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 Alep : les médias mentent

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Xuan
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   Posté le 16-10-2016 à 23:06:23   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Une journaliste britannique de retour d'Alep : «Les médias occidentaux vous mentent !»

13 Oct, 2016 _14:29 _27


Pour Vanessa Beeley, «les Casques blancs agissent comme des terroristes». D. R.

La journaliste indépendante d’investigation Vanessa Beeley, qui revient à peine d’Alep, dénonce la propagande des médias mainstream sur la guerre menée contre la Syrie et dévoile l’imposture des Casques blancs qui soutiennent les terroristes, financés par les Occidentaux.
Selon Vanessa Beeley, la majorité des médias occidentaux décrivent «sans réserve» Alep comme étant une ville homogène.
«Ceci n’est pas vrai», affirme-t-elle.
«Il s’agit clairement de deux villes. Alep a été divisée par l’invasion terroriste en 2012. Cette invasion a mené à des actions punitives à Alep-Ouest. 600 000 civils ont fui d’Alep-Est vers Alep-Ouest, dès l’occupation de cette partie de la ville par les terroristes. Ceux qui sont restés représentent, selon l’association médicale d’Alep que nous avons rencontrée en nous y rendant, environ 200 000, peut-être même moins à présent» , raconte Vanessa Beeley qui indique qu’au moins un quart des gens demeurant encore à Alep-Est, sinon plus, sont «des terroristes avec leurs familles» .
Elle ajoute : «La majorité des civils qui restent à Alep-Est est retenue en otage.»

Pour preuve, elle évoque les témoignages de Syriens dont les familles sont bloquées à Alep-Est et qui sont utilisées comme bouclier humain par les terroristes. La journaliste, qui dénonce «l’énorme campagne de déshumanisation des Syriens» par les médias occidentaux, affirme que la description de ces derniers, concernant les gens d’Alep-Ouest, comme étant des soutiens d’Al-Assad «est un mensonge total !». «90% de la population est partie vers des zones contrôlées par le gouvernement syrien pour sa protection. C’est plus de sept millions de Syriens qui ont fui vers des zones contrôlées par le gouvernement.»
Et de souligner : «Ces gens ne sont pas nécessairement des partisans d’Al-Assad. Ils pourraient très bien être contre lui. La différence est qu’ils ne croient pas que tuer la Syrie est une méthode pour l’améliorer.»

Pour elle, ces faits «détruisent» à jamais la vieille idée sectaire. Car selon la journaliste britannique, les zones côtières comme Tartous ou Lattaquié accueillent des sunnites, des Alaouites, des chrétiens et «toute sorte de gens qui ont fui vers ces régions pour cohabiter et coexister» .
Pour ce qui est des hôpitaux situés à Alep-Est, dont la destruction est attribuée par les médias mainstream à l’armée syrienne, en avril, Vanessa Beeley se demande comment ont-ils pu être reconstruits pendant ces trois derniers mois. Elle révèle que les hôpitaux d’Al-Dakak, d’Al-Zahra et d’Abdul-Aziz sont tous occupés par les terroristes. «Les étages supérieurs sont utilisés comme tours pour snipers. Les terroristes y sont traités en priorité, bien avant les civils.»
La journaliste a tenu à souligner que chaque habitant qu’elle a pu rencontrer durant son voyage en Syrie ne considère pas qu’il y ait de différence à faire entre terroriste, rebelle, rebelle modéré ou opposition.
«Ils sont tous des criminels, tous tueurs en masse, tous violeurs, tous tortionnaires, abuseurs de ces enfants et de leurs familles. Ils sont en train de massacrer des Syriens» , réitérant encore une fois :
«Il n’y a pas une catégorie de personnes ou des partisans d’Al-Assad. Il y a des Syriens, qu’ils soient chrétiens, sunnites, chiites ou alaouites. Tout ce que dirait chacun d’entre eux, c’est : "Nous sommes avant tout syriens. Et même si nous ne sommes pas d’accord avec notre gouvernement, nous ne sommes pas ici pour tuer notre pays afin de l’améliorer".»

