   Posté le 11-12-2017 à 10:45:36   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

La réunion de l'ONU n'a pas de conséquence pratique. Par contre elle est significative de la division du monde impérialiste.
La thèse des trois mondes se trouve confirmée ici en faisant apparaître les contradictions entre puissances impérialistes de second rang et hégémonisme US.

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Association France Palestine Solidarité

Jérusalem : la France doit faire entendre sa voix dans le conflit israëlo-palestinien


Face à la décision unilatérale du Président américain, Claude Nicolet pense que la France doit être à la tête d’une initiative mondiale de reconnaissance de la Palestine, de refus du fait accompli et d’affirmation du droit international.

Claude Nicolet est président d’honneur du Réseau de Coopération Décentralisée pour la Palestine-Cités Unies France et vice-président de l’association franco-palestinienne Dunkerque-Gaza.

La reconnaissance par les États Unis d’Amérique de Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël est une décision irresponsable et dangereusement explosive. Elle contrevient tout d’abord au droit international et à toutes les résolutions de l’ONU qui précisent bien que toutes conquêtes territoriales obtenues par la force ne peuvent faire l’objet d’une annexion et encore moins d’une reconnaissance.
Donald Trump revient au fameux théorème politique de Golda Meïr : « Palestine doesn’t exist... »

Donald Trump foule donc au pied toute l’architecture du droit international et l’ensemble des droits reconnus aux Palestiniens comme peuple occupé depuis la guerre des 6 Jours en 1967 avec les responsabilités qui incombent à Israël comme puissance occupante. Mais il nie également l’ensemble des progrès fait par le droit quant à la légitime reconnaissance du peuple palestinien à déterminer librement son avenir. Se faisant, il revient au fameux théorème politique de Golda Meïr : « Palestine doesn’t exist... »

Il annonce clairement, qu’en s’alignant sur les positions les plus dures du gouvernement israélien, il met un terme à la perspective de la création d’un État palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale. C’est évidemment une victoire politique et symbolique immense pour Benjamin Netanyahu et les faucons de son gouvernement.

Pareille posture ne relancera pas les négociations et n’assouplira pas le cuir du Premier ministre israélien qui poursuit la colonisation des territoires occupés à marche forcée. C’est aussi la reconnaissance du fait accompli et cela n’ouvrira aucune perspective de règlement du conflit israélo-palestinien, mais bien au contraire, il y a fort à parier que les tensions vont se multiplier un peu partout dans le monde musulman en général et en Palestine en particulier.

Ensuite, il met dans une position impossible l’ensemble de ses partenaires du monde arabe, aux premiers rangs desquels l’Égypte, la Jordanie mais aussi le Maroc et l’Arabie saoudite qui sont des puissances qui n’ont cessé de jouer les médiatrices dans les moments les plus durs. Avec cette décision, il les humilie et les met en porte-à -faux vis-à-vis de leurs opinions publiques promptes à s’enflammer sur ce sujet.

Il signifie également l’échec définitif du « processus de paix », ce qui aura également comme conséquence la redéfinition de la nature de l’État d’Israël. Que deviendront les Palestiniens ? On sait désormais que Benjamin Netanyahu avait proposé à l’Égypte de « déplacer » massivement ceux-ci dans le Sinaï afin de régler le « problème » par un transfert de population également contraire au droit international. Les Palestiniens ont-ils vocation à devenir des citoyens israéliens de pleins droits et de pleins exercices ou de poursuivre leur existence dans des bantoustans plus ou moins autonomes d’où sortiront obligatoirement de futures générations totalement radicalisées ?

Dès lors Israël peut-il se définir comme État juif et comme État démocratique ? Ces questions sont redoutables et portent en elles la destruction à terme du projet sioniste en tant que projet historique et politique. Donald Trump en mesure t-il les conséquences ? Elles risquent d’être catastrophiques pour toute la région et même bien au-delà.

Car la dimension symbolique de Jérusalem est immense. Elle mobilise l’imaginaire de milliards d’hommes et de femmes à travers le monde, qu’ils soient Musulmans, Chrétiens ou Juifs. Les affrontements peuvent être portés à un degré d’incandescence que Mr Trump ne mesure absolument pas.

L’ensemble de la communauté internationale, au premier rang duquel la France, doit faire bloc contre cette décision unilatérale, partout où cela sera possible.
L’ensemble de la communauté internationale, au premier rang duquel la France, doit faire bloc contre cette décision unilatérale, partout où cela sera possible. Emmanuel Macron ne peut et ne doit pas rester sans réaction devant ce véritable coup de force lourd de danger y compris pour Israël. Si l’intransigeance des Etats-Unis d’Amérique reste identique, il faudra engager un mouvement de même ampleur pour le contrecarrer.
La France doit alors prendre la tête d’une vaste initiative mondiale s’appuyant sur le droit international et son affirmation. Il faudra immédiatement reconnaître la Palestine comme Etat souverain, et entraîner le nombre de pays le plus élevé dans cette direction.
Elever notre consulat général de Jérusalem-Est au rang d’ambassade de plein exercice, considérer la décision états-unienne comme nulle et non avenue.
Ce dont il faut avoir conscience, c’est que c’est l’idée même de dialogue entre les Nations qui est remis en cause par Donald Trump. Il donne corps à l’idée du « deux poids deux mesures » qui ne cesse de gangréner les relations entre l’Orient et l’Occident et se faisant de donner raison aux pires de nos ennemis.
La France doit donc réagir immédiatement face au défi lancé à la communauté internationale.

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