Concernant les Casques blancs qui activent en Syrie, la journaliste les accuse tout simplement d’être des terroristes. «Bien qu’on dise que c’est une ONG indépendante, qu’elle ne reçoit pas de subventions de parties intéressées par le conflit en Syrie, cette organisation perçoit, probablement, environ 100 millions de dollars» , atteste-t-elle. Selon elle, elle reçoit 23 millions de dollars des Etats-Unis et 32 millions de livres du Royaume-Uni. Elle cite d’autres pays qui sont impliqués dans le financement de cette ONG, tels que le Japon, le Danemark, les Pays-Bas et l’Allemagne qui vient de confirmer qu’elle donnerait sept millions de dollars.

La journaliste d’investigation ne s’arrête pas là. Elle accuse cette ONG de fabriquer des preuves et d’agir comme une organisation terroriste. «Nous savons, par les faits, que les Casques blancs fabriquent les preuves. Ceci est démontré dans mon rapport. Nous savons qu’ils sont sectaires. Ils ont volé des ambulances, trois camions de pompiers, ils ont tué les membres de la vraie défense civile. Ils en ont kidnappé. Ils en ont chassé d’Alep-Est vers Alep-Ouest.» Elle affirme que le même procédé a été appliqué à Idlib, à Deir Ez-zor, à Rakka, à travers toute la Syrie. «Cette organisation agit comme les groupes terroristes et cela en de nombreuses circonstances. A mes yeux, les Casques blancs sont des terroristes.»
Pour Vanessa Beeley, la propagande de la sale guerre en Syrie est alimentée par cette organisation qui est décrite par les gouvernements occidentaux comme une organisation humanitaire de premier plan et qui est favorite pour décrocher le prix Nobel de la paix.

La journaliste n’a pas caché son inquiétude du genre d’outil que peut devenir cette ONG dans les mains du prochain président américain, notamment si c’est Hilary Clinton. «Ce serait terrifiant. Si ces types obtenaient le prix Nobel de la paix, et nous parlons là de terroristes recevant le prix Nobel de la paix, cela équivaut à une déchéance vers l’insanité.»
Mohamed El-Ghazi
La vidéo où Vanessa Beeley dénonce l'intox sur Alep

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   Posté le 16-10-2016 à 23:08:15   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Article du Off Guardian qui révèle qui sont réellement les Casques Blancs Article du Off Guardian qui révèle qui sont réellement les Casques Blancs






À propos des Casques blancs, voici quelques faits que vous devez connaître. Partagez-les avec votre famille et vos amis qui croient encore en les médias commerciaux occidentaux.

* Les Casques blancs, aussi appelés Défense civile syrienne, ne sont pas ce qu’ils prétendent être. Le groupe n’est pas syrien ; il a été créé avec des fonds étasuniens et britanniques, sous la supervision d’un entrepreneur d’armes britannique en 2013, en Turquie.

* Le nom «Défense civile syrienne» a été volé à l’organisation syrienne légitime du même nom. L’authentique Défense civile syrienne avait été fondée en 1953 et est un membre fondateur de l’Organisation internationale de défense civile (1958).

* Le nom de «Casques blancs» a été improprement repris de l’organisation de secours argentine légitime Cascos Blancos / White Helmets. En 2014, Cascos Blancos / White Helmets a été honoré par les Nations unies pour 20 ans d’aide humanitaire internationale.

* Les Casques blancs de l’OTAN sont d’abord une campagne médiatique pour soutenir les objectifs de changement de régime des États-Unis et de leurs alliés. Après avoir été fondé par l’entrepreneur en sécurité James LeMesurier, la «marque» Casques blancs lui a été attribuée en 2014 par une société de marketing nommée «La campagne syrienne», gérée depuis New York par des non-Syriens comme Anna Nolan. «La Campagne syrienne» avait elle-même été «incubée» par une autre société de marketing nommée «Purpose» .

* L’affirmation des Casques blancs qu’ils sont «neutres, impartiaux et humanitaires» et «au service de tous les habitants de Syrie» est fausse. En réalité, ils ne travaillent que dans des zones contrôlées par l’opposition violente, principalement des terroristes associés avec Nusra/al-Qaïda (récemment renommé Jabhat Fath al Sham).

* Les Casques blancs affirment être sans armes, mais c’est faux. Il y a des photos montrant leurs membres portant des armes et célébrant des victoires militaires de Nusra/al-Qaïda.

* Les Casques blancs affirment être apolitiques et non alignés, mais c’est faux. En réalité, ils promeuvent activement et font pression en faveur de l’intervention des États-Unis et de l’OTAN, violant ainsi les règles du travail humanitaire authentique.

* La description de Right Livelihood [dit «prix Nobel alternatif» en français, NdT] selon laquelle la «Défense civile syrienne» a sauvé 60 000 personnes et «soutient la fourniture de services médicaux à près de 7 millions de personnes» est fausse. En réalité, il reste peu de civils dans les zones contrôlées par les terroristes en Syrie. C’est pourquoi nous voyons ces vidéos choquantes représentant les Casques blancs.

* Les Casques blancs de l’OTAN sapent et détournent d’elles le travail d’authentiques organisations comme la VRAIE Défense civile syrienne et le Croissant-Rouge arabe syrien.

* Le récent film Neflix sur les Casques blancs n’est pas un documentaire; c’est une auto-publicité promotionnelle. Les réalisateurs n’ont jamais mis un pied en Syrie. La vidéo syrienne, réelle ou mise en scène, a été fournie par les Casques blancs eux-mêmes. Depuis le début, avec les scènes montrant un acteur Casque blanc disant à son petit garçon de ne pas faire la vie dure à sa maman et jusqu’à la fin, la vidéo est artificielle et manipulatrice. La vidéo a été produite par une société de marketing commerciale, Violet Films/Ultra Violet Consulting, qui fait de la publicité pour ses services dans la «gestion de médias sociaux», la «gestion de foules» et la «mise en œuvre de campagnes médiatiques».

Par Simon Wood

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   Posté le 06-12-2016 à 08:10:37   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Moscou et Pékin s'opposent à la "trève humanitaire" à Alep


La tentative occidentale d'interrompre la traque des terroristes à Alep a échoué
:

Lors d’un vote du Conseil de sécurité des Nations unies, hier, la Russie, mais aussi la Chine et le Venezuela, ont voté contre un projet de cessez-le-feu de sept jours pour "venir en aide aux civils" de cette ville martyre de Syrie.

L’ambassadeur russe à l’ONU, Vitaly Tchourkine : “comme nous le savons déjà, ce genre de pause a été utilisée par les rebelles pour refaire un stock de munitions et renforcer leurs positions. Cela ne pourra qu’empirer la souffrance des civils” .

Le droit de veto de Moscou et Pékin sonne le glas de ce projet de résolution, au grand dam de la représentante des États-Unis, Michele Sison “La Russie affirme qu’elle était sur le point de parvenir à un accord avec les États-Unis, pour permettre en quelque sorte de résoudre la situation à Alep-Est, et que ce projet de résolution mine les négociations. C’est un alibi monté de toutes pièces… Nous ne sommes parvenus à aucune avancée parce que la Russie s’intéresse plus à ses avancées militaires qu‘à l’aide qu’elle pourrait apporter aux civils d’Alep.”

La résolution rejetée à l’ONU prévoyait de laisser entrer les secours destinés aux dizaines de milliers d’habitants de la partie rebelle d’Alep qui sont assiégées. Une trêve temporaire visait à préparer une cessation des hostilités dans l’ensemble de la Syrie, mais excluait les opérations militaires contre les “groupes terroristes” tels que l‘État islamique ou le front al-Nosra, rebaptisé Front Fateh al-Cham.

euronews

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   Posté le 06-12-2016 à 23:38:37   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

AGISSONS MAINTENANT POUR FAIRE TAIRE LES TAMBOURS DE GUERRE EN SYRIE


Publié le 6 décembre 2016


30 novembre 2016

Le conflit dévastateur qui a débuté en 2011 en Syrie a atteint un nouveau stade extrêmement dangereux, avec une possibilité réelle de confrontation militaire directe entre les deux puissances nucléaires, les États-Unis (avec ses alliés de l’OTAN, incluant le Canada) et la Fédération de Russie. Devant une situation aussi critique, il est essentiel que toutes les forces progressistes et pacifistes à travers le Canada et autour du monde se prononcent immédiatement contre les assourdissants tambours de guerre et demandent que tous les États et les gouvernements agissent de façon à parvenir à un règlement politique négocié de ce conflit.

La guerre en Syrie a déjà coûté un prix, en terme de vies et de destructions, énorme, avec plus de 400 000 morts – dont plus de la moitié étaient d’innocent(e)s civil(e)s pris entre deux feux – et des millions de personnes déplacées, tant à l’intérieur du pays qu’exilées à l’étranger en tant que réfugié(e)s. Les industries et les infrastructures nationales ont été détruites à grande échelle, en particulier dans les zones de combat les plus intenses du pays. Les pertes économiques sont estimées à des centaines de milliards et le chômage et la pauvreté touchent de vastes couches de la population.

Le conflit en Syrie n’a jamais été une «guerre civile» entre partisan(e)s et opposant(e)s du gouvernement Assad à Damas. Dès le début, il s’agissait plutôt d’une guerre par procuration, parrainée et financée par l’impérialisme étatsunien / OTAN et ses alliés régionaux – l’Arabie Saoudite, la Turquie, les États du Golfe et l’État sioniste d’Israël – et cela, dans le but d’imposer un changement de régime, d’affaiblir et morceler la Syrie, comme l’impérialisme l’avait fait auparavant en Irak et en Libye.

La duplicité des cercles dirigeants des États-Unis et des pays de l’OTAN quant à leurs véritables intentions à l’égard de la Syrie et de l’ensemble de la région, aura été totale. Leur prétention de vouloir combattre le groupe État Islamique, Al-Qaida et d’autres groupes terroristes, ainsi que protéger la vie de civil(e)s innocent(e)s, a été démentie par les faits survenus durant le conflit.

Depuis que le gouvernement syrien assiégé eut demandé et reçu l’aide militaire de la Fédération de Russie, en septembre 2015, le rapport de force est clairement devenu défavorable au Groupe État Islamique et à l’insurrection terroriste affiliée à Al-Qaida, au grand dam de leurs commanditaires occidentaux. Au cours de la dernière année, l’armée syrienne, avec l’aide des Russes et d’autres alliés de la région, a fait beaucoup plus pour combattre les forces mercenaires terroristes que l’offensive menée par la coalition américaine au cours des 3½ années précédentes, et maintenant les «forces rebelles» sont sur le bord de la défaite dans la ville stratégique d’Alep.

Mais au lieu de se réjouir du revers des forces terroristes, Washington et les puissances de l’OTAN ont lancé une guerre de propagande encore plus intense et virulente contre le gouvernement Assad et la Fédération de Russie, les accusant de «crimes de guerre» et de «crimes contre l’humanité», et en invoquant encore une fois la doctrine de la «Responsabilité de Protéger» (R2P) comme prétexte d’une agression militaire directe contre le gouvernement syrien et ses alliés. Ces derniers développements confirment que l’objectif réel de l’impérialisme demeure le renversement du gouvernement Assad plutôt que de «combattre le terrorisme».

La rhétorique belliqueuse et l’offensive de propagande lancées ces dernières semaines par les dirigeants des États-Unis et de l’OTAN, répétées sans la moindre critique par les médias occidentaux, ont atteint un niveau inquiétant : les directions militaires étatsuniennes / OTAN sont à élaborer des plans en vue d’attaques directes contre les forces syriennes et russes; on demande l’imposition d’une « No Fly Zone » (comme cela avait été utilisé en 2011 en Libye pour renverser le gouvernement Kadhafi); et on se prépare pour lancer une cyberattaque directe contre la Fédération de Russie. Tous ces éléments pourraient mener à une confrontation directe entre les États-Unis /OTAN et la Fédération de Russie, qui pourrait rapidement se transformer en une guerre mondiale, impliquant l’utilisation d’armes de destruction massive.

Il ne faut absolument pas sous-estimer le caractère d’urgence de la menace de confrontation et de guerre mondiales qui a émergé au cours du conflit en Syrie. Il est donc vital que toutes les forces anti-impérialistes et progressistes, le mouvement pacifiste au sens large et toutes celles et tous ceux qui se consacrent à la cause de la paix à travers le Canada, brisent le silence et se mobilisent pour demander au gouvernement canadien d’agir pour désamorcer les tensions en retirant ses propres troupes de Syrie et de la région, et travailler pour une sortie pacifique et négociée de la crise, qui respecte la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de la Syrie.

Le Comité central du Parti communiste du Canada appelle tous ses clubs et comités, ainsi que tous ses membres, ami(e)s et sympathisant(e)s, à construire une vaste offensive de paix comme priorité absolue en ce moment critique. Le Parti communiste appelle également à soutenir pleinement les initiatives du Congrès Canadien de la Paix et des autres forces de paix visant à lutter contre ce danger de guerre croissant. Le PCC exhorte aussi toutes les organisations et les mouvements démocratiques et progressistes à travers le pays – le mouvement syndical, les peuples autochtones, les jeunes et les étudiant(e)s, les mouvements des femmes et de lutte pour l’égalité, et d’autres – à parler maintenant pour la paix et à faire taire les tambours de guerre.

source:
http://particommunisteduquebec.ca/2016/11/30/guerre-en-syrie/

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   Posté le 14-12-2016 à 23:07:58   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

"Alep est en train d'être libérée"


par Pierre Le Corf à Alep.

sur facebook
10 décembre, 16:21

Les combats sont terribles tout autour d'Alep mais la situation s'améliore vraiment, je suis si heureux, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui arrivent à partir de l'Est, les camions, les motocyclettes, les voitures, les charrettes, etc. débordent de familles entières qui malgré le stress, la densité, montrent une joie immense, vraiment.

Les terroristes ont tout fait pour empêcher les civils de s'enfuir d'Alep ces derniers mois, quitte à les abattre. Les histoires sont assez tristes. Les gens arrivent affamés, non pas qu'il n'y avait pas de nourriture, mais elle était gardée par les terroristes qui la vendait à prix d'or ou se la réservait. Ce sont des stocks importants de vivres qui ont été retrouvés dans les quartiers repris.

Ca semble gros? Le temps vous le dira, les témoignages sont tristes mais très forts, ces gens sont en vie.


bouteille de gaz montée en roquette


J'ai pris cette photo à l'entrée d'Alep, j'en parle souvent depuis ces derniers mois, une bouteille de gaz montée en roquette, c'est rare qu'elles n'explosent pas. Ils les remplissent de clous, de matière explosive et parfois de chlore, ils les tirent avec ce que l'on appelle "les canons de l'enfer". Depuis le début de la guerre ces armes ne sont utilisées que sur les civils ici.

Les médias ont effacé durant la majeure partie de la guerre l'existence de l'Ouest d'Alep, de ceux qui y vivaient, y mouraient. Ces bonbonnes effacent sans effort 2 étages d'un building et toutes les âmes qui s'y trouvent. Ils font la même chose avec des chaudières à eau par exemple. Je dois avouer que j'en ai une peur monstre, j'ai vu ce que ça fait sur un corps, sur des dizaines de corps, j'en ai fait des cauchemars pendant longtemps ...

Quand je lis les médias on continue de dire qu'Alep est en train de tomber", NON, NON et NON.
Alep est en train d'être libérée, c'est une nuance importante à propos des gens qui vivent d'un côté comme de l'autre.

Des milliers de familles ont pu enfin s'échapper, elles sont en ce moment même prises en charge par les grandes organisations locales et internationales sur place ici comme le Croissant Rouge Arabe.
Trop de mensonges mais cette fois ils n'auront pas le temps de les utiliser pour continuer à tuer, la paix est proche même si cela restera probablement très fragile. We are superheroes

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   Posté le 15-12-2016 à 13:21:36   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Il y a plus d’une vérité à raconter sur l’horrible histoire d’Alep, par Robert Fisk


histoire et société

15
DÉC
Par Pierrick Tillet le 14 décembre 2016 – Les mots des autres

Robert Fisk, correspondant du journal britannique The Independent au Moyen-orient depuis plus de 30 ans, est sans doute le plus fin analyste de ce qui se déroule dans cette contrée ravagée par la guerre. Voici son point de vue, publié le 13 décembre, à l’issue de la bataille d’Alep (NB : les intertitres sont de mon fait).

Nos maîtres politiques ont partie liée avec les rebelles syriens pour la même raison que les rebelles kidnappent leurs victimes : l’argent.

Les politiciens, les “experts” et les journalistes occidentaux vont devoir revoir leurs copies dans les prochains jours, maintenant que l’armée de Bashar al-Assad a repris le contrôle de l’est d’Alep. Nous allons savoir si les 250 000 civils « prisonniers » dans la ville étaient effectivement aussi nombreux. Nous allons découvrir pourquoi ils ne pouvaient pas fuir quand le gouvernement syrien et l’aviation russe bombardaient férocement la partie orientale de la ville.

Et nous allons en apprendre bien plus sur ces « rebelles » que nous, Occidentaux — les États-Unis, la Grande-Bretagne et nos coéquipiers du Golfe — avons soutenus.

Ainsi Al-Qaïda (alias Jahbat al-Nosra, alias Jabhat Fateh al-Sham), ces « gens », comme les appelait George W. Bush, qui ont commis des crimes contre l’humanité à New York, à Washington et en Pennsylvanie le 11 septembre 2001. Rappelez-vous la guerre contre le terrorisme. Rappelez-vous le « mal absolu » qu’était al-Qaïda. Rappelez-vous tous les avertissements de nos services de sécurité bien-aimés au Royaume-Uni sur la façon dont Al-Qaïda pouvait encore semer la terreur à Londres.

Tout fut oublié quand…

Tout fut oublié quand les rebelles, Al-Qaida compris, défendaient bravement l’est d’Alep — car un conte ruisselant d’héroïsme, de démocratie et de souffrance fut tissé à notre intention, un récit des bons contre les méchants aussi explosif et malhonnête que celui des « armes de destruction massive ».

À l’époque de Saddam Hussein — lorsque quelques-uns d’entre nous soutenaient que l’invasion illégale de l’Irak mènerait à des catastrophes et à des souffrances incalculables, et que Tony Blair et George Bush nous menaient tout droit à la perdition — on nous intimait de professer notre répugnance à l’égard de Saddam et de son régime. Nous devions constamment rappeler que Saddam était l’un des trois piliers de l’axe du Mal.

Or, voici le retour du mantra habituel, que nous devons répéter ad nauseam pour éviter les mails inévitables de haine et les injures qui accableront quiconque se détournera de la version officiellement approuvée et profondément imparfaite de la tragédie syrienne.

Oui, Bashar al-Assad a brutalement détruit des quartiers entiers de ses villes dans sa lutte contre ceux qui voulaient renverser son régime. Oui, une multitude de péchés a été commis au nom de ce régime : la torture, les exécutions, les prisons secrètes, l’assassinat de civils et — si nous incluons les voyous de la milice syrienne sous contrôle d’Assad — une version effrayante du nettoyage ethnique.

Oui, nous devrions craindre pour la vie des médecins courageux de l’est d’Alep et des patients dont ils s’occupent. Quiconque a vu la semaine dernière les images de ce jeune homme sorti de la fil des réfugiés fuyant Alep par les hommes du renseignement du régime devrait craindre pour tous ceux qui n’ont pas été autorisés à franchir les lignes du gouvernement. Et rappelez-vous comment l’ONU a rapporté l’information sinistre du massacre de 82 civils dans leurs maisons lors des dernières 24 heures [NB : à cet instant, cette information n’a pas été confirmée par l’ONU qui n’évoque l’événement qu’au conditionnel de circonstance et la difficulté de le confirmer, NDLR].

L’autre vérité

Mais il est temps de dire l’autre vérité : bon nombre des « rebelles » que nous, Occidentaux, avons soutenus — et que notre absurde première ministre Theresa May a indirectement bénis lorsqu’elle s’est adressée aux pilotes d’hélicoptères la semaine dernière — sont parmi les plus cruels et les plus impitoyables combattants du Moyen-orient. Et tandis que nous frémissons d’effroi devant les atrocités commis par l’État islamique pendant le siège de Mossoul (un événement par trop similaire à celui d’Alep, malgré ce que laisse entendre la chronique qu’en font les médias), nous avons volontairement ignoré le comportement des rebelles d’Alep.

Il y a seulement quelques semaines, j’ai interviewé un membre d’une des premières familles musulmanes fuyant l’est d’Alep pendant un cessez-le-feu. Le père venait d’être informé que son frère devait être exécuté par les rebelles pour avoir franchi la ligne de front avec sa femme et son fils. Il avait critiqué les rebelles pour avoir fermé les écoles et avoir stocké des armes à proximité des hôpitaux. Il n’était pas un partisan pro-régime; Il manifesta même son admiration pour le bon comportement de l’EI lors des premiers jours du siège.

Vers la même époque, les soldats syriens me confièrent en privé leur conviction que les Américains laisseraient l’EI quitter Mossoul pour se replier en Syrie et attaquer de nouveau le régime. Un général américain exprima même sa crainte de voir les miliciens chiites irakiens empêcher l’EI de fuir via la frontière irakienne vers la Syrie.

Eh bien, c’est ce qui est arrivé. Avec trois colonnes de camions suicidaires et des milliers de partisans armés, l’EI vient de se frayer un chemin à travers le désert, de Mossoul en Irak, de Raqqa et de Deir ez-Zour dans l’est de la Syrie, pour reprendre la belle ville de Palmyre.

Les mots ont leur importance

Il est très instructif d’examiner nos reportages sur ces deux événements parallèles. Presque tous les unes de journaux parlent aujourd’hui de la « chute » d’Alep face à l’armée syrienne — alors qu’en toute autre circonstance, nous aurions certainement dit que l’armée l’avait « repris » aux « rebelles ». De l’autre côté, nous annonçons que l’EI a « repris » Palmyre — alors que compte tenu de leur comportement meurtrier, nous aurions dû écrire que la ville romaine était tombée « une fois de plus sous leur joug monstrueux ».

Les mots ont leur importance. Ce sont ces hommes — nos « frères », je suppose, si nous reprenons la rhétorique jihadiste actuelle — qui, lors de leur première occupation de la ville l’année dernière, ont décapité le savant de 82 ans qui essayait de protéger les trésors romains et ont remis ses lunettes sur sa tête décapitée.

De leur propre aveu, les Russes ont effectué 64 bombardements contre les attaquants de l’EI devant Palmyre. Vu les gigantesques nuages de poussière soulevées par les convois de ces derniers, pourquoi l’armée de l’air américaine n’est-elle pas intervenue contre leur plus grand ennemi ? Mais non, pour une raison ou pour une autre, les satellites américains, les drones et les services de renseignement n’ont rien repéré — pas plus qu’ils ne le firent quand l’EI conduisait des convois identiques de camions suicidaires pour s’emparer de Palmyre en mai 2015.

Il ne fait aucun doute que cette reconquête de Palmyre représente un revers à la fois pour l’armée syrienne et pour les Russes, sans doute plus symbolique que militaire. Plus tôt cette année, des officiers syriens m’ont dit que l’EI ne serait jamais autorisée à revenir à Palmyre. Une base militaire russe était installée dans la ville. L’aviation russe maîtrisait la zone. Un orchestre russe vint jouer dans les ruines romaines pour célébrer la libération de Palmyre.

Que s’est-il donc passé ? Le plus probable est que l’armée syrienne n’avait tout simplement pas les effectifs suffisants pour défendre Palmyre et s’emparer en même temps d’Alep est.

Palmyre va devoir être reprise rapidement. Mais pour Bashar al-Assad, la fin du siège d’Alep signifie que l’EI, al-Nosra, al-Qaïda et tous les autres groupes salafistes et leurs alliés ne peuvent plus revendiquer une base ou une capitale parmi les grandes villes qui forment l’épine dorsale de la Syrie : Damas, Homs, Hama et Alep.

Un récit fatigué

Revenons à Alep. Le récit désormais bien fatigué des politiques et des médias a grand besoin d’être rafraîchi. C’est une évidence depuis quelques jours. Après des mois de condamnation des iniquités du régime syrien, tout en occultant l’identité et la brutalité de ses adversaires à Alep, les ONG de défense des droits de l’homme — reniflant la défaite des rebelles — commencent depuis quelques jours à critiquer les défenseurs d’Alep est.

Prenez le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Depuis la semaine dernière, après avoir formulé ses craintes — hautement justifiées — pour la population civile de l’est d’Alep, pour ses sauveteurs médicaux, pour les civils soumis aux représailles du gouvernement et pour ces « centaines d’hommes » portés disparus après avoir traversé la ligne de front, l’ONU a soudain exprimé des préoccupations bien différentes.

« Au cours des deux dernières semaines, le Front Fatah al-Sham [en d’autres termes, al-Qaïda] et le bataillon Abu Amara auraient enlevé et tué un nombre inconnu de civils qui demandaient aux groupes armés de quitter leurs quartiers et d’épargner la vie des civils… »

« Nous avons également reçu des informations selon lesquelles entre le 30 novembre et le 1er décembre, des groupes armés d’opposition ont tiré sur des civils qui tentaient de s’enfuir » , a aussi précisé le Haut commissariat. Avant d’ajouter que des « attaques aveugles » avaient été menées tant contre les zones d’Alep ouest soutenues par le gouvernement que contre les rebelles d’Alep est.

Nous en saurons plus dans les prochains jours. Le mois prochain, nous pourrons lire le nouveau livre effrayant de la journaliste italienne Loretta Napoleoni, Merchants of Men, sur le financement de la guerre en Syrie. Elle décrit l’enlèvement contre rançon pratiqué aussi bien par le gouvernement en place que par les forces rebelles en Syrie. Mais elle a également des mots très durs contre notre profession de journaliste.

Le syndrome d’Hemingway

Les journalistes kidnappés par des groupes armés dans l’est de la Syrie, ajoute-t-elle, « sont les victimes d’une sorte de syndrome d’Hemingway, des correspondants de guerre qui soutiennent l’insurrection, font confiance aux rebelles et mettent leur vie entre leurs mains parce qu’ils sont en liaison avec eux » . Mais « l’insurrection n’est qu’une variante du djihadisme criminel, un phénomène moderne qui n’a qu’un seul objectif : l’argent. »

Est-ce trop sévère pour ma profession ? Sommes-nous vraiment « complices » des rebelles ?

Sûr que nos maîtres politiques sont coupables, et pour la même raison que les rebelles kidnappent leurs victimes : l’argent. Au diable Theresa May et ses ministres bouffons qui se sont prosternés la semaine dernière devant les autocrates sunnites qui financent les jihadistes syriens dans le seul espoir de gagner des milliards de livres dans les ventes d’armes post-Brexit aux pays du Golfe.

Dans quelques heures, le parlement britannique doit débattre du sort des médecins, des infirmières, des enfants blessés et des civils d’Alep et d’autres régions de la Syrie. Le comportement grotesque du gouvernement britannique a fait en sorte que ni les Syriens ni les Russes ne prêteront la moindre attention à nos lamentations pitoyables. Voilà qui doit aussi faire partie de l’histoire.

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contrairement à une opinion répandue, le soleil brille aussi la nuit
Xuan
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   Posté le 19-12-2016 à 23:22:01   Voir le profil de Xuan (Offline)   Répondre à ce message   Envoyer un message privé à Xuan   

Qui sont les "casques blancs" ?


Une vidéo de RT

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